mardi 24 octobre 2017

Marbre de coeurs rares

Après vingt-deux ans de professionnalisme le constat, retiré, est amer : «Personne ne maîtrise les flux des joueurs, le conflit entre clubs et fédération, et ne sait où va l'argent», écrit Rob Andrew, ancien boss du rugby anglais - et donc bien placé au cœur du réacteur pour savoir comment il fonctionne, ou pas - devenu plumitif le temps de la rédaction d'un ouvrage qui, sorti la semaine dernière, fait grand bruit de l'autre côté du Channel, mais seulement quelques vaguelettes chez nous alors qu'il dresse de ce sport un tableau pas très rose.

La multiplication des commotions liées aux plaquages tectoniques assénés par des joueurs hyper-entraînés - ils préfèrent percuter l'adversaire plutôt que de chercher l'intervalle - annonce des accidents gravissimes, dixit l'ancien entraîneur de Newcastle et mentor de Jonny Wilkinson. Pour lui, le danger viendrait du fait que le rugby à XXIII a suppléé le XV, une moitié d'équipe remplaçant les joueurs les plus fatigués de façon à maintenir à son plus haut niveau l'intensité du match.

Pendant ce temps, on apprend que les Barbarians Français, association créée en 1979 par les jeunes anciens du Grand Chelem 1977 viennent de passer avec âmes et bagages dans le giron de la FFR. Exit l'état d'esprit vanté par Jean-Pierre Rives et résumé par un «balle à l'aile, la vie est belle» qui raconte la liberté de jouer. Désormais, la sélection de ces jeunes gens sera confiée au staff tricolore. Tombe un pan de quarante ans sur la sépulture de Jacques Fouroux, preuve que rien n'est jamais écrit dans le marbre, fut-il de cœurs rares.

Pour passer du rugby de collusions au jeu de collisions, il nous faut rejoindre La Rochelle. Révélation du dernier Top 14, le Stade Rochelais est l'attraction du Champions Cup. On attend avec une impatience non dissimulée le dimanche 10 décembre d'un La Rochelle-Wasps jaune et noir à guichets fermés. D'ici là, tenter de comprendre comment une phalange hétéroclite parvient à franchir les défenses avec autant de facilité demande de cerner le «qui», d'analyser le «pourquoi» et de situer le «où».

Le Stade Rochelais dispose de plusieurs typologies de joueur : rapide et mince, puissant et dur, lourd et adroit, vif et athlétique. Et de quelques modèles complets, genre Victor "Victorius" Vito. Si vous alignez une équipe sur la largeur du terrain - un peu plus soixante-dix mètres - vous allez immédiatement vous apercevoir qu'un espace de cinq mètres sépare chaque joueur. L'équivalent de cinq bras tendus. Impossible de tenir ainsi une ligne de défense.

Huit adversaires sont concentrés en quelques mètres carrés sur les zones de combat que sont la touche et la mêlée, et disons quatre à chaque ruck. Ce qui laisse des zones libres ailleurs. A l'extrémité du champ se trouve la touche, considérée comme le meilleur plaqueur puisqu'au moment où vous sortez balle en main du terrain, le jeu s'arrête immédiatement et l'initiative de la remise est laissée à l'appréciation de l'adversaire.

Le staff rochelais a ainsi identifié le centre du terrain - situé entre l'extérieur de l'ouvreur et l'intérieur du deuxième centre - comme étant la porte au travers de laquelle il faut passer. Ils y envoient leur bestiaire : Qovu, Atonio, Boughanmi et Pelo pour peser et élargir l'encadrement ; Doumayrou, Priso et Sinzelle pour taper dans la cloison et desceller les gonds; Rattez et Lacroix en finesse, sur les appuis, afin de tester la charnière.

Pas une de ces quatre typologies peut être considérée comme étant la meilleure pour franchir : seule la fréquence de leur implication fait la différence, jusqu'à ce que la défense perde sa lucidité et ne sache plus «qui est qui», s'il faut coffrer en haut ou descendre aux chevilles, glisser ou aller chercher... Une alternance d'engagement dans cet espace défini qu'est la porte du centre, et toujours sur la ligne d'avantage : voilà l'une des clés du succès rochelais.

Quand vous comptez en supplément d'arme d'un Victor «Virtuose» Vito au sommet de son art, double champion du monde sacré meilleur joueur du Top 14 la saison passée, vous pouvez vous permettre de l'utiliser en libéro. Lui laisser autant de liberté qu'il le souhaite. L'impliquer dans la création, l'articulation et la finition comme un Campese de l'avant, pour ceux d'entre vous qui ont connu les années 80.

D'autant que le staff rochelais dispose avec Levani Botia d'un rhinocéros à ressort. Géniale, il faut l'avouer, l'idée de l'avoir remonté troisième-ligne aile sur les phases statiques de lancement, puis le réinstaller immédiatement après au centre, justement, là où sont fragilisées presque toutes les défenses une fois passés trois temps de jeu. Ce qui a aussi pour effet de densifier celle des Rochelais.

Cet engagement sur le front bas a un coût humain. Naguère, nous l'aurions évalué en contusions. Puis en ligaments. Aujourd'hui, il pèse son poids de commotions. Remplaçable dans ce rugby à 23 qui accepte aussi les jokers médicaux et pour cause, le joueur étant devenu chair à canon. Les commotions, Botia, ancien gardien de prison aux Fidji, ne les compte plus. Celles qu'il inflige comme celles qu'il encaisse. Seul contre tous.

197 commentaires:

  1. Le staff de LR est intelligent ,aucun doute , quel travail accompli ! Toujours intéressant de lire ou d'écouter Colazzo , je connaissais le joueur bien sur mais le manager est surprenant et réjouissant
    Il n'est pas seul mais son intelligence tactique , la qualité et complémentarité du recrutement comme tu l'évoques et son leadership font des merveilles , non seulement il est intelligent et il est malin voire mariole en plus

    Tout se dilue dans la soif de pouvoir et de contrôle , le départ des " cadres " de la bande à Fouroux a laisse la place à la bande à Furieux , Lombard en tête , autre temps autre moeurs mais quand même c'est le dernier bastion d'un état d'esprit qui fout le camp , d'une vision de ce jeu qui décidément s'éloigne de ce que j'ai , nous avons connu , c'est une énorme commotion à elle toute seule et de très mauvais goût ... On nous expliquera que le mécène n'est plus la
    Rob Andrew dit dans l'interview qu'il t'a donne " le Rugby n'a pas été conçu pour ca " ce que l'on voit aujourd'hui
    C'est une très belle et bonne façon de poser le problème au sujet duquel on a beaucoup causé ici , Qui avec lui pour s'en emparer et proposer de changer ce qui doit l'être ?
    Pour revenir sur La Rochelle mais aussi Clermont , comme par hasard les deux clubs qui jouent en mettant de la vitesse sont bien placés ... Toulon , Montpellier n'ont pas fait leur mue car les deux managers n'ont pas pu mettre leur patte sur l'effectif et sa complémentarité comme l'a fait le staff Rocherais , il gère le passé et trimbale encore le passif

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. François, je pense que Vern Cotter va effectuer des changements au sein du MHR, mais j'ai l'impression que l'ambiance là-bas est délétère.
      Quant à savoir pour quoi le rugby a été conçu, c'est effectivement un magnifique sujet de réflexion. Très "Quinconces".

      Supprimer
  2. PC et XG ont su tirer la quintessence de leurs passages au ST sous la férule de GN, Chacun ont compris bien avant les autres que le rugby moderne ou pas relève de l'intelligence situationnelle. Souvenez vous de XG, un félin finisseur qui regardait devant (pas forcément sur les côtés 😉) mais qui a su se bonifier en allant finir sa carrière à Bayonne où il joua très peu ce qui fait réfléchir. PC, entouré de Servat et Poux, avec au cul Brennan et Isotolo Maka comme poutre maîtresse a compris in fine à quoi servait une assise. Sûrement inspiré aussi par les départs ravageurs d'Isitolo, PC a compris le gain majeur de faire glisser Botia en 3e ligne ce qui rend la vie plus facile à VV 👍. Vous avez compris que l'expérience personnelle est une chose mais que les rencontres sont fondatrices d'une vision éclairée du jeu. En cela, les AB de LR ont du impulser ce besoin naturel d'espace qui fait merveille aujourd'hui. Mais pas que! De voir la brillance de jeu de leurs aînés iliens, la copie se met en place sans être un remake de la fougère. C'est en ça que PC et XG sont des managers avisés aujourd'hui car ils savent, comme dans la grande cuisine française, aller chercher les ingrédients là où ils se trouvent.Indeniablement, on voit que les joueurs ne récitent pas que le tableau noir et qu'ils ont la possibilité d'exprimer leurs qualités naturelles ce qui manque cruellement à notre rugby national. Quant aux commotions, nous sommes à des années lumière de la rigueur apprise à l'hôpital par nos maîtres et des données des sociétés savantes, à croire que certains n'ont pas eu la même formation et cela au détriment des joueurs. Comme quoi l'amateurisme n'a pas que du bon !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ma toute premiére impression sur La Rochelle, c'est quand je les ai vu évoluer , à la télé, avec leur deux ailiers et notamment Lacroix qui se trouvaient souvent hors de leurs ailes, donc un peu partout. Je me suis dit, tiens Collazo c'est d'abord une reflexion de gars de l'avant et là il utilise ses ailiers de façon comparativement nouvelle, et je me suis dit cet entraineur il est à part....

      Supprimer
    2. Tautor, il faut que tu nous tiennes au courant de l'impact du Grenelle de la Santé dans ta zone d'achalandage.

      Supprimer
    3. Aucun officiellement ... Tout est off par le réseau. Si tu peux connaître le nom des médecins des 4 commissions diligentées par la FFR ?

      Supprimer
  3. Ce que montre La Rochelle c'est aussi une vision et la cohésion des actions. Chacun est à sa place. Du président aux nouveaux entrants. Chacun a son boulot dans ce beau tableau. Je veux dire projet où l'argent est présent sans être trop important.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Après, à La Rochelle, ils sont en train de construire la maison de retraite des All Blacks. Ca peut être marrant mais quand je vois le nombre de gamins du centre de formation qui sont partis voir ailleurs, je me pose des questions. A tort, sans doute. Mais quand même.

      Supprimer
    2. S'ils ne jouaient qu'avec des locaux le Sr serait encore en pro D2 et plus vraisemblablement en fédérale .Merling a tranché :ce sera le haut niveau donc avec nombre d’étrangers .Des quelques jeunes formés ici ,certains sont partis mais deux ou trois voire 4 sont intégrés à l équipe première:pas si mal .
      Bernard Landais
      Bernard Landais

      Supprimer

      Supprimer
    3. C'est juste que je trouve "drôle" qu'un club formateur (trois titres de champion de France dans les années 70 avec uniquement des jeunes du cru) qui a refusé la venue de Graham Mourie alors capitaine des All Blacks recrute aujourd'hui à tour de bras des kiwis (Vito, Kerr-Barlow, Atonio, Eaton, Forbes, Alofa Alofa, etc...) Et si demain on propose Coles, Whitelock, Romano, Kaino, Cane, Read, Crotty, et bien, le bon président Merling va casser la tirelire pour faire du Stade Rochelais les All Blacks bis, comme le terrible boss Altrad a fait de Montpellier une province sud-africaine.
      Ce que je veux dire par là c'est que le haut niveau est une zone de compromis. Au mieux.
      Les valeurs de la Rochelle, historiquement, sont la formation et la valorisation des enfants du cru.
      J'aurais aimé que mon club lance des jeunes recrutés dans l'arc Atlantique, de Vannes à Bordeaux, en passant par Poitiers, Cognac, Angoulême, Niort, Tours, Orléans. Je suis intimement persuadé qu'il existe des pépites dans ces coins-là.
      Parce que pour tout vous dire franchement, je ne connais aucun rochelais dans l'équipe du Stade Rochelais mis à part le jeune Tanguy, qui ne joue pas beaucoup il faut l'avouer mais qui est de Port Neuf...

