lundi 24 décembre 2018

Le basque et la plume

D'habitude, l'amorce d'une chronique s'enflamme facilement. Cette fois-ci, il n'en est rien : la mèche est humide. Mes pensées vagabondent, buissonnières, et se tournent vers Julien Gracq, passionné de rugby et admirateur de Jean-Pierre Rives, ainsi qu'il me l'avait précisé au cours de nos trop brefs échanges épistolaires, quelques mois avant qu'il ne disparaisse. L'évocation de son adolescence dans La forme d'une ville (Corti, 1985) me touche toujours, comme ce jeu de balle ovale organisé autour de quelques règles et de lignes incertaines tracées sur la poussière entre copains. Rugby, sport de formation, comme on parle du roman.


Nous sommes nombreux plantés, hébétés, depuis que le basque et la plume nous ont quitté au moment où l'ovale emportait aussi trois de ses jeunes pousses. Une somme d'impressions tenaces annonce peut-être la mort imminente d'une activité sportive versée dans le professionnalisme qu'elle ne maîtrise pas et qui lui correspond si peu, à l'évidence, avatar pour lequel elle ne s'est visiblement pas préparée. Le changement dans l'urgence n'est pourtant pas conseillé.


Nous en sommes venus à croire ce sport universel non pas parce qu'il couvre toute une surface et parle facilement aux plus nombreux, mais justement pour le contraire : il se mérite, niché dans des provinces reculées de l'esprit, et ne s'offre qu'aux plus persévérants, épousant un spectre intime qui peut aller des pudeurs de Julien Gracq aux passions de Che Guevara, en passant par  les solitudes déguisées d'Antoine Blondin.


Quand on est rugby on peut, comme l'écrit si justement Benoît Jeantet à propos du reclus de Saint-Florent-le-Vieil, "se tenir soigneusement à l'écart du boulevard du bruit, préférant les creux des chemins obscurs de la création", tout en singeant l'hiver rue de la Soif sous le signe du cochon, puisque tout est bon pour chercher des raisons de bouger plus que d'agir, et aussi un peu de chaleur humaine dans un élan, ou un semblant, de fraternité.


Rien n'est offert qu'un drap de tristesse dans lequel s'envelopper en attendant que l'année trépasse elle aussi. Il nous faudrait pour bien faire mettre le barnum en vacance. D'ailleurs, je ne sais même plus qui joue, ni dans quel stade, et m'en désintéresse au plus haut point. Le maillot bleu sombre et l'autre clair s'assemblent sur une pelouse de synthèse, jeu à l'identique, structure, mouvements et illusions de même.


S'ils se situaient à l'opposé l'un de l'autre, Louis Poirier communiste convaincu et Antoine Blondin réactionnaire avoué en littérature comme en politique, étaient reconnaissables à leur style. "Amplitude du phrasé, ressac de sensations profuses", dessine Jeantet au sujet de l'auteur de ce Goncourt avorté qu'est Le rivage des Syrtes (Corti, 1951). Le Blondin de l'Humeur vagabonde (Gallimard, 1979) aurait plutôt, lui, "entrepris non seulement de plaire mais de charmer", tresse Maurice Nadeau.


De Julien Gracq, Jacques Verdier recueillit - c'est à noter - les avis rugbystiques pour les publier dans Midi-Olympique et je crois bien qu'il est le seul de notre profession à l'avoir ainsi confessé en mode ovale. Jean Cormier, lui, nous rendit Le Che dans un maillot de gros coton, les crampons dans la boue, tour de force pour ce farceur impénitent qui prolongea aussi la mémoire de l'Antoine sans pour autant le sauver des vents...


Le rugby serait donc cette gamme d'émotions dans laquelle piocher nos propres sons, agencer nos accords, di-sonner parfois, résoudre une tonalité, chercher des appuis toniques ou mineurs. Ces notes sont alors transformées en partitions : Jacques Verdier dirigeait l'œuvre au jaune et Jean Cormier animait l'orphéon. Si dissemblables et tellement complémentaires, ils nous laissent, inachevés, sur la coda, les bras ballants et leur cœur à plat.


Eux partis demeure la fable dont nous avons besoin, suiveurs, au milieu du chaos. Considérons le rugby tel un roman intranquille dont l'histoire, les personnages et les décors nous offrent une parole, tout en la dépassant. En deux siècles, générateur de mythes, il s'est émancipé de formes primitives. Il faut lui faire confiance pour réinventer, sous de nouvelles plumes, ses métaphores dans ce qu'elles ont d'intemporel.

