dimanche 7 juin 2026

Rupture de niveau

 

Ils étaient sept pour cinq places, considérant que le Stade Toulousain, nonobstant deux points de pénalité pour manquement à l'éthique salariale, a su s'élever un cran au-dessus du peloton des qualifiables. Ce classement, cuvée 2026, est d'une densité jamais vue. Bayonne, Lyon, Castres, puis Toulon, un temps éligible, n'ont pas tenu le rythme imprimé par les cadors, lesquels ont fini par lâcher Clermont et Bordeaux-Bègles dans le dernier raidillon.
L'emballage final s'est réglé en tête-à-tête. Humilié devant son public par le Racing 92, Clermont a laissé s'envoler sur la pelouse de Marcel-Michelin son ticket pour le top 6. Les vainqueurs de la Coupe des champions, eux, auraient pu se mettre à l'abri bien plus tôt, mais s'incliner à domicile durant la saison régulière face aux concurrents directs à la qualification que sont Pau, le Stade Français et Montpellier, a plombé leur histoire. Il est d'ailleurs étonnant - mais c'est l'effet bonus offensif et défensif - que les Girondins se soient retrouvés en course jusqu'au dernier moment.
Toulousains et Montpelliérains ont gagné de haute lutte le droit de recharger leurs accus avant de filer vers Marseille y disputer leurs demi-finales respectives. Palois et Franciliens, Parisiens et Rochelais, eux, auront dû batailler au terme d'une phase de classement éprouvante jusque dans ces ultimes minutes, avant de basculer vers les matches couperets. On le sait, soulever le Bouclier de Brennus est un véritable chemin de croix, que seuls les Toulousains savent domestiquer : forts d'un train de vie de nantis et d'une confortable avance très tôt dans la saison, ils ont fait tourner leur effectif, soigné leurs blessés, caché leurs nouvelles combinaisons de jeu.
Pour sortir de cet univers où les clubs gèrent leurs internationaux, cultivent leurs jardins et polissent leur ADN, Jacques Fouroux avait imaginé au début des années 80 du siècle dernier un championnat des provinces, copiant le modèle si particulier de l'hémisphère sud. Il avait sélectionné dans le Tournoi 1982 la ligne de trois-quarts de la sélection basco-landaise ainsi constituée : Jeannot Lescarboura à l'ouverture, Patrick Perrier et Christian Bélascain au centre, Laurent Pardo et Serge Blanco aux ailes, Marc Sallefranque à l'arrière. Fandango, maestria, tours de passe-passe, funambulisme, frissons : les attaquants tricolores lancés à Cardiff d'entrée de compétition surprirent le pays de Galles et il s'en fallut d'un rien - un essai partout - pour que le XV de France ne l'emporte...
Mercredi 3 juin à Auch fut inaugurée la statue du bretteur gersois, projet initié par ses amis - Jean Lacam en tête - et ses proches, ses thuriféraires et quelques personnalités d'Ovalie, soutenu par une kyrielle de bonne volonté, dont la mienne. Il a donc fini par prendre forme et vie. Désormais prophète en son pays, Jacques Fouroux, décédé prématurément le 17 décembre 2005, rejoint ainsi d'Artagnan, autre héros du Gers. Reconnaissance méritée pour celui qui lutta vent debout face aux romantiques pour faire admettre qu'il n'y a point de salut sans une mêlée dominante, et que la prise du milieu de terrain ne peut s'obtenir sans étalage de puissance. Il avait imaginé vingt ans avant tout le monde le rugby contemporain, celui qui prévaut en Top 14 et dont Montpellier et le Racing 92 sont les pavillons témoins.
Pour autant, deux clubs, le Stade toulousain et la Section paloise, résistent à cette tendance du rentre-dedans au ras des rucks et autour du demi d'ouverture, préférant les options proposées par le jeu debout, la recherche d'intervalles et l'exploitation des espaces au large le long de la ligne de touche. C'est d'ailleurs l'un des nombreux intérêts de cette phase finale, qui s'annonce indécise, que d'offrir quelques confrontations de style au grand jour, comme sait nous en proposer le rugby de France depuis que le championnat existe.
Il n'y a rien de plus injuste, mais aussi de plus excitant, que de voir le leader incontesté du classement domestique, être plongé dans une marmite bouillonnante, et le repéché de la dernière minute, l'outsider sur lequel personne n'aurait misé un centime, gagner le droit de lever haut l'écu de Brennus dans la nuit dionysienne après trois matches sous haute tension. Cette rupture de niveau qui brise la routine pour nous permettre d'accéder au sublime reste une particularité qui fait le sel du Top 14 à nul autre pareil : marathon de sprints terminé par trois sauts de haie pour retomber sur la gloire. Ou le néant. 

