mercredi 2 décembre 2020

«Mon Domi», par Thomas Castaignède

Comme un service, il souhaitait savoir comment transmettre ce qu'il venait d'écrire en forme d'hommage tout personnel à Christophe Dominici, brutalement disparu mardi 24 novembre à l'âge de 48 ans ; le témoignage d'une amitié sincère née dans les couloirs du XV de France, ceux de Marcoussis et des quinze mètres le long des lignes de touche des stades du monde et des Embiez. Depuis ses débuts à Mont-de-Marsan, héritier de Patrick Nadal et d'André Boniface, je partage avec Thomas Castaignède une passion pour l'art et particulièrement la peinture ; le souvenir d'une visite au Tate Museum, avec son crochet vers l'aile dédiée à William Turner, nous relie au-delà du rugby. Pour délivrer une part d'émotion, il s'est alors tourné vers Côté Ouvert, comme on distingue un intervalle. Voici sa passe à hauteur. «Je t’avais laissé enragé le dimanche, tu étais devenu un agneau le lundi, recroquevillé au fond de ce bateau qui nous amenait sur une île où j’allais te découvrir, l’île des Embiez, étrange lieu choisi pour un stage de l’équipe de France mais tellement beau pour nous accueillir. Le paysage, nous n’en avons pas vraiment profité, mais tu as d’entrée marqué ton territoire. Avec toi, il y avait avant et après, le temps de la rigolade et le temps de l’entraînement ; toi le généreux, tu n’avais plus d’amis, tu devenais un lion ! Merci d’avoir stimulé les joueurs autour de toi, de leur avoir permis de se dépasser, toi le leader incontournable. Tes doigts étaient durs, tes coups puissants. Ton regard attendrissant se transformait et tu devenais une bête des terrains. Quand tu l’avais décidé, personne ne pouvait t’affronter, pas même Cali. Celui que tu aimais tant se méfiait de tes coups de cornes. Ah, même tes cheveux nous surprenaient, toi l’ambassadeur de marques. Nous étions stupides avec nos différents paris, mais n’était-ce pas pour marquer un territoire que tu nous amenais à vivre des émotions, de celles qui rendent sûrement la vie moins savoureuse aujourd’hui ? On souffre tous, Domi, de cette chute dans l’inconnu, et tu nous fais encore plus mal aujourd’hui. Tu te nourrissais de la haine de tes adversaires mais tu aimais les humains, surtout les hommes qui osaient t’affronter : ils gagnaient ton estime, même si tu leur faisais vite comprendre qu’avec toi, il n’y avait qu’une issue. Pour te vaincre, il aurait fallu t’achever et personne n’y est arrivé… Ton dernier crochet, toi le héros du Stade Français, nous a profondément touché. Sortant de mon bureau, j’ai croisé le grand Fabien Pelous, ce capitaine qu’on respectait : il venait m’annoncer ton départ. Un signe du destin. Enfant de Solliès-pont, tu étais devenu la merveille de Toulon. Ce club te correspondait tellement : tu avais besoin de l’amour des autres, de ce public, de cette équipe. Ils t’ont transporté vers les sommets. On en a quand même bavé ... Tu n’as pas oublié, les deux « gros », Pieter et Sylvain, qui nous avaient laminés sur cinq cents mètres, à Marcoussis. Un défi lancé et c’était parti ! Test d’endurance! On s’en foutait, on voulait gagner. On avait préparé notre coup : partir vite et finir à fond, comme quelqu’un nous l'avait dit. Mais nos cœurs de coquelets nous avaient lâchés et les deux monstres nous avaient doublés, et battus... Quelle honte de se faire dépouiller par des « gros »... A partir de ce jour, tu avais décidé de mettre les bouchées doubles pour laver cet affront ! Le terrain était une chose, mais ce n’était rien en comparaison de ta présence en chambre. Elle pouvait être à la fois motivante et perturbante. Tu ne faisais rien comme les autres. Trois choses comptaient : ta famille, ta famille et Jeannot. Sacré Jeannot… « Tu ne l’aimes pas, mon fils ? » m’avait-il demandé d’un air menaçant. « Mais bien sûr que si...», avais-je répondu. « Parce que tu ne lui fais jamais la passe », avait-il répliqué. Alors je m’étais excusé (qui ne s’excuse pas devant Jeannot) et promis d’y veiller pour les prochains matchs... Je n’ai pas oublié la concentration extrême qui était la tienne lorsque tu étais avec ton préparateur mental, dans cette chambre de Cardiff avant le match. Moi, joueur, en chambre avec toi, tu m’interdisais de rentrer car tu avais besoin de parler à cet homme, homme de la famille, qui sûrement te réconfortait. Car comme chacun d’entre nous, tu doutais. Pourtant, tout le monde te considérait comme un des plus forts... Peut-être n’avons-nous pas su t’aider ou t’accompagner... Pardonne-nous, si c’est le cas. J’ai encore ce souvenir de ton saut, dans le lac de Marcoussis, nous laissant, Garba, Sylvain et moi, sans voix... Ah, tu l’aimais, Garba ! Votre chambre était en lambeaux, vos combats de lutte et vos hurlements étaient devenus partie intégrante de notre quotidien... Tu étais toujours à le faire souffrir mais sans jamais l’abîmer, et malheur à celui qui voulait s’y mêler... Tu n’as pas oublié, et moi non plus, cette escapade de ski nautique, avec Garba, Cali et Stan Soulette... Quelle rigolade ! « Reposez-vous bien », avaient dit les coaches lors du stage de préparation de Coupe du monde en pays catalan. Immatures et sûrement insouciants, on avait décidé d’aller faire du ski nautique. Toujours à fond. Qu’est-ce qu’on pouvait rire, ensemble... Il n’y avait pas de limite. Toujours cet esprit de groupe que tu vantais. Avec toi, pas question de tricher. Et arriva ce qui devait arriver. Avec son adresse légendaire, Stan avait perdu le manche de la corde le liant au bateau et il était resté accroché à son menton, au point de lui avoir presque arraché la moitié du visage. Nous étions pliés de rire sur le bateau alors que notre ami hurlait de douleur. C’est toi qui as pris les devants pour le ramener et le faire soigner, en prétendant devant les coaches qu’il était tombé sur le sol par étourderie. Tous ces rires qui sortaient de ta bouche nous amenaient dans un tourbillon de bonheur. Tu as toujours voulu décider, commander. J’espère que tu ne les ennuies pas trop là-haut. Tes hurlements devant les buts encaissés vont nous manquer. Tu l’aimais, ce ballon rond. Infatigable, tu nous usais, tu trichais mais toujours avec aplomb. On t’aimait. Tu as repris ce bateau. Tu es à la barre, cette fois. Devant, à nous attendre. On va venir te rejoindre, chacun à sa vitesse mais toujours avec la même idée : se faire plaisir et s’aimer ! A bientôt, mon ami. Casta» Christophe Dominici a été inhumé vendredi après-midi au cimetière de la Ritorte, à Hyères, dans le caveau familial aux cotés de sa soeur Pascale.