      Supprimer
    4. Alors je regarde le jeu du Stade Rochelais en l'analysant, comme j'analyse le jeu d'autres équipes. Mais je n'ai pas une affinité de "supporteur" avec mon club formateur.
      J'ai récemment effectué un tour des entraîneurs pour discuter avec eux de la façon dont ils percevaient, dans les dix premières minutes d'un match, le degré d'investissement de leurs joueurs. Et comme la com' du Stade Rochelais est verrouillée, je n'ai même pas eu accès à ses coaches (alors que mes échanges furent cordiaux et fructueux avec Travers, Brunel, Landreau, Urios et Cotter), moi le p'tit gars de Laleu... De la même façon, les anciens joueurs du club ne sont pas autorisés à assister aux entraînements. De haut murs de bois entourent le nouveau centre d'entraînement, à croire que le FBI s'y prépare en secret lui aussi...
      Un peu désolant que tout cela. Mais le jeu reste premier et c'est un plaisir de voir jouer le Stade Rochelais.

      Supprimer
    5. Salut Richard, ... ben voilà, c'est la même chose à Brive,tu comprends mieux maintenant mon éloignement du rugby en général (et du CAB en particulier).... mais tout change, tout évolue,le rugby comme le reste, alors.... point de nostalgie non ! ... un constat !

      Supprimer
  4. PC, XG, Rob Andrew mais ils ont tous joué au ST.
    Qui a dit que j'étais très chauvin ?
    Rob Andrew était un sacré joueur et je suis d'accord avec lui, nous avons trop pris du XIII, revenons à notre quinze (XV).
    Ces 3 joueurs ont appris de GN que le 5 de devant doit être massif no scrum no win. Mais aussi que des ailiers rapides et intelligents valent mieux que des buffles.
    Pour nos amis anglais et français, ils ont voulu du rugby spectacle du jeu de cirque avec mise à mort (non mise à commotion).
    Regardez sur youtube, les vidéos les plus regardées ne sont pas les plus beaux essais mais les plaquages destructeurs ou les bagarres générales avec du sang bien sûr. Du jeux et du pain (en fait les anglais avait compris douleur) et voilà nous y sommes.
    Il ne faudrait pas que le rugby devienne le Roller Ball.
    Mais je crois aussi que les financiers devront aussi obtenir la chair fraiche pour avoir des joueurs (des jeunes surtout) donc ils vont devoir modifier les règles et donc le jeu pour aller vers une jeu d'évitement qui cause moins de "Pain" et plus de jeu. Sans joueur plus de rugby.
    Je suis sûr que le retour du XV va bientôt revenir. La Rochelle le prouve et le ST, RCT, Clermont vont aussi sur cette ligne
    LE Gé

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le Gé, avoir été formé à Toulouse n'est pas un gage de réussite, il suffit de voir comment Christian Labit galère à Narbonne. J'déconne. C'est l'exception.
      Le ST est la plus grosse école de formation du rugby français. Il y a dix ans, on avait évalué le nombre de joueurs du Top 14 et de la ProD2 passé par Toulouse. Impressionnant.

      Supprimer
    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    3. Alors là, pas d'accord mais pas d'accord du tout, le ST c'est pas la panacée en matière de formation, loin de là -et même si bien sûr des pépites sont nées dans la pouponnière rouge et noir-, ce sont surtout des agents recruteurs (Marfaing Rancoule, R.Thomas ...) grands voyageurs, observateurs et dotés de la signature au bas des contrats et également sur le carnet de chèques.
      La vraie formation, toulousaine de Toulouse, qui a existé au ST c'est avec Bru/Villepreux/Skrela, dès le passage à Novès ça a d'abord été vivre avec l'héritage, puis on est passé, avec le duo Bouscatel/Novès à l'achat international de potentiels ciblés.
      Marrant de voir comment on occulte les réalités sous le palmarès.

      Supprimer
    4. après la mauvaise foi de Christian, celle de NIni :-)

      bon sérieusement, je pense que tu n'as pas tort, d'ailleurs on a vu les résultats depuis 5 ans.

      LE Gé

      Supprimer
    5. Tiens Labit écarté à Narbonne 🤔

      Supprimer
    6. Pas étonnant vu les résultats. Les clubs n'ont pas le temps d'attendre. Le spectre de la descente a été vu dans l'Aude. Dommage. C'est un bon mec, Christian Labit. Sale temps pour les coaches. Avez-vous lu L'Equipe print ce jour ?

      Supprimer
  5. .... euh... "plus grosse école de formation" ?... pas sûr...à voir... plus grosse école de recrutement.... certainement.. (avec l'ASM maintenant)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Christian,

      Pas de mauvaise foi :-)
      Non je riglole.

      J'ai toujours aimé le ST pour le jeu qu'il prônait. Il l'avait perdu depuis 5 ans. Pourtant les petits jeunes qui sortent de l'EDR du ST ont l'air d'y revenir.
      Pour La Rochelle, je pense que les résultats peuvent attirer des jeunes et à l'image du RCT, plus il y aura de jeunes plus il y aura de choix, le succès appelle de nouveaux jeunes qui veulent jouer dans ce club qui gagne. Et nous verrons de plus en plus de jeunes des EDR dans notre championnat.

      Mon petit neveu (10 ans) qui vit dans la région de Lyon ne jurait que par le ST (comme son grand oncle) et maintenant il veut devenir le Michalak du LOU. Ce qui prouve que les bons résultats de certains clubs vont faire venir les petits jeunes qui n'en veulent
      Le Gé l'optimiste.
      PS : Question pour Christian, est ce que les mauvais résultats de Brive vont faire aller les bons jeunes vers des clubs plus huppés pas très loin ?

      Supprimer
    2. Bonjour le Gé, .... non, ce ne sont pas les mauvais résultats, mais avec le professionnalisme, (et les agents)les jeunes joueurs ont le choix maintenant d'aller où bon leur semble, surtout si le club formateur n'a pas un vrai projet de club et une politique sportive bien définie, à savoir pourquoi former, comment former, quelle identité défendre, quel jeu, quels joueurs, comment promouvoir et faire éclore les jeunes talents, avec qui, quels moyens, etc ... pour Brive malheureusement, il y a déjà bien longtemps que les meilleurs jeunes sont partis, la liste est longue, mais c'est bien aussi de les voir faire carrière ailleurs pour ceux qui les ont encadrés dans les équipes de jeunes!

      Supprimer
    3. la formation au Stade Toulousain c'était surtout et avant tout à Jolimont

      Supprimer
  6. Pour quoi le rugby a-t-il été conçu ? LA question. Rappelons au passage que nous sommes nombreux ici à effleurer le sujet à longueur de semaines. Après avoir noté que WW Ellis ne s'était certainement pas posé la question, se contentant de viriliser le pousse-ballon, je crois que l'on ne peut valablement tenter une ébauche de réponse que si on ajoute "pour qui'. WWE et ses continuateurs ne songeaient évidemment pas à quiconque hors des collégiens-étudiants de leur caste. Donc, le 'pour quoi' était circonscrit à une petite fraction très identifiée. L'environnement (règles, us et déjà coutumes, tenue, calendrier, etc.) en était intégralement inspiré. Le succès, du autant à un certain snobisme qu'aux vertus intrinsèques du jeu, entraîna des adaptations effrénées et plus ou moins heureuses, allant du cas néo-zélandais, passionnant ou chiant selon les goûts, aux luttes de clochers gasconnes, dérisoires ou géniales selon les goûts. Désormais, la question 'pourquoi le rugby a-t-il été conçu' devenait polémique. A cet égard, l'avis d'un Rob Andrew, assorti d'humour, vaudrait la peine d'être entendu.
    J'espère que chacun répondrait "Pour moi !", indiquant par conséquent qu'il y a autant de définitions qu'il y a de pratiquants. Précisant donc que personne n'est victime d'une mode ou d'une manoeuvre plus ou moins mercantile. Car il s'agit de faire preuve de résistance. L'esprit du rugby, c'est l'exaltation de la personne face aux embrigadements de tout poil. Ainsi, on a le droit de préférer prendre une branlée toutes les semaines en s'éclatant comme disent ces cons de jeunes, plutôt que de triompher déguisé en Caterpillar.
    Parenthèse scandaleuse : il y a des victimes de commotion que je n'arrive pas à plaindre.
    Nous avons tous assisté ou même pris part à ces rencontres dites du dimanche matin opposant quinze copains à quinze autres branquignols, sous-entraînés, maladroits, indisciplinés et rigolards. Dans la tribune, leurs familles braillent 'on est chez nous, on est chez nous' et grimpent aux rideaux quand un essai est marqué. Vient alors l'heure des plus belles victoires, celles qui comptent : la troisième mi-temps. Mais attention ! Si kékun demande à ce moment-là à quoi sert le rugby, ça peut faire un bain de sang.
    Même résultat si kékun en vient à s'inquiéter du sort de Brive, Lyon ou Toulouse. Rien à foutre.
    Un match de rugby, c'est un film où chacun raconte sa vie. Trente autobiographies entremêlées, dont le spectacle exige de l'empathie, voire un peu d'amour. Sinon, circulez, y a rien à voir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. joli Charles
      j'aime ce
      "Un match de rugby, c'est un film où chacun raconte sa vie. Trente autobiographies entremêlées, dont le spectacle exige de l'empathie, voire un peu d'amour"

      Supprimer
    2. Texte très intéressant, Charles. Qui fait du bien.
      Je prendrai juste le chemin inverse du tien, mais c'est le jeu, concernant le nombre de définitions égal au nombre de participants. Même si la suite me va très bien.
      Le rugby n'a pas été conçu "pour soi" mais pour un "en soi" qui ne fonctionne que s'il y a un "avec les autres".
      Levinas dit que le divin était dans le visage de l'autre.
      Pour paraphraser, je dirais que je suis rugby si je suis en équipe.

      Supprimer
    3. Et par "pour moi" mais "pour les autres". Tout ce que je fais sur le terrain, c'est "pour les autres".
      Une anecdote. Match universitaire. Sciences (my team, qui englobait sciences de la technique et sciences humaines parce qu'il fallait être quinze) contre Ensma (école d'ingénieurs).
      Nous sommes acculés, et je reste poli, devant notre ligne (l'importance des virgules). J'exhorte mes coéquipiers à se sacrifier pour que nous n'encaissions pas d'essai. Mais nous cédons. Essai, donc.
      Je regroupe tout le monde pendant la transformation et parle de l'esprit collectif qui doit nous animer, etc, etc. Ils écoutent. Peuvent pas faire autrement, je suis leur capitaine d'un jour.
      Mon topo dure plus longtemps que la transformation adverse. J'ai jamais su faire court. Les gars d'en-face s'impatientent du coup de renvoi et s'égayent un peu partout dans le champ.
      Je remonte vers le centre du terrain, balle en mains.
      Personne devant moi, et l'ailier adverse au fond qui relace ses chaussures.
      Vite, je tape dans le ballon, qui fait tout juste dix mètres, je le ramasse, le fonce vers l'arrière placé sous les poteaux. Petit crochet (je n'ose pas écrire cadrage-débordement, ça fait prétentieux) et hop essai.
      Je transforme en drop et repars vers mon camp.
      Et là, les ami(e)s, la gueule de mes coéquipiers. Inoubliable. Je les vois encore me regardant. Genre "Tu parles bien de collectif, là, c'est ça; d'esprit d'équipe, hein ? Et tu joues tout seul, donc ?"
      J'avais eu la sensation d'apporter ma pierre à l'équipe en imaginant seul une action pour compenser l'essai que nous venions d'encaisser. Et j'avais en face de moi des regards dubitatifs au mieux, ironiques au pire.
      Ca a été le plus grand double questionnement de ma petite carrière rugbystique:
      quelle est la place de l'individu dans l'équipe ? Quelle place l'équipe fait-elle à l'individu ?
      Ou autrement dit : quelle place veut l'individu dans l'équipe ? De quelle place dispose l'équipe pour l'individu ?
      (Vous avez quatre heures)
      La biz

      Supprimer
    4. Vais y penser dans les embouteillage de big apple .. celle qu'il veut et peut dans la mesure ou il place le collectif au dessus de tout ..il qu'il sait que le groupe peut le tirer vers le haut mais aussi que si il en est capable il pourra à son tour porter le collectif , quelle angoisse quand même de savoir que truc et machin ne seront pas la Dimanche et puis on s'adapte , on gagne sans eux putain ... ou comment la confiance se construit dans le collectif

      Supprimer
    5. Richard, l'individu et l'équipe? Fabuleuse question, peut on la retrouver dans les annales du Bac? Je pense que ce sujet n'a jamais étè posé, pas à causes des élèves, mais parce'que les correcteurs n'auraient pas pu corriger. Trop de réponses...., je choisis un autre sujet

      Supprimer
    6. Pour moi, une équipe, c'est quand ce qui en émane est supérieur à la somme des individus qui la composent. Quelque chose comme l'égrégore.

