lundi 7 novembre 2022

Un succès très cavalier

Champion de France en 1902 avec le Racing Club de France au poste de deuxième-ligne, puis arbitre international, l'ingénieur polytechnicien Jacques Müntz nourrissait, comme Damian Penaud aujourd'hui, une passion pour le grand échiquier. Laissé à la postérité ovale, son axiome nous revient en mémoire à la vitesse d'une diagonale de fou : "Le rugby est un jeu d'échecs joué à toute allure". L'agile ailier auvergnat en serait le cavalier qui s'insinue dans l'intervalle, saute l'obstacle et repousse l'adversaire avant de prendre le roi.

De cet exploit au forceps le XV de France, en panne d'idées offensives, a fait médiatiquement son miel, instaurant après les Tricolores de la génération 1931-1937 un nouveau record de victoires consécutives - onze - au moment où le zébulon déposait son ballon dans l'en-but australien, lequel record vaut bien plus que l'ancien obtenu à coups de succès sans grand intérêt face à l'Allemagne, époque où la France était exclue du Tournoi des Cinq Nations pour faits de professionnalisme.

Il y a du Jean-Baptiste Lafond chez Damian Penaud, si l'on veut bien ici considérer l'inspiration débridée, la confiance absolue et les appuis tranchants que ces deux phénomènes partagent. Mais le messager n'est rien sans la missive, en l'occurrence cette remarquable passe - moitié sautée, moitié lobée - finement armée par Matthieu Jalibert dont la performance aiguisée en fin de partie relance le débat nourri de la concurrence et surtout de l'alternative qu'il offre à l'ouverture.

Ce succès pour l'histoire suscite une interrogation. Faut-il systématiquement se débarrasser du ballon au pied une fois que les avants ont effectué leurs trois quatre pick-en-go réglementaires, et redonner ainsi des opportunités à l'adversaire de relancer ? La question, qui taraude beaucoup d'observateurs, mérite d'être posée avant d'affronter les Springboks et le triangle arrière Kolbe - Le Roux - Arendse. J'ai l'impression, mais je peux me tromper, que ce principe de "dépossession" est désormais obsolète et sonne comme un aveu d'impuissance, même passagère.

L'Afrique du Sud s'avance samedi sur la Canebière avec la ferme intention de boucher l'entrée du port. Sa prise en force de la ligne d'avantage et ses gros tonnages au ras des phases de conquête vont mettre à contribution les plaqueurs bleus dont on a clairement vu qu'ils avaient de l'appétit pour ce genre de défi frontal. Mais si la défense permet de ne pas perdre un match, c'est bien l'attaque qui offre le succès. Et dans ce domaine, le XV de France serait bien inspiré de monter son exigence d'un cran, voire de deux.

Fidèles à leurs principes dynamiques et multipliant les passes, les All Blacks ont infligé une correction aux Gallois à Cardiff, quand les Pumas s'imposaient à Twickenham grâce à un essai de toute beauté en première intention derrière touche de leur couteau suisse Emiliano Boffelli, avec petit tourniquet des avants pour faire diversion, appels, leurres et courses rentrantes des centres pour bloquer la défense anglaise au milieu du terrain et parfait négoce du "deux contre un" en bout de ligne. 

Les Wallabies, pour leur part, déçus d'avoir perdu à la dernière minute, nous ont néanmoins gratifié d'une contre-attaque de cent mètres après la récupération acrobatique d'un lob distillé par Antoine Dupont; essai estampillé "Aussie Flair" digne de La Pléiade, réaction offensive collective au plus fort de la pression encaissée et soudain utilisée pour renverser le rapport de force. Le genre d'action lumineuse qui a fait, depuis les années 60, la gloire du XV de France. Ca n'a échappé à personnne.

129 commentaires:

  1. Tu fais bien de souligner l'essai en première main des Argentins; c'est bien la preuve qu'un rugby offensif peut se pratiquer sans x temps de jeu préalables, préparations et "chaînes" diverses: un intervalle restera toujours un intervalle, l'espace libre se crée par l'incertitude autant (sinon mieux) que par des charges d'avant ou des passages à vide dans la défense. Les Argentins l'ont montré de manière éclatante en attirant l'ensemble de la défense pour libérer le (grand) large, comme Jalibert ou Penaud (avant même son essai) ont montré que sur les appuis, on peut percer une muraille pourtant bien montée en ligne.
    Le jeu au pied, forcément de dépossession puisqu'on n'a plus son destin ovale en mains, n'est pas un problème en soi; c'est l'absence d'une alternance, capable de rythmer un match en imprimant un tempo que l'adversaire aura du mal à suivre, qui est plus symptomatique. La qualité des meilleures équipes, c'est de pouvoir mettre du volume de jeu dans un jeu de possession suffisamment longtemps pour finir par faire craquer la défense en face, comme de savoir changer brusquement de tempo si l'occasion (qui fait le larron) se présente.

    RépondreSupprimer
  2. Ah ben si, pour le coup il a échappé à Penaud, le kangourou
    Allez Chevreuse

