La modernité sied bien aux Anciens, c'est un fait, il suffit de relire Platon, et pas seulement parce que son allégorie de la caverne nous ramène au vestiaire qui préludait à nos premiers matches, car en effet rien n'est plus contemporain qu'un axiome asséné avec éclat par Maurice Prat, un jour d'interview dans la salon de sa maison située juste derrière le stade Béguère, théâtre des exploits d'une équipe, le FC Lourdes, passée référence ou référence passée du "plus un" en bout de ligne.
Il n'y a pas plus actuel que le "plus un" depuis que le jeu de passes a été inventé par un génial étudiant d'Oxford, à l'heure où le doyen de la fameuse université menaçait d'interdire la pratique du Rugby's Football au motif que les rencontres, toutes amicales, charriaient leur lot de blessés, graves souvent. A cette époque, le rugby n'était qu'un affrontement de packs et de rucks, juste animé par le jeu au pied des demis, et tous derrière à la course.
C'est en modélisant le jeu d'échecs qu'Henry Vassal imagina en 1880 sortir quatre joueurs du gros paquet qui comptait alors treize avants pour en faire les deux ailiers, le centre et l'arrière. Les Gallois allèrent plus loin en ajoutant un deuxième centre. Ainsi en 1886 fut scellée la composition d'une équipe telle que nous la connaissons aujourd'hui. Restait à articuler cette ligne de trois-quarts et ce fut par des passes. Un siècle et demi plus tard, rien n'a changé. Ou presque. Les touches sont affinées, les mêlées émasculées, les plaquages densifiés, les regroupements surveillés, mais l'art de la passe, lui, demeure tel qu'il était aux premières heures du siècle dernier, celles des Welsh Wizards, puis des Flying Scotsmen, celles du French Flair des frères Boni dans les années 60 : d'une rare subtilité.
Samedi, le chronomètre entrait en prolongation, l'Aviron bayonnais, largué au score, souhaitait forcer son destin contraire en allant inscrire un quatrième essai pour sortir en beauté après avoir été dominé sur sa pelouse comme jamais cette saison. Ce dernier ballon, gratté par les Palois devant leur ligne d'en-but, aurait normalement fini immédiatement en touche, soulagé d'un coup de pied pour mettre fin à cette rencontre mais les petits hommes verts, ambitieux, n'avaient qu'un objectif en tête : le point de bonus offensif. On les comprend tant la lutte pour les cinq places qualificatives à la phase finale derrière Toulouse se jouera à rien et que donc tout compte.
La passe pivot sur un pas du deuxième-ligne Thomas Jolmes, modèle d'ouverture, débloqua le champ des possibles. Deux passes plus loin, Emilien Gailleton perçait grand style, et Jean Dauger, paix à son âme, aurait adoubé cette relance, ce culot, cette confiance, cette allure. Encore deux passes, dont une au rebond heureux, un crochet, une fixation et voilà Gailleton payé de retour. Cent mètres, sept passes, vingt secondes de bonheur dans un stade qui vibra naguère aux exploits offensifs des frère Behotéguy et de l'immense Dauger, avant que Belascain, Perrier, Pardo et consorts ne reprennent ce sillage. Que du bonheur.
Les retransmissions télévisées multiplient les angles et les prises de vue, les ralentis et les rediffusions jusqu'à saturer l'espace, voire altérer notre imaginaire à force d'images sculptées. La belle ovale est bankable. Mais trop de rugby ne finira-t-il pas par tuer le rugby ? Heureusement, il est encore possible de passer le week-end en compagnie d'une seule action, la chérir, la visionner de l'intérieur, en parler, et jusqu'à écrire cette phase de jeu en regrettant d'avoir à poser un point en bout de ligne. C'est ce plaisir qu'offre aujourd'hui les flèches de la Section.
Ah, oui, pardon, avant qu'on se quitte le temps que je revienne de mon voyage en Italie, j'allais oublier de vous offrir la phrase que nous livra sur un pas Maurice Prat - six titres de champion de France et 31 sélections entre 1948 et 1958 - un jour où il faisait bouger les lourdes chaises en chêne qui peuplaient son salon pour mieux nous indiquer comment s'organisait une attaque. Débit rapide, voix flutée, accent bigourdan, ton assuré, l'œil vif et la main ferme, il lâcha sans ciller ce viatique qui n'a pas pris une ride : "Si on n'a rien compris à la passe, on n'a rien compris au rugby."

