mardi 1 novembre 2022

Monsieur Rusigby, roi d'Ovalie

Celui qui aime pour son seul plaisir. Ainsi définit-on l'amateur. Il faut aimer le rugby et surtout savoir le faire aimer pour en tirer la quintessence. Ce qu'est parvenu à réaliser Didier Cavarot au fil de ses expressions épistolaires, premier lauréat du prix du meilleur livre de rugby de l'année 2022 pour son Monsieur Rusigby au bureau ovale de la saison blanche (Editions de la Flandonnière). Robuste troisième-ligne centre passé par Riom, Anger et le Stade Clermontois - celui du Lucien Piquet, du "Cube" (le père d'Aurélien Rougerie), de Gérard Fleury, de Boubouche, de Xavier Verdy, du terrible Charles Roca - avant de rejoindre l'US Issoire, où il réalisa l'essentiel de sa carrière sur et en dehors des terrains, cet Auvergnat bon teint, jovial et sans complexes, fils et neveu de rugbymen, a été distingué par un jury parfaitement hétérogène, samedi 29 octobre à Saint-Pierre de Trivisy, entre Castres et Albi.

Sur la photo d'équipe ci-dessus, prise par Germinal Gayola, manquent Pierre Berbizier, retourné tôt le matin après le vote vers le plateau pour donner le coup d'envoi d'un Lannemezan-Auch dont il était le parrain, et Laura di Muzio, réquisitionnée par TF1 pour commenter la rencontre de Coupe du monde féminine entre la France et l'Italie. Mais vous pouvez reconnaître ou découvrir Emmanuel Massicard (directeur délégué de Midi-Olympique), Jean-Christophe Buisson (directeur adjoint du Figaro Magazine), Philippe Folliot (sénateur du Tarn, talonneur et président de l'association des parlementaires du rugby), Didier Cavarot (trophée en mains), David Reyrat (chef du service rugby au Figaro), Jean Colombier (ancien attaquant de Saint-Junien et prix Renaudot 1990), l'auteur de ces lignes, et Max Armengaud (artiste-photographe, passé par la Casa de Velazquez et la Villa Médicis).

Partie immergée d'une aventure humaine qui regroupe autour de notre factotum Marie-Dominique Hérail de nombreux bénévoles - citons Patou, Manu et Annie -, ce prix récompense un auteur qui a su encrer les petites histoires dans la grande, carnet de chroniques douces et amères d'une saison sans ballon en période Covid au sein de l'US Issoire qui devient sous sa plume rabelaisienne l'épicentre de toutes les passions, tensions, émotions, que chacun peut vivre dans son propre club. Entre rédaction spontanée et truculentes propositions, son personnage - Monsieur Rusigby - condense avec rusticité nos dévoués dirigeants et le bestiaire des équipiers devenus éducateurs bienveillants ou supporteurs caustiques. Au fil des pages, cet ouvrage finit par construire une forme d'humanisme rebondissant.

L'occasion, aussi, de découvrir un village du Tarn, Saint-Pierre de Trivisy, aux multiples facettes qui se dévoilent sans apprêts pour nous recevoir dans l'esprit d'Ovalie, de la table d'hôtes jusqu'aux cigares partagés au bout de la nuit à La Biblioteca - restaurant-gite-conservatoire placé sous l'aimable férule de Pascale et de Laurent - dont la particularité consiste à rassembler presque tous les ouvrages de rugby sur les murs de ce club-house où Jacques Verdier et Didier Retière, Laurent Travers et Olivier Margot ont précédé des centaines d'inconnus attirés par la lecture. Un piano Pleyel luisant orne les lieux, invitation aux bonnes vibrations qui trouvèrent leur point d'orgue dans un Se Canta (prononcer canto) version Gaston Phoebus, en occitan donc, magnifié à la tierce et à la quinte comme il se doit.

En ouvrant, tout sourire et très ému, le palmarès du prix 2022 La Biblioteca, qu'il considère non sans humour comme le Championnat de France de la littérature ovale, Didier Cavarot rejoint aussi pour la saison prochaine notre aréopage plumitif. Le voici donc devenu garant pour la saison à venir de notre ADN lequel agrège Pierre Mac Orlan, Denis Lalanne, Kléber Haedens et Antoine Blondin dont, judicieusement, Jean Colombier, auteur de Beloni, rappelle l'âge d'or au sein de notre jury.