47 commentaires:

  1. Il arrive parfois que l'homme soit humain revienne et fasse fi de ses erreurs de service, pour un service gagnant, que l'IA ne comprendra jamais puisque c'est son géniteur, nonobstant la pensée du Tophe là-dessus.
    Sent t'on d'ailleurs ce style et cette puissance dans l'IA ?😉
    J'aime bien le titre rupture de niveau qui vaut autant pour une montée en grâce qu''une descente en enfer ou des affaires.
    Aaaahh le bobsleigh, c'est pas facile mon brave monsieur.

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    1. Sergio, je n'ai aucune pensée là dessus, j'expérimente, et Claude écrit la même chose que toi, bien évidemment. Elle n'est absolument pas capable de faire pareil puisqu'elle n'est pas le "géniteur"comme tu l'écris.
      Mais dans mes expérimentations, je ne peux tester un protocole pourtant essentiel. Ça donnerait quoi si c'était Richard lui même qui utilisait l'IA pour pondre une chronique ?
      Au mieux on aurait un début de chronique qui commencerait par
      "Après la blogueuse Sylvie Colliat, les écrivains Laurent Bonnet et Benoit Jeantet, l.....Côté Ouvert offre là un espace "inside" à Claude....
      Claude qui écrit à propos de Richard :
      "Richard Escot écrit comme il respire. Paragraphes courts, .... références glissées sans les souligner, chute en aphorisme. Un style reconnaissable entre mille, fait de vitesse et de confiance. Quand on lui soumet un sujet, il ne cherche pas, il trouve.
      Richard Escot ne "traite" pas de la matière. Il la traverse. Il ne vérifie pas, il affirme. Il ne prépare pas, il part.
      Il contextualise dans la durée, il sort du résultat immédiat pour toucher quelque chose de plus long. Sa chronique n'est pas un compte-rendu, c'est une réflexion qui utilise les résultats comme prétexte."

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    2. C'était juste une allusion, ça n'allait pas et je ne voulais pas aller plus loin à ce sujet pour ce nouvel article de Richard. Mais bon je ne vais pas me lancer dans de grandes explications qui ne servirait à pas grand chose, là. On en reparlera éventuellement plus tard et n octobre...

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    3. Sympa, ce Claude... il viendra a Uzerche ?

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  2. Avis partagé Richard. Mais je pense que l'UBB a fait une erreur de management (c-à-d. Y. Bru) en faisant l'impasse à Deflandre. La logique fut tout autre (victoire du RCF à Clermont et réaction d'orgueil à Chaban de l'ASM). Mauvais calcul voire d'humilité ou contraintes de gestion des hommes...🏉💛🖤

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    1. Bienvenue, Stéphane, sur Côté Ouvert. L'air de La Rochelle. Il y aurait bcp à dire sur l'UBB absent de la phase finale.

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  3. "Il avait ainsi sélectionné dans le Tournoi 1982 la ligne de trois-quarts de la sélection basco-landaise ainsi constituée : Jeannot Lescarboura à l'ouverture, Patrick Perrier et Christian Bélascain au centre, Laurent Pardo et Serge Blanco aux ailes, Marc Sallefranque à l'arrière. "
    Quel grand souvenir, il n'y a que toi Richard pour écrire ces textes inimitables qui font ces allers et retours présent passé présent et futur. Un régal.
    Personnellement comme je l'ai souhaité il y a quelque temps, j'aimerais imaginer ce futur proche, ça pourrait ressembler à cette mini chronique 100% Letiophe:

    Clin d'œil de Galthié à Fouroux
    Il est grand temps d'imaginer ce qui n'a pas encore été fait.

