Vous l'avez sans doute remarqué : il n'y a pas un seul Championnat d'élite mais bien six. Six compétitions logées dans ce Top 14. Commençons donc par le bas. Montauban, invité surprise, dispute son propre challenge, celui de l'espérance : bien figurer sans craquer même après avoir encaissé des scores fleuve en déplacement et d'humiliantes défaites à Sapiac. Un combat pour la dignité, à savoir faire bonne figure, surtout quand les vagues adverses vous emportent loin de la berge. Quand on n'a plus pied, il faut savoir nager.
Juste un peu plus haut, à la treizième place, celle de ce purgatoire nommé "barrage" mais qui parfois cède, Perpignan attend son heure sans illusion. Aucun club ne viendra prendre sa place. L'USAP n'est pas assez armée pour jouer à Aimé-Giral un rôle autre que celui - parfois - d'arbitre, en témoignent ces cinq succès en vingt-trois rencontres. Mais l'effectif catalan est trop étoffé pour ne pas miser sur un retour immédiat dans l'élite en cas de redescente en Pro D2. Il lui reste ce fameux match de la peur négocié à l'extérieur une fois le championnat terminé, et c'est à cette échéance que les Sang et Or se préparent actuellement : un match de Coupe, ou plutôt couperet.
Castres, Lyon et Bayonne ont gâché beaucoup d'occasions, cette saison. Trop. Dix succès ne permettent pas d'espérer autre chose qu'un rôle de figurant. Ils sont partenaires de jeu, dans l'esprit Du-Manoir, sparring-partners pour faire nombre à trois journées de la fin. Ils n'ont rien à gagner après avoir beaucoup perdu. La seule interrogation qu'ils peuvent nourrir n'est pas inintéressante : Toulon les rejoindra-t-il pour densifier ce ventre mou ? Car du côté de Marseille, les Varois ne sont pas passés à l'Orange, pressés, compressés, déplacés sans pour autant vraiment jouer à l'extérieur mais assez loin de Mayol, néanmoins, pour perdre leurs racines.
Cette option donne à peine assez de piment pour assaisonner le ragoût car pour le cas où le RCT décrocherait sa douzième victoire de la saison à l'Arena pour basculer dans la colonne "crédit", ils seraient alors cinq clubs à viser les deux derniers tickets poinçonnés phase finale : Toulon, donc, La Rochelle, le Racing 92, Bordeaux-Bègles et Clermont. D'ici le 6 juin, cinq affrontements directs sont à l'affiche entre ces prétendants, défi concurrentiel de très haute volée qui laissera trois ténors aphones.
Ce Top 14 recèle, maintenant que nous gravissons les échelons, une triangulaire, et il n'y aura qu'un élu pour accéder à la deuxième place du classement. Aujourd'hui Montpellier est en tête des suffrages (70 points), mais Pau (69) et le Stade Français (68) sont capables de faire le plein de voix. Pourquoi cette guerre de trois est-elle si importante ? Parce que, vous le savez, se placer en dauphin offre une semaine de récupération, cessez-le-feu en pleine guerre qui permet de recharger les accus avant les demi-finales. Un petit avantage qui se révèle souvent déterminant.
Cela touche-t-il le Stade Toulousain, leader inexpugnable qui n'a plus maintenant qu'à gérer son avance en se méfiant toutefois de ne pas être le lièvre de la fable ? Toulouse, capable d'aligner deux équipes d'égale valeur et une troisième pleine d'Espoirs de talent qui préfèrent faire banquette chez un champion que feuille de match ailleurs... Si le rugby ressemblait au football, le Stade Toulousain aurait des faux airs de PSG bientôt assuré du titre, et ce serait justice tant les hommes d'Ugo Mola évoluent dans une autre dimension, celle du jeu debout et du mouvement perpétuel.
Les joueurs, concernés par ce resserrement qui, paradoxalement, éclate le Top 14 en six morceaux, sont unanimes : jamais Championnat de France n'a été aussi intense. On n'y parle plus de percussions mais de collisions : ce vocable est entré dans le langage courant des conférences de presse d'après-match et c'est effrayant. Surtout quand on voit les victimes de ces chocs sortir sur civière après dix minutes de soins prodigués sur la pelouse par les staffs médicaux.
Ne nous quittons pas quand se referme la porte de l'infirmerie. Partageons plutôt cette phrase que cisela un jour l'une des plus plantureuses artistes italiennes. Si nous lui faisons prendre la forme ovale qui épouse le ballon de rugby, si nous la transformons du bord de touche, la différence entre les êtres s'opère, dirait-elle, par l'intensité avec laquelle chacun d'entre nous choisit de vivre. Restent désormais trois journées avant que s'ouvre l'abysse. Ou s'offre l'acmé.