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour à tous
    Un record vaut bien un réveil de ma part surtout s'il vient effacer le record de la honte.
    Je remercie Richard Escot de minorer à sa juste mesure le record précédent.
    On nous les a bien brisées avec cette histoire de record de nombre de matchs gagnés en suivant. Un peu honteux tout de même d'avoir conservé ce record de l'EDF dans les tablettes. Et encore plus de choisir cette référence, ce qui occulte complètement (impossible pour moi à retrouver désormais) l'edf digne de ce nom qui avait gagné le plus de matchs sans défaites.
    Si RE ou un.e quelconque érudit.e veut bien me rappeler quelle équipe détenait un record estimable (et non de pacotille) ça me mettrait en joie.
    Cela aurait plus de sens probablement et remettrait dans une plus juste perspective, la prouesse (à l'échelle de la France) de cette équipe par rapport à la précédente détentrice dont j'ai vraiment envie de me souvenir.
    Car non décidément ça ne se fait pas de comparer avec une équipe exclue du tournoi pour brutalités entre autres choses, qui a mis 8 ans (31-39) pour établir ce record contre des équipes mineures excepté le premier match contre l'Angleterre, un contre l'Italie et 8 contre l'Allemagne qui a fini par gagner le 9ème match.
    Et ça n'a pas plus l'air de choquer grand monde que ces matchs ont eu lieu pour ce qui concernent 7 matchs contre un pays gouverné par Hitler. Un peu comme si au lendemain de la victoire contre l'Australie, on découvrait que la France aurait été le pays qui aurait joué le plus de matchs contre l'afds en période d'apartheid.
    Donc ce nombre de 11 matchs va enfin effacer des tablettes définitivement je l'espère, ce triste record et permettre peut être d'en viser un plus grand et plus symbolique encore si par cas samedi ils continuent leur cycle de victoires.
    Atteindre cet objectif bien plus significatif à mes yeux qu'un simple trophée de circonstance sous-entendrait deux grands chelems consécutifs (authentique exploit) et au moins une victoire contre chaque nation du sud.
    Alors oui perso, je veux bien sacrifier une victoire en CDM pour un record à plus de 20 matchs (voir lien ci-dessous).
    Car, je le répète malgré tout ce qu'on cherche à nous faire croire, il faut un enchaînement de circonstances plus ou moins favorables sur un temps court et seulement 7 matchs, dont les trois derniers sans défaites pour soulever le trophée Web Ellis.
    Aucune comparaison possible avec deux grands chelems consécutifs dans une période où les nations du nord tiennent la dragée haute aux nations du sud, plus particulièrement la France et l'Irlande.
    Un grand chelem c'est gagner 5 matchs de suite contre des équipes du top 10 mondial avec au moins une ou deux dans le top 3.
    Ce n'est pas exactement la même prouesse à accomplir pour gagner une CDM. Même si j'en conviens qu'il serait pour le moins utile qu'on puisse enfin la gagner en mettant toutes les chances de notre côté. Je dis bien toutes les chances qui font qu'en 2011, l'EDF ne pouvait résolument pas gagner la finale, pas plus que la demie de 1995.

    https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/xv-de-france-ou-placer-le-record-de-victoires-consecutives-des-bleus-dans-l-histoire-du-rugby-mondial_AV-202211060118.html

    RépondreSupprimer
  4. Une défaite d'un point le matin, une victoire d'un point le soir... Suis-je le seul qui aurait préféré le contraire?
    Plus que jamais, ce n'est pas un sport qui est fait pour les cardiaques!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Plus un, Thibault, les deux pendants auraient fait des vainqueurs légitimes !
      Mais c'est pas comme ça que ça marche, et quand le sport sera une science exacte je me mettrais au tricot.
      Allez, Une maille à l'envers...

      Supprimer
    2. Jan Lou au tricot, ça doit valoir son pesant de haricots...
      (non non Jan Lou, j'ai besoin de rien pour descendre les poubelles !)

      Supprimer
  5. Il n'y'a pas si longtemps que ça on pleurnichait sur le french flair qui pouvait débloquer des matchs pour en distiller quelques références historiques et joueurs emblématiques. Sauf qu'il n'assurait pas un continuité de niveau de jeu pouvant faire régulièrement la différence.
    Aujourd'hui le manager selectioneur national et son staff ont réussi à mettre en place un jeu qui tient régulièrement le choc face à des adversaires les plus dangereux. Certes, il comporte des séquences minimalistes contribuant en rien au spectacle et à la qualité du jeu développé. Un rugby devenu très pragmatique depuis l'arrivée du professionnalisme.
    Après, vaut il mieux perdre d'un point en 1/2 finale CDM, en proposant du jeu mais avec des périodes pas très rationalistes ou gagner d'un point, sans plus de stres.s que ça avec un jeu moins sophistiqué, sur le principe. L'important restant d'être à même de faire la différence quand l'occasion se présente.
    Ce qu'est à même de faire le groupe actuel, bien qu'on en attend un peu plus d'étoiles à se mettre dans les yeux. Allez, mettre un peu plus de lessive pour faire mousser...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as peut être raison
      Mais le jeu est un supplément supplément la vie

      Supprimer
  6. J'avoue qye je me fout de ce record de 11 match comme de ma première chemise , ce qui m'importe et ce que j'aime c'est de voir du beau jeu et des essais aussi beaux que l'Australien et celui de Penaud, passe très belle de jalibert et finition digne des meilleurs....quand au jeu au pied de ntamack ( que j'aime bien ) c'est n'importe quoi, pour moi signe d'une impuissance à ce que les centres puissent faire du ballon , il faut dire que danty fait du bastareau...a quand le retour d'un 12 et 13 plein de finesse , de jeu et de malice ...je pense que s'il ntamack en 10 , qu'il positionne jalibert en 12 et on verra peut être autre chose ...c'est mon avis et il est peut-être mauvais ...mais je le donne quand même 😁😁😁

    RépondreSupprimer
  7. Ton avis est tout sauf mauvais,Marco.
    C'est celui d'un esthéte, que je ne partage pas, mais que je respecte, vraiment .
    Et qui interpelle aussi!
    L'intégriste du pragmatisme, le chantre du tableau d'affichage regarderait le doigt quant le poète lui montre la lune ?
    Allez, il se fait tard....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. je te remercie de ta confiance en mon jugement , mais pourquoi ne partage tu pas , l'esthétisme ? cela m'intrigue ! bonne journée

      Supprimer
  8. Quand je voulais parler de "record" et que cela ne m'intéressai pas , c'est parce que le record est une affaire d'égo ( et là en particulier celui de galthié) ; ce qui est important c'est la performance soit individuelle , soit collective ; un 100 m n'est beau que si la course est disputé et au finish ; si le coureur est seul et qu'en même temps il bat le record , ou est la beauté de la course ...je ne dis pas que ce que font les bleus n'est pas important au nombre de victoires , mais il ne faut que celles ci cachent le principal ,; c'est à dire le jeu ...2023 est loin , très loin si on ne regarde que le record de victoire , car plus dure sera la chute ...

    RépondreSupprimer
  9. Cette revendication de Galthié pour ce pseudo dépassement d'un record de continuité de victoires n'honore pas celui qui le revendique, en trompetant urbi et orbi, quand finalement nous découvrons l'historique des 11 succés.ça pourrait être un sparadra négatif qui colle bien à sa communication....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est exactement ça. Tout est communication, maintenant.