Féliciter enfin les finalistes, dernier carré méritant composé d'Antoine Duval, de Guilhem Herbert et de Christian Pastre, dont les oeuvres respectives trouvèrent un bel écho lors de nos apres délibérations. Sans trahir de secrets, nous eûmes besoin de trois tours de scrutin - au lieu des deux initialement prévus - pour parvenir à choisir un vainqueur, et la marge fut très étroite, preuve de la grande qualité des ouvrages proposés: Une histoire de Sevens (Au vent des îles) raconte par le menu l'ascension de cet avatar lumineux, l'album Rugby en choeurs (Amphora) nous plonge au coeur des hymnes ovales, quand A corps perdu (Editions du Cabardès) s'inscrit subtilement dans une veine romanesque.

Avec la Coupe du monde 2023 qui se profile à l'horizon, les publications rugbystiques ne manqueront pas, sous tous formats, multipliant les angles, nourissant les sujets les plus originaux, et le roman - puisqu'il est plus que jamais question de style - y aura toute sa place. Notre tâche, jamais achevée, n'en sera donc que plus exaltante. Et je suis persusadé que les membres de ce blog décalé n'hésiteront pas à apporter leur contribution écrite au fil des commentaires, voire à dénicher quelques perles rares de forme oblongue afin d'éveiller durant l'année à venir notre sagacité.

75 commentaires:

  1. Il ne reste plus qu'à acheter et lire. Cà me fait penser à "Lettres d'un cousin de Province" de Marcel Bordenave que je lisais régulièrement avec délice dans "L'Equipe" des années 60. J'ai acheté par la suite le bouquin édité par "La Table Ronde (?)" en 2007, mais complètement expurgé de ce qui m'avait tant plu! Sans doute pour des raisons de droit d'auteur, je ne sais pas.

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    1. En fait, en reprenant le bouquin, tous les matches internationaux. Comme le France-All Blacks 1964, mais tous ceux du Tournoi essentiellement.

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    2. Je crois que la TR voulait des chroniques decalees

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    3. Mais oui tu as raison il y a du Bordenave dans Cavarot

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  2. Monsieur Rusigby primé et pas privé d'ovalie. Sortie de vestiaires gagnante.
    Plus qu'un clin d'oeil, un oeil enclin à cet amateurisme et cet ovalotourisme de tous ces coins flairant l'ovale caché sous le béret, franchement français.
    On va pas en faire un fromage mais paraît que ça sent vachement bon le taureau ailé qui s'emballe, se pâme à la moindre occasion de se faire remarquer.
    Et toutes ses volutes volant au dessus des têtes bien enfumées, accrochées aux talents qu'hier en n'étaient pas et au zinc ensuite, commémoration oblige bien sur...



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  3. Epicure, lien d'Ovalie
    "Parmi les choses dont la sagesse se munit en vue de la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l'amitié."
    Écrire, boire, manger, fumer, rien de tel si vous avez une lecture en tête. Celle de la vie, celle du quotidien, celle du partage, celle de la solitude, et les mots et les idées ne sont jamais liés et en phase avec la pensée au premier jet. Ciseler une phrase pour enchaîner la suivante n'est jamais une partie de plaisir car, comme pour l'ovale, le rebond n'est pas toujours au rendez vous et prend votre plume à contre pied. Alors, tout change subitement, la main tremble, le mot manque, le fil soyeux devient fragile et le chapitre perd tout son sens. Ce n'est sans compter sur l'imagination intuitive de l'auteur, celle qui va redonner du sens à la page et au thème choisi du livre. L'égrégore attendu des idées va nourrir cette plume avide de mots et de pages pour aller vers la félicité du lecteur. Donc des livres ovalesques mûrissent à un an de la coupe du monde où jury, auteurs, lecteurs se frottent les mains de voir que le rugby passe au rang de livres littéraires. Réjouissons nous de savoir que "La Biblioteca" n'est autre que l'antre de notre culture gauloise et que, comme tout club qui a son club house, il devrait avoir une bibliothèque dédiée à la culture locale afin que celle ci ne sombre pas dans l'oubli au profit des grands clubs. Le Roi d'Ovalie n'est pas mon cousin et Côté Ouvert devrait avoir sa place dans une "Biblioteca". Sénèque disait "Le coq est roi sur son fumier".

