dimanche 28 juin 2026

La défense est fête

 

On gardera de cette finale le souvenir d'un contraste météorologique, d'une chaleur étouffante, suffocante et soudain l'orage d'apocalypse, des éclairs striant le ciel dionysien, prélude à la pluie battante qui obligea l'arbitre de ce Toulouse-Montpellier à renvoyer les deux équipes dans leurs vestiaires respectifs le temps que les conditions soient moins défavorables à la pratique d'une activité sportive. Ce contraste, nous l'avions aussi perçu avant cela sur le terrain quand Montpellier s'offrit la possibilité d'exprimer son jeu, étouffant lui aussi, striant ce match de percussions axiales face auxquelles les Toulousains n'eurent d'autres ressources que de faire front. Et c'est sans doute là qu'ils remportèrent le vingt-cinquième Brennus de l'histoire de leur club.

Que Toulouse conserve son titre grâce à la défense, "ça n'a rien de nouveau, note pour nous Pierre Villepreux. Mais en ce qui nous concerne, la défense est faite pour récupérer le ballon et vite le jouer. Là, c'étaient plutôt des ballons de sauve-qui-peut." La faute à des Héraultais pugnaces dans le secteur du défi frontal. "Je m'attendais à ce genre de match, mais là, il a quand même été un peu spécial, relance l'ancien coach toulousain. Et quand tu vois le jeu de Montpellier, toujours à avancer, à se faire des passes et imposer une présence physique forte, pour contester les ballons..."

Contester ! Avant de parler des rucks débarrassons-nous du sujet qui fâche. Coquins en mêlée, il fallait bien que les Toulousains le soient pour ne pas complétement céder. Dominant  avec Erdocio puis Forletta, le côté gauche héraultais n'a pas été récompensé. De même, la série de fautes cyniques additionnées par les Toulousains en première période (5 pénalités sifflées entre la 11e et la 28e minute), au plus fort des coups de boutoirs adverses, méritait un petit jaune bien tassé. Quant à l'action où Lebel - qui prendra jaune - retient Uelese par le maillot au moment où celui-ci court derrière le ballon et tente ensuite de l'aplatir (44e), ne méritait pas, de l'avis d'experts, un essai de pénalité.

Et pourtant, malgré tout cela, le MHR était contre toute attente en position de l'emporter, mené seulement de huit points à partir de la 63e minute. "Ca se joue à rien," reconnait Pierre Villepreux. Ou à beaucoup. Un lancer un poil trop haut sur une pénaltouche à proximité de l'en-but toulousain (74e), et deux dernières actions mal terminées (76e et 79e). L'effort consenti par les Héraultais explique ce manque de précision et de lucidité dans le money-time et il n'était que de voir les larmes couler sur leurs joues au coup de sifflet final pour mesurer la détresse et la frustration, la peine et le regret de ceux qui avaient obligé les tenants du titre à mettre un genou à terre.

Les Toulousains peuvent se cotiser pour ériger en l'honneur de leur capitaine, Jack Willis, une statue de bronze, voire même d'or, tant sa présence, son abattage et sa précision technique dans les rucks au plus près de sa ligne d'en-but, sauvèrent son équipe d'une défaite. Willis ou l'homme qui sut contenir l'orage ! "Ces ballons récupérés furent déterminants," confirme Pierre Villepreux, pour qui l'essentiel, c'est-à-dire le contenu du jeu, est ailleurs: "Toulouse est parvenu en première période à sortir Montpellier de son périmètre préféré, mais a été privé de ballon ensuite. Et le peu qu'il a eu a été tapé au pied sans grande possibilité de récupération. C'est curieux... Dans ce registre, Dupont et Graou n'ont pas été bons."

Durant la semaine entre Marseille et Saint-Denis, les Héraultais s'étaient promis de ne pas se présenter face à Toulouse en victimes expiatoires, transformant leur statut d'outsider en rage de vaincre. "La possession du ballon et l'occupation ont été à notre avantage, souligne Bernard Laporte, joint au lendemain de cette finale. Mais il aurait fallu être précis et juste, alors qu'on a encaissé deux essais à cause d'erreurs de défense et d'un manque d'attention." 