      Supprimer
  10. Bin les amis, je ne sais pas ce qu'il faut pour vous rendre heureux côté ouvert et côté rugby donc, mais je vous vois plutôt embarqués côté ferme, performance individuelle comme collective au placard, la beauté (???) évaporée, le record surévalué, haro sur le revendicateur, et même la chute annoncée !!!!!!!!!!! Faudrait voir à voir quand-même et peut-être observer les choses pour ce qu'elles sont et non comme on aimerait qu'elles soient, depuis le temps que l'on s'emmerdait à regarder notre EDF aller de victoire à minima en défaite encourageante sans vie, sans ressort, sans performance ni individuelle ni collective, sans beauté et quand-même donc aller de record d'incapacité en record de manque de jeu, sais pas ce que vous attendez du rugby mais bien peur au final que rien ne vous satisfasse ??? Ou bien ????
    Allez, on contre-attaque ou quoi ?????

    RépondreSupprimer
  11. Et puis l'esthétique m'en fous un peu, comme disait mon éducateur dans mes toutes jeunes années d'apprentissage "Coco, on te demande pas d'être beau, seulement d'être juste". La passe académique, acrobatique, à plat, main-main, et autres même fantaisistes et pas sur le manuel, du moment que la balle arrive à ton partenaire lancé et dans sa course, le reste !!!!!!!!!!!!!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cardiff, l'entraîneur australien Bob Dwyer disait à ses joueurs : "le souci, ce n'est pas celui qui fait la passe mais celui qui l'attrape." Il voulait que ses joueurs sachent récupérer le ballon en toute circonstance. Il me disait : "Regarde, au moment de la passe, le passeur prend une "cartouche", la passe arrive mal. Il faut donc que le réceptionneur soit prêt à toutes les éventualités. Et donc à l'entraînement, il demandait à ses Wallabies de faire des passes dégueulasses et forçaient les réceptionneurs à faire l'effort d'attraper le ballon mal envoyé. Quand j'entraînais Palaiseau, j'ai effectué cette séance : je te raconte pas le bordel. Mais l'idée est interessante. Mais seulement avec des joueurs de haut niveau qui pigent l'idée derrière. Du coup, pour un éducateur, pour l'apprentissage du gamin, faire des passes académiques, c'est la base.

      Supprimer
  12. Cher Cardiff ; ce n'est parce que nous nous sommes emmerdés pendant des années et que ça joue bien aujourd'hui que l'on doit se satisfaire de tout ...oui j'aime bien que l'EDF gagne mais franchement contre les australiens nous avons été un peu "just" sur le jeu ...alors non je ne suis pas pessimiste , mais juste réaliste car les victoires qui s'enchainent te font peut être oublier que tu peux tomber un jour , et je préférai qu'ils tombent aujourd'hui qu'en finale en 2023...il est des défaites dont tu apprends plus que des victoires ; quand à la beauté du geste , nous ne serons jamais d'accord car quand le geste est beau il atteint son but et la passe est réussi , si elle échoue c'est que le geste n'était pas beau ... .. à un certain âge , et avec le peu qui reste à vivre on préfère la beauté car elle sublime encore les heures et à travers un regard on retrouve sa jeunesse ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut rester fidèle à son âme d'enfant. Le rugby, ce n'est pas une science c'est un art.

      Supprimer
  13. une amitie est belle quand elle est ponctuee de beaux gestes
    si on apprecie pas un beau cadrage une efficace poussee collective un somptueux crochet une splendide prise en touche une filouterie du 9 une relance lointaine et brillante , un jeu de passes rapides et tranchant alors il est vrai on se contentera de victoires quelles soient al a Pyrhus ou seul le fait de l emporter triomphe
    l esthetisme guide nos gestes c est un label ultra rouge et savoir l apprecier et le revendiquer est un devoir
    un match sans fulgurances denue de belles phase est une incongruite comme un stade deCARDIFF prive de l harmonie de ses chants

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. D'accord avec ça. Le rugby français se nourrit depuis les années 60 d'esthétique. Mais l'esthétique c'est le geste juste et beau. Les deux sont indissociables. C'est notre marque. J'ai entendu le public sifflé le XV de France après une victoire étriqué, sans âme et fulgurances. Et l'applaudir après une défaite et un match plein, perdu certes, mais avec panache et grâce.

      Supprimer
  14. mmouais, sais pas trop quoi penser de vos propos, de prime abord je me dis "ils te prennent vraiment pour un bourrin", puis de second abord je comprends votre besoin de cet esthétique et je me dis "on ne peut pas être contre un geste juste et beau" comme dit le cap'tain, mais mais mais ..... De triple abord je saisis que d'attaquer la ligne plein fer comme je l'ai fait a provoqué quelques flottements dans le dispositif -ce qui était le but- et que du désordre né de cet imprévu insolent le débat s'est engagé entre ce qui est le mieux pour le jeu entre donc le juste et le beau, la fusion des 2 certes la pleine élégance, mais tellement difficile à atteindre.
    Je n'attache pas plus d'importance que ça à la victoire, puisqu'elle me parait être LE but de toute partie de rugby, le seul graal à atteindre, et n'en déplaise aux esthètes, même après un jeu qui ne satisfera que ses vainqueurs.
    Plutôt que d'esthétique d'ailleurs je parlerai d'élégance, ce délicat mélange d'équilibre et d'audace, je suis avec vous pour pousser cette mêlée dans ce sens-là, je pense être en pleine harmonie avec vos propos puisque visiblement nous aimons pareillement ce sport, on peut pleurer après une victoire pas trop glorieuse et tonitruer dans une défaite honorable, et puis parfois et pour le plaisir des réponses attendues ou surprenantes on peut proposer une interrogation ou une interprétation aléatoire, un peu comme "je te défie balle tenue à deux mains, pleine course, alors à droite ??? A gauche ??? Mordra ??? Mordra pas ??? Et de la réponse suivra le reste, comme ici donc, un commentaire comme un coup de pied à suivre, ballon attrapé ou pas, faux rebond, contre-attaque, le rugby quoi.
    Alors le rugby se nourrit depuis les années 60 d'esthétique, oh que oui, c'est sa marque, on peut aussi raisonnablement dire que quelques éclipses (de style) ont parfois refroidi l'enthousiasme des supporters, et aussi que de belles épopées victorieuses de phalanges trapues n'ont pas soulevé les mêmes.
    Allez, j'attends de pied et à bras fermes le premier esthète qui va prendre l'intérieur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Élégance, oui, le mot est juste. C'est cela même. Après sur l'intérieur, je vois bien ta corde à linge ah ah