et en plus, il y a ce qu'on peut appeler le mystère de la passe, quand on est dans le seul sport de balle où pour avancer il faut envoyer la balle vers l'arrière ...
RépondreSupprimerIntérêt de rappeler l'histoire sur ce concept british ovale pour en venir là où on en est aujourd'hui avec ses évolutions quand même.
RépondreSupprimerParticularité de ce sport ou on avance par l'arrière.
Dans le style pour avancer faut savoir regarder derrière, histoire de bien caler le jeu, les tactiques, un organisationnel, une structuration assez carré de base, limite géométrique pour finir être aussi emmêlés. Paradoxe pour mieux repartir.
Bref la base pour poser le jeu. Même pour jouer au pied les partenaires de celui qui tape doivent se tenir au mieux sur la même ligne mais jamais devant.
La rigueur British costard noir et chapeau melon. Les bottes en cuir en plus mais que pour la série.
Et la passe, le fil rouge à effectuer dans le bon timing, où passeur et receveur doivent être en fusion, à la Boniface, pour la bonne passe et faire bonne face, devant aboutir à tout sauf a l'impasse, ou à la faveur d'un malentendu.
un pair et passe pour que rien n'aille plus chez l'adversaire.
Bref éviter de s'assoir à côté de la chaise, éviter la chaise électrique aussi,
pour le point en bout de ligne.
Un texte qui part de Platon pour finir en essai de 100 mètres : le rugby comme philosophie antique… mais avec plus de tampons et moins de toges. Et au fond, tout ça pour redécouvrir une vérité éternelle : la passe, c’est comme la sagesse, tout le monde en parle, mais seuls les vrais savent la faire au bon moment.
RépondreSupprimerD'après mes lectures, on pourrait considérer Pythagore comme le premier philosophe de la transmission. A bien des égards. Ses voyages en Egypte pour apprendre des prêtres et son séjour forcé à Babylone, capturé par les Perses. Puis son école à Crotone, où il forma des disciples mais surtout des amis de la sagesse, qu'il encourageait à diriger la cité. Mais ceci est une autre histoire...
SupprimerJ'ai du attendre un entraîneur en Cadet qui avait expliqué à l'équipe qu'une passe à un coéquipier était un geste de confiance.
RépondreSupprimerUne offrande....
Un ballon pour 30 joueurs. Alors ce joueur là a une responsabilité.
Après j'ai appris des combinaisons, des plans de jeux où toutes les passes sont déjà prévu. Aucunes confiance aux joueurs, seuls le jeu d'échecs proposé par l'entraîneur compte. Et gare a celui qui ne suit pas les ordres (j'étais souvent ce joueur).
Après, tu parles de passes à la main, mais dans le nouveau rugby, les passes aux pieds deviennent très fréquentes et efficaces (LBB les adore).
Ppir aller dans ton sens, Philippe, voici le message sms que m'a envoyé JP Elissalde : "La transmission n'est pas résumée à la passe à la main ... les passes au pied sont légions et le fameux demi-tour contact dû à Lucien Mias a été de mode. Le ballon va plus vite que l'homme, a dit un entraîneur de foot d'oû l'allongement des passes (vrillees, sautees) et donc l'utilisation du pied ...
SupprimerTransmettre est notre vocation d'hommes et de femmes ... et dans l'infiniment petit qu'est le rugby , la passe en est le symbole .
" La passe, c'est un cadeau " dixit Robert Puyfourcat et "le ballon est un gâteau que l'on se partage" , toujours de Robert ... Nous étions "élevés" ainsi à l'école de rugby
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Supprimermes yeux, c'est la passe de Guy Accoceberry (j'adore son métier) à Sadourny lors de l'essai du bout du monde.
SupprimerEn bout de course, il aurait sûrement pu y aller, mais non, il offre la sûreté et passe à son pote.
Là où ça se complique c'est qu'avec ces passes faites en pleine vitesse, presque à hauteur et longues, le principe d'inertie entre en jeu et fait que le ballon continue à avancer même s'il a été envoyé vers l'arrière.