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    1. Il a des livres, bcp de livres, dédiés à la culture locale. Le mieux c'est de s'y rendre pour constater de visu. En plus on y mange bien

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    2. Quant à Côté Ouvert il est bien là où il est, je trouve, unique en son genre. Peut etre un jour, suivant ton idée Tautor, je tenterai un recueil de chroniques.

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    4. L'idée fait son chemin et semble intéresser un éditeur

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    5. J'ai, moi aussi, et dès ma participation au site, pensé à "un travail" à partir de celui-ci....Mais quelques remarques plus ou moins acerbes m'ont vite calmé. Sans doute pas assez motivé et certainement un peu je m'enfoutiste. Quand je parle de travail, c'est une sorte de classement annexe à partir des chroniques, bien entendu prioritaires

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  4. je vais de ce pas commander ce livre à ma librairie , la photo est super et surtout elle est représente de beaux noms du rugby et des lettres ...c'est très bien d'avoir organisé ce prix spécial ; attendons les suivants

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  5. Quatre saisons

    L’automne… on entreferme les volets
    L’hiver on est solide en défense… immunitaire
    Au printemps, on aère un bon coup
    Pour laisser passer l’été
    Le temps du galop
    D’un essai au soleil

    Les saisons sont aussi
    Une histoire ovale
    D’ouverture, de fermeture, d’évitements
    Et ces grattages, ces ramasse-miettes parfois…
    Pour laquelle les temps forts
    Restent à être bien gérés
    Comme les temps faibles

    Pour être roi d'ovalie...

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  6. Bravo Mr Ritchie Mc Escot. La lecture du jeu, loin d'un écran "laide", nous conforte dans l'idée que ce sport ne sombrera, pas sous les pick n go verbaux assénés depuis le front de monte Carlo ! Je ramènerais j'espère de l'eau au moulin infini du verbe avec trois cent pages sur le Lorrain Bigourdan.

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    1. Joueur dans le comité de Côte Basque

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    2. Pourquoi jouer le dimanche quand samedi soir est sacré ?
      on se partage deux lacs de café à peine retrouvés
      Dans ce club-house on enterre les défaites, on marie les victoires
      à ce comptoir qui supporte les gazelles et les armoires.
      On se réveille, on blague, au milieu des photos d'antan
      et de trophées sûrement gagnés par des dirigeants

      Mais comme au taff, il y a un chef et faut faire fissa
      direction les vestiaires pour mettre tout ce que l'on a
      crampon à vis, vaseline, vicks et straps
      maillot moulant et short trop grand
      les fers claquant le carrelage on est prêt pour l'échauffement
      en fait s’échauffer n'est pas le terme approprié
      on se crame, c'est plus du lactique, c'est du dramatique
      on devait faire peur à l'adversaire,
      avec des séries de pompes infinies
      mais on a un genoux à terre
      devant l'entrée du vestiaire

      les entraîneurs sont les seuls entraînés
      et nous joueurs attendant le coup de sifflet
      on bouge, on fume, on bout
      faut bien un discours pour que l'on explose
      personne n'ose broncher, le capitaine est en pleine prose
      il ne prescrit rien mais nous donne la dose
      trois bouffes 8 essais 400 plaquages
      à la mi temps on a fait qu'un tiers du contrat
      on a mis trois bouffes,
      il n'y a que les remplaçants qui se sont fait des passes.
      De jouer dans nos vingt deux
      l'équipe adverse ne se lasse pas
      on dirait même qu'ils sont chez eux

      Deuxième mi-temps grâce au courage
      de l’entraîneur qui a fini par sortir ses fils
      grâce à la détermination de nos gros
      d'envoyer les huit d'en face chercher leurs dents
      dans la boue
      grâce a nos trois-quarts qui se sont mis
      à prendre toute la profondeur
      on aurait dit un vol d'oies
      on a remonté le score et évité un carnage
      l'honneur et la gloire nous sont tombés dessus
      et que fallait-il de plus qu'un bon club-house
      pour renouer avec la joie d'être passé par là
      Un dimanche de plus dans ce doux comité

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    3. Ceci est un de ses poèmes, écrit en 2015. Il a publié quelques textes et se prépare à sortir la biographie de Philippe Dintrans

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  7. Le "Lorrain Bigourdan" me ramène évidemment à Tarbes, à Marcel Bordenave et à ses "Lettres d'un cousin de Province". Pour le reste....?