      Supprimer
  15. Élevé à la même mamelle ovale que Nini, j'ai appris, (et transmis) le pragmatisme.
    Nous restons dans le domaine dont auquel qu'on cause ici, hein,pour le reste j'espère encore fatiguer l'émotion longtemps!
    Mais un joueur, une equipe, ça cherche à être bon d'abord, pas beau.
    Je n'ai jamais joué pour la galerie mais pour moi, mes potes , et surtout pas pour le spectateur, le spectacle ne me semble d'ailleurs n'être qu'une conséquence, et surtout pas la finalité.
    Le déroulé du match, comment les joueurs vont créer son histoire, chercher des solutions, s' adapter, voilà ce que je cherche, a eux de décider.
    C'est à cette aune que je mesure mon plaisir , mais je reconnais volontiers qu'une autre approche est possible.
    Allez , de la souplesse bordel !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah, vaste débat donc, comme on le lit ici... C'est tout ce qui sépare, par exemple, Will Carling et Jérémy Guscott, ou pour faire plus présent, Jonathan Danty de Gael Fickou. Concernant les avants, la situation au combat rapproché est différente. Sauf pour les hybrides commes Laurent Cabannes ou Olivier Magne, qui levaient la tête. Mais derrière, tout est question de regard - il précéde la passe. Donc, pour bien voir, il faut lever la tête, regarder autour de soi et ainsi se redresser. Tout est redressement. Et là, tout s'éclaire et le corps droit la passe part. Il est question aussi d'arrêter l'adversaire et pas en lui pétant dans la gueule mais en le posant sur ses appuis, à distance. Et là, buste droit, ballon posé sur le coeur, tête haute. Et bim, la passe glicle. Et hop, un défenseur de moins.
      J'ai passé des nuits à discuter de cela avec Jean Dauger, Dédé Boni, Patrick Nadal, Jo Maso, Didier Codorniou, François Sangalli et consorts.
      L'allure et l'efficacité, derrière, sont liées. Intimement.

      Supprimer
    2. Il remettre le rugby au centre (du village), quoi...
      (chais pas pourquoi, ça me rappelle vaguement le titre d'un vieux bouquin...)

      Supprimer
    3. 1984, c'est vieux ? C'est d'actualité dirait Orwell

      Supprimer
  16. La lucidité est belle aussi
    Faut éviter de la laisser dans son short
    Un joueur qui est bon a le geste juste
    Et souvent le geste est beau en lui-même
    Ne serait-ce que par l'offrande
    Sur un 2 contre un bien exploité
    Plutôt qu'une feinte pour aller marquer seul, ou un passage en force
    Ce qui se produit trop souvent
    Sinon, on s'tape une camomille...

    RépondreSupprimer
  17. AH rester lucide même dans l'adversité, pas se laisser griser par l'euphorie de la course, avoir le geste juste et s'il est juste le joueur est bon, ah l'offrande et pas feinter le jeu ni forcer le passage, belles intentions, qui cependant dans le tempo d'un match et ses aléas, le terrain la fatigue l'ivresse le senti le ressenti le rebond les cris les appels la courte vue pas noramique du tout, bref tous les tenants du jeu et la situation du moment donc, bin toutes ces belles intentions parfois aux abonnés absents pac'qu'entre les entraînements et les matchs pas pareil du tout, mais bon c'est ça le rugby, et puis après, sinon, plutôt le picon-mousse que la camomille !!!!!!!!!!!

    RépondreSupprimer
  18. Dans les petites nouvelles passant inaperçues, les équipes nationales commencent à réfléchir à mettre les noms des joueurs sur leurs maillots (comme ç'a été fait dernièrement par les Ecossais et les Anglais).
    Histoire de marketing, en fait, et de vendre plus de maillots, comme le foot le fait depuis longtemps.
    Mais pas si anodin que ça: la référence au maillot, qu'on l'aime ou qu'on le mouille, dans le rugby, ça a toujours fait référence au collectif, au club, à une appartenance qui va au-delà du simple joueur. Là, on s'en éloigne de plus en plus...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cela pourrait être l'étude de chronique d'après tests de novembre

      Supprimer
  19. D le fournisseur des lacets, des godasses, déjà faudra trouver un emplacement entre le sponsor les partenaires le diffuseur la fédé la ligue et tout le toutim.
    Mais vrai que l'on s'éloigne de plus en plus de nos fameuses valeurs, lesquelles il faut bien le dire, ont succombé sans beaucoup combattre aux sirènes de l'argent.
    L'appartenance au collectif, au club, à son histoire, à ses couleurs et ses traditions, certes encore entretenues par quelques anciens cultivant le souvenir à défaut de le vivre, ça reste marginal, ça fout le camp au fur et à mesure que les nouveaux maquignons achètent le passé qui ne rapporte plus pour un présent et un avenir plus enrichissants.
    On ne s'en éloigne pas en fait, on l'a déjà dépassé ce cap, reste la nostalgie, mais ça rapporte rien ce truc.
    Allez, ici l'inspecteur gadget sur la piste du tee maudit du dernier gag, dernier match, avance dans son enquête, il semblerait que ces fieffés coquins d'Aunis et de Saintonge auraient profité de la mi-temps (c'est un sacré bordel la mi-temps en top14 avec tous ces messages commerciaux à faire passer !!!!) pour subtiliser l'objet et le remplacer par .... Rien, et le Coujou lui y sait pas buter avec un rien, nous suivons les investigations et vous serez tenus au courant de l'évolution de la situation par nos envoyés spéciaux.

    RépondreSupprimer
  20. "Supprimer l'éloignement tue. Les dieux ne meurent que d'être parmi nous"....."Comment vivre sans inconnu devant soi?"...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Des extraits de la conférence de presse de Fabien Galthié ?

      Supprimer
  21. Pas réellement...Voir plutôt du côté de René Char. Pourquoi, elle a lieu maintenant?

    RépondreSupprimer
  22. Pour Georges, plus particulièrement, mais pour tous les autres si cela les intéresse, sur You Tube, le récit de Christian Stierlé sur sa ville et son club chéri de Montauban:
    "D'Ange Heureux Montauban, ville de rugby".