RépondreSupprimerCf cet article de l'Equipe réservé aux abonnés:
Comment un ballon va vers l'avant
On y trouve cette vidéo explicative de World Rugby:
vidéo World Rugby
En bonus la version vidéo de cette chronique par Richard toujours dans "un reel Facebook" de L'Equipe:
La passe en arrière
D'où l'idée de circulation...
RépondreSupprimerQuand on regarde le rugby, ce qui interpelle c’est la circulation du ballon et ses multiples formes. Ah la tortue béglaise🤣
Jean-Pierre Rives le dit très simplement:
« Le rugby, c’est l’histoire d’un ballon avec des copains autour et quand il n’y a plus de ballon, il reste les copains. »
Ça dit bien quelque chose d’essentiel: on est dans un sport où il y a à la fois la passe, donc la technique, mais aussi tout ce qui va avec, la coopération, l’entraide, et même les valeurs qui restent en dehors du jeu.
Et là, je trouve que Michel Serres apporte une idée très parlante avec son histoire de quasi-objet. Il dit en gros:
"C’est la passe qui fait la relation entre les gens… et une équipe n’existe que par le ballon, que par la passe. "
Et il ajoute aussi :
"L’important, c’est le ballon, c’est lui qui fait l’équipe."
Le ballon n’a pas vraiment d’intérêt tout seul. Ce qui compte, c’est qu’il circule. Dès qu’il passe de main en main, il crée quelque chose entre les joueurs. Et c’est ça qui fait l’équipe.
C’est pour ça qu’il parle de “quasi-objet” : un objet qui n’appartient à personne, qui est toujours en mouvement. Et ce mouvement, c’est lui qui crée le lien entre les gens. Un groupe, pour Serres, ça n’existe pas tout seul: ça existe parce qu’il y a quelque chose qui circule entre les individus: un ballon, une idée, une parole… et même un verre de vin, un cigare, un pétard...
Et il va encore plus loin dans Petite Poucette. Il y explique qu’avant, on pensait le savoir comme quelque chose qui descendait d’un prof vers un élève. Mais aujourd’hui, ce n’est plus aussi simple: le savoir circule partout, entre les gens, entre les générations, sur Internet aussi. Ce qui compte, ce n’est plus “qui sait”, mais le fait que ça circule.
Du coup, on comprend bien pourquoi il aimait autant l’image du rugby : la passe fait vivre le jeu. Le ballon circule, les joueurs se relient, et c’est comme ça que l’équipe existe.
Et au fond, que ce soit dans le sport, dans les idées ou dans les discussions entre nous, c’est toujours la même chose : ce qui compte, ce n’est pas de posséder, mais de faire circuler.
Chez Michel Serres, transmettre, c’est relier les hommes entre eux: tant que cela passe de main en main, de bouche en bouche, de commentaire en commentaire ou de génération en génération, le lien humain existe.
Au rugby, la passe est une affaire sérieuse — ce qui explique sans doute pourquoi elle révèle surtout… le caractère de celui qui la fait.
RépondreSupprimerIl y a d’abord la passe simple, la plus fiable : directe, propre, sans fioriture. Le genre de joueur qu’on aime bien avoir dans son équipe et inviter à dîner : il fait le boulot, ne fait pas de bruit, et ne renverse pas son verre.
Puis vient la passe sautée, plus ambitieuse. Celle du joueur qui voit grand, parfois trop. Il a de la vision, du panache… et de temps en temps une légère tendance à oublier que le type à côté de lui existait aussi.
La passe vissée, elle, est l’œuvre du perfectionniste. Tout est millimétré, tendu, précis. Avec lui, pas de place pour l’approximation. En revanche, si tu rates la réception, il te regardera comme si tu venais de gâcher un chef-d’œuvre.
La chistera, c’est le coup du créatif, de l’artiste un peu imprévisible. Génial quand ça passe, suspect quand ça rate. On l’admire, on le craint, et parfois on se demande s’il joue au rugby ou s’il improvise un spectacle.
Et puis il y a la passe après contact, celle du courageux, du généreux. Le joueur sait qu’il va au sol, qu’il va prendre cher, mais il pense encore aux autres. Le genre de coéquipier qui te fait dire : « lui, je pars à la guerre avec ».