      Supprimer
    7. Et, sans rapport mais quand même un peu aussi, j'ai eu l'occasion, et je l'ai toujours, de composer des équipes. Et il n'est pas rare que je sois déçu par celui sur lequel j'avais le plus investi et agréablement surpris par celui sur lequel je ne comptais pas vraiment. Je veux dire par là que l'équipe peut parvenir à révéler des individus. A eux-mêmes d'abord, mais aussi aux autres. Et si c'était sa fonction première ?

      Supprimer
  7. Ai rédigé un petit texte à la sueur de mon front, alimenté par la belle et intéressante prose de Richard. Malheureusement -pour moi et mes efforts, peut être pas pour vous- il a disparu dans les limbes de l’informatique....???!!! J'essaie donc de publier ceci afin de vérifier si les fonctions de mon ordinateur sont encore valables.

    RépondreSupprimer
  8. Ah, çà a marché!
    Après plusieurs manip et O.K.
    Je réessaierais donc de réécrire les petites réflexions disparues un peu plus tard.

    RépondreSupprimer
  9. On attend avec impatience André , j'etais sur au fond de moi que cette question t'intéresserait !!
    Charles , jubilatoire , la notion de XV copains et son évolution au fil des âges ! L'Amour ben oui pas de fausses pudeurs ... suffit de voir le chagrin quand l'un de nous part trop tôt .
    Je ne sais pas à quoi pensait WWBE quand il a commis sa transgression ? Fais yech le football ? et les mains ça sert à quoi ?

    RépondreSupprimer
  10. À se gratter le nez ou le bulbe 😂

    RépondreSupprimer
  11. quelle place veut l'individu dans l'équipe ? De quelle place dispose l'équipe pour l'individu ?
    Dire que nous sommes bicéphale est un euphémisme ce qui permet de répondre à la dualité de l'homme maillon d'une équipe et d'une équipe faite d'une somme d'individualités. Tout dépend de l'hémisphère utilisé. En pratique, chacun à un hémisphère dominant ou majeur développé au fur et à mesure de la croissance et des apprentissages reçus laissant pour compte l'autre partie du cerveau. En pratique, soit l'équipe épouse le cerveau de chacun de ses joueurs pour essayer de faire cause commune soit 1/15e de l'hémisphère essaie de résoudre l'équation de 14/15e voir de 15/15e (le coach) de l'équipe. En fait, la réponse, Richard, repose avant tout sur le bien être du joueur qui va solliciter les aires neuro sensorielles des hémisphères pour être en phase avec le plaisir de jouer. Chacun aura donc compris que c'est la fusion et la synthèse des hémisphères qui font qu'une équipe devient un continent.

    RépondreSupprimer
  12. Là en vous lisant, je ne peux m'empêcher de penser à Thierry Dusautoir, capitaine exemplaire des Bleus et du ST accessoirement . On se souvient de l'étonnement qu'il suscita lorsqu'il expliqua à quel point il avait été déçu par l'attitude de certains de ses coéquipiers toulousains lors de son éviction - pardon de son départ volontaire de l'EDF . Ils lui reprochaient sa trop grande exigence entre autres ... Donc des individus et une équipe . Tout semblait très bien marcher et puis pan ! un beau matin - enfin pas si beau que ça - ça ne marche plus .La cohésion qui s'effrite, l'équipe qui doute et on redevient des individus X, Y ... Z avec des doutes personnels qui s'amplifient et s'exaspèrent . Des rivalités aussi, soigneusement enfouies pour le bien du collectif et qui à la faveur d'un événement peuvent resurgir .
    Voilà mon idée : une équipe ça n'existe pas enfin pas de façon tangible ni sur la durée, c'est un moment .
    Celui où s'effectue la symbiose et c'est fragile ça peut péter n'importe quand . Ca fait comme une émulsion huile dans eau , paf c'est lié ! paf ça ne l'est plus ! Vous avez vu à quelle vitesse ça se délite ? cf blessure de Lopez et l'ASM vacille ou La Rochelle qui a mené le Top14 l'an passé et qui foire son match contre Toulon ?
    Et justement le momentum ... c'est un élan, une dynamique, une lancée bref ce qui fait gagner au final .Sans ce momentum pas de victoire, sans équipe constituée pas de victoire .
    Je ne crois absolument pas à l'exploit individuel : il y a forcément eu des circonstances collectives amenant au geste final du marqueur d'essai . Et quand on arrêtera de citer le joueur au profit de son équipe dans les commentaires ; on aura déjà avancé .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Marbre des cœurs rares, Sylvie, ça t'a plu ?

      Supprimer
    2. Je t'avoue que je me suis fait un peu plaisir sur cette chronique-là : "l'amer retiré", "les plaquages tectoniques", "âmes et bagages", "envoyer le bestiaire"... Je sais que tu as apprécié. En tout cas, je n'en doute pas une seconde ;-)

      Supprimer
    3. bien sûr que j'ai adoré ! mais bon je ne veux pas non plus monopoliser le blog ( lisez quand même le wikipedia sur le marbre de Carrare, c'est dune poésie inattendue notamment l'explication de la lizzatura ... je vous laisse découvrir ) et puis moi la pierre ...
      Sinon j'ai beaucoup apprécié le "rhinocéros à ressort," du Boris Vian ! Continue sur cette voie là stp, et là le rugby sera enchanté et enchanteur ✨✨✨

      Supprimer
    4. et puis lorsque tu te fais plaisir en lâchant les mots, en les triturant en les assemblant de façon incongrue c'est là que tu es le meilleur (sans flagornerie aucune : je ne sais pas faire !) à propos ils deviennent quoi ta bande de joyeux drilles ? je suis Benoît sur son blog - avec un Sergio atomique - et Seb et Christophe sur Flair Play ... sont de plus en plus classieux !

      Supprimer
    5. Hello Sylvie... Lâcher les mots, les triturer, oui, mais ça demande du temps. Bon celle-là de chronique elle est quasiment sortie toute seule. Disons qu'il faut avoir l'esprit libre. Comme la Champions Cup ne demande pas trop de neurones, j'avais toute l'énergie utile et le temps qui va avec.
      La bande des Comme Fou. Benoît écrit, Antoine twitte, Christophe se bat pour que Flair-Play vive et nous mettons la dernière virgule (on en enlève, plutôt) à notre "dico des penseurs" qui sortira en mars, Seb imagine son avenir en visionnant trois films par jour tout en essayant de garder la vue claire (un petit souci à l'œil gauche), Vincent s'est marié et pense à quitter Paris pour les Landes, Nemer œuvre surtout en famille dans la lointaine campagne de la région parisienne. Pour les autres, les contacts sont plus espacés.

      Supprimer
  13. Bon, alors moi besogneux du rugby, je raisonne certainement comme un charretier remontant son lisier sur les petites routes de Corrèze (allez CAB) mais je vois les choses d'une manière beaucoup plus simple, et j'espère, pas simpliste.
    Le joueur -l'individu- est un élément du collectif -l'équipe-, pas de joueur pas de collectif pas d'équipe pas de match, de la même façon le collectif -l'équipe- n'existe pas sans les joueurs -les individus- donc pas d'équipe pas de match. Le problème ne se pose donc pas vraiment en ces termes à mon avis.
    Le joueur fait sa place dans l'équipe selon des paramètres qui ne se mettent pas en équation, des facilités ici, des manques là, des aptitudes pour, des inaptitudes contre, de la masse du souffle de la vitesse, le choix ce n'est pas le joueur qui le fait ni son encadrement c'est une alchimie bizarre entre les qualités et défauts des uns et des autres, et ce n'est pas l'équipe qui décide de disposer de telle ou telle place pour tel ou tel joueur, non ça me semble à la fois bien plus simple et tellement plus compliqué, c'est du tissu humain dont la trame se construit petit à petit au fur et à mesure de la connaissance des uns et des autres, des affinités, des groupes, des amitiés, des relations, puis des aptitudes et attitudes, celui qui veut commander, celui qui fédère, celui qui a des idées sur le jeu en général, celui aussi pour lequel il lui suffit d'être là, jouer, s'amuser, sans intérêt plus fort que l'aventure humaine, le rugby maillon de la chaîne.
    Sais pas si je suis clair, là, je sirote un picon-bière en même temps, pardonnez ............ C'est ça la philo-machin-chose ??? Boudu, n'en ai jamais pratiqué en vrai, mais ça me botte.
    Et Tautor vient nous dire, rajoutant de la fumée dans un paysage déjà bien embrumé, qu'en fusionnant et synthétisant les hémisphères, et bin c'est ce qui te fait une équipe, et tant qu'à faire la voilà bombardée équipe du continent. Si vraiment il suffisait de réunir des gonzes des hémisphères, ça se saurait, le MHR serait champion du monde depuis quelque temps.
    Remarquez, vu l'abordage des envahisseurs de tous bords, entre les ports des Minimes et de La Pallice depuis quelque temps, se faufilant dans le pertuis d'Antioche sans anicroche, et abreuvés de potion magique par le grand mage de l'Aunis, Merling l'enchanteur, se pourrait bien que la théorie de fusion/synthèse/hémisphères/continent de notre ami se vérifie !!!!!
    En attendant, allez CAB, vive la formation, vive le rugby, vivement novembre pour une tournée dont je pense qu'elle risque d'osciller entre overdose pour les NZ et naufrage (genre pearl-harbor) pour les coquelets

    RépondreSupprimer
  14. Concernant les Barbarians, cette pensée de JPR: " être barbarian c'est se sentir un enfant de l’assistance rugbystique, ne jamais parler à la première personne, ne jamais penser qu’on a le monopole de l’esprit du rugby, amener sa propre histoire sans que l’histoire tue la légende”.
    Dans cette nouvelle organisation, toujours les mêmes valeurs ????
    La sélection sera t'elle toujours faite par le comité de direction, et les valeurs fondamentales de ce club si particulier ne vont-elles pas être mises à mal, ces valeurs de passion (pas de métier) d'amour du jeu (pas de cadenas et de consignes), d'absence de réelle pression sportive (pas d'obligation de succès), économique (pas d'intérêts des partenaires) ou médiatique (pas d'audimat à conquérir et de retombées publicitaires, ni de boulot pour de pseudos-experts).
    Est-ce que le credo sera toujours d'attaquer, de partout, faisant fi de perdre ou de gagner ???
    Dans le vote de la semaine, j'ai voté "je trouve ça bien" parce-que je pense que déjà les sélections se faisaient en concertation avec l'encadrement tricolore, mais en réfléchissant bien, bon, ça pose question, c'était un îlot non pollué et tout plein de tous les fruits du paradis du rugby, ça va basculer vers autre chose, ça fout un peu la trouille quand-même.


    Jean-Pierre Rives

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. So sorry pour le "Jean-Pierre Rives" en bas du texte, l'ai pas vu arriver, l'a du rentrer sur le côté, hors-jeu comme si souvent, toison d'or comme bouclier, les deux pattes sur la gonfle, j'entends d'ici Roger de Mauvezin s'étrangler -non, non, mais non !!!!!! Ah mes enfants- en entendant le coup de sifflet de l'arbitre (british l'arbitre, notez bien) qui va nous envoyer à 1O mètres .....................