J'avoue que ce Top 14 fut très intéressant car indécis , a part le ST dont on savait qu'il finirait premier mais qui ne sera pas forcément champion , car le stade a eu des trous d'air cette année comme en coupe d’Europe ...Pau et Montpellier belles surprises , même si ma préférence va vers Pau en souvenir d'une année passée en 72 au camp d'idron ...Est ce que l'UBB se relèvera d'une finale européenne qui risque d'être "chaude" et pourra rivaliser jusqu'au Brennus en laissant des forces en route.
RépondreSupprimerAprès le stade français peut créer la surprise comme il y a quelques années ; La Rochelle , si le vent souffle fort pendant les qualifs , pourra faire valoir les qualités de marins de ses joueurs mais pas évident ...Le RCT cher à mon coeur est dans la nasse du mistral pas gagnant ...Le CO pour lequel j'ai là aussi une préférence dû a 3 ans a vécu a 20 kms de Castres va préparer la saison future ...quand à Perpignan , ce sera dur de le faire descendre car l'équipe est forte et pas à sa place et puis Vannes finit premier , Vannes qui aurait pu sans pbs rivaliser ....on ne parlera pas de Montauban invité surprise qui n'avais rien à faire cette année en top 14 ...
Je viens d eregarder par hasard sur youtube un condensé de marrons chauds des années 80 /90 , même si cela peut apparaitre violent , néanmoins c'est moins violent qu'aujourd'hui , où s'il n'y a plus de "baston" les placages sont plus destructeurs pour les corps ...bonne nuit ...
Cher Marc, depuis la Corse, le regard s'aiguise. Pour preuve ce commentaire, précis, exhaustif. Un beau complément de chronique.
SupprimerDepuis l'Ardèche pour la finale, la Corse pour la dernière journée, le bateau de retour pour le barrage espéré.
SupprimerEt quand j'en suis plus à penser à la manière dont je vais pouvoir visionner ces trop nombreux matchs plutôt qu'à penser à toutes les choses agréables que je vais faire durant ces trois semaines, ca (m')interroge sur la place que le rugby prend dans ma/nos vies.
Et donc bientôt une chronique car quand ça devient trop long ça n'est pas le bon endroit😉. Pour faciliter la lecture fluide de nombreux commentaires de participants variés. Merci donc à toi bien sûr mais aussi déjà à Marc, Sergio, Grigorciuk ...
Ton message résume parfaitement le rugby français : beaucoup d’analyse… mais surtout énormément d’affectif. Et c’est ça qui le rend savoureux.
SupprimerLe Stade Toulousain, par exemple, c’est devenu l’élève brillant qui finit toujours premier mais qui donne parfois l’impression de réviser ses demi-finales au dernier moment. On les croit invincibles… jusqu’au fameux “trou d’air” où tout le monde se demande si les joueurs n’ont pas changé de sport pendant une semaine.
Pour Pau et Castres, on sent bien que les souvenirs personnels jouent autant que le classement. Et au rugby, c’est normal : un club devient parfois sympathique simplement parce qu’on y a passé un bel été en 1972 ou mangé une bonne côte de bœuf après un match sous la pluie.
La Rochelle reste fidèle à sa réputation : plus il y a de vent, de pluie et de chaos, plus les Rochelais semblent heureux. Cette équipe donne l’impression d’avoir été conçue directement pour survivre aux tempêtes atlantiques.
Quant à Toulon, “dans la nasse du mistral”, c’est très juste. Le RCT vit chaque saison comme une série dramatique : des moments géniaux, des passages incompréhensibles et des supporters qui vieillissent de cinq ans tous les dimanches.
Et puis cette remarque sur les années 80/90 est excellente : avant, les joueurs se distribuaient quelques marrons bien visibles ; aujourd’hui, il n’y a plus de bagarre… mais les plaquages ressemblent parfois à des crash-tests entre camions.
Le rugby moderne a supprimé les coups de poing pour inventer la collision à haute intensité. C’est plus propre… mais pas forcément moins violent.
J'eus aimé un Toulon plus au fait de son jeu. L'excursion marseillaise a prouvé que même le vide poche était vide, comme un train à qui on avait piqué du cuivre sur la voie.
RépondreSupprimerEt l'Airbus a prouvé qu'il ne craignait pas trop la pénurie de kérosène même si le jeu n'est pas tout zen en ce moment.
Le Mola est toujours dans la bonne parole et la main ferme semble t'il.
Pour que l'exhaustivité germaine soit complète on peut aussi susurer Clermont qui semble avoir sous le coude un malt plutôt bien tourbé en phase pour le dernier apéro et la bonne tenue de soirée, genre moins gazon maudit.
Question exam de passage, on est plutôt dans un contexte géographique détroit d'Ormuz sans discussions ni de cessez-de-collisions rendant
la denrée de Brennus très rare et très électrisante...