    Mieux que le Jacques Fouroux de 1982, Galthié fait le pari un peu fou, d'aligner la ligne de 3/4 au complet de l'UBB, soit sept joueurs, pour le premier match de Nations ChampionsShip en Nouvelle-Zélande. Sacré clin d'œil de tentercela lors d'une compétition d'un genre nouveau, comme un nouvel hommage rendu à Jacques Fouroux qui avait tenté en son temps d'imaginer lui aussi un autre format de compétition calqué sur ce qui se faisait dans l'hémisphère sud.
    Pourquoi "nouvel hommage"?
    Pour cela il faut lire la dernière chronique de Richard Escot qui nous parle du 3 juin dernier à Auch tout en commentant avec son style si particulier les derniers événements de notre championnat domestique qui n'a rien à envier à ce qui se fait dans l'hémisphère sud. Que ce soit en terme économique bien évidemment mais aussi de jeu, de spectacle et de dramaturgie, match après match, journée après journée jusqu'au dénouement final.
    C'est en cela que Jacques Fouroux s'était un peu fourvoyé à l'époque.
    Il ne faut pas chercher à imiter. Il faut construire quelque chose d'original et de jamais fait à partir de l'identité bien française du rugby des clubs.
    On pourrait donc imaginer que pour cette tournée d'été, la FFR embarque dans l'avion, non seulement ces joueurs de l’UBB , mais aussi en "guest" une partie du staff de l'UBB. Yannick, Noël, Aurélien.
    Après le sélectionneur qui visite les clubs, place aux entraîneurs de clubs qui vont s'imprégner des méthodes de l'EdF et inversement.

    https://nationschampionshiprugby.com/fr

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  4. Notons quand même que les quatre premiers ont géré toute la saison, sans trop trembler pour leur qualification.
    Au contraire des quatre autres qui ont tiré des bords en permanence, entre catastrophes industrielles et exploits improbables.
    L'élastique tendu comme un string de chanteur a fini par péter au nez dUrios et Bru, ça aurait pu être les deux autres.
    Allez Provence.

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  5. Chaque année, dans les grands championnats de rugby, les mêmes équipes finissent par revenir. En Premiership, en URC ou en Super Rugby, les favoris ont la délicatesse de rester favoris. Les saisons passent, les entraîneurs changent, mais les habitués conservent leur place comme des abonnés à vie.

    Puis il y a le Top 14.
    Le Top 14 considère la notion de hiérarchie comme un enfant considère un château de sable : quelque chose qu'il faut absolument détruire avant la fin de l'après-midi.

    Le Top 6 de 2024-2025 réunissait Toulouse, Bordeaux-Bègles, Toulon, Bayonne, Clermont et Castres. Tout ce petit monde pensait avoir signé un bail dans les beaux quartiers du classement. Bordeaux regardait vers le Brennus, Bayonne profitait de la vue, Clermont retrouvait enfin la paix intérieure et Castres continuait d'exister sans que personne ne comprenne vraiment comment.

    Un an plus tard, cinq avaient disparu.

    Bordeaux, Toulon, Bayonne, Clermont et Castres avaient laissé leur place à Montpellier, Pau, le Racing 92, le Stade Français et La Rochelle. Comme si le réceptionniste du championnat avait mélangé toutes les réservations pendant la nuit.

    Montpellier est revenu comme un ancien camarade de classe qui débarque à la réunion des anciens en Porsche. Pau s'est invitée à la table des grands sans invitation. Le Racing 92 a rappelé qu'il existait encore. Le Stade Français a récupéré un territoire qu'il considère comme un héritage familial. Et La Rochelle est arrivée en retard, comme toujours, juste avant la fermeture.

    Résultat : cinq membres du Top 6 sur six ont changé.