    RépondreSupprimer
  23. Mais je suppose qu'il connait parfaitement cette histoire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci André, j'avais emmené à Treignac le livre sur le centenaire de l'USM , livre pour lequel il a beaucoup participé

      Supprimer
  24. Hello,
    Revue de presse ce matin sujet notre rugby, surprise de jeu n'en est pas/plus question, on ne parle que du rififi au comité orga de notre CDM, des nouveaux chefs d'accusation de moults personnalités des instances dirigeantes, des soupçons de grand banditisme, et maintenant voilà t'y pas que le jeu (sic) des transferts alimente un débat pas trop propre, pas trop esthétique pour faire plaisir, si vous voulez !!!!!
    Il n'est question que de rachats de contrats, d'engagements contractés et qui sont remis en cause pour de multiples raisons, toutes plus mauvaises les unes que les autres. Le souci est que tout ceci se passe en pleine saison, ce qui fausse de toute façon un championnat qui n'est certes plus à ça près vu les doublons les triplons et les calendriers établis par le diffuseur. Le football qui a mis en place des périodes définies pour un "marché" (sic), a tenté de réguler ces périodes, pas la panacée mais au moins ça existe.
    Dans les moeurs de notre ovale qui reste quand-même enveloppée d'un certain flou, guère artistique d'ailleurs, c'est le foirail des maquignons, c'est à qui a le plus gros paquet de billets qu'ira le beau bestiau, souvent venu d'outre-Manche, les annonces et les signatures se succèdent, seules les grandes enseignes, éclairées de jour comme de nuit, attirent le bétail, pendant ce temps-là le championnat de chez nous qu'est le plus beau y continue, les petits clubs formateurs (éleveurs ???) se font piller leurs meilleurs jeunots, n'ont pas les arguments pour se payer de la viande fraîche et de qualité, mais tout va bien dans le meilleur des mondes, m'enfin, puisqu'on vous le dit !!!!!!!!!!!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sur c'était mieux avant avec la licence rouge qui pouvait durer jusqu'à UN an.......

      Supprimer
    2. Pas de comparaison avant l'avant et le maintenant, juste une observation d'aujourd'hui sur des faits qui se déroulent devant nos yeux. Mais pas nous bassiner non plus avec l'esthétique l'histoire la couleur du maillot les valeurs l'héritage les terroirs, hé ho pour exemple, le Biggar l'a le muguet cousu sur le coeur depuis sa naissance ????
      La dictature de tonton Albert pas un exemple bien entendu, mettre au cachot dans les oubliettes du rugby des types comme Ch.BADIN ou M.BARRAU entre autres (et pas pour un an mais pour 18 mois), quelle connerie, mais en y regardant bien pourquoi donc qu'y z'ont eu cette licence rouge sinon pour l'amour des partenaires, du maillot et du terroir ????
      Alors peut-être que c'était pas si mieux avant, mais c'était pas plus pire quand-même !!!!!!
      T'en connais, toi, aujourd'hui, des joueurs qui sacrifieraient 2 saisons de rugby pour jouer ici plutôt que là ????
      Allez

      Supprimer
    3. Bah, moi j'en connais des tas.
      Notamment des néo-zélandais qui "sacrifient" leurs saisons pour des piges à prix d'or plus au nord avant de revenir au pays quand s'annonce la Coupe du Monde. Et sans décalage horaire...
      Nippon, ni mauvais !!

      Supprimer
    4. Pour Jean François il s'agit d'une opportunité professionnelle dont notre bon vieux Rugby marron avait le secret.
      Il échangeait un poste de scribouillard rue Eblé contre un cabinet d'assurances a Bagneres!
      Allez, autre époque.

      Supprimer
  25. Coucou,
    je pense que vous n'avez pas bien lu mon commentaire, ou bien décidément je m'exprime mal, je parlais de Badin et Barrau comme exemples, les noms balancés ci-dessus par notre cap'tain sont dans la même catégorie et même époque, je demandais simplement si vous voyiez des joueurs AUJOURD'HUI qui sacrifieraient pareillement leur carrière de joueur pour des peccadilles de valeur, d'envie, d'histoire et tout ce pathos d'humain et fraternel centre de notre ovale. D'ailleurs le fait d'aller chercher des joueurs 30 ou 40 ans en-arrière répond assez bien à mes interrogations, non ??

    RépondreSupprimer
  26. Pronostics pour France vs Afrique du Sud ? Celui qui se rapprochera le plus du vrai score recevra "Oser savoir" ou "De Petrarque à Kerouac" à son domicile...

    RépondreSupprimer
  27. 20/23 pour les Bleus
    Essai initié par Bernie le Dingue, qui retrouve Claude Atcher à son intérieur !
    Mais M.l'arbitre financier à un doute, les verts font appel !
    Allez, envoyez le bouquin,on gagne du temps.

    RépondreSupprimer
  28. 29/19 pour les coqs d'à nous.
    Suite à la dernière action contée par Jan Lou, les deux protagonistes courent toujours, l'arbitre pétrifié est scotché devant l'écran vidéo qui raconte des histoires de hors-jeu et de jeu déloyal, le public s'en fout et est déjà à l'assaut des buvettes, l'appel des verres plus fort que tout.
    Allez les filles, le bronze pas un métal à négliger.

    RépondreSupprimer
  29. Semaine d'immersion dans notre Rugby des modestes talenquéres chères a mon petit cœur de talonneur.
    Dimanche match à St Maur,souvenirs....
    Ça joue plutôt pas mal, assez classique et plutôt propre,c'est vif.
    Peu de fautes directes, les garçons ne sont pas maladroits , mais un manque criant d'initiative, de variété, on dirait une classe qui récite sa leçon, un peu perdue quand ça déraille.
    L'entraîneur me parlera plus tard d'équipe recomposée, de joueurs venus tard au ballon,bon !
    Petit graillon au retour, pour les bénévoles, les joueurs sont déjà rentrés, déjà que ça chantait pas dans le bus!
    Le préz, un mec motivé confirme, il gère une nouvelle race de joueurs, moitié mercenaires,moitié consommateurs de Rugby,re bon!
    La convivialité est à chercher dans l'encadrement, la ça le fait encore, grave.
    Mardi soir avec les vieux, mercredi avec l'intendance, jeudi à l'entraînement, un bonheur .
    Il est temps de rentrer, à la prochaine les amis, continuez comme ça.
    Aller Chevreuse, plus que jamais.