76 commentaires:

  1. D'une part, pour reprendre ton début de conclusion, je n'ai pas une grande confiance dans les capacités régénératrices du rugby qui n'est plus l'essence de quelques hommes mais est devenu une machinerie industrielle mais, d'autre part, le seul espoir qui puisse me rester, réside dans le fait que je n'ai jamais pensé que ce jeu avait vocation à devenir universel.

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    1. André, il suffit de mettre de côté le rugby pro et de penser au Rugby, avec un grand air, comme les philosophes évoquent l'Etre, la Nature, le Bien...

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  2. La plume est mélancolique, Richard, et du coup, Benoit est cité (pas auprès de la commission de discipline, plutôt pour soupline). C'est vrai que ce jeu d'aujourd'hui donne plutôt la colique. André, pourtant il serait tellement bien que ce sport ait une vocation à devenir universel, un peu comme là-bas, dit. Tu sais où il y a le long nuage... Sinon Joyeux Noël, joyeux toi-même, à tous. Et puis...

    Noël sur la sphère
    Noël grégaire
    Mais Noël pépère
    Noêl pour être sincère
    NOêl débonnaire
    Noêl sans luttes sévères
    Nöel en bon atmosphère
    Noël en gilets pas chers
    Mais Noël plus rock...feller
    Noël sans âmes qui errent
    Noël saint père
    Noël sans Lucifer
    Noêl sans cancer
    NOël luminaire
    Noël de tonnerre
    Noël for ever

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    1. Mélancolique, oui, comme une nocturne de Chopin, lequel ne jouait du piano en poète que pour un public (ou aréopage, selon) choisi et apprécié. Lucide, surtout, en cette fin d'année, avec l'immense envie de basculer. Au fait, savais-tu que Nicolas était noir ?

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    2. par quel mystére un croisé de noir et de blanc est il considéré comme noir?

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  3. Pour Chopin c’est la des sand aux enfers Richard
    Et le rugby est comme le phénix il renaît de décembre donc optimisme toujours
    Champion du monde au Japon
    Toulouse champion de France 🇫🇷
    Et les quinconces enfin reconnu(e)s d'utilité public pour la cause du rugby
    Mais non je n’ai pas bu les agapes c’est ce soir
    merci mes amis d’être là
    Bonheur à tous
    Le Gé

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  4. En ce soir de Noël, plus la chopine que Chopin, non ? Sinon j'aime bien l'idée du rugby comme roman intranquille au ton digne de Fernando Pessoa . Pas follement optimiste l'ami Fernand, mais quoi ? Un peu d'intranquillité ça entretient l'envie de vivre ..."je trouve qu'en fait de mal nécessaire en ce monde, les maux naturels suffisent largement. Nous vivons tous, ici-bas, à bord d'un navire parti d'un port que nous ne connaissons pas, et voguant vers un autre que nous ignorons ; nous devons avoir les uns envers les autres l'amabilité de passagers voyageant ensemble."
    Essayons donc en bons passagers de cette nef des fous de scruter l'horizon avec curiosité et envie .
    Bon Noël à tous .

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    1. Bah ... Mieux vaut flotter sans grâce que couler en beauté.Encore que ...

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    2. Pour moi ce sera voguer au gré du vent et des courants, même s'ils sont contraire. Alors, rester immobile.

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    1. Tu apporteras les flutes en cristal ?

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    2. J’viendrai plutôt avec l’orchestre rapport que la musique, bonne fille, ne se trompe pas qui “va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore”...ce chagrin, Objet de notre dévotion, que même une ode au mouvement d’un Honneger de débordement n’a su soustraire à l’Affondamento final.
      On reprend donc avec moi :
      “Plus prės de toi mon Dieu...”

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  7. Pourquoi en bateau, c’est un beau 4 mats où le ballon voltige tel que le vent dans les voiles.
    capitaine oh mon capitaine, le bateau ne sait plus prendre la vague il est trop chargé de tous ces hommes qui se sont servis et qui ne veulent en rien aider pour le ramener au bon port.
    Sartre disait l’enfer c’est les autres mais nous avons créé cet enfer
    À nous de faire revenir le rugby au paradis

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    1. Grenoble c'est évidemment une coquille de noix, le Stade Français c'est un canoë ( rose), le Racing une périssoire, Pau une pinasse ... je ne vois guère que Clermont et Toulouse en fières embarcations ! Au fait c'est qui le youyou ?