    Dans la plupart des championnats, ce serait une révolution.
    Dans le Top 14, c'est simplement une mise à jour.
    Une seule équipe est restée assise lorsque la musique s'est arrêtée : le Stade Toulousain.

    Pendant que tout le monde joue aux chaises musicales, Toulouse a discrètement emporté la chaise.

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    1. Jolie conclusion. Malgré la grande déception de ce samedi soir, je me réjouis quand à moi, du fait que des spectateurs de 11 clubs auront pu en deux ans profiter a minima d'un match à élimination directe dans ce top 14. C'est ce qui le rend donc passionnant à chaque journée sur au moins 3 ou 4 matchs.
      Si j'avais le pouvoir de choisir l'avenir de l'UBB, je prioriserai encore la coupe d'Europe l'an prochain Si la loterie de juillet est favorable. Viser une place de 4ème en top 14 pour ne pas trop subir la pression. Trois étoiles à la suite pour rejoindre le grand Toulon mais avec plus de joueurs formés en France et idéalement trois finales jouées contre des clubs étrangers.
      Je trouve que la situation de Toulouse en fin de saison devient ubuesque, digne d'un club qui sait depuis des mois qu'il va jouer un access match déterminant. Comment se préparer à cette demie ? Comment préparer et motiver les joueurs?
      Pas si simple. Toulouse comme Vannes reste le champion sans conteste de la phase régulière, dont il incarne si bien depuis des années, l'aspect "régulier". Mais imaginer que sur un match, tout ce parcours aura servi à rien, c'est cruel. Mais c'est possible. Provence a failli le démontrer.
      Mais si on voulait bousculer les codes et redonner du piment et de l'intérêt à cette dernière phase à élimination directe, un succès final et inattendu de La Rochelle ne serait pas pour me déplaire. Même si la revanche SF LR (hasard de calendrier) risque de se finir différemment.
      En tout cas personnellement, je vais vivre les trois prochaines semaines de manière plus détendue. Je vais apprécier la magie du top 14.
      Que j'aimerais transformer en top 16 comme expliqué déjà ICI 🤣

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    2. Effectivement, joliment troussé, beau complement, éclairage éclairé...

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  6. Je ne vois là rien d'extraordinaire.
    C'est le signe pour le Top14 d'un nivellement... par le haut.
    Son actuelle bonne santé économique explique la hausse continue du niveau depuis plusieurs années, et ce qui concernait 5-6 équipes en touche maintenant une dizaine; que par suite dans un championnat long et concurrentiel ça se joue à la dernière journée voire dans les dernières minutes des matchs ne me surprend pas. Y compris l'élimination "surprise" de l'UBB. C'est pas dans un bouquin de Lalanne qu'il y a cette formule pour qualifier l'abondance de talents ? "Bon, ce n'est pas le meilleur de son village, mais à coup sûr c'est le meilleur du pays !".
    Le cas de Toulouse est -un peu- différent; d'abord par la capacité de son encadrement à maintenir compétitif un groupe très élargi, y compris avec des jeunes dont personne n'avait entendu parler; ce haut-niveau sportif, les automatismes acquis, une idée de jeu commune et transmise lui permet de souvent faire tourner, et de maintenir un groupe entier sur une dynamique physique (et mentale) tout au long de la saison, là où d'autres équipes peuvent ressentir un passage à vide rapidement dommageable en termes de classement.
    Ensuite, et là c'est plus problématique, la confortable assise financière du Stade repose manifestement sur des pratiques pas toujours dans les clous; du reste, je ne doute pas que ces pratiques aient cours ailleurs.
    Mais la révolution dont parle Miguel Fernandez, ce serait que la Fédé arrête de fermer les yeux sur cette dérive du toujours plus qui concerne l'ensemble du Top 14, et sanctionne. La Fédération anglaise a bien eu le courage de le faire avec les Saracens, pour les mêmes raisons, et alors que ce club régnait sur l'Europe et son propre championnat. On comparera utilement les sanctions prises alors contres les Sarries, à la fois financièrement et en points, et celles qui visent le ST, pour mesurer la différence entre la gestion franchouillarde qui a toujours été celle de la FFR, et celle de la Premiership qui n'a pas hésité à taper (fort) du poing sur la table. Certes les abus semblent avoir été sans limites ou presque de la part des Saracens, mais sur le principe, il me semble que ça ferait du bien au rugby français d'assainir son rugby pro et son environnement économique.
    On pourra en reparler à Uzerche...