N’oublions pas la passe au pied, signature du malin. Pas forcément le plus académique, mais toujours prêt à surprendre. Un peu filou, un peu opportuniste — et souvent très content de lui quand ça marche.
Enfin, il existe la non-passe. Celle du joueur qui garde le ballon, s’isole et finit englouti. Le caractère têtu, obstiné, persuadé qu’il peut tout faire seul… jusqu’au moment où trois adversaires lui rappellent que le rugby reste un sport collectif.
Au fond, toutes ces passes racontent une chose simple : au rugby, on ne fait pas que jouer, on se dévoile. Et comprendre la passe, ce n’est pas seulement comprendre le jeu… c’est surtout comprendre avec qui on a décidé de jouer.
Bravo, excellente présentation de toutes les situations. Pouvez-vous juste me révéler votre analyse sur la tortue béglaise ? 🤔😉
SupprimerJ'adore, c'est exactement ca. Belle description. La passe vrillée que je n'ai jamais maîtrisé (comme le coup de pied ah ah)
SupprimerLa passe vissée, c'est beau quand c'est bien fait.
SupprimerQuand celui qui la reçoit ressemble plus à un gardien de but qu'à un réceptionneur, c'est autre chose; ça serait d'ailleurs intéressant, sur certains matchs, d'avoir des chiffres statistiques (puisque la TV adore ça) sur le nombre de passes, dans une attaque au large, qui freinent le jeu plutôt qu'elles ne l'accélèrent. Je ne compte plus les actions où du fait d'une mauvaise passe, toute la vitesse et le décalage possibles d'une attaque tombent à l'eau du fait de ce geste (ou de son timing) raté.
La PASSE... une pensée plus ou moins large pour Irribaren, sourires... et pour, il y a déjà longtemps, l'artiste Gareth Edward
RépondreSupprimerLa non passe, il me semble qu'on en voit quelques unes entre effectivement celui qui décide d'aller au plus loin avant de passer ou de faire la différence tout seul, qui joue au pied alors qu'il y avait mieux à faire en passant le ballon. On voit aussi en bout de ligne des espèces de passes croisées trouvant preneur ou pas où l'adversaire afin d'éviter la touche mais pas toujours judicieuse en définitive comme la passe sautée à un degré moindre.
RépondreSupprimerEt donc la passe oui mais aussi l'intelligence situationnelle chère à P. Villepreux pour passer, garder, jouer au pied,... Pas évident de posséder cette justesse mentale.
C'est comme les pilonnages systématiques à 1/2 m la ligne où à un moment donné il y a intérêt à écarter car surnombre. Certes à force ça valide, avec ou sans vidéo. Mais plutôt que d'user les gros, perdre le ballon, il y aurait parfois beau jeu à finaliser derrière.
C'est d'ailleurs dans ce cas précis que la réalisation TV plutôt que de montrer des plans serrés pourrait inclure pendant une seconde ou deux un plan large pour qu'on juge de la justesse ou de l'absurdité de ces pilonnages, comme tu l'expliques. Je vais rarement au stade donc je ne peux pas juger si cette solution au large est trop souvent négligée.
SupprimerMoi je ne comprends pas pourquoi les entraîneurs n'ont pas mis au point depuis longtemps des combinaisons spécifiques à ces situations de jeu où une équipe se retrouve à 5 m. à peine de la ligne adverse, ce qui devrait être gagnant à presque tous coups; le ST a un peu innové là-dessus, là où les équipes ont souvent tendance à pilonner même sens en réalimentant, avec des renversements côté opposé, par exemple avec la puissance de Meafou. On pourrait aussi travailler des séquences destinées à faire jouer sur la vitesse un gros lancé dans un intervalle créé. Etc...
SupprimerTotalement. Je me pose la même question sur le pilonnage qui épuise les avants. Au moins avec les touches et les ballons portés ca marquent presque à tous les coups.
SupprimerIl va falloir trouver une solution soit pour éviter les 10mn insupportable à regarder et sûrement à jouer.
A propos de passe, vous vous souvenez ces matchs où Damian Penaud a décontenancé tout le monde en "jouant" à passer à un partenaire plutôt que de finaliser tout seul.