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    2. plutot Bordeaux la pinasse, Pau c'est le kayak

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  8. "Noël est le seul jour de l'année où les hommes se conduisent comme les oies du Périgord, mais sans se forcer."
    Cette pensée vous est offerte par un dénommé Despriges, ou Desprages, un truc comme ça.
    Allez, joyeux Noel à tous et si un con vous dit que le Père Noel c'est les parents, un bourre pif, direct !

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    1. une pensée aquatique : Quand un cachalot vient de tribord, il est prioritaire. Quand il vient de bâbord aussi.

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    2. bâbord à droite ou bâbord à gauche ?

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  9. F. Pessoa écrivain mélanalcoolique, encore un. Mais des sensations. On en a ici bien sur. Si on peut avoir les bonnes... Car "pour marcher en regardant les étoiles, mieux vaux ne pas avoir une pierre dans son soulier".
    "La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre". Le rugby aussi, finalement. Il fait vivre aujourd'hui, mais ceux qui en vivent, vivent il pour le rugby ?
    Grenoble casse les noix en attendant de faire mieux et fait bouger le youyou des gros qui restent en rade.
    Le youyou s'était peut être P.V. entre autres, mais on n'en veux plus. On préfère les yétis. Mais savent pas jouer au yoyo, trop maladroits des mains et du cervelet.

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  10. Les quinconces d'utilité public, pour nous c'est certain, et si vos idées, vos réflexions, débordent, et sont reprises par le milieu du rugby alors c'est gagné.Joyeux Noël

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    1. Reprises, je ne sais pas mais lu, je vous l'assure...

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  11. Une année qui se termine vraiment mal, probablement pour nous confirmer que le rugby est bien malade comme nous nous le disons depuis 12 mois... Et il n'est pas le seul, malheureusement ! Reste la littérature, tu as raison Richard, pour nous donner l'illusion que ce monde vaut encore la peine qu'on s'y intéresse... Je vais passer les fêtes le nez dans Spinoza, après avoir relu le chapitre que Richard lui consacre dans son bouquin, histoire de ne pas finir l'année idiot !
    Et puis, vous le savez, j'ai une affection particulière pour la Grèce, et je livre à vos réflexions cette petite anecdote linguistique : savez vous ce que se disent les grecs pour se souhaiter la bonne année ? "Χρονια πολλα !", "Chronia polla" c'est à dire "nombreuses années" (au pluriel). C'est quand même plus ambitieux et plus optimiste que "bonne année" (au singulier) !
    Sacrés grecs, allez...
    Bonne fêtes à tou(te)s !

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    1. Le pluriel, c'est toujours sympa.

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    2. A condition de ne pas être trop nombreux quand même ! Le grand Georges se limitait à quatre, ce qui est un peu juste pour jouer au rugby mais, justement, au delà d'une quinzaine j'ai un peu de peine à m'y reconnaitre...

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  12. M'en méfie des grecs...Bonnes fêtes à tous ,que le type en rouge vous gâte .

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    1. Surtout quand ils font des cadeaux...

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    2. trop fort Ritchie "timeo Danaos et dona ferentes" en situation ... bon ben du coup "Nunc est bibendum, nunc pede libero pulsanda tellus "

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    4. Pas sympa d'insulter le libero

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    5. c'est c'la oui ... et bibendum il joue à Clermont ? 😉😈

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    6. Ah ah et Danaos à Béziers mais il y a longtemps ,il y avait qqs commentaires dans le gaffiot .

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  13. Y a pas de risques... ils n'ont plus les moyens !!!

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  14. Puisque nous sommes sur les Grecs, voici de G Moustaki "Sans le nommer" juste un peu remaniée ... Musique ici https://www.youtube.com/watch?v=fgKEXKwpx0g

    Je voudrais, sans le nommer,
    Vous en parler
    Comme d'un ami rondelet
    Ou haridelle,
    Un ami pas pousse-cailloux
    Qui se réveille
    A des lendemains qui jouent
    Sous le soleil.

    Refrain
    C'est bien lui où l'on attaque,
    Où l'on se poursuit et se traque.
    C'est bien lui qui se soulève,
    Qui souffre et se met en fièvre.
    C'est avec lui qu'on frissonne,
    Qu'on crie et qu'on s'abandonne,
    Qui nous donne envie de vivre,
    Qui donne envie de le suivre
    Jusqu'au bout, jusqu'au bout.