    RépondreSupprimer
  30. "Cavaliers"

    A vous lire, chacun dans son style, vous l'êtes, et pour ce je citerais Aristophane :
    “La satire contre les méchants n'a rien d'odieux ; elle est, aux yeux de tout homme sage, un hommage à la vertu.”
    A vrai dire, amusé de vous voir être chiens et chats, gamins des près parfumés au rugby à l'ancienne je vous cite par mots et pensées interposées " intervalle, un point, supplément de jeu, beau jeu, record, performance collective, beauté, sparadrap et communication, esthétique, juste, passe académique, esthétique, exercice un art, élégance, équilibre et audace, bon mais pas beau, lucidité". Pourquoi ?
    Le rugby est un jeu, né du XIXe, outre atlantique, échoué en France pour notre plus grand bonheur dans le Sud Ouest cher à notre gascon Charles de Batz de Castelmore pendant que le Commonwealth diffusait sa pratique dans toutes ses colonies pour notre plus grand bonheur actuel. Alexandre Dumas a su sublimer l'esprit gascon par opposition à la rhétorique du Cardinal Mazarin et dans ce post, tous les ingrédients sont là d'une littérature gasconne voire provençale pour ne pas oublier nos cousins d'Oc. Vos commentaires égrènent, moulinent, cisèlent, martèlent tout ce que peut ressentir un joueur ovale en mains. Parler du passé devient une fracture de la pensée et un vieillissement malsain et pourtant certains ont une vision juste du jeu et du joueur. Le résultat et les records ne sont bons que pour nourrir des livres et des encyclopédies, rien de plus. Les quelques moments ou j'ai joué m'ont donné que du bonheur avant tout, défaites ou victoires confondues. Bizarrement, personne n'en parle ou si peu ! A croire que le geste, la passe, l'esthétique, la beauté, l'intervalle, l'élégance, l'équilibre, l'audace, la lucidité sont vos qualités premières et que vous auriez pu tous être internationaux ! Un match est un amalgame de tout et de rien, fait de hasard, d'opportunité, de sens tactique, de rudesse, de sueur collective, de placements, de coups de pieds, de solidarité, de mots et de maux, de floues, d'angoisse, de stress, de sourires, de pleurs, d'arbitrage, de blessures, de placages, bref un imprévu situationnel que seule la raison voudrait bonne. Je garde finalement en mémoire que la 3e mi-temps, celle ou l'on partage avec son adversaire le quelque chose de fugace qui a permis de croiser nos corps et nos regards. Oui, nous avons gagné, on ne sait même pas pourquoi tellement la défaite était évidente. L'ovale reste ovale, pertinente dans le choix de son vainqueur pour le plus grand bonheur des uns et pour la déception engendrée par les autres. Demain sera un autre jour dans la construction du Graal, qu'importe le score, la victoire sera légitime au lendemain d'une journée dédiée à nos poilus qui n'auront pas gouté à la victoire finale. Alors continuez d'être aussi cavaliers que frondeurs, légitimes ou lunaires, sachez partager le bonheur des mots et du jeu. Balzac disait "Tous ces prétendus hommes (politiques) sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d'une partie d'échecs qui se jouera tant qu'un hasard ne renversera pas le damier.”

    RépondreSupprimer
  31. "On est des machines à oublier. Les hommes, c’est des choses qui pensent un peu, et qui, surtout, oublient" , Henri Barbusse (Le Feu)

    RépondreSupprimer
  32. 22-0 à la MT pour les Bleues... ce laisse des regrets en pensant aux 4 dernières minutes gâchées de la demi face à la Nz

    RépondreSupprimer
  33. Finalement, le rugby est un sport ou les joueurs peuvent être cavaliers dans leur gestes, attitudes, parler. Et tout se régule après à l'écurie devant un grand bock d'avoine...
    Les chèques, on y pense. Mais à trop chercher les bien fêteurs...
    A refaire souvent les mêmes erreurs, à trop parler dans sa barbe, les hommes doivent pas mal oublier. Ou alors ça serait il pas de la résilience 🤔...
    Quant aux bleuses, et oui elles se sont roulées dans la farine en demie, pour une joie réchauffée sur le podium. Mais sont au-dessus quand même...

    RépondreSupprimer
  34. Lever tard, vers 8h00....Oubli, et puis, au bout d'un moment je pense rugby et à la Coupe du Monde féminine. L'Equipe/Google m'apprend la victoire aisée des Françaises sur le Canada: bravo. Et j'allume la télé pour assister, en début de seconde mi-temps, à un magnifique essai des Néo-Zélandaises. J'apprend l'évolution du score et les péripéties...14-0 pour l'Angleterre, carton rouge etc. Et je me dis que l'affaire est faite et que les noires vont manger les blanches. Et bien non....Beau match....Mais, quand même, drôle d'arbitrage parfois...Sur une image des arbitres vidéo, il m'a semblé voir le maillot noir des All Blacks portés par ces arbitres...Curieux! Mais, bon, la logique est respectée. Sauf pour la France. En effet, ces derniers temps, la France gagnait contre la N.Z. et perdait contre l'Ang. et l'Ang. contre la N.Z. Elle aurait donc du perdre en finale contre les Anglaises. Mais on ne refait pas l'histoire.
    A ce soir, donc, pour voir la suite des évènements....Et dans l'après midi aussi, bien entendu.



    RépondreSupprimer
  35. Les Black Ferns, 6e titre mondial, de quoi montrer l'exemple aux garçons qui ne pourront pas faire moins qu'elles. Le titre à l'hémisphère sud encore et toujours et qui plus est, au pays organisateur. Un signe pour nous mais ne rêvons pas ! La Nouvelle Zélande n'a que la laine et l'ovale en fond de jeu et elle reste cramponnée à cette tradition séculaire de colons. Air Mc Caw récemment a survolé le Stade de France et Paris comme un symbole et un message délivrés aux autres nations. Ce soir, nous allons labourer, peut être semer ou récolter la moisson de l'hémisphère sud venu en conquistadors pour montrer que l'étoile de la Grande Ourse et ses constellations ne sont pas un mirage ni une légende mais le socle d'un sillon tracé depuis 1995 par Mandela malgré Lomu. Ce qui sera vrai ce soir ne le sera plus dans moins d'un an car les astres auront changé de lune et que le soleil ne sera plus au zénith. A nous d'être conscient que ce test mettra en exergue forces et faiblesses de chacun et comme le laboureur le travail est un trésor.