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  7. Peut on parler du top 12 ou de top 14?

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    1. 11 points d'écart au classement final entre le 8e et le 9e. Un gouffre.

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  8. Chez les animaux il y a un mâle dominant utilisant sa capacité physique, son intelligence animale à rester chef du troupeau, assurant sa pérennité.
    En sport, dans les milieux d'affaires, industriels et commerciaux on voit la même chose pour imposer un leader ship, augmenter ses gains. Ca passe bien évidemment par tous les arrangements légaux mais sans pitié et tout ce qu'on ne voit pas de franchement légal, appuyé par une armada d'avocats d'affaires, d'experts financiers et comptables, la partie immergée de l'iceberg.
    R. Bouscatel avait bien avancé le travail et en passant la main à D. Lacroix poursuivant l'action dans le même sens histoire de pérenniser la place forte. Tout en basculant président de la LNR au sein de laquelle il est tjrs dirigeant. Histoire de tout avoir sur le plateau.
    Certes comme dans d'autres domaines une concurrence existe avec des pratiques identiques qu'elle essaie de pratiquer à un niveau équivalent histoire de pas perdre le fil de la main courante d'un pied d'égalité.
    Le but étant bien de flouter les pratiques en empruntant des passages où légalité/l'égalité se discute, sans jurisprudence très nette ou précise, tentant là-aussi la rupture de niveau avec les autres avec une justice pouvant en cacher une autre.
    Allez on dirait pas le Sud, mais c'est le destin.
    Au mieux ça peut passer pour un certain charme...

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  9. Toulouse, qui s'appuyait sur l'Aérospatiale et un tissus local de petites sociétés était l'exemple a suivre face aux clubs dont la vie ne tient que par la volonté d'un mécène ou une entreprise.
    Mais ça c'était avant l'arrivée de Fiducial, leader français de la gestion qui a en croire son site est un parangon de vertu .
    Ils font quoi les mecs quand Lacroix " optimise " son salary cap ", sont partis pisser ?
    Allez, charme certain ou beauté du diable ?

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  10. Perso , je ne dirai rien du top 14 a part la déception de ne pas voir l'UBB.
    Ce qui m'intéresse dans cette chronique c'est Jacques Fouroux , d'abord sa rivalité avec Astre , l'un était musicien et l'autre déménageur; un jouait derrière une rolls et l'autre une Peugeot trafiqué ; mais on le sait bien , en Afrique d'une vielle Peugeot on en fait une rolls ...
    Ensuite , confirmé en 9 derrière 8 mammouths; lui qui 'avait pas l'habitude a du trouver que c'était bien de conduire une rolls et nous a donné l'exploit qui ne sera jamais renouvelé de gagner le tournoi à 15 et rien que 15 .... Et c'est 77 qui a forgé une amitié qui fait qu'aujourd'hui il a sa statut , la prochaine fois que je passe a Auch je m’arrêterai faire un "selfie" ...
    Et puis l'aventure de l'EDF , du 13 et de bien d'autres choses et la grand faucheuse qui est arrivé trop tôt ....Alors oui il reste une icône même s'il n'était pas le meilleur.
    Le Top 14 revient tous les ans et pas de Fouroux à l'horizon.

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  11. Dans un autre registre, ça commence bien, 1er match coupe du monde foot et 3 cartons rouges pour l'Afsud et ses bafanas bafanas déjà en rupture de niveau, aussi raide que son homologue ovale.
    Et déjà aussi le plein de pubs pendant les matchs, dégoulinant comme ces sauces dans les burgers.