Quant aux phases de la lune chacun essaiera d'être dans la croissante, sur la bonne phase électrique et pas sur le neutre.
Sergio esoterique, bien luné. Il y a du talent au piano
Supprimer"et Montauban dispute son propre challenge, celui de l'esperance" Un challenge qu'il a effectivement remporté en 1967, à la suite du Brennus de cette même année!
RépondreSupprimerBien vu. Je vois que je ne preche pas dans le desert.
SupprimerAh, une belle passe à la Iribaren...
RépondreSupprimerTu relances ?
SupprimerCôté Espérance c'est venu plus tard pour Valence qui a mis la main sur le challenge en 1987 après 2 finales perdues. Celle du VRDR aujourd'hui est de bien figurer dans les play-off pro D2, en recevant si possible....
SupprimerA priori le challenge n'existerait plus depuis 2013.
Tournoi et Top 14 même combat ?
RépondreSupprimerTout le monde bat tout le monde, avec des scores épais sans sombrer dans le houra-Rugby, du rythme le plus souvent, de belles séquences, j'aime bien cette saison.
Des trous d'air, des gouffres presque chez nos Bleus parfois, mais aussi, comme c'est bizarre,du côté de Toulouse.
Gros respect pour Montpellier, dont le vainqueur sera champion j'en prends le risque,mais qui pour affronter la bande a Toto en finale ?
Pau, quelle belle équipe, l'UBB plus encore, ou une grosse côte revenue de loin, les Jaunards a Jauneau p'têt.
Allez , je vous assure mon cousin que vous avez dit...
Toulon, phase terminale.
RépondreSupprimer-Pardon.
-Pardon de quoi?
-Pardon de ce que j’ai fait.
-Ce que tu as fait, qui te le demande?
-Tu le sais?
-Forcément que je le sais.
-Je t’ai fait du mal?
-J’ai été beaucoup inquiet parce que tu ne me l’avais pas dit. Tu pars en vrille, toi, comme ça, quand ça te prend. Et tu ne m’avertis pas. Tu ne me dis même pas où tu avais mis ton plan de jeu ni ton envie ni ta figure. Je les cherche depuis le 66-0…
Tu avais envie de faire que dalle? Tu ne voulais plus voir Pierrot? Je le comprends, je ne te le reproche pas. Tu n’as pas voulu me le dire parce que je suis un peu trop exigeant…D’accord, je le comprends. Mais le patron, est-ce qu’il ne pouvait pas m’envoyer un télégramme, est-ce qu’il ne pouvait pas me rassurer?
Enfin tout de même, en Coupe des champions, tu les as quand même bien gangassés! Ça ne t’a pas trop refroidie cette élimination?
-Qu’est-ce que ça peut faire?
-Beaucoup. Maintenant que je suis presque content de te revoir, tu ne vas pas me faire une maladie ? Viens t'asseoir, viens, ne reste pas là.
-Ne me pardonne pas comme ça, ça me fait mal, Fada. Une bonté comme la tienne, c’est pire que des coups de bâton.
-Que veux-tu, la bonté, c'est difficile à cacher. Alors, excuse-moi. Je ne le fais pas exprès, et je te demande pardon.
-Alors, tu sais tout?
-Ma foi, tout ce qui touche au classement. Et ça me suffit. Je ne veux rien savoir d’autre. À quoi ça me servirait?
-À ne pas être ridicule.
-Tu ne veux pas que je sois ridicule?
-Non.
-C’est la première et la seule parole d'amour que tu m'aies dite cette saison... Alors, je ne sais plus quoi faire.
« L’équipe s’élance vers Fada. Elle baise sa grosse main et se blottit contre lui. »
-Qu'est-ce que tu as, RCT? Qu'est-ce qu'il te prend ?
-Je ne sais pas. Je ne suis pas bien.
-Si tu reprenais le chemin de l’usine à champions?
-Non, je veux rester près de toi... J'ai froid.
-Ecoute, c'est le moment de rallumer la flamme. Viens, ça nous réchauffera tous les deux.
Elle s'éteint quand tu joues mal, tu l'allumes quand tu reviens.
Cette fumée, j'ai beau en avoir l'habitude... Elle m'a toujours fait pleurer.
Ah Pom, le retour... de Pomponette... Pagnol. Joli pastiche, ami.
SupprimerBen dis donc, une envolée qui laisserait Drean dans le courant d'air.
RépondreSupprimerAllez Pom, allez RCT donc!
On a parfois tendance à raconter le Top 14 comme si chaque journée décidait du destin de l’humanité. Le moindre déplacement devient une traversée du désert, une série de défaites ressemble à une crise existentielle et un barrage de maintien prend des airs de duel médiéval au lever du soleil.