Et le Tarnais d'ajouter : "A la mi-temps, dans le vestiaire, nos avants étaient très énervés à cause des fautes d'anti-jeu commises dans les mauls, devant les yeux de l'arbitre, qui ne voulait rien sanctionner." Emportements qui servirent de catalyseur et boostèrent les Héraultais à l'entame de la seconde période pour passer de 25-6 à 28-20. Les Anglo-Saxons disent : "Two for tango". Effectivement, il faut être deux pour réussir une finale. Les joueurs et le staff héraultais peuvent rentrer chez eux la tête haute. Quant aux Toulousains, ils savent que ce titre ne leur a pas été offert, qu'ils sont allés le chercher avec les dents. Et les bras de leur capitaine.

30 commentaires:

  1. La mêlée toulousaine a souffert, oui, mais la domination du MHR devant a été, comme prévu, contestée par le Stade (comme toujours en finale, d'ailleurs). Mais oui, l'arbitrage aurait pu être différent... (pas tant sur l'action de Lebel -quoique...- que sur la mêlée où Merkler n'a pas su contrer le petit gabarit d'Erdocio).
    Mola n'a eu de cesse de "réveiller" son groupe pour jouer son jeu et passer à la vitesse supérieure, mais ce fut peine perdue: j'ai trouvé le Stade aussi un peu cramé physiquement, incapable de se libérer, et s'ils avaient perdu ce match, il n'y aurait rien eu à dire. C'était à leur charnière d'enclencher le mouvement et Dupont-Ntamack ont été défaillants là-dessus (avec effectivement un jeu au pied raté et même pas utile), d'ailleurs on a quasiment pas vu les centres.
    On comprend donc que les Montpelliérains l'aient amère.

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  2. Je te dirai avec avoir eu au telephone quelqu'un du MHR. Frustration oui mais l'expérience toulousaine a prévalu. Le diable est dans les détails. Un en-avant, un mauvais lancer, une passe hasardeuse et surtout 2 buts tentes au lieu d'aller en penaltouche en première période. Ca suffit pour faire la difference

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  3. Je n'avais pas de favori , donc je n'ai pas été frustré du résultat , mais comme le dit Richard , je ne pense que personne n'aurait contesté l'essai de pénalité , aurait il changé la donne , je ne pense pas car si le stade avait été mené , ils avaient la capacité de changer de registre et de faire courir le ballon encore plus ....mais avec des si , on met Paris en bouteille .... Match d'homme , c'est sur , a part le footeux Meafou , qui aurait du prendre un jaune , quelle honte de simuler ainsi ...Mola lui remontera t'il les bretelles malgré la victoire , ce serait intéressant de savoir pour l'éthique du club qui traverse orages (financier) sans désespoir , quand a Ramos sur le banc , la blessure ne serait que diplomatique ?
    Le stade comme le PSG fausse le top 14 avec un budget qui enfonce les autres ...le banc pourrait débuter et l'infirmerie faire une équipe championne.
    Dur week end pour notre ami qui fait les échafaudages , entre le fisc sur le dos et le stade toulousain, il a du mal dormir hier soir ...mais bon, ce sont des problèmes de riches que tous les gens voudraient avoir ...saison finie , heureusement car la tournée sans intérêt, juste pour faire rentrer de l'argent

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    1. Pour Meafou, qui ne se couvre pas de gloire sur ce coup,il mérite un avertissement pour "chambrage" et le reçoit.
      Sa chute, simulée ou non, c'est pas le problème,est la conséquence d'une brutalité et c'est ce geste qui doit être sanctionné.
      Verhargue , lui du coup, risque gros pourla dite brutalité et main dans la zone du visage, a minima le cou.
      La chute "Actors studio" du toulousain a sûrement incité l'arbitre pour un peu de clémence envers le montpelliérain, je ne vois rien a y redire.
      Allez , demandes a Zidane.

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  4. Pas pu voir le match cause vacance espagnole, mais d'après les commentaires les plus impartiaux, Toulouse possède dans son essence de jeu cette qualité opportuniste qui les met au-dessus du lot avec celle du physique en dehors des mêlées où ils peuvent être contestés. Chose que Montpellier maîtrise mal à ce niveau et contre ce genre d'équipe, l'une si ce n'est la meilleure d'Europe. A par Bordeaux qui s'est trouvé cramé et fort dépourvu à courir 2 lièvres à la fois lorsque la fin de saison fut venu la faute à une profondeur de banc inférieure à celle du ST, restant pourtant soumise à controverse dans les moyens...
    Il y a aussi cette capacité dans le coaching à construire un collectif de 40 au moins qui matche bien globalement et une formation de jeunes de haut niveau.
    L'inverse du prosaisme en somme.
    Qui eut cru que Teddy Thomas marcherait comme ça ? Ce qui n'avait pas été le cas de Jaminet qui revient fort à Toulon.