101 commentaires:

  1. L'amitié, l'amour des autres , du maillot , tout ce qui fait un homme pour que nous l'aimions ..on sens chez Thomas Castagneide cette peine d'avoir été son ami mais peut être ne n'avoir pas tout compris ..on ne dit jamais à ses parents , a ses amis qu'on les aime et quand ils s'en vont c'est un regret permanent d'avoir tu les mots ...alors TC le dit aujourd'hui et il fait bien car nous savons qu'il l'a aimé avec sa générosité et sa folie de gamin du Sud...merci de ce billet si triste mais si beau ..

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    1. Son coup de fil m'a touché ce matin.
      Il voulait que ce soit sur Cote Ouvert.
      Cest une bel hommage à notre blog et à ce que nous en faisons tous autant que nous sommes

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    2. Richard , ton blog est la pour que nous partagions l'amour du rugby , mais serait il complet si nous ne partagions pas l'amour des autres, ce billet de TC est à sa juste place ..car il nous parle d'amour du rugby et de l'amour pour Dominici...

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  2. j'imagine tout à fait ce que doit être la peine de Thomas Castaignède à l'aune de la mienne qui pourtant ne le connaissais qu'à travers les matches ou la télé . Pas un vide qu'il laisse, non : un gouffre béant de chagrin . J'aurais aimé le voir vieillir, et même devenir un vieux con qui nous aurait gavé avec le récit de ses exploits . J'aurais aimé qu'il ait des rides et de l'arthrose, qu'il perde ses cheveux et prenne du poids, on aurait fêté un premier jubilé et puis plein d'autres ... Il reste beau dans notre souvenir, piètre consolation .

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  3. Lu et relu. Et à chaque fois, ce texte me serre le coeur. Le coeur, là ces choses complexes et si simples à la fois se jouent. Là, où ça fait du bien...Là où ça fait si mal...On suppose que les mots ont dû se coincer dans la gorge de l'aueur...et puis ils ont fini par jallir...parce que l'amitié est une source...et que même quand ça fait du bien et même quand ça fait si mal...du coeur, les mots exacts finissent toujours par jaillir...l'auteur, cet ami qui témoigne à bonne distance, raconte avec une élégance et une rare délicatesse et ça s'appelle tout simplement la pudeur...Lorsqu'il courait sa race de seigneur sur les prairies éternelles de la jeunesse, Monsieur Castaignède a déployé, du bout des doigts et à chaque changements d'appui - il était de cette école où courir revenait avant tout à caresser avec douceur l'herbe des plus nobles intentions. Une ivresse offensive. Une certaine idée du romantisme en flottant et du jeu à hauteur d'humanité- oui, lorsqu'il jouait, Monsieur Castaignède a déployé tant de trésors d'élégance que ses mots, si doux, si justes, si émouvants, ne m'étonnent guère...On peut pudiquement le remercier. alors, voilà...%Un grand merci...Monsieur...