RépondreSupprimerSacré clin d'œil du hasard puisque quelques mois plus tard, il se retrouve centre.
C’est vrai que ces moments où Damian Penaud décide soudainement de passer le ballon ont presque créé un petit flottement métaphysique chez les supporters : “Attends… il vient de… partager ?”
SupprimerMais au fond, ce n’est pas si surprenant. Derrière le finisseur instinctif qu’on connaît, il y a aussi un joueur avec une vraie lecture du jeu et, osons le mot, une certaine générosité. Parce que oui, pour un ailier habitué à conclure, lever la tête et offrir l’essai à un coéquipier, c’est un peu comme offrir la dernière part de gâteau : ça demande du caractère — et ça rappelle cette magnifique image où, dans l’en-but, Penaud préfère offrir l’essai à Rougerie pour son dernier match, comme un hommage plein de respect à un ancien, une sorte de transmission inversée.
Et puis ce “hasard” qui le voit évoluer au centre quelques mois plus tard ressemble presque à une blague bienveillante du rugby : “Ah, tu aimes faire jouer les autres ? Très bien, on va te mettre là où c’est carrément dans la fiche de poste !”
Finalement, loin d’être un simple clin d’œil, ça raconte quelque chose de sa personnalité : un joueur capable de briller seul, mais qui n’oublie pas que le rugby reste une histoire collective. Et dans un sport où l’égo peut parfois courir plus vite que le ballon, ce genre de réflexe altruiste mérite presque… une ovation silencieuse et, une petite passe après contact, tant qu’à faire.
Hier soir Richard
RépondreSupprimerhttps://www.ici.fr/emissions/100-ubb-l-emission/union-bordeaux-begles-une-defaite-a-la-rochelle-pour-mieux-rebondir-face-au-mhr-5966775
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RépondreSupprimerJ'aimerais bien connaître les facteurs DATA chers à notre sélectionneur national qui analysent les passes. Mètres, rapidité, mètres gagnés après la réception d'une passe....
RépondreSupprimerUn algorithme pour étudier les situations !
Les hasards des changements de coachs, notamment, font que la passe ne se fait pas toujours non plus niveau managérial où alors dans les chevilles, où on voit de jeunes joueurs issus du club ou pas, ne pas bénéficier plus que ça d'occasions de progresser en Top 14 et prêtés en Pro D2 pour du temps de jeu à développer voire au mieux dans un club Top 14 de "plus petite cylindrée", avec parfois une convention prévoyant un retour momentané pour un ou plusieurs matchs si le besoin de son club origine se faisait pressant. L'avenir devient parfois une saucissonade compliquée à gérer pour l'intéressé évoluant ainsi comme un produit de consommation courante choisi en fonction du déroulement du Top 14.
RépondreSupprimerComprendre avec qui on a décidé de jouer sur le terrain est une chose mais au niveau des clubs recruteur ça peut être plus tendu, au pire l'impasse.
Oui, les changements de coachs peuvent donner l’impression que la transmission ne se fait pas toujours parfaitement. Mais on peut aussi voir ça autrement : chaque nouveau staff apporte un regard neuf, parfois une chance inattendue pour un joueur qu’on n’attendait plus. Comme quoi, même une passe “dans les chevilles” peut finir en belle percée.
RépondreSupprimerConcernant les prêts en Pro D2 ou dans des clubs dits “plus modestes”, ce n’est pas forcément une mise au placard. C’est souvent là que les joueurs gagnent du temps de jeu, de la confiance et… quelques bleus utiles à leur progression. Disons que c’est moins une descente qu’un détour stratégique — un peu comme prendre une départementale pour éviter les bouchons de l’autoroute du Top 14.
L’image de la “saucissonade” est un peu sévère. Les parcours peuvent sembler découpés, c’est vrai, mais ils ne sont pas forcément subis. Beaucoup de joueurs construisent leur trajectoire avec intelligence, Thomas Ramos en est le parfait exemple, en saisissant les opportunités au bon moment. Ce n’est pas un étal de charcuterie, plutôt un puzzle en cours de construction… avec parfois une pièce qu’on pensait perdue et qui finit par tout débloquer.