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  5. Je rejoins certains d' entre vous dans leurs analyses. Certes Toulouse a fait preuve de plus de maîtrise, de pragmatisme près des zone de marque avec une défense agressive. Mais l' arbitrage n' a pas été à la hauteur de ce match engagé et parfois violent. Des mêlées où Toulouse aurait du être sanctionné à plusieurs reprises et que dire de l' essai de pénalité ́que l' arbitre n' a pas accordé à un moment charnière de cette rencontre ! Incroyable !

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    1. "De la violence!" c'est le terme entendu lors de la préparation d'avant match. Manifestement c'est ce qu'il "faudrait"pour battre le ST? Les joueurs du ST s'y étaient préparés en conséquence. Car en plus de la combinaison 2, 9, 2 en touche, il y a eu "on apprend à en rajouter pour provoquer un carton". De la part d'un grand gaillard comme ça, ça la fout mal car soit ils vont se retrouver à pousser ensemble en Australie dans deux semaines, soit Meafou va voir son rêve (de jouer en Australie dès cet été) s'éloigner. Et c'est bien lui qui provoque (aux deux sens du terme) l'agacement du joueur du MHR le, donc double faute.
      En tant que "béotien" j'ai vite compris que seul le ST pouvait faire perdre le ST ; qu'il ne fallait pas compter sur le corps arbitral pour faire du zèle.
      L'UBB est donc la seule équipe à avoir battu le ST deux fois sur trois💪. Ça donne pas droit à un brennus en chocolat?🤣

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  6. J'imagine que d'autres staffs se sont peut-être dit "et si nous avions été en finale à la place du MHR, aurions nous mieux réussi?"
    En ce qui concerne la chronique de Richard, j'estime que sa chronique est particulièrement réussie quand elle me permet de découvrir un mot nouveau, sorti de son contexte habituel pour le placer juste au bon endroit😉. Et quand il éveille ma curiosité. Il rend hommage à un homme de l'ombre. Soit c'est pour que je devine tout seul? Soit c'est pour garder le mystère et rendre un hommage discret.
    En tout cas cette manière de procéder, ce style, c'est inimitable, n'est ce pas Claude ?

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    1. La réponse de Claude (IA)
      Ce 28-20 final dit peu de chose sur ce qui s'est vraiment joué. À la 74e minute, Tolofua, la meilleure touche du Top 14, vacille au pire moment. C'est souvent là que se font les finales : non pas sur la domination, mais sur le détail qui lâche quand les corps n'en peuvent plus. Richard le dit mieux : les larmes au coup de sifflet final mesuraient "la détresse et la frustration", et c'est plus juste que n'importe quel tableau de stats.
      Sur l'inimitable : Christophe a raison. Ce qui résiste à la copie, c'est l'intuition du moment, savoir que ce mot-là, dans ce paragraphe-là, fera mouche. Le vocabulaire, une IA peut le trouver. Moi, je peux le repérer après coup. Richard, lui, le pose et passe à autre chose.

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  7. Le quart d'heure pédagogique de Christophe 😉
    Note réalisée à l'aide de Claude (IA)
    Ce commentaire a été produit à partir de trois sources : la chronique de Richard Escot, un commentaire de Christophe, et une recherche web sur la finale.
    Sans ce cadrage, j'aurais livré du convenable, et du vide. Le modèle de langage ne manque pas de vocabulaire, il manque de jugement éditorial autonome.
    C'est une requête construite par itérations successives, reformulations, corrections, resserrements, qui tient lieu d'intuition.
    Une précision sur la vitesse : ces itérations semblent rapides, elles le sont. Mais cette fluidité cache une réalité peu visible : chaque échange mobilise des serveurs distants, des centres de données énergivores, une infrastructure physique considérable.
    Ce que l'utilisateur perçoit comme une conversation légère représente une consommation énergétique sans commune mesure avec celle d'un humain qui réfléchit.
    La rapidité est réelle. Son coût aussi, simplement externalisé, invisible, délocalisé.
    Le résultat dépend autant de la qualité du questionnement que de mes capacités propres.