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  4. Beaucoup de témoignages et celui de Thomas en est encore une fois le reflet, confirmant que l'homme ne laissait pas indifférent pour ceux qui l'ont croisé sur les terrains ou en dehors. Caractère impétueux, politiquement humain, moins politiquement correct mais pour sa bonne cause, il aimait border la marge et sa limite.
    A trop vouloir la lune le temps n'a pas suspendu l'envol, dernier débordement fatal vers les étoiles...
    Mais c'était sa place ? 🤔

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  5. Oui...oh, je sais les règles qui régissent ce blog, que tant de belles âmes peuplent comme un endroit à part...une sorte de vestiaire de l'enfance...Le rugby devrait toujours se vivre comme ça...et j'ai omis de signer...Ahem...j'ai perdu mes identifiants...et je m'en excuse ( et puis toutes ces coquilles aussi...mes doigts sont engourdis et je reste un garçon " vieux-jeune" et un peu gauche ) Je signe simplement d'un Benoit et j'en profite pour vous adresser, à toutes et tous, un salut amical. Bien à vous...

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    1. Pour donner un peu de légèreté, on dit " bonjour Benoit" qui que tu sois vieux jeune comme nous ...c' est cela L'amitié, ne pas se connaître mais s'apprécier

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  6. Je ne sais pas, Gariguette, si Christophe Dominici aurait aimé se voir vieillir.
    Certains ne le supportent pas.
    Le texte de Castaignède est émouvant, mais... extérieurement. Pour qui n'a jamais rencontré, connu Christophe Dominici.
    Il lui appartient, donc, mais ça nous touche qu'il ait pensé à ce blog pour en garder trace.

    On va essayer d'être à la hauteur (pas de la passe, hein, ça irait trop vite avec Thomas, mais au moins de l'intention).

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    1. Regarde Jean Marais qui fut un magnifique vieillard après avoir été stupéfiant de beauté plus jeune, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve . Je ne sais pas si lui aurait aimé, je dis que moi, ça m'aurait bien plu quelques années de plus pour lui .

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    2. Tous les textes que nous écrivons en partant de nos souvenirs, en partant de cette part intime...oui, ils nous appartiennenent..enfin, tant que nous les gardons par devers nous...Ce texte, son auteur a choisi de le partager...A partir de là, de cete intention ( ce n'est jamais le geste qui compte mais l'intention qui l'a précédée )et peu importe, dans le fond, d'où il parle...A partir de là, il n'y a rien d'extérieur...Nous sommes en capacité de le recevoir ou pas...Et puis, il me semble que personne ne connait vraiment un être...il y a toujours ces brumes, tissées de blessures et de névroses...de l'intime encore une fois...Partager des souvenirs, nous les raconter...avec pudeur, j'y reviens...ce n'est pas rien tout de même...Benoit

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    3. Non Benoît, ce n'est pas rien, effectivement.
      Et il n'y a pas non plus de hasard à ce que la mélancolie profonde du texte de Castaignède me rappelle, toutes nuances gardées, celle que j'éprouve en lisant certains de tes textes sur des histoires de rugby et de jeunesse passée (enfuie ?) là-haut sur le plateau isolé. Mais sans être loin (l'intention, hein...), je suis peut-être à côté quand même, va savoir...

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  7. Quand un être cher me quitte, meurt pour dire les choses...je songe souvent à cette phrase tirée d'un film de Clint Eastwood...Impitoyable..."quand quelqu'un meurt ( en "vrai" c'est " quand on tue quelqu'un ") on perd non seulement tout ce qu'on a eu avec lui mais surtout tout ce qu'on aurait pu avoir..." Il y a un peu beaucoup de ça dans le texte hommage de Mr Castaignède...C'est induit, mais il y a un peu de ça...ça regarde ce que Lacan et avant lui Serge Tisseron nommaient l'extimité...Bref...Bonsoir. Benoit

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    1. Ca nous donne du grain d'émotions et de tragédie à moudre.

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  8. Puting 2020
    VGE maintenant.
    Ca ne va donc jamais finir ?

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  9. C'est le décès accidentel d'Andrea Huser, la plus réunionnaise des suisses, formidable athlète ,qui me touche beaucoup.
    Au delà de son palmarès elle était d'une gentillesse, d'une disponibilite sans faille.
    Nous nous faisions une joie de l'accueillir l'an prochain.
    Allez, au revoir Madame.

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  10. merci Richard de nous faire partager l'hommage de Thomas à son ami, souvenirs d'instants de bonheur, ...le rugby comme une symbolique de l'amitié...

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    1. Oui, démarche touichante de sa part. Partager. Il m'a avoué que ce texte était sorti de son esprit jusque dans ses doigts le matin.