Au fond, comprendre avec qui on joue sur le terrain est déjà un défi, mais naviguer entre les clubs l’est aussi. Cela dit, ce n’est pas forcément une impasse : c’est parfois juste un jeu un peu plus subtil, où il faut savoir lire entre les lignes… et entre les contrats.
Bref, le système n’est pas parfait, mais il est aussi plein de portes entrouvertes — encore faut-il oser les pousser.
Mouais... Avoir, savoir lire le bon algorithme en définitive 🤔
SupprimerAvec les (bons) produits faire le meilleur plat, ou appeler Etchebest...🤣
La passe, emblématique, encore faut il savoir d'où elle vient.
RépondreSupprimerElle trimbale toute une histoire, conséquente, riche mais pesante,plus fardeau que cadeau.
Ça démarre dans le fracas et les contusions,la force et la rouerie,le courage et la technique,la solidarité aussi.
Un produit brut que d'autres vont polir, trier comme a Matabiau, juste avant que les accélérateurs de particule s'en mêlent, en deux mots et trois mouvements,pour lui donner du lustre, du brio, de l'espérance aussi.
Je ne veux pas la mort du pauvre passeur, qu'est pas la pour gaspiller l'espoir, mais il hérite d'un trésor, pas gâcher hein .
C'est ça la passe, de Billentête, qu'il ne faut pas désespérer, jusqu'à LBB, ou TGV,je les confonds toujours, des impatients.
Allez, tu redresse, tu t'assois, tu donnes, c'est pas compliqué quand-même.
Bizarre , personne n'a parlé de la magnifique passe du quaterback pour un équipier loin, si loin qu'il faut des jumelles pour le voir ; cette passe est pour moi le résumé du foot américain car je ne comprends rien du reste ...
RépondreSupprimerBen ça n'est pas la même approche puisque en foot américain même si tu avances en passe tu fais qu'une passe par action. Tu as 4 actions consécutives pour avancer de 10 yards et si c'est réussi tu recommences 4 actions.
SupprimerCe qui n'est pas toujours évident.
Le quaterback analyse la situation le temps qu'il peut en fonction de sa protection, pour soit exécuter ces longues passes au receveur ou avancer et courir en évitant l'adversaire.
Si tu réussis pas 10 yards le ballon passe à l'adversaire. C'est l'élément principal pour avancer et marquer en face avec toutes les combinaisons et tactiques offensives et défensives qui fait que la compo change suivant la situation et les tactiques et que les équipes peuvent faire avec plus de 50 joueurs sur un match Grosso et modo
Pas trop à voir avec le rugby à part cette passe sous la pression défensive adverse, technique puisque plus ou moins longue et surtout précise qui fuse vers le receveur.
Bon allez parfois c'est la passe pour l'hôpital car pas la même conception non plus du placage.
Et on parlera pas du dopage et de la protection physique des joueurs suite aux blessures...
Richard aime bien à preuve du contraire, le foot américain...
Vu que l'espérance de vie tournait autour de la cinquantaine ça commençait a se voir!
SupprimerIls ont fait condamner leur fédération a des milliards de dollars quand-même,font tout en grand la bas.
Sinon, la passe oui, mais l'interception c'est beau aussi.
Le Parquet National Financier vient d'en réussir une superbe entre le passeur Atcher, un artiste, et le receveur Mioch, sûrement pas un enfant de cœur.
Allez, jusqu' ou s'arrêteront ils....
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SupprimerEntre avec un prêtre détrousseur et un impie de cœur des passes à combien sous l'hôtel de l'impunité et bien planquées sous les lattes du parquet 🤣
SupprimerQuant à Caveman qui en avait acheté 238, il a été absout avec pénitence de 2 Je vous salue Marie et 3 Notre Père, rien n'ayant été prouvé en contre partie (aahh les secrets de la barbe profonde) pour
Claudius pourtant pas boiteux en passes fantaisistes.
Rien de débloqué pour l'UBB et Bayonne, pas une bonne passe par ces fins de T 14.
RépondreSupprimerPas plus pour des palois restés poulets dans le pot.
Et Montpellier coup de rein avisé, voire affûté.
Les fesses en finale ça sera encore chaud pour les 5 derrière Toulouse.