      Supprimer
    2. Nini, je viens d'avoir un membre des Barbarians au téléphone et non un des moindres. Il ira à Bordeaux parce qu'il y a été invité. Mais j'ai bien senti que le dossier n'était plus entre ses mains. Désormais c'est le trio Guazzini-Charvet-Lombard qui gère le truc depuis Marcoussis.
      Je pense même que depuis la décès de Serge Kampf les Barbarians ont perdu une très grande partie de leur identité. Et si en plus c'est Novès qui sélectionne une équipe France A, alors là c'est fichu.
      Les anciens gardent le sentiment de 1977 qui les lie et c'est tout, semble-t-il. Les présents remettront des maillots pour assurer le lien. Ils n'iront même pas à Paris voir les All Blacks après avoir dîné à La Rotonde. C'est dire :-)

      Supprimer
    3. Triste, je suis triste.
      Ils ne nous épargneront rien !!!!!!!!
      Guazzini le gus qui veut pas de réfugiés sous son balcon, Lombard l'indélicat qui gruge tout le monde et encaisse sur le dos des cotisants, Charvet ...???... Merde, fait quoi en cette compagnie ???
      Allez, formation en quinconce, la balle à l'aile la vie est belle, mort aux cons.

      Supprimer
  15. .... pour en avoir parlé récemment (clubs en mains) avec 3 membres des Barbarians, il ne reste au bureau plus que JP Rives de l'équipe de 77, et vu son investissement et son intérêt pour "les choses" du rugby actuel, (il s'occupe de son fils excellent golfeur, parmi les 2 ou 3 meilleurs jeunes nationaux), je pense que les Barbarians sont "morts"!... tout au moins l'esprit !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au fait Christian, la Manville Légends cup de golf aux Baux de Provence, pas trop "jet set des sportifs" ?? Et Platoche, pas encore président de l'IGF ??

      Supprimer
    2. Me suis laissé dire que les Rugbyman ont gagne sur les verres mais pas sur le vert ... Exagéré ou pas ? ou simplement une bonne vanne d'un des trois membres ?

      Supprimer
    3. L'ovale roule moins bien sur le green...

      Supprimer
    4. Sergio, non, non, c'était super sympa, pas "jet set" même si les "footeux" ont un peu de mal à échanger, disons à quitter leur cercle habituel pour venir vers les autres, bon ils se sont échappés au bar (normal ils ne connaissent pas la 3° mi-temps dans le foot), ils sont meilleurs que nous au golf (normal ils ont eu plus de temps tout au long de leur carrière), mais pour en avoir discuté un peu avec plusieurs, ils nous envie l'ambiance, l'état d'esprit et
      surtout le partage à la fin des matches avec nos adversaires, après s'être rudement affrontés, les poignées de mains, l'accolade, la bière, le respect .. ce qu'ils ne connaissent pas quand leur match a été accroché, violent, dur, envenimé souvent par les commentaires des uns et des autres. Mais c'était bien de les découvrir à cette occasion, hors de leur milieu, ceux qui viennent en général dans ces rencontres sont des mecs agréables et sympas!

      Supprimer
    5. Hello Christian... Dis-nous en davantage...

      Supprimer
    6. Salut Richard, si tu peux attendre Treignac, ça sera mieux de vive voix. mais c'était très sympa et une belle découverte pour moi dans les échanges avec des sportifs qui souffrent quelque fois d'une image un peu "détériorée"

      Supprimer
  16. Je n'ai pas lu les déclarations de Rob Andrew. Mais elle corroborent les nôtres, si je ne m'abuse. Ou inversement. Donc, ça nous laisse pas de marbre. Et ceci va, chez nous, avec l'annexion ou plutôt la colonisation, pour parler effet rétro, des barbarians par la FFR.
    Ca me renvoit à notre époque sociale du moment, où le syndicalisme militant n'a de cesse de dénoncer la future disparition de la sécurité sociale,depuis un certain nombre d'années. Et on y vient tranquillement, avec un Macron à la manoeuvre et de marbre. Mais avec un jour cette apothéose désastreuse pour les français, si la plupart continuent de faire l'autruche. Mais camarades syndiqués, c'est un autre problème.
    Question commotions, concernant les actions idoines indispensables, je parlerai plutôt de nécessité de passage au marbre, histoire de vérifier et corriger l'étendue des dégâts sur la mécanique humaine.
    La Rochelle surfe la Champ Cup, comme le T14. Dimanche encore, ils ont réalisé un bon ride. Avec les bons riders du moment. Mais la saison n'est pas finie. Une phalange hétéroclite, all blackée certes, mais une mayonnaise humaine qui prend bien. Et marbrée au c(oe)urare, ça éteint toute vélléïté... Perso, je les trouve forts dans le soutien et la faculté de jouer des temps de jeu dans l'axe et les extérieurs, en prenant la ligne d'avantage (davantage ??), offloads,.. un espace de 5 bras tendus entre joueurs, bien quinconçais ! et un esprit d'équipe qui roule.
    "L'esprit d'équipe... c'est des mecs qui sont une équipe, ils ont un esprit ! Alors, ils partagent ! "(Coluche). "La réussite appartient à tout le monde.C'est au travail d'équipe qu'en revient le mérite"(Franck Piccard). Je dirais que le joueur fait l'équipe autant que l'équipe fait le joueur. C'est ce qui plait dans ce sport. C'est ce qui le caractérise. Ce qui en fait un exemple social. Sport pourtant parti de l'aristocratie anglaise, mais dans lequel la NZ a su trouver le terreau pour l'adapter
    tout de suite à toutes les couches sociales et en faire son sport national. L'Europe qui se cherchait déjà a mis plus de temps pour arriver qu'à un ersatz. Un peu de la même manière que le résultat de Maestricht, pour l'instant....
    Argent trop cher, le rugby n'a pas de prix !!! Allez, à défaut de coeur, je m'en va me taper un p'tit marbré au foie gras... moins rare.

    RépondreSupprimer
  17. Ouh là, les gars (et la jeune fille), ça devient un boulot à temps plein, Côté Ouvert, plus le temps d'aller harceler, faut répondre illico au défouraillage généralisé.
    Richard, le 'je' et le 'collectif' est entre nous un faux problème. D'une part, parce que ce fut pour moi une façon de raccourcir un texte déjà bien long ; ensuite et comme ton essai de filou l'indique, les circonstances dictent souvent le comportement. Là, c'est toi qui t'es adapté tout seul et tu t'es fait engueuler par des mecs qui ont - eux - du mal à s'adapter ; enfin parce que je pense contrairement au bolchévique Nini (c'est pour rire, quoique) que le 'je' précède le 'nous'. Dans une équipe, c'est la personne qui s'ouvre au collectif et jamais l'inverse. Dans une société, c'est la personne qui est invitée à devenir un citoyen et jamais l'inverse. Tous ceux qui ont joué savent qu'il faut un effort constant pendant 80 mn pour penser et agir 'collectif'. Ce combat est même une des grandeurs du jeu.

    L'histoire des Barbarians français est à tomber par terre. Même Staline n'avait pas imaginé de fonctionnariser ses opposants et le général Quipasse n'a jamais osé faire défiler le 48ème Réfractaire. La FFR, si. Cela dit, s'amuser à deviner la compo des Baa-Baas façon Laporte-Novès et consorts peut nous occasionner de belles rigolades. Et quelques pleurs amers.

    Gariguette des Bois, Dusautoir est un sacré bonhomme, nous en sommes d'accord, mais pour moi, il n'est pas un capitaine (chez les Barbarians, peut-être). Au rugby, même un major de Polytechnique se doit d'être parfois un peu con. Ca ouvre la porte au collectif...

    RépondreSupprimer
  18. Retrouvé le soleil et les coupures de réseau, ça sent bon les tropiques!
    Sinon, lachez vous les z'enfants, tout ce qu'on écrit n'est pas gravé dans le coeur rare.
    Allez Chevreuse

    RépondreSupprimer
  19. Je vais directement m’attaquer à notre icône Richard.
    Je ne suis ni d’accord avec
    1) « Quelque chose comme l'égrégore »
    2) « Pour moi, une équipe, c'est quand ce qui en émane est supérieur à la somme des individus »

    Il s’agit là d’une attaque frontale de mon ami ☺

    1) Donner comme référence l’égrégore c’est pour les grégaires ☺ je plaisante mais j’aimais bien la phrase. Je ne crois pas que le rugby ne soit tenu que par des rituels établis, ou alors on se retrouve aux 15 temps de jeu qui ont prouvé leurs limites.

    2) Une équipe n’est pas ce qui émane de la somme des individus. Parce que à la fin c’est celui qui a le ballon qui représente à ce temps t la force de l’équipe (et ce n’est pas non plus le maillon le plus faible qui fait la force de l’équipe). Donc ce n’est pas que la somme soit supérieure mais bien qu’elle ne soit jamais inférieure à 15. Même la force du plus mauvais (aussi mauvais soit il) ne doit pas diminuer la force de l’équipe pendant l’action de ce temps t.

    J’ai une autre définition de l’équipe, c’est la force de l’empathie de chacun, et nul autre sport ne peut avoir ce besoin d’empathie. Le joueur doit à chaque instant se mettre à la place de l’autre et donc doit faire un effort intellectuel conséquent pour savoir ce que son équipier va être capable de faire.

    J’en veux pour preuve Vito, il n’est pas terrible comme gabarit de Rugbyman et pourtant il est toujours dans les bons coups. Bien sûr, on va me parler de son « intelligence situationnelle » la célèbre. Mais en fait, il attrape des ballons qui viennent du diable vauvert, quelque soit le joueur de son équipe, il se place où celui-ci va lui mettre la balle. Et pour moi, c’est avant tout son intelligence empathique qui joue. Il se met à la place de l’autre de ses points faibles de ses points forts et il sait à ce moment précis suivant l’état de fatigue de son équipier ce qu’il va être capable d’exécuter.

    La célèbre « intelligence situationnelle » ne peut fonctionner si le joueur sait où se trouver d’abord mais surtout avec qui (dans le sens de force et faiblesse et de l’état des deux à ce moment précis) Que ce soit en attaque ou en défense, et si le joueur n’a pas l’empathie de comprendre son équipier (et encore plus fort son adversaire) et de comprendre son état de fatigue ou de forme et de se mettre à sa place alors l’intelligence situationnelle ne sera qu’un célèbre gimmick.

    J’en reviens à Dusautoir que j’admire, si il n’a pu su comprendre que tous les joueurs de l’équipe de France ne sont pas tous des Dusautoir, alors pour moi, ce n’est pas un bon capitaine. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si tout le monde a un instant t voulait se battre, se fatiguer, avoir une grande exigence, se soumettre au rituel de l’entrainement. Mais le but d’un capitaine, d’un entraineur, c’est d’avoir l’empathie pour chaque joueur pour connaître la situation de l’équipe. Et un grand joueur de rugby doit savoir ce que chacun de ses équipiers est capable de faire pour qu’il ne devienne pas un moins dans l’équipe mais qu’il reste un joueur dans l’équipe.

    Alors une équipe c’est un ensemble d’empathies venu de tous les horizons avec des temps faibles et des temps forts. Le plus dur dans cela, ce n’est pas de gérer le temps faible de l’équipe, c’est de gérer le temps faible de l’individu qui a moment donné va faire une passe dans les chaussettes ou bien va louper un placage. Et si les joueurs ont l’empathie de connaître ce moment là pour le suppléer, tu as l’équipe de rugby parfaite.