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  11. Nous sommes en décembre. La nuit est tombée et c’est la pleine lune.
    Elle a étendu ses draps blancs fraîchement lavés et jaunis par le temps à même sa pelouse. Une fois secs, comme le stipule la légende, ils auront retrouvé leur couleur d’origine et brilleront d’un blanc pur.
    C’eût été l’été, Elle aurait fait sa grande lessive l’après midi. Elle aurait étendu ses kilomètres de tissus blanchâtres sur des fils, en plein vent, sous un soleil de plomb. Les ultras violets se seraient substitués à la lune et son linge serait en seulement quelques heures redevenu comme neuf.
    Elle, elle n’aurait certainement pas eu sa place dans un tableau de William Turner pour qui le chemin qui mène à la lumière et à ses diverses utilisations laisse peu de liberté. Il le peint seul et unique ; souvent quasi rectiligne et sans aucun échappatoire en cas d’avarie.

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    1. Belle histoire. Tu oublies la rosée. Cette quête alchimique nécessaire et utile.
      Turner, et ses dernières toiles. Diaphanes, dans l'évaporation, le brume, le diffus lumineux.
      Des fonds de tableaux ou l'aboutissement d'une recherche d'absolu : nous avons passé une demi-heure avec Thomas ce jour-là à échanger sur le sujet. Il en a fait son miel ensuite. mMis ceci est une autre histoire...

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  12. Bonsoir Richard, je mets en place des Rencontres autour du rugby à Saint-Paul-lès-Dax du 17 au 20 juin. A quel mail puis-je vous envoyer un dossier, je souhaiterai vous inviter. Mon mail : jcbarens@orange.fr

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    1. et nous tous on peut venir ? ahahaaha

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    2. Bonjour Jean-Claude,
      je prends contact maintenant avec vous par mail.
      A suivre...

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  13. Merci Richard pour ce partage et remontée de souvenirs anciens quand je titillais Bouscatel, à Orly en attendant la Navette,et qui comprenait la démarche de Castaignède qui venait de quitter le Stade pour l'Angleterre

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  14. La disparition (on dit terrible, brutale ou dramatique, personnellement je préfère tragique en ce qu'elle est associée au théatre antique grec, avec ces demi-dieux et sa mythologique à notre usage) de Christophe (Christ, eux, feu) Dominici ne trouvera pas de conclusion ni de réponse ce vendredi après-midi, à l'issue de l'inhumation de son corps en terre de Hyères.
    Pour tenter d'éclairer d'une lumière littéraire les raisons du décès accidentel ou volontaire de l'ancien ailier gauche du XV de France et du Stade Français, j'avais évoqué dans un portrait le parallèle avec le texte de Francis Scott Fitzgerald intitulé "La Fêlure". Il n'a pas été conservé dans L'Equipe. Alors lorsque le journaliste de Paris Match, Nicolas Delesalle, m'a contacté pour que je lui parle de Domi, je lui ai proposé cette association, qu'il a fait sienne. Pour mon pus grand bonheur et celui de Benoit Jeantet, qui m'avait fait découvrir cette oeuvre un peu oubliée.
    Traduction : "The crack-up". Comme écrit dans "Le désir de lire", "on entend mieux le craquement sec de l'âme, écho le plus touchant à l'échec, où s'écoute le fracas d'un soleil qui depuis longtemps s'est éteint. Dans "The crack-up", l'insomnie est à l'oeuvre, la nuit est tout sauf tendre. Par instant, la vanité et l'orgueil de ses débuts pointent. Son écriture se fait aussi blanche que sa nuit. Tout son art est là. Dans cette touche de désastre."

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    2. C'est splendide et en même temps déchirant ! Je reviens sur Le tombeau de Gérard Philipe d'Henri Pichette qui se conclut ainsi :
      "Depuis ce matin-là de son adieu au monde, certains mots pour moi se sont couverts de larmes . Je ne les prononcerai plus qu'ils ne me rappellent avoir été dits par lui . Ces mots à l'ordinaire consignés dans les pages des livres, et tout sombres d'être gravés en encre morte, avaient recouvré je le crois, leur jeunesse d'inspiration et pleinement, s'étaient remis à vivre sensibles, impétueux, agiles, exacts : ressuscités par coeur .
      Paroles libérées qui s'envolaient de l'écriture heureuse ! ... qui maintenant reposent dans le silence ami ."
      J'ai pensé immédiatement à ces lignes à propos de Christophe Dominici, la jeunesse, la vie, l'impétuosité . La fêlure ... oui bien sûr mais je préfère en garder une image de joie, celle du fameux essai . Bonne soirée .

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  15. Comediante, tragediante.
    Tu ris, tu pleures. Tu pleures, tu ris. Tu vis, tu meurs. Tu meurs, tu vis...
    Allez, Pie XII, modifié Bedos.