    Je voudrais, sans le nommer,
    Lui rendre hommage,
    Beau garçon du mois de mai
    Ou des ombrages,
    Un grand costaud bien planté
    Sur ses deux jambes
    Et qui traîne en liberté
    Où bon lui semble.

    Refrain
    C'est bien lui où l'on attaque,
    Où l'on se poursuit et se traque.
    C'est bien lui qui se soulève,
    Qui souffre et se met en fièvre.
    C'est avec lui qu'on frissonne,
    Qu'on crie et qu'on s'abandonne,
    Qui nous donne envie de vivre,
    Qui donne envie de le suivre
    Jusqu'au bout, jusqu'au bout.

    Je voudrais, sans le nommer,
    Vous en parler
    Bien-aimé ou mal aimé,
    Il est fidèle
    Et si vous voulez
    Que je vous le décrive,
    On l'appelle
    Notre rugby oui, comme à Brive

    Refrain
    C'est bien lui où l'on attaque,
    Où l'on se poursuit et se traque.
    C'est bien lui qui se soulève,
    Qui souffre et se met en fièvre.
    C'est avec lui qu'on frissonne,
    Qu'on crie et qu'on s'abandonne,
    Qui nous donne envie de vivre,
    Qui donne envie de le suivre
    Jusqu'au bout, jusqu'au bout.


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  15. De la plume ...
    Nait le souvenir de pensées épistolaires et ovalesques ou rien ne ressemble plus au rugby d'antan que le visage abstrait d'un jeu dénué d'un quelconque intérêt. Terrible constat de Richard que d'être obligé de puiser dans la bible des souvenirs pour comprendre la genèse du rugby d'aujourd'hui. Hier n'est jamais demain encore moins après demain et pourtant le spectre du mal, de l'ennui rode de façon incessante et pesante. A quoi bon "une saine confrontation et le passage à l'étamine qu'impose le regard de l'autre" pour écrire un rugby actuel caduque de tout intérêt ? "Des idées philosophiques profondes" ancrées et enracinées au plus profond de nous, reçues de nos pères, permettant de croire que le bien est plus déterminant que le mal et que l'inculture n'est "qu'affaires" d'altruistes bien loin de la pratique de l'ovale celle qui nous a forgés aux valeurs intrinsèques de ce sport. La raison peut-elle à elle seule nous libérer de cet affreux carcan dans lequel nous nous sommes enfermés sciemment ? Sommes nous donc asservis à notre pratique rugbystique ancienne sans avoir vu l'évolution même du jeu ? Sommes nous donc devenus aveugles et refusons nous le combat tel un toro à la langue bleue ou à l'arrière train affaibli ? En échange de ce paradoxe, les modernes n'ont que trop peu d'arguments opposables actuels. L'asservissement à un rugby frontal tel une impasse est une régression maladive du mode la pensée du jeu si chère à Pierre Villepreux. Montaigne disait "chaque usage a sa raison" ! Quand on voit les pratiques de l'hémisphère sud, en particulier les All Blacks, on comprend Michel Eyquem sur le "Que sais je" des non dits et des carences intellectuelles que nous traversons actuellement. La consanguinité a fait son oeuvre mais surement pas la révolution. Au lieu de croiser des chromosomes stériles de testostérone, on ferait mieux par essence même du jeu et de l'esprit de redécouvrir qu'un neurone a plus de fonctions qu'on ne croit ! " la raison est un glaive double et dangereux" soulignait Montaigne et pour cause la politique du double langage a ruiné les fondamentaux de notre savoir faire rugbystique. Aujourd'hui, entraîneurs, managers et joueurs ont une langue de bois, rustre et sans essence alors que le jeu donne la place à la parole et à l'esprit. Les modèles sociétaux de ces dernières années ont rendu copie blanche sur le contenu et le contenant. Point d'ivresse, de joies, d'engouement à voir un match même si on sent un balbutiement ces dernières semaines dans les pratiques. Il aura fallu trois morts pour la patrie pour comprendre que le rugby n'est pas un muscle mais un mode de pensée du jeu prioritairement. Je terminerai mon propos bien trop court par Kant et Kant "la possession du pouvoir corrompt inévitablement la raison" pour rejoindre le dictionnaire des Penseurs "deux choses remplissent le cœur: le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi".

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    1. Faut juste regarder jouer les filles ! Sinon trouvé ceci en tapant seulement : bizarreries, rugby ! https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01659681/document
      avec notamment cette phrase : "on serait tenté de dire qu’il existe une JUSTESSE du jeu de rugby, favorisant l’organisation de parties d’échecs avec des corps vivants, passionnés et en mouvement." je te laisse découvrir les arguments concernant l'éthique de ce jeu, nul doute que tu t'y retrouveras ...avec une belle conclusion sur le NOUS du rugby en "véritable matrice d'augmentation " . Bonne lecture .