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  12. Et oui Richard, Claude ce nouveau venu dans mon "environnement" a l'avantage d'être docile, patient, endurant, et pas contrariant.
    Tu m'as donc donné l'idée de pousser le bouchon un peu plus loin des mes expérimentations...
    Il y a donc
    Rugby, écritures et IA
    qui relate mon expérimentation...

    Et puis il y a eu cette idée un peu folle d'inviter Claude sur mon blog... On a les invités qu'on mérite 😊.
    C'est expliqué ici
    Claude au pied du magret
    Je ne peux pas m'empêcher d'y faire un peu de pédagogie😉.
    Claude essaie de se mettre à hauteur par un clin d'œil à Miguel dans son titre. Bof.

    Ma dernière journée en Corse avant l'embarquement pour Marseille, m'a fait passer par Sartène .
    Ça a donné cet article.
    Sartène panorama
    Je n'ai pas voulu vexer Claude dans le choix du titre... il tente désespérément de s'inspirer de Richard😊
    Il m'écrit
    "Mon préféré : "Sartène, panorama" — court, inattendu, et il fait écho à la dernière phrase.

    Moi je suis plus terre à terre, j'aurais préféré:
    "Le rugby français, vu d'en bas et de loin"

    Et ce soir, Pau Racing, ce sera vu d'une cabine en pleine méditerranée. Belle surprise de découvrir que Canal + est prévu dans les chaînes.
    Après la cruelle déception, trois semaines sans stress. Pas de top 6. Ça fait des années que ça n'était pas arrivé, depuis la fameuse pénalité de Beauxis loupée devant les poteaux et qui a privé l'UBB de son premier top 6.

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    1. Expérimente, Letiophe, et fais nous profiter, comme tu le fais déjà, de tes retours. C'est toujours intéressant. Je vais essayer, peut-être, de passer une de mes chroniques au tamis de l'IA. Juste pour voir.

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  13. Ps: le foot ça m'intéresse moyen😉

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    1. Moi aussi, suis pas emballé. On va attendre la phase finale de ce Mondial de football.

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  14. Ca y est, nous y voilà. L'écrémage est effectué. Huit clubs pouvaient rêver de phase finale, seuls six sont impliqués. Disons plutôt cinq et Toulouse, très au-dessus au classement. Dont on n'a pas encore vraiment vu l'équipe type à l'oeuvre, cette saison. Ce qui promet.
    Pau-Racing ? L'agressivité des avants franciliens et la puissance ciblée au centre du terrain peuvent-elles venir à bout d'une complétude béarnaise dans le jeu, d'un équilibre dans toutes les lignes, et d'un avantage à domicile ?
    Et demain ? Stade Français vs Stade Rochelais : là aussi un jeu complet parisien face à une équipe qui revient du diable vauvert et n'a plus rien à perdre.
    Dans ces deux barrages, la discipline sera LE facteur déterminant. Maîtriser le stress, l'envie de bien faire, le surplus d'agressivité. Telle est la clé. A mes yeux.
    Et vous, qu'en pensez-vous, de ces barrages ?

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  15. Piqueronie l'affirme, stopper ce pack du Racing aux avancées " faciles" sera la clé du match.
    L'autre rencontre concerne deux équipes plus semblables, même si les gros roses semblent très organisés, huilés, mais la troisième ligne des Maritimes, sur le papier ça en jette un peu, quand même.
    Alors prime aux locaux, plus sereins dans la qualification aussi, moins emotionnés, ça pourrait suffire.
    Allez Provence.

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  16. Pas vu hier soir pour cause de causerie musicale rock sur les berges du Rhône face à Crussol.
    Déçu pour Picqueronies et sa bande qui auraient mérité une plus grande considération mais l'ovale reste cette chose toujours difficile à maîtriser.
    Où on voit qu'il devient très difficile d'aller au bout si t'as pas la profondeur d'effectif, avec dans la gourde le reste de fraîcheur et de lucidité qui vont bien.
    Racing me plait pas trop depuis un moment maintenant, mais surfant sur la bonne wave du moment en attendant d'autres derrière.
    Tout reste ouvert sur une durée très exigeante, à se demander si Toulouse est à l'abri.