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  16. Je dois sans doute être en décalage, mais c'est ma nature.
    Avant cet Angleterre-France et ces critiques des journaux anglais sur l'inexpérience des jeunes bleus, je repense à d'autres époques, plus guerrières , et durant lesquelles le service militaire était obligatoire; et permettait ainsi de traiter ces jeunes joueurs de "Marie-Louise". Et, souvent, ces "marie-louises" nous apportaient quelques belles victoires et nous mettaient du baume au cœur.
    En sera-t-il ainsi demain? Alors que les époques ont bien changées....? J'ai une sorte d'intuition que oui.

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    1. Apres l'affaire Bismuth, le dossier bizuth

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    2. Un bizutage qui risque d'être copieux !
      Les Rosbifs n'ont jamais laissé passer une occasion de donner la leçon a un pays incapable de faire face a ses engagements, le planchot risque le surmenage!
      Allez, de l'aspirine plutôt!

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    3. Jan Lou , ça sent 99 cette affaire et si on mettait la raclée aux anglais comme on l'a mise aux blacks en 99 alors qu'on devait se faire manger tout cru ...ça serait un bel hommage à Dominici

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    4. Allez une 2e défaite bis...zut cette année pour les anglais🤔
      La motiv sera aussi via Domi, je pense, forcément...

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  17. Marc me semble détenir une clef. Quand les Anglais annoncent quils vont affronter le XV de Farce ils alimentent une motivation francaise toute trouvée

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  18. Mais j'ai bien peur que ça ne suffise pas.
    Bien sûr, chaque match a sa vérité, ça ressemble à ce que François Truffaut disait d'un film qui sort en salle, qu'il est lancé comme un train sur ses rails et que rien ne peut l'arrêter ou infléchir sa trajectoire.
    Mais le rugby a changé depuis 20 ans; les anglais avec une équipe-type vont imposer leur puissance, et leur puissance collective. Comme ils ne sont pas manchots derrière et qu'en plus ils défendent aussi bien que n'importe qui, l'addition risque d'être lourde et les valises pleines au retour.
    Souhaitons seulement que les jeunes joueurs français n'en soient pas affectés et qu'on ne leur en tienne pas rigueur, comme cela a pu arriver par le passé: cette Coupe d'automne tenait plus de la nécessité économique que d'une réalité sportive coupée dans son élan par le Covid au printemps dernier.
    La glorieuse incertitude du sport -et du rugby- nous fera cependant regarder ce match avec intérêt (l'histoire du train sur ses rails...).

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    1. Bon, pour l'instant, au bout de 15 minutes, la motivation est française.

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  19. D'accord mais y en a deux la, des trains, un TGV et un TER!
    Si les garçons s'en sortent avec les honneurs, dont pas plus de vingt avec du contenu, Galtier aura parfaitement gère sa composition.
    Allez, la réputation de notre Rugby, de son organisation par contre....

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  20. Sa compétition, banane !
    Allez les gros doigts

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    1. "Sa composition" était pas mal non plus, plus musical, aérien, voire envolée lyrique style symphonie fantastique ou... Boléro de Ravel et son crescendo. Incantatoire 🤣🎻🎵

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  21. Si c'est pour Domi, je vais pour une fois redescendre le pavillon de mes préférences pour les Rosbifs . Let it happen !

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    1. Perso, j'encourage deux équipes : le XV de France et celle qui affronte l'Angleterre. Et là c'est coup double, comme d'habitude.

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  22. Thomas,

    Saint Exupéry disait " Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente. Tu m’interroges comme l’on interroge le voyageur" (lettre à un otage, 1943). Apocryphe devenue "si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis".