    J’avoue que c’est Vito qui m’a fait réfléchir à ce point sur ce qu’est une équipe de rugby. J’ai regardé ses actions et je me suis dit que ce n’est principalement pas la force/dextérité de Vito qui joue mais bien l’empathie de Vito à se mettre à la place de l’autre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Excellent, le Gé. Je trouve bien là l'essence de ce blog. Pousser au plus loin la réflexion et un(e) autre vient pousser encore plus loin. Comme en mêlée sans être emmêlé. Un régal.
      Sur l'empathie, oui. Piste passionnante, le Gé. C'est aujourd'hui la clé de l'entreprise devenu usine à burn-out (comme le rugby pro, d'ailleurs).
      Il y a dans l'équipe le notion de chaînage que tu évoques.
      Bob Dwyer (pas besoin de vous qui c'est, hein ?) entraînait les Wallabies dans les années 90 à attraper des ballons dégueulasses. Il disait : "on ne passe pas toujours la balle comme on veut mais comme on peut. A vous de l'attraper..." (on dirait du Vito et c'est presque de la philo. On va finir par l'appeler Giambattista, ah ah)
      En revanche, pour avoir été platoon leader à l'armée (et oui je suis vieux), je me suis rendu compte, sans m'alarmer, qu'un groupe avance toujours (je dis bien toujours) à la vitesse du plus lent. C'est lui qu'il faut identifier et placer dans les meilleurs conditions. Une équipe n'est jamais aussi bonne que son élément le plus faible. Rappelez vous le but de pénalité de Gelez face aux All Blacks... et face aux poteaux !
      Bref,
      Réfléchir.
      C'est exactement ce que tu as fais, le Gé. Et ça me plaît. Car tu nous offre des pistes à explorer.
      Tu n'es pas le seul ici sur ce blog et c'est ce qui le rend riche. Ce qui nous rend tous plus riches. De lien et de pensée.
      Bon, là, je vous laisse un peu. J'écoute un concerto pour hautbois de Marcello. Et vais tenter de chroniquer sur Comme Fou au sujet de la solitude, l'événement et le chœur.
      A plus tard.
      Amicalement


      Supprimer
    2. Ta réflexion est je dirai, pas dans le rêve, plutôt dans l'idéal... pas simplifié, parce que l'humain. Et l'humain, c'est l'humain. Faut faire avec chacun. Et à ce niveau, l'empathie c'est parfois prendre sur soi. Pas toujours évident au sein d'un groupe, de sortir la quintessence de chacun. Déjà qu'ils aient tous assez d'essence !!!

      Supprimer
  20. Les 4 typologies que tu décris sont surtout complémentaires. La Rochelle redore la blason ou le blouson (selon la saison) du rugby dans sa capacité d'accueil et d'intégration de physiques hétéroclites. Cette richesse créée de la diversité et du mouvement, quand la mayonnaise prend ! Quand le MHR a misé sur des golgothes bodybuildés, le bouclier leur a toujours échappé, même après trois ans sous la férule d'un entraîneur champion du monde. L'uniformisation est une plaie, que ce soit dans les écosystèmes du monde végétal ou animal... et rugbystique !

    RépondreSupprimer
  21. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah, l'heure attendue. Trois sélections à présenter (on attend toujours celle de France A Barbarians, cela dit). Bref.
      32+14+23, si mes comptes sont bons ça nous fait 69, Madame Michu ! Soit la plus grosse sélection du monde jamais officialisée !!! Au moins pour ça, on est les champions de quelque chose.
      C'est la grosse revue bleue.
      Novembre 2017, mois érotique, chanteraient Jane et Serge (ou Jackie et Michel, selon affinités)

      Supprimer
  22. C'est marrant , les titres tournent autour du retour de Bastaraud et de ceux qui partent comme la grande nouvelle
    Je préfère " grosse revue bleue " . On voulait des jeunes , ils sont la , y a plus qu'à espérer qu'ils jouent et que leurs qualités et leur enthousiasme amènent de la prise de risque sur le terrain et confirme les espoirs mis dans cette nouvelle génération ..
    J'espère que tous passeront un test pour détecter leur niveau d'empathie Ge , il y en a de très sérieux ...
    Dans mes souvenirs , j'ai côtoyé ou vu des mecs avec ce sens du placement , de l'intuition , des courses parfaites pour se porter au soutien qui dans la vie n'étaientt des monstres d'empathie , ce qui ne les rendaient pas moins sympathiques
    Mais je vois bien ce que tu veux dire , capacité à anticiper les actions des équipiers y inclus l'adversaire ... encore mieux ...
    Vu que le Président de Federation Anglaise et Eddie Jones étaient raccords sur les ambitions et les moyens , on en est pas encore la dans la Maison France .....Pour le moins en symbiose et message clair pour les joueurs ," move your fucking ass buddy !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais bon, Bastareaud capitaine du RCT...

      Supprimer

  23. Novès et son beau Laporte
    Ont donné la belle liste
    A toute la belle cohorte
    l’équipe rentre en piste
    Ils se sont enfin rencontrés
    Pour bien nous l’annoncer
    Ils vaincront les maléfices
    si ils en donnent soixante-dix

    Soixant'neuf rugby analgésique
    Soixant'neuf rugby erratique

    Novès et le gros Simon
    nous prennent pour des cons
    Ils ont laissé derrière eux
    Un rugby très disgracieux
    Ils s'aiment bien nous faire chier
    Avec ce rugby des anciennes années
    Et que les dieux les bénissent
    Une liste à soixante-dix

    Soixant'neuf rugby statique
    Soixant'neuf rugby acétique

    Laporte va bien sûr le virer
    Bien avant la fin de l’année
    Et redonnera une nouvelle liste
    à plus de soixante-dix

    Soixant'neuf rugby amnésique
    Soixant'neuf rugby antalgique

    Le gé LES GAINS SE BARRONT SI ON CONTINUE

    RépondreSupprimer
  24. Tiens, au fait le Gé, dimanche, vu La Seyne/Hyeres-Carqueiranne. Match insipide au possible.
    Mais récompensé en serrant la (grosse) paluche d'André Herrero...

    RépondreSupprimer
  25. Annonce des équipes, dans quel but? Jouer les AB? Faire plaisir au Président? Quel est le projet?
    Les jeunes sont là, à peine nés. Culottés sans doute, mais s'ils prennent une déculottée seerons nous patients pour leur permettre de s'en relever? Pas longtemps à attendre, on va en reparler.

    RépondreSupprimer
  26. Dans la liste des absents pour match des coiffeurs un discident à l'ardeur concurrent de vestiaire de Dusautoir. Maestri manque d'ardeur depuis l'année derniére un train de sénateur. Plus à la hauteur au niveau des seconde lignes au plan international. Un leçon pour quelques autres. Un seul avant de Toulon cherchez l'erreur.
    Pour Montpellier, changement de mayonnaise, il faut un peu patienter Cotter n'a encore rien décidé. Ce n'est pas Astrad qui mène l'entraînement.

    RépondreSupprimer
  27. Le Gé, ce que tu appelles l'empathie, n'est ce pas simplement de l’intelligence de jeu, du jeu sans ballon, avec en plus la notion de sacrifice pour l’équipe.
    Vous semblez également l’imiter une équipe à l’ensemble des capacités techniques, et surtout physiques de quinze individus. Que faites vous de l'humain? Que faites vous du joueur qui va se mettre minable à l'entrainement et forcer le respect des autres. De celui qui n'est peut être pas le meilleur relanceur sur le terrain mais que personne ne peut suivre à la troisième mi temps. Il fédère par la même un groupe, le plaisir d'être ensemble, et par ricocher le plaisir de jouer ensemble. Je me fais certainement des illusions, cela n'existe peut être pas à un certain niveau.

    Soixant'neuf rugby érotique... nous allons peut être prendre du plaisir en Novembre...

    PS : je demande pardon d'avance au capitaine de ce blog de ne pas suivre sa chronique, mais j'ai une requête pour Treignac. Avant de faire des propositions de nouvelles règles j'aimerai bien comprendre les règles existantes. Nous pourrions par exemple regarder un match non passionnel (sans La Rochelle) avec explications de l'arbitrage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La ça va être difficile... ;-)

      Supprimer
    2. Pour Lulure,
      Je me suis peut être mal exprimé, et je m'en excuse d'avance, mais quand je pense empathie, je pense surtout se mettre à la place de l'autre (je ne parle pas de sympathie), je parle savoir à quel moment la personne à un moment faible ou un moment fort donc quand elle saura faire une bonne passe car en forme ou une mauvaise passe.
      Et quand je dis se mettre à la place de l'autre, je veux aussi dire à la place de l'autre vis à vis des autres et cela comprend bien sûr la 3ieme mi-temps qui peut rendre sympathique et cette sympathie peut jouer aussi sur le terrain.

      Supprimer
  28. Une équipe c'est un système dans lequel jouent des relations. Le travail de Colazzo et de Garbajosa avec leur staff est considérable. Construction concertée de l'équipe sur au moins deux années révisée chaque année. Le projet est de gagner, mais il est préparé. PC et XG ont un plan de jeu. Les joueurs l'ont étudié. Ils savent où ils doivent aller. Ils ont une dorsale de qualité et des nageoires qui savent jouer. Un bel édifice pour voyager.
    Ecoutez les joueurs sur le terrain,pour se trouver ils parlent pour attaquer comme pour défendre. Apport Nz a n'en pas douter. Vito a du le demander. En plein jeu cela permet de faire le lien entre les individualités pour faire une équipe qui apprend encore à gagner.
    Confirmer ce qu'ils ont montré l'an dernier et ne plus déjouer. C'est ce qu'ils viennent de réaliser face à Ulster. Un progrès qu'il faudra sans cessz confirmer.

    RépondreSupprimer
  29. Il faudra d’autant plus le confirmer que LR devient l'équipe à battre chaque weekend

    RépondreSupprimer
  30. Annonce des équipes, dans quel but? Jouer les AB? Faire plaisir au Président? Quel est le projet?
    Les jeunes sont là, à peine nés. Culottés sans doute, mais s'ils prennent une déculottée seerons nous patients pour leur permettre de s'en relever? Pas longtemps à attendre, on va en reparler.

    RépondreSupprimer
  31. Je lis quelques commentaires extrêmement sympathiques mais, permettez le ton abrupt, aux relents d'utopie. Je n'ai qu'une petite expérience, mais l'expérience n'est pas tout. Chacune des équipes qui ont bien voulu m'accueillir (à supposer qu'il y ait eu accueil) était composée d'un kaléidoscope assez représentatif de la société. Il y avait même un ou deux mecs souriants, plutôt bien élevés, soucieux de serrer la main du nouveau. Dans le feu de la partie, la plupart des gars donnaient une bonne image d'eux-mêmes et la troisième mi-temps les améliorait encore. Sinon, ces joueurs foncièrement fréquentables étalaient leur piètre sens du collectif, jouaient beaucoup pour leur gueule et démontraient que leur grand regret n'était pas de mieux piger le jeu mais de ne pas avoir de plus gros biscottos. Dans toute ma 'carrière', j'ai vu 80 % de rapports de force, 5 % de lueurs d'intelligence et 15 % d'indifférence polie. L'immense majorité des victoires était due au talent d'un seul ou à la faiblesse encore plus patente de ceux d'en-face.
    Cela ne nous empêchait pas d'adorer nous retrouver, d'écouter l'entraîneur et de dire à qui voulait l'entendre que le rugby était la plus belle chose du monde. Et finalement, je ne garde que de bons souvenirs de ces bandes d'enfoirés, formidablement sincères dès qu'ils enfilaient un short et formidablement marseillais quand il fallait débriefer. En fait, nous n'étions séparés que par l'enveloppe furtive.
    Plus tard, 'observateur' des grandes équipes, j'ai constaté que l'esprit y était le même. Seule, l'enveloppe changeait.