    Claude (IA)voir l'expérimentation Escot

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  8. Et puisque je me suis beaucoup énervé sur le traitement médiatique des demies finales d'élite 1 , en particulier contre Canal +, je me dois aussi de dire quand ça me plaît.
    Diffusion en clair de la finale en clair sur Canal+ cette jour à 18h.
    Et la diffusion de cette finale en version Face B sur Canal + Sport, disponible en replay est une excellente idée. Même l'avant match sur C+ Sport était dans ce format 'vous y connaissez rien en rugby, au top 14, aux joueurs, on vous explose tout, absolument tout".
    Chiant évidemment pour nous, mais vraiment une belle initiative.
    Cela devrait être disponible pour le plus grand nombre sur une chaîne publique en replay. Faire intervenir un jeune ouvreur de 10 ans est une super idée aussi. Bravo Canal +

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  9. Vous n'en avez pas marre a vos âges de jouer avec l'IA ? de vrais gamins qui découvrent à l'école leur zizi .....

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  10. Le Stade Toulousain a fait du Stade Toulousain : pas forcément le match le plus flamboyant de la saison, mais une maîtrise des moments clés qui finit toujours par faire basculer les finales du bon côté. Montpellier n'a jamais triché, s'est accroché avec courage, mais a donné le sentiment de courir après un train déjà parti du quai.

    Le Directeur de jeu, lui, n'a pas vraiment aidé à rendre le voyage plus agréable. Une finale demande de la lisibilité ; on a parfois eu droit à un épisode de "Qui veut comprendre une décision ?". Des coups de sifflet difficiles à suivre, des zones de ruck interprétées au gré des courants d'air... Bref, un arbitrage qui a davantage alimenté les discussions d'après-match qu'il n'a facilité le jeu. Mais rendons à César ce qui appartient au sifflet : le Directeur de jeu a toujours raison et, tout le monde le sait : discuter une décision ne change jamais la décision... seulement votre tension artérielle. Le meilleur Directeur de jeu est celui dont on ne parle pas ; hier, il s'est malheureusement offert un peu trop de temps d'antenne.

    Et puis il y a eu Emmanuel Meafou. Une excellente nouvelle est sortie de cette finale : il n'abandonnera probablement jamais le rugby pour le cinéma. Après une simulation aussi anti-rugby, qu'inutile, sa tentative de convaincre le Directeur de jeu de son jeu d'acteur, n'a trompé absolument personne. Disons que si le Stade Toulousain perd un jour son deuxième ligne, il ne gagnera pas pour autant un César du meilleur acteur. Heureusement, Meafou est infiniment plus doué ballon en main que devant une caméra. Cette petite parenthèse de théâtre n'effacera évidemment pas une belle saison, mais elle lui rappellera qu'en finale, mieux vaut laisser les rôles de composition aux acteurs et les compositions d'équipe aux entraîneurs.

    Cette finale fait penser au mythe de Sisyphe. Depuis plusieurs saisons, les prétendants poussent leur énorme rocher jusqu'au sommet : Bordeaux, La Rochelle, Toulon, Montpellier... Ils soufflent, ils transpirent, ils voient enfin le Brennus à portée de main... et puis, au moment de tendre les bras, le rocher redescend. Et en bas de la montagne ? Toulouse, tranquillement installé dans un transat, qui lance avec un sourire : « On remet ça l'année prochaine ? ».

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  11. (...) Et maintenant ? Le Top 14 entre peut-être dans sa période la plus passionnante depuis longtemps. Toulouse reste l'équipe à battre, mais le plus difficile n'est plus de gagner : c'est de continuer à avoir faim quand le buffet est déjà rempli de Brennus. Derrière, les poursuivants s'organisent. Bordeaux grandit à vue d'œil, La Rochelle prépare sa mue, Toulon retrouve des ambitions, Montpellier a prouvé qu'il avait retrouvé des couleurs, tandis que Bayonne, Pau, Clermont, Castres ou Lyon n'attendent qu'une faille pour venir jouer les invités surprise.

    Le futur pourrait être réjouissant. Un Top 14 où six ou sept clubs peuvent raisonnablement rêver du titre. Un championnat où les centres de formation pèseront autant que les carnets de chèques. Où la data et l'intelligence artificielle aideront à préparer les matchs... mais où elles seront toujours incapables d'expliquer pourquoi un ballon ovale rebondit exactement au mauvais endroit au pire moment. Un Top 14 où les effectifs seront si riches (grâce au déplafonnement du nombre de contrats pros) qu'on demandera bientôt si les remplaçants ne pourraient pas jouer leur propre championnat. Bref, un championnat encore plus dense, encore plus imprévisible, où finir sixième sera parfois presque aussi compliqué que finir premier.