    Découvrir une île est toujours révélateur de secrets inattendus, de rencontres insoupçonnées, de souvenirs inégalés. Tel fût mon credo en allant en Angleterre à 13 ans, seul, me retrouvant brutalement loin de ma Lomagne de mon enfance et de mes Pyrénées natales transplanté au "Windsor Free Festival" en 1973, avec 8000 hippies. Je m'en souviens encore, bousculé par un iconoclaste local sous l'emprise de l'alcool et de l'acide, n'ayant du mon salut qu'à ma pointe de vitesse et à la proximité de bobbies. La vie grave ainsi des empreintes indélébiles et notre âme n'a d'autres ressources que la faconde de les exprimer que quand c'est trop tard pour causes. Garaison, fameuse boite à curés du Magnoac, pour indisciplinés chroniques, m'a permis de découvrir ce que c'était de partager l'amitié en pension sous toutes ses formes. Punis le week-end pour moyenne insuffisante, les cancres se soudaient sans le savoir. Le Père Laguillony, rugbyman, Pyrénéiste redoutable et curé, enseignant et Directeur de la Congrégation, nous emmenaient faire des sommets à la rude et bouffer de la tante de camping peu moelleuse. Ainsi j'ai conquis le Taillon par la brèche de Rolland en passant par le cirque de Gavarnie, le pic du Midi d'Ossau et quelques autres. Souvenirs impérissables ou avec François et François nous faisions un triumvirat redoutable, plus doués pour faire les cons que pour grimper quoique à force ! Les années passèrent si vite, chacun suivant sa voie et les "François" m'ont quitté à un an d'intervalle, tous deux des suites d'un accident de moto. Et la page Garaison se referma sans mot dire. Et la grinta des paroles et de l'écriture revint bien plus tard ou je me suis mis à l'éloge funèbre de patients qui étaient devenus des sœurs ou des frères pour avoir partagé leurs chemins de croix. Socrate, au moment de boire la ciguë, disait qu'il fallait mourir en son corps, de ses passions et de sa raison pour s'élever à l'universalité de la pensée. Le corps et l'esprit, celle repris par le christianisme, par Montaigne, une dualité prise au bicamérisme qui guide l'être vers son soi sans le partager. Peut-être celui de Christophe, celui de biens d'autres, partis voyager, nous laissant hébéter dans nos songes et nos regrets. Le rugby a beaucoup à apprendre du mystère de l'homme, de la facétie du jeu et de sa beauté. Jouer sans ballon sans percer les secrets de celui qui crée une action de génie est une faute de jeu. Lui faire croire qu'il est Dieu et l'encenser sur son instinct de félin est plus qu'humain mais pour quelle cause et pour quel résultat ? Béziers était son nouveau crédo, son instinct, son divin bonheur et personne de ses amis n'a su lui tendre la main avant que le piège ne se referme définitivement. Un ami ne sera jamais un frère et son contraire n'est pas faux. Il ne suffit pas pour échapper à la critique de souligner que le discours est analogique ou métaphorique. L’humanité n’est pas une famille mais comme une famille, les hommes ne sont pas frères mais comme des frères.

    Je conclurais par Hésiode, Thomas "ne fais pas d'un ami l'égal de ton frère".

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    1. J'aime bien être comme ta soeur 😘

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    2. Merci pour avoir trouvé la vraie citation, Tautor.
      Concernant Domi, les amis et les frères de jeu n'ont pas manqué à ses côtés, depuis le début. Il a été entouré, protégé de lui-même, plus sans doute qu'aucun autre rugbyman français.
      Mais quand la dépression est en toi, que tu es mis en coma artificiel pour ne pas commettre l'irréparable puis, dix-huit ans plus tard, quand le nuage ressurgit au-dessus de toi et que tu refuses d'être soigné, alors la félure se transforme en chute.
      Quand à l'amitié, la fraternité et la fratrie, il me semble - sans vouloir mettre un point final à cet échange fructueux - qu'ils sont liés par un trait d'union : l'amour. Et comme l'écrivait quelqu'un, il faut "aimer sans savoir qui".

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    3. Pour moi, médecin, trop facile de se cacher derrière la maladie et ses affres pour accepter un fait. C'est déjà un aveu d'échec, un faux semblant de faire croire, une image de l'amitié creuse de combats. Je pense que la toxicomanie sous toutes ses formes déstructure à jamais un être fragile. Ceux qui sont suicidaires ne parlent jamais ou peu à contrario des autres. C'est ceux qui en parlent le moins qui le font le plus. J'ai été confronté à des pendus (adolescents), à des défenestrés, à des suicides par armes à feu ou par médicaments, rien ne laissait supposer une telle issue. Au moment d'AZF, une amie, anesthésiste réanimateur, pilier du SAMU 31, avec qui je faisais le secours montagne, à gouté au fruit défendu celui d'être revenu sur le terrain pour prêter mains fortes aux secours. Elle a été blessée moralement par un confrère qui lui a demandé de tenir les perfusions et de ne pas toucher les blessés, elle qui travaillait en réanimation. Huit jours plus tard, je la repêchais dans la Garonne, morte de son suicide médicamenteux et j'ai lu dans sa voiture sa lettre d'adieu à ses enfants. C'est là que tu découvres le poteau rose celui que tu n'a jamais vu ou jamais su et cette fragilité masquée qui tue sans avoir jamais franchi la façade du paraitre. Et pourtant j'avais de l'Amour et du Respect pour elle et j'avais partagé le sublime mais aussi l'enfer à ses côtés. La dépression n'est pas une maladie en soi au départ, elle le devient parce qu'on ne sait pas prendre le temps d'écouter et de dépister les fragilités qui se construisent en soi au gré du temps. Comme quoi être ami, frère ou soeur, ne guérit point de l'ignorance, encore moins l'amour.
      "Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons" S. Freud

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    4. La dépression, pas une maladie ?

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    5. Je ne souhaite pas reprendre ton texte et le sujet ne s'y prête pas, Tautor. J'en reste là en ce qui me concerne car il y a trop de points sur lesquels nous ne sommes pas d'accord. Concernant entre autre le cas Dominici, un homme que j'ai côtoyé.