    RépondreSupprimer
  36. Décidément, mon cher Tautor, tes dernières interventions résonnent avec beaucoup de lucidité et de sagesse. Je te sens apaisé (de quoi?) et en pleine forme: remis de tes soucis de santé? Je le suppose et l'espère. A bientôt -ce soir?- lire le troisième volet de cette trilogie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cher André
      C'est de boire de la Saint Yorre ! La maladie t'apaise de tous les mots mais les maux sont toujours là au risque de les écrire selon. Pour la trilogie, faut lire Dumas avant même de lire la mienne 😂
      Belle journée.

      Supprimer
  37. C'est déjà fait, refait et, donc re-refait...

    RépondreSupprimer
  38. Et oui, André. Émilie et ses copines doivent être inconsolable.
    Elles sont passées très près du graal!
    Elles savent maintenant que c'est possible, pas sur que ça les consoles.
    Allez les bleus de toutes les couleurs.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme en 2011, trop près du Graal ou nous n'étions pas forcément attendus. Du bronze va couler sous les ponts pendant 4 ans, moins pire que rien finalement.

      Supprimer
  39. Italiens formidables devant les australiens, ça c'est du jeu de passes ...

    RépondreSupprimer
  40. Fantastique italie qui fait la démonstration que le jeu de passe est supérieur au jeu au pied ...je suis heureux pour eux et pour le rugby

    RépondreSupprimer
  41. Italia. Il y a peu on se demandait s'il fallait gagner le match d'ouverture de la coupe du monde. Tout au juste une "histoire de marquer les esprits", vu le morceau en quart, que l'on termine premier ou second. Oui mais voilà, ce match il faudra le gagner, parce que l'Italie, qui d'ici là, aura un buteur, il faudra faire avec. Histoire de pas se faire sortir dès le premier tour. Et ça marche aussi pour les Blacks.

    RépondreSupprimer
  42. Réponses
    1. Georges, Allan, André, Sergio, Cardiff, Jan Lou... Et les autres ?

      Supprimer
    2. J'ai répondu moi !
      Allez Nkosi Sikelel'iAfrika !

      Supprimer
  43. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  44. Bon ben on boucle. Je constate que ma proposition n'a pas enthousiasmé les foules du blog. Pas grave. Bon match...

    RépondreSupprimer
  45. Rouge, effet immédiat, essai.fin de match à venir très dur

    RépondreSupprimer
  46. Pas de buteurs en AFS 🙈😂😂😂

    RépondreSupprimer
  47. Un jaune providentiel mais rien n'est fait

    RépondreSupprimer
  48. un jaune et 4 points, un point c'est tout,

    RépondreSupprimer
  49. Les buteurs, rôle essentiel dans ce genre de match, à creuser pour la CDM.

    RépondreSupprimer
  50. Oh putain !
    2 du mat ici, on verra plus tard pour les commentaires mais y a matière !
    Allez,je vous aime tous !

    RépondreSupprimer
  51. Rien d enthousiasment pas de jeu on gagne mais moi je m enmerde

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Nous avons atteint nos limites, heureusement les cartons nous sauvent en particulier le jaune sorti bien vite. L'an prochain, la musique sera différente, la performance Mr Giroud mais aussi la vitesse avant tout et du jeu à la main plus que du pied mal venu.

      Supprimer
    2. Tu as raison Allan, on s'emmerde même avec FG, pitoyable commentateur.

      Supprimer
  52. Magnifique ! Quel match, putain, quel match ! comment ne pas s 'enthousiasmer, au sens premier du terme...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les mecs sont allés chercher ce succès face aux champions du monde qui n'ont rien laché. Whaou.

      Supprimer
    2. Comment ne pas aimer leur sursaut, leur envie, et cette confiance qui les habite...

      Supprimer
    3. Et de douze. Toutes les grandes équipes mondiales sont tombées... Et que dire de Macalou, ailier et flanker, et bien davantage !

      Supprimer
    4. Quand tu vois le match claqué par l'Italie, l'enthousiasme est transalpin.

      Supprimer
    5. Un match, c'est 80 mn, et il faut aller au bout. Cétait brutal (cinq commotions et trois cartons dont deux rouges) mais c'est un genre de beauté - on en parlait il y a peu. Beauté pour l'essai d'Arendse et les fulgurances de Kolbe... Beauté animale devant, au charbon. Le rugby, finalement, c'est toutes les beautés. Pour tous les goûts et parfois en même temps. Bon allez, bonne nuit si vous pouvez dormir et à bientôt pour une nouvelle chronique.

      Supprimer
  53. Macalou surement l'homme du match plus que Jelonch, assez raccord avec ça.

    RépondreSupprimer
  54. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  55. Seule attaque francaise en premiere main apres une touche et essai et apres rideau

    RépondreSupprimer
  56. J'allais oublier : André victorieux du prono. Choisis ton livre mon ami !

    RépondreSupprimer
  57. De mon côté, je pense: gros match. Rien à voir avec Angleterre - Japon, un peu de pacotille. Les Sud-Afs n'étaient pas venus pour amuser la galerie. Ils étaient là pour gagner, après avoir été défaits par les Irlandais. Dur, dur... J'ai beaucoup aimé ce match. Moins ce terrible jeu au pied de "dépossession" de la France en première mi-temps. Abandonné -heureusement- en seconde. Pendant les 20 premières de cette seconde, les Sud-Africains dominateurs, et puis, doucement, les Français ont repris le dessus. Et puis, à 14 contre 13, ouf...Fini.