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  8. Texte d'Olivier Garochau que je ne connaissais pas. Splendide de vivacité, de vigueur et de vécu. On s'y croirait!

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    1. L'idée de ce blog est surtout de partager. Personne ne connaît tout. Alors continuons à transmettre

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  9. De plus ça fait chercher....et trouver de belles choses...comme cette interview de Philippe Dintrans sur les All Blacks.

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  10. Je tombe sur "Tarbes" disque Pop de "La Féline", alias Agnès Gayraud, ou l'inverse plutôt. intéressant.

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  11. Et, bien sûr, sans oublier Richard Ober et ses "Editions de l'improbable"....

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  12. Ce Richard Ober qui me fait tant penser -sur quelques photos- à mon neveu Alexis Francis-Bœuf....Je devrais le leur dire....

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  13. Et bien c'est le Grand Benoît qui vient de quitter Montauban
    Allez, au revoir Monsieur Dauga .

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  14. Le grand Ferré je ne lui connaissais pas ce surnom. Plutôt le géant des Landes... Mais fait partie de cette bibliotéca de l'histoire ovale française. L'accident ne l'avais pas achevé, la maladie s'en est finalement chargé.

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  15. Je viens juste de lever la tête après avoir rédigé un portrait d'adieux pour L'Equipe, demain. Il a été de tous les combat, y compris contre la paralysie. Mais la Covid l'avait très touché. Il était épuisé. D'autant que son accident lui avait enlevé une partie de son énergie vitale. Un chouette mec, que j'ai eu la chance de cotoyer entre 1986 et 2001 au Chateau Ricard de Clairefontaine.

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    1. 1964 à Springs, Grand Chelem en 1968, neuf fois capitaine du XV de France. Débute en 1964 avec Claude Lacaze, Jean Gachassin, les frères Boni, Pipiou Dupuy et Pierre Albaladjo derrière, Crauste, Jean Fabre, Rupert, Le Droff et compagnie devant, termine avec Villepreux, Maso, Lux, Bérot et Barrau, Biémouret, Skrela, le grand Estève, Claude Spanghero et le trio Azaret-Benesis et Iraçabal.

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    2. Recordman mondial des sélections de 1972 à 1981

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    3. Et au coeur du combat en 67 et 71 contre les Springboks...

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  16. Le grand Ferré, Né à Montgaillard (40)...

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  17. Ouaip Pipiou, faudra voir a se relire , merci de la rectification.
    Allez, un peu daltonien le Zan Lou, confondre le jaune et le vert comme une vulgaire bouteille d' Izarra,j'te jure !

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  18. Expulsé du tunel comme un bouchon de Champagne, un peu courbé, la gonfle sur le coeur, quatre ou cinq foulées pour oublier l'en-but de Colombes,la meute aux fesses, ça sent le Rosbif !
    Presque trois décennies plus tard, foret de Rambouillet,une grande carcasse un peu gauche, la bienveillance faite homme, attentif au confort d'une autre meute, ses invités, presque ses enfants.
    Quand le billet se faisait rare il arrangeait le coup, ça se passait comme ça a " La Voisine "
    Et comme on cause en décennies maintenant, rajoutons une paire pour faire bon poids ,musée de Newlands, faubourgs du Cap, coupes , médailles ,souvenirs en tout genre Ovale, et UN french jersey, tout blanc tout encadré, celui de grand Benoît, vous l'aviez vu venir !
    Allez les légendes

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  19. Bon, ben cette demie finale coupe du monde féminine ça me rappelle un brin celle masculine de 2011 en terme de regrets...
    Comme s'il y avait une étincelle qui faisait la différence entre adaptabilité de ces nouveaux mondes et pragmatisme à un moment trop étroit de la vieille Europe...🤔

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    1. Un manque de réalisme quand même et 2 erreurs de défense de la 15 française sur le 1er essai black où a 1/1, elle ne glisse pas suffisamment et laisse bien trop de place pour se faire déborder et sur le 2e (je crois) où sur le coup de pied à suivre black elle arrive en position de se coucher sur le ballon mais cherche à l'attraper et se fait finalement devancer par l'ailière adverse