    Si ma mémoire est bonne, Armary disait (à peu près) 'Je pousse en fonction de Garuet. Garuet pousse en fonction de Garuet'. Un sur deux, c'est déjà pas mal ! Parlait peu mais bien le Loulou.
    Quant à mon cher André Herrero, cité plus haut, il m'a dit préférer Balatorre à Gruarin. Pour les mêmes raisons ? Mais il était très fort en boutades, le Dédé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah Charles, tu n'as pas dû t'amuser beaucoup au rugby si j'en crois ton 80/5/15. Pour ma part, j'ai vu 40/10/20/20/10. 40% de mecs bonnards-sympas-drôles, 10 % de purs talents, 20 % de généreux, 25% de mecs qui ne laissent aucun souvenir mais ne faisaient de mal à personne et 5% de vrais connards.
      J'avais 19 ans quand j'ai débuté à Poitiers au milieu d'une équipe d'hommes et j'avoue que j'ai saisi ce que c'était qu'une équipe de rugby. Je pense qu'en deux ans, de la troisième division à la montée en deuxième, j'ai eu un résumé complet, entouré de mecs comme Sardet, Barré, Champagne et David qui m'ont beaucoup apporté.
      Avant c'était le Stade Rochelais de poussins à juniors, avec obligation de suivre les préceptes du coach sous peine de rejoindre le banc des remplaçants le match suivant. Quand on joue ouvreur, faut pas déconner avec le plan de jeu, pas le froisser, ni froisser le coach.
      J'avais en cadets un éducateur de grande qualité, Monsieur Bas. On disait toujours Monsieur. C'était mon voisin à Laleu. Et pour lui, l'équipe c'était tout. Un rouage qui fonctionnait avec l'huile qu'on mettait, chacun, au service de l'idée qu'il avait du jeu. Réglé. Calibré. Comme des musiciens qui interprète une symphonie. Chaque instrument à sa place, avec sa partition. Et pas de fausse note. Si chaque joueur récitait sans faute sa partie, et bien l'équipe fonctionnait. C'était simple, précis. Et ça marchait. En tout cas, c'était comme ça pour nous. Et ça nous suffisait.
      En juniors, j'avais un entraîneur chargé des trois-quarts qui m'a appris la passe comme on apprend à sculpter David dans du marbre de Carrare. Avec précision. La passe comme une offrande. Une poignée de cerises que tu offres à ton copain. Parce que pour lui, ton partenaire était ton copain. Tu ne pouvais pas bien jouer, autrement. Donc, l'offrande. Pas écraser les cerises. Du doigté. Le corps placé, le pied opposé à al réception qui s'avance le premier, la balancement, le regard et ensuite la passe. Des deux côtés, s'il vous plait.
      Il se trouve que je jouais ouvreur parce que j'avais un bon coup de pied, que je n'avais pas beaucoup de copains dans l'équipe. Juste un ami. Qui le reste encore. Et que j'aimais attaquer, surtout depuis nos 22 m, en fonction du placement de l'adversaire qui se relâche toujours en défense quand il est dans tes 22 m. D'où l'intérêt d'attaquer. Mais ce n'était pas du goût de l'autre entraîneur, un ancien talonneur aviné qui avait trois neurones qui se touchaient les jours impairs et arrivait bourré à l'entraînement et n'aimait pas qu'on fatigue les avants en attaquant des 22m. Autant dire que j'ai joué ailier, arrière et centre et très rarement ouvreur...
      Je me suis rattrapé après...
      Allez, good nite, et vive l'esprit des types.

      Supprimer
    2. "De toute façon, on est toujours le con de quelqu'un."
      Carl Aderhold Mort aux cons (2007) à lire.
      Alors je me dis que je pouvais être dans les 5%.
      Dans toutes les équipes où j'ai joué, j'ai eu de grosses affinités avec 4 ou 5 coéquipiers et les autres étaient des joueurs de mon équipe et j'avoue que sur le terrain ou en dehors je ne les ai jamais classifiés. Ils avaient le même maillot que moi et le même objectif (gagner ou se relever en cas de défaite) et cela me suffisait.
      Les 3ièmes mi-temps, je déconnais beaucoup avec toujours les mêmes gens qui avaient le même goût que moi pour s'amuser quelque soit l'équipe ou je jouais (et pas toujours partagé par tout le monde) et comme je le dis certains ont du me placer dans les 5%. Et comme je sais que je n'étais pas dans les purs talents (ça limite). :-)

      Supprimer
    3. Charles,
      en vieux briscard effronté, séquelles du jeu d'avants ou d'avant, tu nous dis à demi mots que le rugby n'est que le reflet de la société civile mais que son contraire n'est pas toujours vrai. Je ne vais t'apprendre la cuisine, surtout à Bordeaux avec 2 grands chefs Etchebest et Ramsay, l'un français, l'autre écossais qui nous renvoit à la guerre de Cent Ans ! En effet, "l'ovalisation des perceptions" chère à Zarmaou et Gariguette, font qu'en fonction du poste ou tu te situes, l'angle de vue ou la vue d'angle du jeu n'est pas la même sans parler des hémisphères par respect de l'avant que tu fus ! Je comprends le 80% car devant finalement il faut être frontal sans besoin de puiser dans le cortex postérieur ! Le 5% est ce lui des grands jours ou tu vois un avant être plus présent qu'un arrière sans que ça n'interpelle personne ! Mais pourquoi au fait ? Entre deux cigarettes, tu nous diras ta perception onirique de l'avant. Pour avoir porté quelques fois le maillot, à mes heures perdues, je me sentais bien avec 14 copains même si je n'excellais pas dans le rendement ou dans l'esprit du jeu cherchant à comprendre mon voisin et surtout à déceler les faiblesses de mon adversaire ! Car il est rien de plus facile quand tu connais les points faibles et je trouve que l'on ne décrypte pas assez le jeu individuel et prévisible de chaque joueur. Connaissant parfois les faiblesses de celui d'en face, je feignais de ne pas voir pour mieux le coffrer, un plaisir unique qui se terminait à la tireuse ou j'avais droit aux commentaires sur mon anticipation que certains ne comprenaient pas ! Bref un jeu d'échecs si on veut se donner la peine ! Le risque, somme toute, c'est l'ennui quand en face il ne se passe rien. Et c'est là que tu deviens mauvais parce que tu t'emmerdes à jouer connement. Marceau AMBAL disait "petit le rugby c'est dans la tête" j'avoue que j'ai mis longtemps à comprendre une telle évidence !

      Supprimer
    4. Chercher les faiblesses,ou simplement les caractéristiques de l'adversaire direct, Tautor, c'est (ou du moins ça devrait )être dans l'ADN du joueur, et à tous les postes.
      Mieux, après 20 mn,il était intéressant d'avoir une idée des marottes, des fixettes,des phobie de l'arbitre, ils en ont tous.
      Allez Chevreuse

      Supprimer
    5. Après le joueur, l'arbitre ! En général, quand tu as ciblé ton adversaire, que tu as fait du nettoyage, le jeu devient plus simple, plus limpide ! Souviens toi de quelques "maestro" en la matière pour faire le nécessaire style Palmié, Estève, Imbernon, Fitte et Cie. A l'époque, chaque club, même dans les séries inférieures, avaient des bonnes têtes, fines de chez fine, bien cortiquées, une dentition parfaite, un sourire d'ange, des oreilles de bébés, un pif que dis je un tarin de gladiateur et une boubouche au vocabulaire fleuri ! Leur mission, s'il l'acceptait, était de nettoyer la pelouse, d'assainir la mêlée et la touche afin qu'après 20 minutes de jeu, l'équipe pouvait dérouler les plans de jeu de l’entraîneur. Ces gens étaient charismatiques dans les clubs et le restent il n'y a qu'aller au club house pour s'en rendre compte. Maintenant avec la vidéo, ce sont des enfants de chœurs ! Peut être quelques géorgiens qui ont encore des gênes belliqueux ! L'ADN du joueur a changé pour un bien ou pour un mal je ne sais pas. Toujours est-il qu'aujourd'hui, très peu sont charismatiques de quoi que ce soit au point que tu ne retiens même pas leurs noms. Aujourd'hui les arbitres avec la vidéo sont des seigneurs, plus cérébrés que jadis, pour preuve ils sont plusieurs au niveau mondial ce qui console de notre misère rugbystique actuelle. Voyons si tous ces bizuts vont être au niveau mondial ? comment en 3 semaines vont-ils passer du rythme sénatorial du top 14 au rythme international imposé par l'hémisphère sud ? GN va imposer comme d'habitude la masse pendant 20 à 30 minutes pour faire douter et après alerte rouge au compteur ! A moins que quelques jeunes soient capables de sortir du lot et du schéma gériatrique imposé pour surprendre ! Je le souhaite de tout cœur. Mais à la vue du dernier match de Bledisloe's cup, j'ai des doutes et des certitudes.
      Allez un tie punch arrangé !

      Supprimer
    6. Pas vraiment mon propos, ami;Le pillard à intérêt à vite comprendre les caractéristiques de son vis à vis, le talon à endormir un peu l'autre pour mieux lui ratisser une balle importante, et ainsi de suite jusqu'à l'arrière qui doit piger comment ça se replace en face, par exemple, on cause boulot, la.
      Les exécuteurs de basses oeuvres,c'est le registre d'à côté mais ça relève du même principe, au lieu d'étudier la technique du mec d'en face, tu vérifie d'abord si des fois il aurait pas tendance à tendre l'autre joue ou s' il connaît la musique, et, on y revient, ce qu'en pense le rossignol.
      Ceci est une oeuvre de fiction. Les personnages et les situations décrits dans ce livre sont purement imaginaires : toute ressemblance avec des personnages ou des événements existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.
      Mais nous sommes maintenant, Tautor à l'heure du choix, Ti Punch ou Rhum arrangé ?
      Allez, reste un fonds de rougail saucisse pour faire une base, mais fô pas trop tarder !

      Supprimer
    7. j'arrive avec la Côte rôtie ! et les puros

      Supprimer
    8. et le Tautor il en connait un rayon sur les arbitres, disons même tous les rayons, n'est ce pas?......

      Supprimer
    9. En fédérale oui j'en ai vu moins qu'en top 14 ou pro D2 ... Ils sont seuls ne pouvant compter sur le délégué que quand il ne se passe rien . Dans le cas contraire, tu cherches les képis et tu trouves le délégué en embuscade qui te fait un rapport ou il a tout vu ��

      Supprimer
  32. Hou la, j'ai pris du retard, par ou commencer?
    Ah tiens, un pur scandale, les méfaits du favoritisme!
    Il semblerait selon les rumeurs qui bruissent dans les milieux zotorisé qu'une éminente notoriété d'un blog favorablement connu de ses contributeurs,grenobloise de son état ce qui constitue une circonstance aggravante aurait abusé de son entregent pour favoriser la sélection d'un dénommé "Teddy"dont elle semble fan.
    C'est moche...., si on faisait tous pareil, ou qu'on va ?
    Allez, le pire c'est que ça me fait rigoler plus que l'éviction d' Atonio.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle a raison. Nous nous y sommes mis à plusieurs. Parce qu'ils étaient deux. Teddy et Teddy. L'un avec les Bleus l'autre avec France A. Oh pardon, les Barbarians France A. Et ça me fait plaisir pour les deux. Pas vous ?

      Supprimer
    2. oui très fan de Rantanplan, toujours le nez au vent à flairer la bonne occase de choper un ballon, bon ok ... des fois il ne sait pas quoi en faire mais il est si joueur !
      mais qui est l'autre Teddy ? Iribaren ? suis un peu larguée avec les Barbaques new look

      Supprimer
    3. Tu seras contente, Sylvie. J'ai eu Teddy Thomas en interview il y a quinze jours. Le "pas bavard" s'est lâché un peu. Ca sera dans L'Equipe print demain, si tout va bien. Je viens même de lui parler il y a une minute au sujet de sa nouvelle sélection chez les Bleus. Il est cool.

      Supprimer
  33. Voilà une petite phrase qui m'inquiète
    "aujourd’hui entre le salary cap, les contrats Jiff, le nombre d’internationaux français qu’on a sur le terrain qui ne nous permettent pas de les garder" (il parle de Strettle et de Spedding).
    Pourquoi m'inquiète t'elle car à 69 français pour chaque sélection, cela fait l'équivalant de 5 équipes du top 14 (+ou -) de 15 joueurs. Si une équipe se fait dépouiller de 7 joueurs (je ne parle que des français) quelle est l'utilité de les garder si tu as un ilien qui peut faire la pige.
    Alors peut être que je me trompe mais je vous laisse m'expliquer la phrase ?
    Merci
    LE Ge

    RépondreSupprimer
  34. Et voila que le Bernard porte plainte contre L'Equipe ! Diffamation...
    Landais

    RépondreSupprimer
  35. pour le Panio de Treignac

    C'est moi Novés
    C'est toi Bernard
    C'est toi le prez et moi ton cauchemar
    C'est moi Novés
    C'est toi Bernard
    Et tu vas me virer plus tard

    Quand un y va, l'autre le fuit
    Toujours ensemble, toujours pourris
    On se dispute et on pourrit notre rugby

    Nous sommes Novés et Bernard

    Quand je fais une grosse liste je me mets vite à pleurer
    parce que j'ai peur de prendre une bell branlée
    Quand tu fais une grosse liste je me mets vite à crier
    Mais je vais vite chercher un autre pour entrainer

    C'est moi Novés
    C'est toi Bernard
    Nous sommes Novès et Bernard

    RépondreSupprimer
  36. Réponses tardives, comme d'hab', plus épidermiques que réfléchies (qui a dit 'comme d'hab' ?) :
    Tout d'abord, Richard, je crains que tu m'aies lu un peu vite car, outre le fait que je me suis senti obligé de traiter ma piètre carrière en rigolant, j'ai l'impression que tes propres souvenirs sont très proches des miens ; une seule différence, je n'ai pas connu d'entraîneurs marquants. Mes 80 - 5 - 15 % valent ce que valent les statistiques. Sauf à préciser qu'avec 5 % j'ai été très généreux.