    RépondreSupprimer
  58. André,
    3e volet d'un match ou le bonheur se lit sur le visage des joueurs après tant d'efforts consentis, de fautes, de doutes, de faiblesses et de coups du sort avec ces cartons dont l'un fut hâtif à mon sens. Une chose est certaine c'est que la performance est très oscillante au cours du match et pour l'avenir, il faudra aller plus loin dans la constance et sûrement revoir le coaching pour anticiper ces coups de mous récurrents. Point positif, un groupe soudé autour de Charles plus leader qu'Antoine. Un public toujours pas respectueux des buteurs adverses, faudra être exemplaire pour 2023 comme les Irlandais. Pour les commentaires, A2 ne sera pas champion du monde, quelle purge. Un palier est franchi avec ces gladiateurs, nous sommes dans des guerres de tranchées ou la violence domine. Les protocoles commotions ont été bâclés à mon sens et examiner un joueur devrait être la base avant de le faire revenir sur le terrain.La surprise vient des buteurs du Sud très performants. Finalement, Marseille ville cosmopolite pour le rugby bien plus que le stade de France

    RépondreSupprimer
  59. J'aime beaucoup cette vision des choses. Je pense que les sifflets contre le buteur Sud Af étaient dus au fait que Macalou s'était relevé alors qu'il n'était pas tenu et que l'image était montrée sur le grand écran. Les sifflets allaient vers l'arbitre, Monsieur Barnes, excellent par ailleurs. J'ai même cru un moment qu'il allait revenir sur sa décision, comme l'arbitre des filles le matin.

    RépondreSupprimer
  60. Bon dimanche à tous, pas de match hier soir et donc visionnage ce matin. Et bien moi je dis wahhhhooooouuuuu !!!!! Superbe rencontre de rugby, je dis bien de rugby, avec tout ce qu'il faut dans le scénario et chez les acteurs pour rendre une partie intéressante, disputée, on peut certes ergoter sur le jeu au pied l'affrontement le petit périmètre l'arbitre le vent et le public, mais voilà un vrai et bon match qui contient tous les ingrédients du jeu de rugby, et c'est ce que l'on aime non ????
    Allez, Dupont si pondéré qui voit rouge, pas croyable.
    Tout à l'heure, pétanque/Apéro, je vous passerai les commentaires

    RépondreSupprimer
  61. Pas vu le match encore. Un succès très cavalier ? De quoi ergoter, à priori...

    RépondreSupprimer
  62. pour une fois les melees furent correctes pas de pertes de temps ouf
    je souligne qu Olivon fut l homme du match quelle presence en touche en defense et un sacre meneur
    Dupont dans l anonymat etrange non vous avez dis bizarre

    RépondreSupprimer
  63. Après re-vu de la rencontre, quelques observations très personnelles si vous le permettez, sur les choses de ce match qui vont faire parler : je suis surpris de la longueur des rencontres du 10 EDF sur le terrain, son jeu au pied pas pertinent et criard aveu de faiblesse frilosité refuge en zone de confort genre "ouh là, c'est chaud là, tiens à toi voir si tu feras mieux", sûrement la dimension dans le groupe mais l'est pas emballant le gars, enfin je vois ça comme ça. Les 2 rouges pas de souci par contre le jaune bien sévère à mon avis et ça fait basculer la rencontre, plus généralement j'ai trouvé l'arbitre excellent, vu la tension et l'engagement tenir la partie était un sacré challenge et l'a plutôt réussi le gars, sur l'essai libérateur EDF c'est tangent, bon l'a pris les avis autorisés après ..... Excellent Ramos, hein, l'aime fort ce type, propre et un peu le seul dynamiteur derrière, Makalou hybride ovale à l'appétit hénaurme, belle pioche. Le pilar qui a remplacé Baille aussi très bon, mêlée comme dans le jeu, enfin du temps de jeu pour Lucu, même si pas prévu et c'est bien, sur son temps de terrain il a fait bien ce qu'il avait à faire, enfin Olivon très très grand, le leader déjà 1ère mi-temps puis on l'a encore plus vu dès la sortie de Dupont.
    Bref une belle et bonne partie de rugby, de l'inquiétude sur ce qu'est en train de devenir notre ovale, les chocs et l'engagement deviennent très limite, voir le nombre de commotions et blessures, aux instances d'arrêter la dérive, peut-être innover et changer des règles qui ne sont pas immuables mais demandent à être adaptées modifiées pour que nos gamins aient envie d'autre chose que du baston des chocs des commotions de l'engagement et stopper l'engrenage de l'hyper-physique qui, tout doucement, nous entraîne vers la violence....
    l'AFS belle phalange, sur ce match les seuls à donner du mouvement, un joli morceau à avaler pour les prochaines joutes.
    Allez les bleus, bleus de France bleus de maux, vieux bleus coûturés et bleusailles encore neufs, vive le bleu épicétou

    RépondreSupprimer
  64. l'homme du match, ce n'est pas Jelonch, coté français plutôt Ollivon ou Macalou, mais sur l'ensemble des joueurs je dis, comme La Depêche, Etzebeth. J'en veux à Du Toit qui me fait perdre mon pronostic....

    RépondreSupprimer
  65. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  66. L'aube des Commotions
    La violence obscure des contacts sur les mêlées ouvertes, les fameux impacts players, sur les placages hauts, sur les courses à haute cinétique sont un vrai fléau et sous évalués au gré du temps dans le caractère répétitif des lésions. Un médecin de match ne devrait pas uniquement sélectionner les commotions, terme impropre à mon sens, mais aussi lister toutes les actions à impact violent afin de communiquer avec les médecins de club et de faire de la prévention auprès des joueurs. Il est temps que la médecine du travail mette son nez là dedans comme dans toute entreprise. Il y va du salut du joueur et des conflits d'intérêts générés entre staffs (employeurs) et joueurs. Aujourd'hui, des référents commotions sont listés qu'ils soient neurologues ou neurochirurgiens. Pour autant, certains joueurs reprennent la compétition 8 jours plus tard malgré la réglementation qui prévoit 3 semaines d'arrêt strict sans entraînement. Hors, beaucoup continue de s'entraîner et nul ne parle des commotions non déclarées aux entraînements. Reste que les tests sont bien connus des joueurs, appris par cœur et sont un pis aller actuel. L'imagerie dynamique devrait être un recours systématique à celle conventionnelle sûrement faussement rassurante. La biologie en ce sens pourrait être aussi d'un appoint certain avec des marqueurs spécifiques utilisés dans les traumatisés crâniens peu graves à modérés (protéine S1 100 bêta). Une prise de sang devrait être faite au moment du match puis dans les jours qui suivent afin d'affiner le diagnostic. En attendant la gravité absolue qui rôde sur les terrains mais aussi chez les amateurs ou l'obscurantisme règne, je conclue par V. Hugo :
    “Enfants, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine”.

    RépondreSupprimer