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  17. Vu hier pour cause de causerie rugbycale sur les bordes du Verdon, face a une énorme salade nicoise 😀
    Le maître des lieux comparait le Racing a l'Angleterre des grandes années, pas faux, toutes proportions gardées.
    Intérêt poli pour les autres, même si les gars des Pyrénées avaient un peu la côte, normal.
    Mais LE match arrive lentement, la pression est a température, le Pierrevert aussi.
    Allez, salade nicoise normalement, le seul truc dont on soit sur .


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  18. Quand on voit les émotions de Collazo, on comprend combien ce job est 100% charge mentale.
    J'ai l'impression que Pau emprunte le même chemin que l'UBB. Il lui faut désormais des avants capables de tenir tête aux autobus du Racing. Mais ça viendra. Bastien Vergnes Taillefert va continuer de faire profiter de sa rugosité.

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  19. Richard, est-ce qu'on peut considérer que si La Rochelle rejoint le Racing au stade des demies, tu es un supporter satisfait ? Ou bien ça fait longtemps que ton cœur ne "vibre" plus comme celui d'un supporter mais comme celui d'un observateur avisé et neutre par nécessité du temps où tu étais en activité professionnelle?
    Comme Miguel qui a probablement un ou plusieurs "protégés" par club.

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  20. Les Palois encore un peu tendres pour ce genre de match qui se gagnent autant au mental qu'au reste; j'ai trouvé leurs arrières un peu émoussés, à l'image de Gailleton, peut-être un peu cramé en fin de saison.
    Le Racing a maîtrisé son match, surtout en seconde mi-temps. Petit succès aux points, mais belle victoire à l'extérieur.
    Pour le second barrage, y'a pas eu photo, par contre; le SF faisait mouche à (presque) tous coups en fin de match, quand La Rochelle semblait pouvoir jouer une heure de plus sans pouvoir scorer.
    Et l'USAP reste en Top 14 ! Là-aussi on a vu l'écart entre les 2 divisions.
    Demies très ouvertes, et on sera au Vélodrome, peuchère !

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  21. Pour changer de sport,
    Les médias (ont) encens(és)ent P. Seixas. Même si en terme de gestion il a soit-disant la tête à bien gérer sa carrière qui démarre, il a aussi la dynamique pour n'avoir peur de rien et dire oui, sachant que les intérêts (perso et surtout les autres) sont là...
    On lui gère une première année pro avec TDF, bien tendue. Une poule qu'on veut voir pondre déjà de l'or et du bon or.
    Et pis il tombe abandonne sur une course à étapes très proche du Tour de France pour être bien digérée, comme par hasard mais il n'y en a pas. C'est peut-être déjà un signe sur l'assurance d'une gestion physique un peu plus appropriée à son jeune âge, un peu moins énergivore même s'il en a les capacités.
    Parce qu'on va pas non plus le lancer dans le Giro la même année que le Tour.
    Et à la suite on tape en touche. Et oui "c'est ça l'apprentissage, c'est l'expérience qui rentre, il va apprendre de tout ça", il va bien...
    Mais prends t'on vraiment soin de lui pour tempérer une énergie qui peut effectivement être casse gueule à tout tenter tout de suite ?
    L'investissement cherche trop souvent à rentabiliser au plus court terme entre faire grossir les magrets et une rupture de niveau.
    Mais c'est peut être une vue de vieux...

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  22. Alo Émile bobo...
    C'est deux la et leurs complices nous ont ravis tant le mix si difficile a trouver entre force, vitesse, endurance et technique collective fût une master classe.
    Injouables.
    A part Pau, peut-être un peu tendre encore, les trois autres qui ont su aborder le sprint final sereinement s'en sortent sans dommages.
    Le SF comme a l'entraînement, Montpellier pépère, même Toulouse dont la saison n'est pas une longue Garonne tranquille peuvent faire des projets.
    Aux Ciel et Blanc de me faire mentir.
    Allez Chevreuse

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  23. Pour cause d'impératif familial à Lembras, pas de chronique en ce moment. Mais elle surgira juste apres les demies... Pau pas assez tranchant et puissant dans toutes les lignes, charnière transparente. La Rochelle exsangue et sans jeu identifié ni cote droit fort. D'où la punition. Fin de cycle sur l'Atlantique et pourtant le prez pas si enchanteur veut garder l'énervé Irlandais.