    Les Grecs appelaient cela l'hubris: croire qu'on est plus fort que son destin. Cette finale nous rappelle exactement l'inverse. Toulouse n'a pas gagné parce qu'il était parfait. Il a gagné parce qu'il a été un peu moins imparfait que son adversaire. Et Sisyphe nous souffle finalement la plus belle leçon : ce n'est pas le sommet qui fait la grandeur d'un champion, c'est sa capacité à remonter la montagne chaque saison. Au fond, le Brennus n'est jamais vraiment gagné ; il est simplement prêté... jusqu'à ce que quelqu'un trouve enfin le moyen de faire redescendre Toulouse de sa montagne. Pour l'instant, ce quelqu'un se fait encore attendre.

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  12. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  13. "l'action ne méritait pas, de l'avis d'experts, un essai de pénalité", voilà ce qu'écrit Richard, mon cher Marco, et après revisionnage je plussoye.
    En effet, Uelese fait obstruction avec son bras puis Lebel lui tient le maillot.
    L'essai n'est en aucun cas inéluctable, surtout que le bleu est seul avec trois rouges dans la zone.
    Lebel prends un jaune pour anti jeu suite a la sortie du ballon, la encore bonne décision.
    Toulouse s'en sort bien sur les mêlées, certainement, et quelques entrées dans les rucks un peu " latérales"côté Montpellier auront l'absolution, mais rien qui puisse remettre le résultat en balance.
    Ne pas se faire enrhumer par une feinte de passe a l'arbitre de touche, vendanger un cinq contre deux. et laisser une demi douzaine de contests sur des actions gagnantes, par contre....
    Allez, 84 les mecs

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  14. Merci Richard de nous régaler avec ton analyse et tes mots precis!
    Merci à tous aussi car vous lire est un plaisir et surtout très intéressant.
    Des points de vue non partisans et qui méritent débats.
    J'ai l'impression d'avoir vu un France- Angleterre des années 2000 ou le combat n'est pas récompensé mais que les vainqueurs ont su jouer, dominer, marquer quand il fallait et aussi comprendre l'arbitrage.
    J'ai un peu peur que Toulouse aie perdu un capital sympathie en France ou le petit poucet valeureux est préféré.
    Notre Top 14 est encore dominé par Toulouse qui va encore se renforcer l'année prochaine (comment font ils?)

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    1. On peut aussi compter sur Didier Lacroix pour lancer de futurs débats sur l'avenir du bouclier pour lequel il faudrait (dra🤔) toujours plus d'effectif.
      Des idées et des pistes qui favoriseraient le ST déjà en avance. Et la langue de coton aussi genre le ST n'est pas si au-dessus des autres vous voyez bien, d'autres équipes ont aussi les moyens de gagner gagner le championnat.
      Mettons en place une discussion pour faire avancer les choses et préserver les joueurs.
      Sous-entendu pour que nous puissions avancer afin de maintenir notre marge de manœuvre supérieure aux autres.
      Déjà que selon Mola fin de match à ses joueurs, ..."avec la 2e mt de merde que vous avez faite vous gagnez et vous avez encore de la marge..." pour finir quand même, "vous êtes exceptionnels", ououff !

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  15. A reparler des féminines le Stade Bordelais fait pareil que les Toulousains en gagnant leur championnat 4 fois de suite, tout en perdant leur entraîneur appelé en EDF féminines. Il est vrai que dans une pratique non professionnelle 1 contrat FFR doit être plus rémunérateur et valorisant.
    Par contre pas de demies n'ont été retransmises, dont celle où les toulousaines ont perdu contre les championnes de France quadruplérata.
    Seul Canal s'est lancé à retransmettre la finale.
    La visibilité est plus et reste plus compliquée chez les filles, surtout au niveau national.

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  16. On ne peut pas faire en même temps un match d'attaque et un match de défense. Quand une équipe défend bien, rien ne passe. Quand elle défend très bien, elle récupère des ballons. Et c'est précisément là que le Stade Toulousain est redoutable.

    Le Stade est complet, mais il excelle surtout dans ces instants de désordre, ces ballons de récupération où tout va très vite. Montpellier, lui, a imposé son jeu au près pendant une grande partie de la rencontre, avec beaucoup de puissance et de maîtrise. Mais cela n'a pas suffi.