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    6. Mais en tout cas, c'est un texte interessant qui m'a permis de réfléchir.

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  23. belle these pour un pro
    mais pourquoi qualifier son ami de frere est une erreur
    pour moi c est l eloge parfait compter son ami a la mesure des liens fraternaux est la plus belle distinction
    choisir son frere (dominicain) un beau parametre

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  24. Allez dans une heure, équipe de France ou XV de farce..

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    1. Allez mieux vaut un bon coq (au vin, après match) qu'un dindon...🤣

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    2. 5e. Mêlée blanche dans nos 22 suite à du jeu au pied tactique et un en-avant de Tolofua : premier temps fort, et il est anglais.

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    3. Bcp de bonne volonté bleue mais aucun franchissement. On sent bien, très vite, que la dimension physique ne pèse pas en faveur des Bleus

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  25. Pénalité sévère.Sont dans le collimateur, heureusement ratée

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    1. Font surtout trois conneries qui ne pardonnent pas à ce niveau.

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    2. Belle percée de Jalibert pour l'essai de Dulin. Pas de farce...

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  26. Belle prise d'intervalle de Jalibert, comme on voulait qu'il soit...

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  27. Vont moins rigoler là les Rosbifs !

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    1. Z'ont pas l'air de vouloir vraiment tout donner, ces Anglais. Je les trouve mous. Z'ont pas vraiment lancé une seule combinaison de jeu après 34 minutes.

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  28. Contente de voir Jallibert revenir à son niveau UBB de l'an passé ...

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  29. Bon, cette "finale" n'est pas terminée mais j'aimerais être dans la tribune de presse our voir la gueule de mes confrères anglais, surtout ceux qui ont écrit dans les tabloïds que ce match allait être une farce.

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  30. Ils sont vaillants, ne doutent pas , la charnière et Dulin sont bons, pour l'instant et comme disait Mme mère "pourvu que ça dure"

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  31. Bon, mea culpa !
    Même s'ils perdent ce match (mais c'est pas du tout fait !) et s'en prennent 30 en seconde mi-temps, rien que pour leur première mi-temps, chapeau bas !
    Anglais pas à leur niveau, mais par contre, ces jeunes français sont bien dans la maîtrise, et pour ce qui est du jeu au pied et de l'alternance, pour l'instant Jalibert et Dulin sont au-dessus.

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  32. Quelle fin de 1re mi temps. Z'ont presque mieux joués que les "titulaires". Le 8 de devant (mention à la 2e l.,Woki,Boirgarit), Jalibert, Dullin, Moefana. Pour selon qu'ils aient peu d'expérience

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  33. Les anglais auraient-ils pêché par excès de confiance ? Nos bleuets, au-delà de leurs qualités propres, auraient-ils pioché dans les moqueries de la presse anglaise les raisons d’une sur-motivation bienvenue ?
    Et quelle belle séance de défense sur la ligne ! Morts de faim !

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  34. Il y a juste Tolofua qui est perdu sur ce grand terrain. Sinon, les quatorze autres sont top.

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    1. Bon allez, je vous laisse, j'ai un compte rendu sur le feu...

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  35. Y'aurait pas du French flair qui couve ?

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    1. Je vois plutôt les Anglais lancer enfin du jeu et les Bleus finir par craquer après avoir été héroïques.

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    2. Hébin les petits français ont "craqué", mais pour ce qui est de lancer du jeu côté anglais, faudra repasser.
      Et on les a surclassés dans le jeu au pied, que ce soit dans l'occupation ou la présence dessous.
      L'avenir de l'EDF se présente plutôt bien: y'a la relève, et y'a même la relève de la relève. De quoi voir voyager et voir loin.

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  36. Merci l'arbitre pour les faire revenir. Il n'y a pas pénalité à la base avant la dernière pénaltouche essai

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  37. La blague finalement, c’est les coups de pied de Farrell. Qui l’eut cru ? :-)

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  38. On s'en fout c'était un vrai beau match !

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    1. Ce n’est pas la presse française qui sera intéressante à lire demain (désolé Ritchie !) mais l’admirable et toujours mesurée presse anglaise :-)

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    2. Les Bleus gave an excellent account of themselves against an England team handicapped for long periods from a combination of apparent complacency and a desperately unambitious gameplan.

      The Guardian ce soir, des anglais complaisant et sans ambitions...

      Previously this autumn England had mostly steamrollered every pack in front of them but this was a very different story. France have some extremely talented up-and-coming players destined to achieve plenty in their careers and they also had something even more priceless in the modern game: a willingness to try something different occasionally.

      Jalibert is one of those fly-halves who look to be strolling around until – too late – he is gone before you can say ‘Voila!’ The Bordeaux 10 spotted the glimmer of a hole between Jamie George and Farrell, accelerated past the flat-footed England hooker and put an unmarked Dulin over for the kind of classic try that almost qualifies under the heading ‘vintage’ these days...