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    2. Bien joué, Tautor... Effectivement, cette citation de Kant, le penseur de l'impératif catégorique, sur le ciel étoilé et la loi morale est une de celles qui me parlent le plus et le mieux...

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    3. No comprendo : Unknown c'est moi, Ritchie... Décidément, les ordis sont bizarres !

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    4. pendant qu'on est dans le bizarre : toutes les photos ont disparu du blog . plus de rebetiko, plus de Tautor à 8 ans .... pire : plus de fraise !!

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    5. Sylvie, si si j'ai la fraise. En fait, je pense que cela dépend de l'ordi qu'on utilise et du serveur. Parce qu'avec mon ordi perso, tout est visible...

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  16. Richard
    juste pour que tu comprennes que le dictionnaire des Penseurs m'a conduit à une réflexion sous la plume sans pour autant creuser le sujet comme je l'aurai voulu ... aquabike oblige !! A voir si l'inspiration me revient !

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  17. Pour reprendre Thoreau qu'apprécie tant Richard:
    "L'important n'est pas ce que l'on regarde mais ce que l'on voit."
    C'est, la plupart du temps, ce que je ressens en voyant un match de rugby d'aujourd'hui et, du coup, j’arrête de regarder.

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    1. comme toi, il m'arrive de regarder un match sans le voir tellement tout se ressemble et me semble attendu.

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  18. Vous aurez remarqué comme moi ,que chaque fois que l'on parle d'un avant,il est signalé son poids et sa taille pour les secondes lignes,comme si çà lui donnait du talent parce qu'il est grand ou parce qu'il lourd (gros) pour un pilier.Pour un trois quart, rien ou pas grand chose , il y aura bientôt, si çà n'est pas déjà fait ,les mètres gagnés ,qqs vagues off loads avec le petit bidule sous le maillot on peut tout savoir.Le poids et la taille ,c'est celui du cerveau pour certains dont il faudrait avoir les mensurations ....

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    1. pour le cerveau pas besoin du bidule, suffit de compter les essais ou le nombre de passes faites et tu auras son QI !

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    2. Le QI c'est pas ce qui est marqué dans le dos?
      Sinon, Tautor, j'ai pas trop l'impression que le pouvoir ait beaucoup altéré la raison de M. Hansen, par exemple, et pas que.
      Ah oui, tant qu'on y est, Miss,le NOUS du rugby en "véritable matrice d'augmentation " , serait ce en d'autres termes un clone du célèbre "le tout ( l'équipe)est plus que la somme de ses parties ( les joueurs)", de notre ami Harry Stoth?
      Allez Chevreuse

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    3. Ben je ne sais pas, ça me semble assez mathématique ( faudrait connaître la différence entre une matrice d'augmentation et la somme mathématique ... pas dans mes compétences ! ) à toutes fins utiles je te donne la fin de la phrase : "la vertu formatrice d’un sport plus collectif que tous les autres équivaut à une leçon pour la philosophie politique. Véritable « matrice d’augmentation », il permet de considérer que le « Le NOUS d’une équipe » vaut comme « un nouveau cogito » doté d’une puissance réflexive (ainsi que l’écrit avec profondeur Robert Damien dans son Éloge de l’autorité. Généalogie d’une (dé)raison politique, 2013)

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    4. Le pouvoir dépend aussi de ce qu'on en fait, comment on l'exerce, à tort ou à raison.
      Dans le monde de notre rugby français, c'est dans la déraison, plutôt que la véraison...
      Ce qui fait que "le rugby sans joie, c’est l’apéritif sans alcool", dixit O. Villepreux, qui dit aussi
      "Le destin de l’équipe dirigeant la FFR aujourd’hui reste moins important que celui de ceux qui devront inévitablement, à moins de risquer la paralysie, reprendre en main ce sport là où on l’a laissé". Reste à les trouver urgemment.

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    5. Mouais..., on serait plus dans le sociétal , qui rentre mal en équation ,et c'est tant mieux.
      En tout cas j'adhère grave, si l'équipe n'apporte pas un supplément d'âme, c'est pas la peine, renvoyons l'entraîneur au baby-foot , quitte à peiner notre gestionnaire de crise préféré 😆😆
      Allez Chevreuse


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  19. Tu dois avoir raison Jan Lou , finalement même d'avoir joué derrière, çà ne fait pas beaucoup....