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    2. si la pénalité de la 79 °passait on etait en finale ...
      Bernard Landais

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    3. Vu que la 2ème mi-temps.
      J'ai eu l'impression qu'avec 7 points d'avance, elles sont revenues avec inconsciemment l'idée qu'il fallait "tenir", donc en position de subir (ce qui est arrivé), au lieu de tenir le ballon et de jouer leur jeu; et quand elles l'ont fait, elles ont scoré. Dommage que sur leur dernière attaque à gauche, Filopon repique au centre attirée par la ligne au lieu de faire la passe à Boulard sur sa gauche (mais on ne voit pas bien si celle-ci est à hauteur ou légèrement en retard). Ensuite, la pénalité, 35 m. avec un match entier dans les jambes et la pression de la gagne, c'était difficile.
      Donc ça sera comme prévu une finale en noir et blanc (je continue à prévoir un succès anglais à coups de charges au près et de ballons portés après touche, avec un bon buteur derrière -comme les homologues masculins en 2003-; c'est peut-être efficace, mais d'un ennui complet).

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  20. Un "deux contre un" vendangé à 2 mn de la fin et 10 m de l'en-but kiwi... et ce tir au but tire-bouchonné 35 m face a la 79e... bref, la faute à pas de chance... mais gros match des Bleues à courage et à l'abnégation... on va voir ce que feront les grands garçons ce soir

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  21. Il me semble que si l'on a un Wilkinson ou un Bouthier dans l'équipe on tente le but. Sinon, je pense qu'à 14 contre 14 et vu l'état mental des noires, une pénaltouche n'aurait pas été mal venue...Mais c'est une impression...Trop pressée de taper ce but...Dans la prise de décision et dans la réalisation...Avait-elle le choix? Et l'envie? Pas évident pour moi.

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  22. C'est sur,elle bouffe la feuille,Filop!
    Une marmaille de Chevreuse dans l'en-but à Auckland, la classe,tant pis !
    C'est bien l'attaque qui ne gagne pas ce match imperdable.
    Vous me copiez 100 fois
    "J'envoie le plus vite possible à l'aile toute balle de turn over"
    Deux fois dans le money time, un dégagement et une attaque trop portée, dommage, vraiment.
    Le matos est la,physique,technique,envie, sans faire injure à personne, il faudra un top staff pour la dernière marche
    Allez, à ce soir!

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  23. belle surprise avec ce captivant match des feminines il s en ait fallut de si peu pour terrasser la NZ
    combattantes acharnees enthousiastes et solidaires vraiment chapeau
    cet apres midi TOULOUSE a demontre qu il avait abondance de reserve et le dernier des N TAMACK a un talent tranquille
    BAYONNE ne se laisse pas decouenner

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  24. Un magnifique essai de relance sur presque cent mètres, "Aussie Flair" et un essai de ratagasses, en pression, comme des éboueurs. En analysant la façon dont le score s'est construit, l'indiscipline australienne permet à la France, excellente pour mettre l'adversaire à la faute - en particulier au sol, de mener 19-13 à la pause grâce à la botte de Thomas Ramos - quatre buts de pénalité. Si les Tricolores qui jouent en bleu uni arrêtent de s'amuser à se déposséder eux-mêmes, ils devraient l'emporter. Mais le rugby n'est pas une science exacte. Je vois plutôt les Australiens baisser pavillon à l'heure de jeu. Question de physique. La condition, hein, pas la science...

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  25. Un point c'est tout pour gagner ce premier test match. Merci Penaud pour cette fulgurance car pour le reste, du combat certes mais trop de fautes et derrière la misère, seul Ramos a sorti son épingle du jeu. Faudra compter sur ses Australiens en 2023.

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  26. Si on avait perdu ce match, on aurait été tout penauds, et maintenant qu'on l'a gagné, on est tous Penaud !!

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  27. Quel exploit ! Quel mental ! Dans un mouchoir de poche. Voilà un ailier à conserver précieusement. Mis à part Ramos et son pied, Penaud et ses appuis, pas grand chose à se mettre sous la dent. Belle entrée de Matthieu Jalibert. Mon avis, c'est qu'il faut arrêter avec ce jeu au pied de dépossession. Plus personne ne joue à ça. C'est obsolète. Mais bon, allez, record battu, tout le monde est content, c'est une victoire inespérée. Et les Springboks qui s'anvancent semblent émoussés. Allons enfants... Et bonne nuit.