Quant aux féminines ça tourne toujours avec un score bonifié. 1re mt égalité à l'arrache alors qu'elles auraient dû être menées puis 2e bien gérées pour la gagne. Mais Pauline me met le bourdon quant au sens de son jeu pas en quintessence.
Derriere Toulouse, le top 8 se resserre a 4 journees de la fin. Les competitions europeennes vont elles perturber le RCT, l'UBB et le MHR ?
RépondreSupprimerRichard, pour ce qui concerne l'UBB, je valide mes espérances pour le club et les joueurs.
RépondreSupprimerUne deuxième étoile svp🙏 et un périple en Nouvelle Zélande pour certains joueurs de l'équipe.
Du coup j'en ai fait une chronique toute personnelle:
UBB: en route vers la Nouvelle Zélande
Message personnel à @Miguel Fernandez
RépondreSupprimerS'il existe une copie de la vidéo de cette émission je suis preneur.
https://www.facebook.com/Rugbyrama/videos/2427568557283643/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v
https://www.blog-rct.com/les-secrets-de-lagent-sportif-miguel-fernandez-sur-son-metier-et-sur-les-dossiers-chauds-du-moment/
@ Christophe, je n'ai aucune video disponible, désolé
SupprimerPour que le leader tombe, il faut un exploit. Cest pour le KO infligé par Clermont a 13 vs 15. Et aussi un incomprehensible chaos, Toulouse semblant orphelin de son jeu. Clermont relance tout dans ce Top 14 endiablé
RépondreSupprimerQuelle tenue de route les Michelins usure prematuree de la bande de roulement lors des premiers tours un retour premature au stand suivi d une perte de combustible offensif l ecurie a demontre la solidite du chassis et on assiste a une belle remontada les temps de passage s ameliorant sans cesse l ecart fondait le leader souffrant de rates dans la derniere ligne droite un formidable depassement lui a offert une sublime victoire
RépondreSupprimerLe lead se heurte au volcan auvergnat et une poussée de lave anesthésiant.
RépondreSupprimerAprès 1/4 d'heure de jeu les Toulousains ne maîtrise plus leur gestion même en surnombre.
L'humain reste l'humain avec ses faiblesses du moment et l'incapacité de rectifier, réajuster sur l'instant. Et surtout une certitude que personne en a même en misant sur un max de travail, de finances, d'effectif de qualité.
Bref des sables mouvants où tu t'enlises en te débattant à l'aveugle.
Du coup les dents peuvent se réaiguiser chez certains concurrents à l'affût de performances, et de bonnes affaires, dans la mesure et la capacité à se surpasser.
Du coup, peut être pas le champion qu'on croirait déjà, à en juger le résultat de l'UBB, voire de Pau échouant d'un rien au SF.
Truffaut comparait un film à un train: une fois lancé, tu ne peux pas le sortir des rails qu'il emprunte.
RépondreSupprimerUn match, c'est pareil; quand justement ça commence à dérailler, c'est compliqué de le remettre sur les bons rails. Mola a bien essayé en faisant rentrer 4 joueurs dès la mi-temps, mais après un léger mieux, c'est reparti dans les travers (y compris des courses). Et en face, plus la partie avançait, plus le collectif auvergnat prenait de la confiance et le pas sur les toulousains. Vu leur début de match, le temps passé en infériorité numérique et leur nombre de ballons tombés, c'est le genre d'issue imprévisible que seul le sport collectif et le rugby peuvent offrir.
Incompréhensible oui ,mais plus orphelin de son souffle d'abord, le ST.
RépondreSupprimerDes expériences, des impasses loupées dans la gestion du pic de forme, va savoir.
Avec en prime une ambiance qui tourne au maussade, de plus pervers que nous evoqueraient un extra sportif compliqué.
Allez Toulouse
Un top 14 avec plein de surprises.
RépondreSupprimerUrios m'a tué😉
Une bien triste nouvelle pour le Rugby d'ici et d'ailleurs.
RépondreSupprimerLe plus Réunionnais des Catalans, figure du XV Dionisien depuis deux décennies, Vincent Lièvremont, de la fameuse fratrie perpignanaise nous a quitté hier.
Allez, un mec bien, vraiment.
Je connais Marc, Thomas, Antoine et Matthieu, mais pas Vincent...