RépondreSupprimerPourtant, le rugby français reste fidèle à lui-même : totalement imprévisible. Les équipes qu’on croit perdues gagnent soudain deux matchs d’affilée, celles qu’on annonce invincibles perdent un soir de pluie sur une pénalité jouée rapidement par un demi de mêlée qui mesure 1m72 et pèse le poids d’un bagage cabine.
On adore aussi découper le championnat en catégories très sérieuses : les prétendants, les survivants, le ventre mou… alors qu’en réalité le “ventre mou” du Top 14 est probablement l’endroit le plus dangereux du classement. Une équipe sans pression au printemps devient capable de battre n’importe qui dans un match tellement fermé qu’il faudrait un archéologue pour retrouver le jeu de mouvement.
Et puis il y a cette fascination moderne pour l’intensité. Avant, on parlait d’un gros plaquage, d'un gros tampon. Aujourd’hui, ce sont des “collisions à haute intensité”. Le rugby adore remplacer des mots simples par des termes qui donnent l’impression qu’un laboratoire de biomécanique supervise les conférences de presse.
Quant aux grosses cylindrées, elles finissent toujours par donner le sentiment qu’elles possèdent un réservoir inépuisable. Certains clubs semblent fabriquer des internationaux en série, comme si leur centre de formation fonctionnait secrètement à l’énergie nucléaire.
Mais au fond, c’est aussi pour ça qu’on aime ce championnat : parce qu’il refuse d’être raisonnable. Tout y devient plus grand, plus dramatique, plus épique. Même quand, finalement, toute une saison bascule simplement sur un en-avant à la 79e minute.
Les centres de formations me laissent vraiment perplexe. C'est grisant de se faire "repérer" jeune en cadet pour rejoindre des grosses cylindrées.
SupprimerCa serait intéressant de voir les parcours de nos internationaux. Même Dupont a du bouger au début de sa carrière.
Oui certains ont l'arme nucléaire, d'autres nus sans clé air,
Supprimercertains connaissent où tu as mal et te dise pourquoi
certains sont nés dans la rue ovale d'autres y sont tombés dedans plus grands
certains ont la science infuse qui fuse
d'autres la potion magique du moment
qui te transforme en portion magique
très peu possède les deux
certains possède l'Airbus, la capitale d'autres maîtrise la gomme, le mistral
d'autres essaient d'être tout comme
C'est juste la vie, la vie du tout
la vie du tout ou rien
et l'eau c'est la vie le fer aussi
D'ailleurs ne dit-on pas une santé de fer, un homme de fer, le rugby c'est la vie...
Ah, Don Miguel, Cervantes au service, l'Asturien astucieux ou le Galicien griégeois qui allume nos lanternes... Une belle plume trempée dans le Cidre, pardon, El Cid, en reconquête maître après maître.
SupprimerEt Sergio qui reprend la ballon au re-bond pour la projeter plus en l'air, cet air qui roule des R du jeu, ce Rrrrugby d 'Oc et d'estocs, d'Oil par essence. Tout ceci me régale.
SupprimerL'affectif entre en jeu dans les équipes qu'on supporte, ou pas!
RépondreSupprimerLe niveau de jeu du ST et de L'UBB est bien au dessus de tous les autres. L'UBB va jouer son europe et va faire se qu'il peut en championnat peut-être sans stress se qui peut les rendre difficile à battre.
Mon Stade Français n'étant plus le même club que j'ai connu, je le regarde avec cette curiosité, comme un ancien amoureux surveille son ex maîtresse.
Pau serait une belle surprise.
Et Montferrand (oui je me fais vieux), les jaunards auront toujours une belle place dans mon cœur de supporter.
Un championnat déséquilibré, peut être pas équitable avec les doublons mais dont on se rappellera toujours et seulement du vainqueur.
Dans ce cas, quelle ordonnance conseillerait notre apothicaire francilien ?
SupprimerPour tout saisir, ou rien, d'ailleurs, nous allons donner à ce jeu de ballon ovale un autre nom : lubie !
RépondreSupprimerAllez, à mon tour de pasticher :
RépondreSupprimer"- Toulouse sera-t-il champion, encore une fois, tant les autres clubs sont trop enfants, trop innocents, pour ce Top 14 ?
- Je suis fâche que mon noble chroniqueur me suspecte de ne lui vouloir rien de bon. Par le ciel, même si le toit est fermé, je viens à lui plein de belles relances.
- A la veille d'un changement, il en est toujours ainsi. Par un instinct ovale, l'esprit des joueurs pressent la défaite imminente, comme par expérience on voit grossir les attaques avant une violente transformation.
-Ma conscience a mille claviers et chaque paragraphe raconte une histoire, et chaque histoire hisse comme Brennus. L'offensive, au plus haut degré, le débordement, cruel au plus explosif degré, tous les essais, poussés au suprême degré, se pressent dans l'en-but criant tous : victoire ! Succès !"
Vous y trouverez mon prénom... ;-)
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