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  28. Un point reste un point mais fait le point sur l'EDF qui répond présent d'un gros che (je) veu.
    Je garde la belle gestion française en difficulté sur le jeu mais qui remporte la mise quand même. Une gestion altruiste. Une belle 1re ligne dans le jeu moins dans la tenue de mélée. 2e l. intéressante en touche. Ollivon , Aldritt qui se sont beaucoup employés, la paire 9/10 en retrait. Danty avait remisé l'accouchemement de son enfant au vestiaire, Penaud style il est beau le lavabo à Penaud et Ramos most plus. En face des gars chiants à surfer la vague victorieuse. Mais là, celle de Penaud était trop pernicieuse à maîtriser. Mais là c'est toi le roi de l'ovale, du terrain et du vestiaire. La 3e mt restant la cerise sur le gâteau. De la mousse dans les bocs, avec un grand V, à déguster avec modération bien sur...
    C'était pas fait quand on voit le niveau du T 14. Thibaud, pas le pote à Thierry... la Fronde, l'autre, avait averti quant à la forme aléatoire de certains.

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  29. Entièrement d'accord sur ce jeu au pied sans grand intérêt. Et merci pour la bonne nuit.

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  30. Pas une fois Ntamack n a amorcé une attaque se contentant de jouer a la pelote basque il doit les use ses chaussures
    Satisfactions du soir Flament
    Pres pour un bel envoi
    Merci a
    PENAUD POUR NE PAS ETRE ENTRE DANS LE RANG

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  31. Vu le match ce matin, les mêmes impressions que beaucoup, à savoir que ce jeu au pied de "j'en veux pas, tiens, à toi" est ch.... à mourir. Sur le match pas vu de 10 Français avant qu'il ne soit remplacé et qu'enfin on attaque un peu la ligne avec de la vitesse, Atonio laborieux et fautif, toucher 3 ballons sur des jeux arrêtés pour simplement assurer un gros tas sans gain de terrain mais ballon conservé pas suffisant, des cadors pas au top genre Fickou, par contre Danty pas mal, et j'aime de plus en plus le jeu de Flament, bon en touche présent dans le mouvement et surtout sans doute le meilleur plaqueur de tous.
    Petit retour sur les filles, regrets bien sûr mais insuffisance de l'encadrement je pense, à-priori il y a une cassure entre ce dernier et les joueuses qui se sont accaparés le projet en son entier, mais plus de qualité de variété et de répétitions dans les entraînements aurait peut-être évité de gaspiller tant d'occasions gagnantes.
    Ici, le CAB, nouveau Titanic, coule doucement et chacun tente d'embarquer dans les canots de survie, côté encadrement comme joueurs. Hier, gag, pénalité gagnante à la 79èmè, on trouve pas le bon tee pour le buteur, ça tergiverse ça court finalement on lui refile un qu'est pas le sien, reste plus que 14 secondes le gars il se presse il tape et se loupe, de vrais pros, comme on les aime !!!!!!
    Bel hommage du stadium au Grand Ferré.
    Autrement, notre ami Finn encore au-dessus du monde, les commentaires à son sujet, très biaisés parce-qu'ils ne parlent que de sa fantaisie et des scories que celle-ci occasionne parfois, ne rendent pas hommage à ses qualités qui en font un des meilleurs 10 du monde, au contraire lui laisser toute latitude de jouer comme il aime permettrait de se rendre compte et d'admirer simplement ce joueur pour ce qu'il amène au jeu.
    Et donc les Sud-Af, alléchant non ????
    Bon dimanche à tous

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    1. https://fb.watch/gDt3I2uuw-/
      A écouter sur le bien fondé de la Corrèze et de ses habitants 🏈🍷

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  32. Je pense que ces dames meritent un staf à leur hauteur, je ne connais pas Darracq mais en lisant la fiche Wiki, il me parait être plutôt un bureaucrate...pourquoi s'est on passé de Tremouliere? ne faire rentrer N'Diaye qu'après la 60éme, et j'en passe.
    Pour samedi soir payer une place pour voir du ping-pong...et ne pas voir une continuité 10/12/13 plus qu'une faute de goût