      Vivement les tabloïds... the guardian c est trop artistique...

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  39. Arbitrage british, Macalou ne touche pas la balle!

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  40. Une équipe grandiose de collectif et de courage rivalisant avec les autres compos, pleine d'émulation, qui a mené toute la partie pour se faire embarquer par l'arbitre en prolongations et finir par la pénalité de la mort. Plus que du gagne petit par ces anglais incapables de trouver leurs marques à part quelques actions bulldozers et leur essai enfin. Rien de joli. Dommage, très frustrant, mais beaucoup d'enseignements qui devraient péter leurs fruits...

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  41. L'avenir se dessine dans cette jeunesse et le réservoir est là. Niveau de jeu présent, défense de haut niveau, peu de fautes mais notre attaque est encore un peu verte. Enfin rassuré suite à la finale de Béziers ou nous avons été Champion du Monde. Pour franchir la dernière marche, va falloir que le top 14 hausse aussi son niveau de façon conséquente ce qui n'est pas acquis. Je ne boude pas mon plaisir retrouvé de voir un bon match de rugby et une EDF valeureuse, que ça dure.

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  42. Match qui nous a fait vibrer et aimer l'EDF , que demander de plus , un arbitre impartial peut être

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  43. Tiens, j'ai un truc pour vous.
    C'est l'histoire d'un mec qui regarde Angleterre-France, et quand il voit que Farrell transforme à la dernière seconde du match sifflée par l'arbitre, il éteint sa télé parce que les commentaires après en général il s'en fout.
    Bon, 19-19, finalement c'est pas si mal, la rouste promise n'est pas venue, et c'est plutôt les anglais qui vont l'avoir mauvaise demain.

    Et pis en allant faire un tour sur internet un quart d'heure après, ...

    (toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence, etc, etc...)

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  44. ...oui, fierté, solidarité, courage, solidité défensive,état d'esprit, ...mais quand même, des questions, et je ne voudrais pas être rabat-joie.
    Le rugby pro (en général)pourra-t-il survivre à si peu d'ambition offensive ? ..se contenter d'un jeu au pied d'occupation du terrain adverse en attendant la faute de l'adversaire (toujours discutable) pour marquer des points?
    Le jeu de ligne, avec des lancements variés, intelligents, est-t-il un jeu dépassé, d'une autre époque, plus possible à réaliser dans le rugby dit moderne ?
    Manifestement le jeu de mouvement cher à PV et RD notamment, me semble bien loin des aspirations offensives des techniciens d'aujourd'hui. La percussion, les pick and go, le défi physique, ont supplanté la recherche de l'espace par la passe et le surnombre, le jeu dans les intervalles comme le défi dans l'évitement.
    Mais je suis d'une autre époque et certainement "has been", même si j'ai apprécié le combat, l'investissement et la fierté de cette jeune équipe pour rivaliser et faire honneur au maillot !

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    1. Ou l on reparle de la règle partagée à Uzerche l annee dernière quant a la possession du ballon en fonction de ou est tapé le coup de pied.
      Il faudrait éclaircir le premier rideaux, elles ont beau changé, les règles sur les rucks ne facilitent rien. Et encore heureux que le choke tackle a été mieux régulé...

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  45. Un match enthousiasmant,vibrant,plein d'engagement et de suspense, un bon match des coquelets,mais pas vraiment un bon match tout court.
    Et surtout parce que les kids du demi-citron sont en pleine reconstruction.
    Disciplinés a l'extrême, ils font ou on leur dit de faire, fondamentaux, jeu au pied,ni plus ni moins.
    Et ils vivraient un peu une séquence physique "down" qu'on ne seraient pas surpris.
    Dommage ,une occasion si belle c'est pas souvent.
    Le vainqueur c'est Fab, il a transformé un cahier des charges consternant en franc succès, a un souffle de grand chelem,chapeau.
    Et bouché les trous, derrière, aux ailes, p'têt même en seconde ligne.
    Reste la pile,pas au niveau aujourd'hui, le réservoir reste pauvre.
    Allez, nul concédé au bout du bout, on aurait signé, non !

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  46. belle surprise de l engagement
    cela demontre que le reservoir est fourni
    alors les minables exhibitions des annees passees accablent les precedents selectionneurs
    finalement galtier va avoir du mal a choisir
    tant mieux abondancene nuit pas
    bravo pour ce match

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    1. Les sélectionneurs mais aussi certains sélectionnés. Galthié n a a priori pas apprécié l attitude de certains au Japon.
      Quoi qu il en soit ce qui compte c est maintenant.
      Par la force des egos en présence pris dans une forme de piège grec, nous avons du revoir la réserve.
      Et la réserve nous salue bien.

      Une fois qu on atteint un certain niveau, il s agit de le maintenir.

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    2. Il y a plus de positif dans cette défaite frustrante française que dans la victoire sans presse tiges anglaise...

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