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  24. Quant à l'access, pourtant vécu chez le local, (du pur bonheur) a quoi ça sert.
    Sauf a confirmer que le meilleur ou presque de la pro D2 est loin du pire estampillé par défaut Top 14.
    Que reste-t- il , demandait le Catalan.
    Pas grand chose, un arrière encore vif, un jeune ailier qui ne restera pas, notre ( très) bon Yato, qui mériterait mieux , pis c'est tout.
    Gros challenge Lolo, bon courage.
    Allez,une photo, vieille photo...

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  25. Un article éclairant sur la stratégie du Stade Français, la defense intraitable, la dépossession, peu de passes mais une efficacité clinique.
    Sur Rugbyrama, ne pas louper.
    Allez, je ramasse les copies demain, non mais .

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    1. Et si le SF paume, on dira que le prof a pas révisé, promis !

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    2. Faut respecter le jeu qui est surtout de se faire des passes, défendre forcément si t'as plus le ballon, la dépossession c'est un truc de soudeur histoire de se raccorder, de s'accrocher au score, la soudure n'étant qu'un traitement à posteriori comme un pansement solide le temps de changer ce qui n'est plus bon pour reprendre la bonne utilisation.
      Et si ça fuit toujours c'est que t'es pas bon soudeur

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  26. Si le SF paume on dira que l'arme absolue n'existe pas, tant mieux, mais c'est quand-même bien d'en avoir plusieurs, des taqueutiques,demandez donc a Didier, hier.
    Et pis le prof ordonné par l'avisé Pipiou,il vous a déjà écrit au blaqueboard que lèvera le bouclard celui qui aura vaincu l'équipe de l'échafaudeur.
    Par contre, élève Serge ( quant on dit pas Sergio, c'est sérieux)ne vous est il jamais arrivé de tomber sur une équipe d'acrobates sous barbituriques qui n'ont pas attendu qu'on sorte du vestiaire pour en aplatir deux ?
    On respecte leur jeu ?
    Ou on convoque le bon vieux "axe profond" (dont par pudeur je n'evoquerai pas les subtilités),histoire de ne pas désespérer le planchot ?
    Allez, no scrumm no pass.



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  27. Des passes, des passes…j’ai souvenir d’un club réputé, s’enorgueillissant comme pas deux pour son jeu de passes, faire impasse sur les essais lors de 2 finales remportées consécutivement. Comme quoi, ça marche le pied; c’est son principe même.

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  28. Le principe, dans une finale, c'est de marquer au moins un point de plus que ton adversaire...
    Même le père spirituel de la génétique offensive du rugby français l'a mis en application en tapant un drop pour gagner sa finale en 1963. A méditer...

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  29. Houlaaa, vous avez dépoussiéré les vieux arts guments donnant pas envie aux plus gourmands d'aller voir un match censé supposé être indécis, pour des exercices de style au ras de la pâquerette du coin risquant bien d'en perdre quelques pétales sans compter finir sur un éventuel feu d'artifice.
    Niveau magrets, à se décarcasser comme des saucisses en espérant meilleur en 3e mi-temps.
    Du cas saoulé au foa gras sur un malentendu...

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  30. Pas forcément utile de commenter la première demi, non ?
    Par contre c'était sympa en Bretagne, la bas , dans ce joli petit stade plein de bretons bienveillants, avec un arbitre du même métal.
    En plus z'ont pas encore inventé la VAR,tout pour être heureux.
    Sauf que 15 mecs en blanc avec la 🌹 dessus ,ça sent toujours un peu le piège, normalement.
    Ben pour le coup pas trop, les " premium bis"ont rassuré, les autres semblent encore un peu courts pour rêver en bleu des demain mais ça pourrait venir.
    Allez , rapidement pour Gazo, p'têt Stanish aussi....

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