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  33. Ouais le ping-pong Sécrétin ce jeu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  34. C'est la marque des grandes équipes, gagner quand-même quand tout va mal.
    Oui, mais bon, là non !
    Le contenu n'y est pas, vraiment pas.
    Si la charnière a grincé c'est la faute d'un paquet globalement timide, vraiment pas Alpha, sauf Olivon et Flament, p'tet,ça suffit pas.
    Et puis le respect du plan de jeu jusqu'à l'absurde, incompréhensible non ?
    Le jeu de dépossession est une option, parfois pertinente, parfois non, en tout cas pas un mantra.
    Restait a apprécier le talent de ce bon vieux Hooper,moins flamboyant, plus malin, pénible, un régal.
    Et l'excellent Jaco, serein, précis, pas une surprise.
    Allez, repris de justesse les Bagnards.

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  35. Peu du contenu habituel connu mais y regarder de près, hormis les imprévus et les contre-attaques qui sont notre marque de fabrique, nous sommes quelconque devant des grosses équipes avec des fautes de cadets, des passes de danseuses et des combinaisons brouillonnes, comme dit Jan Lou, roi de la Chevreuse. Georges, tu as raison de ne pas quitter Montauban pour voir du jeu au pied digne d'un cerveau de 3 ans. Il faut aussi dire que le 12 et le 13 ne sont pas des énarques non plus et que le rugby en profondeur est trop prévisible pour être efficace. Seule la passe sautée arrive à bon port. Notre point fort le buteur et sans un Dupont des grands jours, nous retombons dans la routine du top 14. Quant au professeur de la performance, le "dotore" comme y disent en Italie, il ferait mieux de s'abstenir de conférence de presse. Enfin, réflexion plus large, hier a Wallon, un joueur suturé 3 fois d'une plaie de la face alors qu'on sait qu'au premier contact, la suture va lâcher. Discussion avec les médecins de matchs sur les commotions cérébrales (CC), leur hantise la démence post traumatiques. Donc CC arrêt ferme de 3 semaines.

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  36. Maintenant, aucun des gros calibres favoris (à part l'Irlande quand même) n'a dégommé lourd. Ces matchs d'automne prêtent juste un intérêt à retrouver des repères, des liens passés un peu sous la poussière et l'EDF n'est pas la dernière dans cette situation, avec certains joueurs encore sur le train-train du T 14, n'est ce pas Haouas... Pour autant, elle reste dans la gagne au contraire des rosbeefs passés sur les charbons du braséro argentin. Donc, à voir. Maintenant qu'il y ait un faux pas à un moment ou à un autre avant l'échéance mondiale 2023. Ç'est pas forcément un mal non plus.

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  37. Mais est-ce que les équipes, à un an de la Coupe du Monde, ont intérêt à trop en montrer ?
    On retrouve une configuration de pré-Coupe du Monde déjà vue: des équipes poussives qui peinent à mettre leur jeu en place, des outsiders avec les dents qui rayent le plancher (et les tournées d'automne sont pour elles le seul moment où le faire), et des All Blacks qui marchent sur l'eau (avant de perdre en CDM comme entre 1987 et 2011 ?).
    Les Argentins savent pertinemment que l'équipe d'Angleterre qu'ils joueront dans un an ne sera pas la même que celle de cette après-midi (à la fois pour les joueurs et le jeu). De même, tirer des conclusions sur la courte victoire française est hâtif; on a un Tournoi et une préparation pour retrouver (si on l'a perdu) le meilleur niveau qui peut être le nôtre. Et si on surclasse les Sud-Afs samedi prochain, la balance penchera dans l'autre sens, on sera encensés alors que rien ne sera vraiment fait (et les Tournois poussifs ou même mauvais ayant accouché d'exploits ensuite sont nombreux...).
    On a déjà vu que celui que tout le monde encensait comme "le meilleur joueur du Monde", mis sous l'éteignoir, n'a pas pu briller. Au contraire d'Aaron Smith, bientôt 34 ans aux prunes, qui retrouve ses jambes de 20 ans...