    Tautor, j'ai été très heureux sur le terrain, surtout en première mi-temps (après, la fatigue...). Détail : je n'ai jamais joué dans le pack.

    L'arbitre ? J'ai toujours choisi de m'en foutre totalement. Le mauvais état de la plupart des terrains m'énervait bien davantage. Un arbitre n'est jamais parvenu à me tordre une cheville. Mais un mauvais terrain pousse insidieusement à pratiquer un jeu restrictif.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non non, je t'ai lu à la bonne vitesse. 33 tours. De terrain. Nous partageons effectivement la même piètre carrière. Mais le plus drôle concernant mes souvenirs, c'est la partie parisienne. Je pourrais écrire un livre rien qu'avec les personnages picaresques que j'ai croisé en Honneur et Séries à Fontenay aux Roses, Finances, Boulogne-Billancourt et Palaiseau.

      Supprimer
    2. L'arbitre, le terrain, le temps , même punition, faut envisager et s' adapter.
      A Fontenay, un p'tit con de 9 trouvait malin de jouer une pâquerette entre les dents, pour décorer un sourire narquois, jamais pu le chopper.
      Le mec était chercheur au CEA, buvait rapidement un Perrier et grimpait dans sa Tr4 ou l'attendait une pré série de Laetitia Casta, un con j'vous dit .
      Le pire est à venir, il achète chez nous, fumier de banlieusard, fait deux rugbymen à Laetitia et finit maire de Chevreuse ,un mec avec une pâquerette, on aurait du se méfier, forcément.
      Alain nous à quitté cette année lui aussi, putain d'année.
      Allez Chevreuse

      Supprimer
    3. Charles,
      ravi de savoir que tu es un homme de l'arrière !

      Supprimer
    4. Ah la Mairie , meilleur supporter de la 5'eme série jusqu'à ce jour , quasi 50 ans de loyauté et de soutien dans faille ..
      avec ou sans pâquerette toujours la ....
      Sinon 100% de plaisir avec les dosages indiqués plus haut dans sa composition archetypale et des souvenirs à tout les étages , la nuit d'avant , le rdv , les retardataires , les mecs qu'il fallait aller réveiller , le trajet , les matchs , les fêtes , les juniors qui badaient les seniors , les seniors qui venaient supporteur les juniors et ces mêmes quasi 50 après qui continuent à jouer le touch malgré des bruits et des grincements du coeur avec toujours plus de gueule et de rires que de courses ...
      Tellement heureux d'avoir vécu ça et pour eux que je sais pouvoir retrouver les Dimanche matin quand je suis de passage

      Supprimer
  37. Le temps on ne pouvait rien faire ,le ballon on lui filé tellement de coups de pieds ,qu'il s'est quelquefois vengé en ne rebondissant pas ou on le souhaitait,mais l'arbitre il nous a crispé souvent et comme disait Mias il faisait partie du jeu.En séries régionale Midi-Pyrénées sur une saison on retrouvait plusieurs fois le même ,certains pendant 80 minutes et d'autres 80 minutes et plus ,ils restaient avec nous jusqu'à tard .Quand on savait à domicile qui nous arbitrait on connaissait (sauf catastrophe) le résultat du match,mais s'il nous arbitrait à l'extérieur ,comme il fonctionnait avec tous à peu près pareil ,c'était très dur de gagner.Le top ,les explications à la fin du match ,quand on le retutoyait,des "tu comprends ,ton 6 il passe la moitié de l'après midi hors jeu ,je suis obligé de siffler,ou j'ai été sympa je dois sortir ton talonneur et je ne l'ai pas fait.Bien sûr çà finissait autour d'un(s) verre et la fois d'après on regagnait à la maison.J'ai trouvé le moyen de dire ma façon de penser aux arbitres sur le tard ,quand j'ai été capitaine ,quand il y avait un arrêt de jeu et qu'on estimait qu'il nous endoffait ,je réunissait l'equipe en rond et je faisait un commentaire à haute voix " bon arrétons de raler après l'arbitre ,il est perdu, on le savait Jacques du comité (ou un autre prénom) nous l'à dit ,ils le savent , ou çà se voit il n'a jamais joué ,ou il a peur c'est humain avec cette bande d'affolés ...J'avoue que çà n'était pas très glorieux ,et çà m'a couté qqs pénalités,mais on se faisait plaisir,et bien sûr hypocrite j'allais lui serrer la main à la fin en lui disant que je comprenais que çà avait été compliqué...J'ai honte (enfin pas trop )

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Excellent texte. Me suis régalé. On dirait une nouvelle de Guillard.

      Supprimer
  38. En attendant de grands matches de rugby, je vais parfois lire ailleurs. Dans l'Equipe d'aujourd'hui en plus de celui intéressant de Richie sur les points de repères des coaches du Top 14, superbe interview du coach de Tottenham, Mauricio Pochetino. Elle pourrait s'appliquer en rugby. Qui faudrait-il interwiever pour un même article?

    RépondreSupprimer
  39. En attendant de grands matches de rugby, je vais parfois lire ailleurs. Dans l'Equipe d'aujourd'hui en plus de celui intéressant de Richie sur les points de repères des coaches du Top 14, superbe interview du coach de Tottenham, Mauricio Pochetino. Elle pourrait s'appliquer en rugby. Qui faudrait-il interwiever pour un même article?

    RépondreSupprimer
  40. Toujours déclaré le plus grand respect à Monsieur Novés, ne serait quelque lenteur à s' adapter lors du dernier match contre les Calédoniens, le cas Atonio aussi, des broutilles.
    Et puis bon, pour des mecs qui font des courses de tracteur toute l'année , la F1 c'est pas facile, non plus.
    Mais finalement c'est comme d'hab, le Grand ménage de mi mandat.
    C'est qu'on prépare le coupe, vous comprenez ?
    Ah bon, excusez moi, je croyais naïvement qu'une équipe nationale devrait viser une espèce d'éternité, être performante pour le prochain match, présenter un subtil équilibre de cadres et d'espoirs ( eux mêmes ex leaders de l'équipe B, seule habilitée à recevoir les puceaux), bref n'être modifiée qu'à la marge au gré de blessure ou méforme , et par la doublure " officielle " promue sans surprise de la sus nommée reserve.
    Ben non, ça c'est juste bon pour les autres, la bas, ceux qui marchent sur la teuteé, nous c'est revue d'effectif tous les deux ans, pis c'est tout.
    Allez Chevreuse

    RépondreSupprimer
  41. quand c'est pas le rugby c'est le piano sorry !
    https://www.youtube.com/watch?v=KLeiK0whCdY

    RépondreSupprimer
  42. ah les vacances ! ma copine au piano !
    https://www.youtube.com/watch?v=N7tlkfjPtOY

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ma copine elle est plus douée que la tienne ! https://www.youtube.com/watch?v=0LYiJJP7Y-s

      Supprimer
  43. excusez mon lyrisme mais il n'y a pas qu'au rugby qu'une équipe est soudée ! vous devez connaître sinon place aux oreilles !
    https://www.youtube.com/watch?v=fj6r3-sQr58

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. à rapprocher de la chronique de Richard sur commefou "choeur et héros" donc une équipe, un orchestre c'est passer de l'Un à Tous reste à savoir si l'harmonie y gagne ou pas ...

      Supprimer
    2. Ca peu si tu fais jouer la sécurité, ou la police...
      https://www.youtube.com/watch?v=STixrDVEBrU
      https://www.youtube.com/watch?v=WaSJyCkbles
      A condition de pas être dérangé par la dame...
      https://www.youtube.com/watch?v=flexjPNTePg

      Supprimer
  44. Heuuu, la r'monie comme y dit mon nénen qui s' y connait en repassage et en bougres,c'est un peu ce qu'on cherche, aussi, quand même, au niveau du vécu, toutes choses égales par ailleurs, non ?
    Y en à qui disent que ça peut servir dans la vie, la vrai de vrai, alors !
    Allez Chevreuse, donc.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ben oui parce qu'on est des vieux mais rappelle toi quand tu avais 20 ans l'harmonie c'était plutôt un truc de gonzesses ou de vieux ( ouais déjà ) tu devais surtout rechercher des sensations fortes, le frisson de l'aventure par exemple, ou la franche rigolade sans prise de tête ! La déconne totale alors l'harmonie ...
      d'où la difficulté de constituer une équipe : on n'a pas tous la même quête au même moment . Concilier tout ce magma de désirs au mieux complémentaires, au pire contradictoires c'est le défi du coach . Enfin je dis ça au niveau du vécu toutes choses égales par ailleurs, ici et maintenant, grosso modo et tutti quanti ...

      Supprimer
    2. Bien avant nos vingt ans ça turbulait pas mal, pas vraiment des garçons d'intérieur mais le Rugby d'abord, la victoire éventuellement, on avait compris que ça ne pouvait qu'être collectif.
      Alors l' harmonie c'est p'têt pas le mot, un peu surdimensionné, mais l'appartenance à une équipe structurée, la collectivité au moins quelques heures par semaine,ça aide à façonner le lascar qui va pas tarder à se colleter avec la vie , la vrai de vrai.
      Allez Chevreuse

      Supprimer
  45. Le dernier envoi de Gariguette m'a fait songer (regard lointain, menton dans la main, sourire léger) aux éventuelles existence et consistance du mot harmonie dans ma propre jeunesse. Normal : le concept a sa place dans une conversation sur le rugby. Ce fut un réveil douloureux, car l'harmonie, plus ou moins assimilée, était présente depuis l'adolescence et me contraignait au silence dans un environnement dévolu à la 'franche rigolade' et à la 'déconne totale'. Par exemple, j'étais incapable d'exprimer que rigolade et déconne étaient parties prenantes d'une adolescence harmonieuse. Pour le dire en termes ovales, et après avoir longuement observé Mont-de-Marsan, j'étais fasciné par une équipe rugueuse, volontiers violente, adepte des plus petits périmètres, soudainement électrisée par les envolées incompréhensibles du commun des mortels signées André et Guy. Les hurlements de joie provoqués par quelque uppercut étaient les mêmes que ceux nés d'une passe croisée sous les poteaux. Seule différence : les bonifaceries éclaboussaient durant quelques secondes, alors que les rixes tolérées avaient besoin de plusieurs dizaines de minutes. Simplet est toujours plus lent que Prof. Dans une hébétude jubilatoire, Barbe d'Or goûtait l'harmonie.
    Alors comment constituer une équipe en un temps où Moody et Retallick transpirent l'intelligence situationnelle autant que Crotty ou Fekitoa et que Crotty et Fekitoa puent l'énergie destructrice autant que Moody et Retallick ? J'ai envie de titiller pour toute réponse : en choisissant quinze mecs qui aiment le rugby. Mais ce serait uriner dans un stradivarius.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je me suis régalé à te lire, Charles. Hâte de te rencontrer à Treignac.

      Supprimer
  46. Etes-vous prêts pour La Rochelle-Toulouse ? Qui s'annonce vivifiant... Peut-on le partager en direct sur le blog ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. enfin, si tu te risques à écrire la moindre critique sur le ST "L'EQUIPE" avec un grand ST.
      N'oublie pas que nous retrouverons à Treignac. :-)
      Donc j'espère pour toi que tu es entrain de prier pour que le ST gagne, et vu le niveau de la Rochelle tu as intérêt de prier longtemps :-)
      Le Gé

      Supprimer
    2. Ah ah, le match est lancé...

      Supprimer
    3. Je serai en direct ...à Deflandre.
      Landais

      Supprimer
    4. Bernard (cbl 17) tu nous raconteras l'essentiel, l'ambiance, la cadre, les émotions. On compte sur toi.