SupprimerQui a vu Toulon hier ? Suis en Italie et rien vu. Sinon le resultat final... quel dommage, tomber de si peu..
RépondreSupprimerJe viens de visionner des extraits sur you tube : pas de melee, fautes a 15 vs 13. Cest assez pour tomber a Dublin
SupprimerUne grande fraterie du côté d'Argeles, sept ou huit je crois.
SupprimerSon frère Marc avait failli se tuer en parapente lors de leurs dernières retrouvailles ici, et ça le faisait beaucoup rire.
Un type adorable qui a marqué la ( petite) communauté ovale locale.
Quant au Leinster, disons en reconstruction par pure charité, il était bon a prendre hier.
Mais pas par ce RCT amorphe, dominé dans tous les domaines et qui arrache sur le tard un score flatteur.
Allez,le vainqueur a Chaban ce soir devrait être serein.
https://www.puissance15.fr/non-classe/jose-richer-co-entraineur-de-gauloise-rugby-de-trinite/
SupprimerExtrait:
SupprimerEt ensuite, ayant rejoint le XV Dionysien, le premier match que j’ai joué avec Vincent Lièvremont…
On faisait connaissance tous les 2 et ce jour là on avait atomisé nos adversaires. Vincent et moi avions particulièrement fait un « gros » match en 3ème ligne, et quand dans les vestiaires, lui qui est issu d’une prestigieuse famille de rugbymen, m’a dit : « Toi, tu as forcément joué quelque part ! »… Ca m’a aussi fait très plaisir ! Puisque j’évoque Vincent Lièvremont, je voudrais dire aussi que j’ai un seul gros regret dans mon cursus rugbystique… C’est de ne pas avoir pu me libérer suite à l’invitation qu’il m’avait faite de revenir à La Réunion pour participer dans son équipe à un Tournoi à 7 avec la présence de son illustre fratrie : Marc, Thomas, les jumeaux…
https://www.rugbyrama.fr/2024/11/12/faits-divers-marc-lievremont-revient-sur-son-accident-de-parapente-a-la-reunion-jai-cru-que-jetais-mort-12318874.php
SupprimerEt Brive un des plus gros déficit Pro D2' avec plus de 5 millions qui continue à recruter. Patat, Fortassin entraîneurs, Aymeric Luc et autres...
RépondreSupprimerOui mais Marcel a décidé de sponsoriser l'équipe plutot que de dépenser des sommes déraisonnables a la pétanque, c'est pour ça.
RépondreSupprimerAllez, si t'as pas cinq myons a 50 ans t'as raté ton club.
Bonjour, pour ceux qui peuvent, à moins de l'avoir déjà lu, voir l'itw de GENIA de ce jour sur l'Equipe(abonné) ou acheter le journal papier, c'est du très haut niveau
RépondreSupprimerAh oui, mais c'est Monsieur Will quand même.
RépondreSupprimerNous y reviendrons j'espère, car ce vieux débat ne sera jamais réglé, mais ça me fait un peu penser a l'époque Astre/Fouroux, l'architecte et le maçon.
Allez, pas de sot métier !
Toulon pas suffisamment accrocheur, maître de son jeu et avec trop de fautes pour inquiéter Toulouse. Leader qui n'a pourtant pas toujours pratiqué un jeu fluide mais souvent gagnant à l'approche de l'en-but adverse.
RépondreSupprimerSinon un dernier tour avant play-off pour VRDR gagnant au forceps a Dax
Encore des vues de drones pour la réalisation de Racing-La Rochelle hier soir; et toujours des images "inutiles" qui donnent faussement l'impression de nouveauté mais n'apportent rien comme plus-value. A croire que les anglais, mauvais perdants après la défaite de Bath contre l'UBB, avaient d'une certaine façon raison de dire que les réalisateurs français étaient plus portés sur une réalisation "Art et essai" que sur le jeu proprement dit (et surtout les prétendues fautes françaises...).
RépondreSupprimerC'est un peu une marotte chez moi, mais j'ai toujours pensé que la réalisation télévisuelle des matchs pouvait être très différente de ce qu'elle est et a toujours été si on se plaçait plus au niveau du terrain qu'au niveau des tribunes. Images, angles, travellings, son, etc... le résultat pourrait donner tout autre chose.