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  38. Il faut l avouer ce match fût le plus insipide du week end aucune des 2 equipes n a produit du jeu meme super Dupont a sombre si Galtie se contente de cette bouillie qu il selectionne15 réceptionneurs chandeleurs et il savourera

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  39. oui oui, certes pas le match à se rappeler, m'enfin je vous trouve, pour beaucoup, bien méchants et mal intentionnés à l'endroit de notre EDF. Ce match, s'il ne restera pas dans les annales, ça reste malgré tout un match de rugby, avec ses exigences, les deux équipes n'ont pas trahi ce qui fait la beauté de ce jeu, bien sûr l'abus du jeu au pied d'occupation employé à outrance n'est pas pour donner des couleurs et du rythme à la partie, mais un match de rugby donc, et si les nôtres l'ont gagné c'est qu'ils y ont mis ce qu'il fallait à ce moment-là. La route est longue d'ici le fameux rendez-vous de la prochaine CDM, il va y en avoir des victoires et des défaites, des blessures et des révélations, des méformes et des chamboulements en tous genres, et s'il ne faut pas voir trop beau, rien aujourd'hui ne permet vraiment de penser que l'EDF est sur des chemins dangereux et pas trop armée pour les traverser, comme on le lit dans certains propos. De-même, ce rapport trop passionnel à Dupont n'est pas très sérieux, le joueur en question c'est un joueur avec ses qualités propres, pas un faiseur de miracles mais un vrai compétiteur avec une vision du jeu et des qualités physiques de très haut niveau, il me fait dans son jeu songer à G.Edwards, lequel tout excellentissime qu'il était, a connu des après-midis plus difficiles que d'autres. Peut-être attend-on beaucoup trop de ce joueur des exploits et du sensationnel quand on devrait plutôt l'observer à l'aune de sa conduite du jeu et son influence sur le collectif France.
    Cet après-midi sur le terrain de pétanque le match refait cent fois, à l'heure de la tournée des gagnants quelques vérités vraies recueillant l'unanimité des tireurs et pointeurs réunis : pourquoi que le N'Tamcak y s'ennuie autant et qu'y fout des coups de saton dans la gonfle au lieu de lui donner de l'air à la main, l'Atonio trop gros trop ballot trop d'apéros pas zorro plutôt zéro, faudrait réveiller le Fickou plus tôt dans la journée, Penaud oui le fils de mais qu'est-c'qu'y fout chez Bibendum, AH le C.., Ramos le préféré du cleubouze bouliste où l'on se demande comment ça va se terminer entre lui et le Jaja autant chez les maquignons du ST qu'avec l'EDF, enfin mêlée ouverte sur le zinc au moment de causer Dupont, Marcel le pilar a clos le débat d'un tonitruant "P..... le petit l'est bon si les gros font ce qu'y faut pour qu'y soit tranquille, là l'ont pas tout fait hein, allez Maurice la dernière et allez les bleus" !!!!!
    Allez, tout est dit, non ?????
    Dernières nouvelles du Titanic, le buteur coujou à la lampe électrique cherche encore son tee !!!! Courage.

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  40. Complètement d'accord avec Marcel !
    Quand les gros boivent le bouillon c'est les demi qui trinquent.

    Susurrer que cette équipe était hier un poil en dessous ne retire rien à son magnifique parcours, le plus riche de notre histoire n'en déplaise aux jeteurs de sort, les jeteurs de sort

    Que voulez-vous, qu'il navigue en père pénard , pas le genre !

    Comme le remarque Pipiou, un jeu de dupes va s'installer, Galtier en sera assurément avec quelques surprises bien cachées au fond de sa gibeciere.

    Ce qui n'empêche nullement , à l'exemple des prédateurs du Sud, de marquer les esprits à chaque match si possible.
    Avancer masqué peut-être, mais devant quand même.
    Allez Chevreuse .

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  41. https://www.facebook.com/100044534372013/posts/pfbid02rBHScGQtHFJM3oiUtY2s411UU9cFrsEBvfa5efUyj9ecZEzZFbXpKWoS4sAh2mXnl/

    Une pensée pour Grégoire Boidoux, parti d'un arrêt cardiaque dont personne n'a parlé après avoir été Espoir à l'AB avant de signe à l'OMR.
    Condoléances et soutien à ses parents et tous ses proches.

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    1. faut il accroitre les examens lors de la consultation médicale pour des sports plus ou moins physiques, restons nous dans les lois du malheureux hasard?

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  42. Surement pas assez de dépistage puis l'improbable parfois

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