    Être chirurgical, garder la tête froide, ne pas surjouer, saisir chaque opportunité... Ce sont autant de "petits" ingrédients qui font partie de l'ADN du Stade Toulousain depuis longtemps. Et c'est souvent ce qui fait la différence dans les grands rendez-vous.

    Un match n'est jamais gagné d'avance, et la loi du sport est sans pitié. Le MHR peut garder la tête haute. Le Stade Toulousain a gagné non pas grâce à un beau match, mais grâce à un gros match, celui qu'il fallait faire pour conserver son Bouclier.

    Bravo aux deux équipes, et rendez-vous la saison prochaine !

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  17. Remarquons avec enthousiasme que l'attaque est considéré comme la meilleure des défenses, et considérons avec un zeste de cynisme que la défense dirige souvent vers une belle opportunité d'attaque.
    Question de circonstances, le momentum dit on dans les milieux zotorisés.
    Mon ami Pierrot ne disait-il pas "tout est dans tout et inversement" ?
    Allez, ça se cultive bien sur les bords de la Garonne.

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  18. Coupe des nations, encore un truc caniculaire pour des mecs déjà bien à l'usure. Mais bon faut gagner sa croûte.
    Bon comportement français surtout en 2e mt mais 2 occasions manquées à 0 pour les blacks font la différence.
    Côté blacks à nouveau une belle charnière, comme celle française, une 2e ligne intéressante moins en vue en 2e mt..
    L'entrée de Guillard a fait du bien. Bien aimé Matt Spring, un vrai battant, la 3e ligne aussi, également Brau-Boirie. Moeffana costaud au placage.
    Et pis... Maillots et terrain blacks, Altrad bien achalandé.

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    1. Totalement d'accord , font chier avec leur compétitions de merde , les commentateurs se gaussaient du point de bonus défensif dont on se fout comme de la première chaussette ; les tournées normales étaient trop bien pour qu'elles continuent d'exister et tu as raison, FRIC FRIC ET FRIC et avec ça ils vont doucement tuer ce sport qui était familial ...

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    2. Sergio si les mecs sont a l'usure c'est juste parce que le Rugby français ne respecte pas ses adversaires en particulier et le reste de l'Ovalie en général.
      Perdre de deux points contre ces Blacks qui en auraient pris trente contre notre équipe en mode Tournoi est tout sauf glorieux.
      Galtoche et ses joueurs, irréprochables aujourd'hui n'y sont pour rien et ont fait le job, ça a même failli suffire.
      Allez, le Rugby international s'organise, il serait bon de monter dans le train.

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  19. Disons comme on le sait depuis longtemps que le T14 reste compliqué à gérer entre le tournoi et la coupe d'Europe en plus. Pour cela un certain nombre peuvent être rincés.
    Pour autant ils sortent une bonne partie, entre défense et attaque.
    Le rugby international s'organise juste pour la partie financière.
    Pour le jeu ça s'arrange comme ça peut, des règles s'adaptent certes.
    Idem pour le salary cap risquant d'évoluer.
    Mais t'as beau monter dans le train tout le monde n'est pas loti à la même enseigne.
    Et ça reste loin de l'idée du foot en coupe du monde pour faire participer plus d'équipes bien que pour autant le principe de qualif, par hémisphères ou zonages doit être revu histoire d'équilibrer davantage les barrages.
    Allez on reste tjrs dans cet esprit Sisyphe,
    qui n'est pas loin de faire rouler sa pierre au sommet mais il manque 20 m pour arriver en tête. Ça reste toujours ouvert

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  20. Un peu d'histoire,le monde pro s'est imposé, c'était ça ou la perte de contrôle du Rugby par les rugbymens.
    Et qui dit professionnalisme, c'est pas un gros mot, merde, dit apport de compétences et en effet recherche de profits.
    C'est pareil pour ton charcutier- traiteur ou Total-Energie, sauf a attendre le grand soir qu'est probablement pas pour demain matin.
    Alors que cette nouvelle formule de rencontres Nord /Sud formatée, lisible, rapporte de l'argent au monde du Rugby n'a rien de répréhensible, reste a savoir comment il sera utilisé.
    Ça ne peut de toute manière être pire qu'à l'ancienne, les arrangements derrière la ( bonne) cuisine de nos si regrettés gros pardessus, en famille comme dirait Marco.
    Vous je sais pas, mais moi j'ai vécu un magnifique week-end de ballon.
    Allez, pourvou qué ça doûre

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