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    1. C'est peut être un détail pour vous, mais ça veut dire beaucoup...!

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  20. Je regarde Sylvain Tesson sur ARTE....Excellent et éclairant à notre échelle rugbystique...

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    1. vu aussi ; où il est question entre autres, de la dépoétisation du monde, même diagnostic pour le rugby, André ?

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  21. Un des derniers grands poètes comme Mela est parti, il n'a pas hélas été remplacé (pas vrai Sylvie).....pouf pouf pouf

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    1. eh oui Pomponius Mela un des grands géographes Romains car la géographie est une forme de poésie, son descendant Arnaud fit également voir du pays à plusieurs ...

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    2. Mela Trumponus aussi, une vestale
      Come Grenoble , one point in Paris.

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  22. Et aussi Numa Pompélius, et Sextus Pomponius, juriste à l'origine de l'histoire du droit romain. Que des grands pompes. Plus tard, il y eu Pompidou, mais plus da dou ronron. Et bien sûr Arnaud qui les mettaient... les coups de pompes. Et les autres, qui en avaient... des coups de pompes.
    Allez pump it up.

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  23. Le pompon Stade Français Grenoble un match de vétéran tellement ça va vite

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    1. Et le SF évite le pire. Grenoble à joué 20 mn. et puis la mayo est tombée pour rester sans saveur.

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    2. N'empêche le staff Sudaf faisait vachement de l'huile ... et pas seulement pendant 20 mn, ensuite l'entrée de l'arbitre-bis Sergio Parisse a bien arrangé leurs affaires ...😈🎅🏈 ( oui je sais c'est mesquin, mais ça fait du bien !)

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  24. Des internationaux du niveau de fédérale ... match très lent, pas une attaque en 2e mi-temps ... des fautes de cadets indignes de joueurs pros

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  25. 1e mi-temps agréable LR n'a pas encore gagné

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    1. Et puis LR prend le large...

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    2. Puis 1 champion des défaites et 1 champion d'automne. Vaut mieux être jaune et bleu que sang et or. Mais Clermont le mérite et faudra qu'il aille au bout, cette fois.
      Sinon quelqu'un est allé sur Boucherie Ovale ? Un reportage intéressant sur la mort de l'autre Elie... Vaquerin, mystérieuse celle là. Des podcasts à écouter sur la contre enquête effectuée par le jeune reporter biterrois Alexandre Mognol. Avec des témoignages de certains proches, d'autres n'ont pas voulu en reparler. Plutôt sur fond polar. Une vie de despérado des terrains et de la nuit, ayant fini cocaïnomane et qui s'est roulé à la russe, à ce qui a été dit. Et toujours une légende à Béziers. Intéressant sur ce milieu biterrois de l'époque, même si long à écouter (5/6 h).

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    3. pas Elie, Armand ... j'en ai parlé le 8 décembre dernier de ce podcast de Nouvelles écoutes ( comme Antoine sur renvoiaux22) sur ce coup la Boucherie Ovalie arrive un peu tard mais c'est normal avec le boulot qu'ils ont en découpe pour les fêtes ...

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    4. Oui Armand, bien sûr Guariguette. Elie son frère qui n'a pas désirer témoigner. Me rappelait plus que tu en avais parlé. Et j'avais pas vu l'article d'Antoine. Sinon, 1 beau travail, original dans sa forme et témoignage encore une fois d'une autre époque, mais significatif. Aujourd'hui, je ne vois guère que l'histoire Basta, dans un autre style. évidemment.
      Ça m'a rappelé quelqu'un du coin, international voultain, Maurice Lira, un peu dans le style, qui disparaissait plusieurs jours à faire la fête. Il avait fini à travailler comme ouvrier textile à Rhône Poulenc, avec mon père. Il venait avec des pantalons rapiécés. Et il a terminé dans une totale indifférence. Jean-Claude Noble aussi, autre voultain 1er chelémard et pilard. Pareil. Mais lui, le monde de la nuit et la pègre il la cotoyait pour les affaires... Puis, ensuite souvent au Cameroun où il a été emprisonnė et avait bénéficié d'1 mouvement de soutien d'anciens internationnaux, pour le libérer. Il est mort là bas, que je sache. Ma 1re sortie en box of night était dans un établissement qu'il avait monté à Valence, le "mille pates". Bientôt 47 ans, putain...!

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