      Supprimer
  47. Ne serait-ce que par sympathie avec l'autour de ce blog.

    RépondreSupprimer
  48. L'autour. Pas mal. Ca reflète bien l'esprit du blog. Ainsi donc, je serais l'autour de Côté Ouvert. Je valide, Charles...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En attendant mieux, je me suis régalé à regarde Castres-Agen. Ouvert. Sympa en apéro...

      Supprimer
    2. Si Mola a lu le décryptage récent de Ritchie sur le jeu à La Rochelaise, le ST devrait gagner (quoi que....)

      Supprimer
    3. Je sais que Jean-Baptiste est venu sur Côté Ouvert et a beaucoup apprécié ce décryptage. En connaisseur. Mola ? ;-) Sans doute pas. Mais il a des techniciens autour de lui. En tout cas, avec Holmes, Fritz et Fickou, les Toulousains ont ce qu'il faut pour fermer au centre en défense.

      Supprimer
  49. Je propose de décaler TREIGNAC au 28/04 pour le match retour avec explication sur l'arbitrage. Si, si, j'y tiens...

    RépondreSupprimer
  50. A la fin c'est des entraîneurs toulousains qui vont gagner ☺☺😯😈

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu trouveras toujours quelque chose à (re)dire, toi, hein ? Fais gaffe... Parce que voici le contre : tu oublies vite que c'est un Rochelais, Jean-Baptiste Elissalde, qui a fait les récents beaux jours du ST comme demi de mêlée, ouvreur puis entraîneur, ah ah...

      Supprimer
    2. Comme joueur oui, comme entraîneur depuis 2010 pas grand chose en particulier le jeu à la toulousainne

      Supprimer
  51. D'entrée, Toulouse décide de jouer son rugby, debout. Ca promet !

    RépondreSupprimer
  52. Ouverture du score méritée après 5 mn. Il en reste 75 !!!

    RépondreSupprimer
  53. J aime bien quand Toulouse joue comme cela

    RépondreSupprimer
  54. dès que La Rochelle joue cela fait peur bravo

    RépondreSupprimer
  55. Tu as raison, Fritz il ferme bien au centre

    RépondreSupprimer
  56. Match tendu comme un string 😂

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, certes, mais un string de fidjien...

      Supprimer
  57. Beaucoup de fougère sur le terrain 😂

    RépondreSupprimer
  58. Commentaires très technique de la famille Badin 😉 sans parti pris

    RépondreSupprimer
  59. Quand tu plaques aux jambes, c'est limpide ça évite aux copains de se consummer

    RépondreSupprimer
  60. Excellent début de rencontre, et puis ça tombe un peu de niveau. Ca veut jouer mais il y a beaucoup de ballons tombés. Je trouve les Toulousains solides devant et ça, La Rochelle n'y est pas habitué à Deflandre.

    RépondreSupprimer
  61. Quelques attaques tranchantes de LR , on attend encore celle de Toulouse .... Dupont a déjà la tête a Marcoussis ? ...

    RépondreSupprimer
  62. J'annonce du jeu direct devant, côté rochelais, et des nettoyages engagés... Très engagés. Ca va piquer. D'après les images C+, Pas Triste Collazo a l'air très très (très ?) en colère...

    RépondreSupprimer
  63. Beaucoup de brèches dans les lignes Toulousaines. Je crains une victoire facile de LR

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et si tu regardes bien, des percées plein centre...

      Supprimer
    2. Quels relais dans le jeu debout axial... Impressionnant !

      Supprimer
  64. Ouf Dupont s'est reveillé ! Pour l'intérêt du match c'est mieux

    RépondreSupprimer
  65. Pas compris que c'était la journée de l'arbitrage à LR -)))

    RépondreSupprimer
  66. en tout cas c'est vivant et agréable a voir

    RépondreSupprimer
  67. Pas de surprise donc LR au top , encore des choses à renforcer à Toulouse notamment au centre et ça me coute de le dire ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. notre ami Fritz n'est pas au mieux

      Supprimer
    2. Excellent -)) Celui la j'ai admiré ses qualités de puncheur , de defenseur intraitable , son mental capable à lui tout seul de remettre son équipe sur la bonne route , caractère difficile ....

      Supprimer
  68. Il y a trois ans, le président Merling aurait signé pour un succès 37-21 face à Toulouse à domicile. Aujourd'hui, on fait le fine bouche sur cette victoire sans bonus. Preuve des immense progrès rochelais en peu de temps.

    RépondreSupprimer
  69. Preuve aussi d'un ST en reconstruction

    RépondreSupprimer
  70. Une chose est sûre, il y a un réel et important écart entre un match de Champions Cup et une affiche de Top 14. Après deux week-end européen, franchement, on descend d'un cran. Pourquoi les clubs engagés en Europe ne parviennent-ils pas à maintenant leur niveau de jeu ? En tout cas, ça ne prépare pas les joueurs au haut niveau, le Top 14.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Richard
      Dans tous les sports c'est pareil , l'OM qui se transcende quand il joue le PSG et fait match nul , alors qu'il peut perdre à Lille ce soir !
      L'adversaire conditionne le niveau de jeu !
      Ce soir ce fut un match très engagé avec un niveau de jeu quand même pas mal pour LR

      Supprimer
  71. La Rochelle a atteint un palier élevé qu'elle ne quitte plus, contrairement à beaucoup d'équipes qui se contentent de 'coups'. Toulouse va encore nous parler de meilleurs lendemains. Patience de mise...
    Plus concrètement, il y a en Aunis des mecs qui ont compris et en Haute-Garonne d'autres qui n'ont pas encore pigé et ne pigeront probablement jamais, quels qu'aient été les espoirs qu'ils avaient pu faire naître 'avant'. D'où ce côté demain contre hier. Score logique.

    RépondreSupprimer
  72. Sur , sorties de balle très lente et defense très en anticipation , les deux n'aident pas ....

    RépondreSupprimer
  73. Au fait, à Toulouse il y a qui au "centre"? Un Fickou qui n'est pas encore à son niveau, un David qui n'a jamais atteint le niveau qu'il laissait espérer, et un Fritz (joueur que j'aime bcp) qui n'a plus son niveau. Cela n'engage que moi, spectateur de base Toulousain qui n'a jamais, ou presque, touché un ballon de rugby.

    RépondreSupprimer
  74. Quant à moi... voir les passes d'Iribaren, en 2eme mi-temps, rien que pour ça je paye ma place...
    Dupont, bof il m'avait l'air dépassé par le jeu de La Rochelle, et je confirme le choix de Bothia pour le XV de la semaine.
    Une question, vu au travers de C+, est ce que la surprotection de Laverhne, le jeune 10 de l'ASM,est une bonne chose pour lui et ses possibilités?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Georges ,
      ce n''est pas Dupont qui était dépassé , c'est le pack qui était sur le reculoir ; il a eu l'occasion de montrer dans la difficulté sa présence; je l'aime bien ! Il est toujours aussi vivace avec des cannes de feu !

      Supprimer
  75. N'ai vu qu'une mi-temps de ST/LR, autant dire que les toulousains n'ont fait que la moitié du chemin sur la reconstruction, reste à démontrer que l'autre moitié n'est pas une utopie ou un leurre. Je ne sais si c'est la patte du staff ou de la fougère pour voir certaines phases de jeu de LR tout à fait comparable à ce que nous proposent les AB, la vitesse en moins. Car l'énorme lacune de notre championnat, c'est la vitesse d'exécution et ce n'est pas en 15 jours à Marcatraz qu'on va changer la chose. Pour cela, il faut du foncier ce que nos joueurs n'ont pas pour beaucoup d'entre eux. C'est une culture de tous les jours, loin de la gonflette et des skills. Je suis toujours étonné qu'avec tous les préparateurs physiques de qualité, venus de l'athlétisme pour bon nombre, que nous soyons aussi pauvre en rendement sur 80 minutes. Car le nerf de la guerre est là et aujourd'hui rien n'est fait ou réfléchi en ce sens. Quand je vois aussi l'enrobé de nos avants je m'interroge sur le sens à donner à un sport de masse qu'est le rugby ? Je scrutais le physique des joueurs lors du dernier match de la Bledisloe's Cup, rien à voir avec nos français à quelques exceptions près. J'ai lu sur le mur que Collazo allait s'occuper d'Atonio ! Pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? Les demis de mêlée nous régalent ils par leur vivacité ou par la lenteur du jeu ? Réponse bientôt.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vu que la 2e mi temps. Le ST volontaire mais loin encore du registre de LR. Et heureusement qu'il y a Dupont pour apporter du danger et faire avancer, quand il est au top. Car faut pas trop compter sur les centres...
      Hormis ses essais, LR a manqué de continuité dans ses mouvements, entachées de fautes ou ralenti dans les rucks, où ST a assez bien travaillé.
      Mais tu as raison Tautor, je vois pas du tout comment on va inquiéter les blacks, ne serait ce qu'en faisant bonne figure sans prendre trop d'écart de points. Car pour la vitesse et la continuité du jeu, on en est plutôt au train à vapeur (et encore faut pas manquer de charbon) contre le TGV ! Pour l'enrobée de nos avants, c'est surtout celui d'un certain nombre d'iliens qui m'interpelle, notamment en 1re ligne. J'sais pas quel régime ils font. Tu devrais t'y pencher dessus...
      De plus, j'en vois pas mal qui au bout de 2/3 temps de jeu font les bordures et servent à plus grand chose, que ce soit en top 14 ou pro D2. Et je me dis, est ce vraiment ces joueurs là sur lesquels miser... Est on à ce point incapable de former des piliers français ? car c'est comme le beurre : en pénurie !

      Supprimer
    2. d'autant qu'avec ces gestions du banc, çà leur permet de jouer et forcer pdt 50à 60 minutes. Donc, et on en cause de plus en plus, faut réduire le nb de changement qu'aux cas grave, blessure entrainant un arret de travail supérieur à .....tant de jours.

      Supprimer
    3. Tautor,
      j'ai exactement la même remarque que toi sur les gras du top14 et je n'avais pas été si loin mais tu as raison pourquoi des préparateurs physiques pour voir des joueurs aussi gras.
      Est ce que c'est aussi un manque de nutritionniste ? les 3iemes mi-temps ?

      Puis pourquoi le joueur se mettrait à courir et s'entretenir si son championnat ne te le demande pas.

      Par exemple, RC92 versus UBB, 20 minutes à 14 et le RC92 Gagne, cela ne vous pose pas un problème, si tu fais courir 14 mec d'une ligne à l'autre, à la fin tu marques. Et je pourrais aussi parler de La Rochelle contre ST.

      Ou bien je ne comprends rien au rugby, le fixez passez n'existe plus à la fin à 14 contre 15 il y en a bien un qui n'a plus personne à fixer.

      Le Gé

      Supprimer
  76. Sergio lire la remarque de Paul O'Connel sur le sujet . Effectivement le rythme est lent , décision du 1/2 de melée et ou mauvaise organisation du ruck pour effectuer des lancements rapides et des défenses de mon point de vue hors jeu très souvent donc...
    Dupont bien sur qu'il est pourri de talent mais hier il était en dessous des standards auxquels il nous a habitué
    Pour les remplaçants leur nombre et cause de sortie , ça me semble une bonne idée et forcera à revoir un ensemble de choses ...
    Après toi en 77 , autre temps , ce sont les 15 mêmes du début à la fin du tournoi ....

    RépondreSupprimer
  77. On parlait harmonie, avant que ces emm. de rugbymen viennent avec leur p. de Top XIV. Il y a peut-être en France des ouvreurs avec les jambes et la vista de Barrett, mais ça servirait à quoi si les autres finissent leur joint (si, si, Emmanuel me l'a dit) pendant ce temps ? C'est comme Collazo qui veut s'occuper d'Atonio : courageux le mec ! Peut-être qu'il veut le dissuader de persévérer. En fait, je vois beaucoup d'équipes où le mot harmonie est inapplicable. Sinon, l'UBB aurait gagné à Paris, Pau aurait mieux résisté et Toulon en aurait inscrit quinze de plus. Tout nous pousse à ce que je n'aime guère : mettre en avant chaque semaine quelques mecs et quelques actions. Tiens, je vais 'supporter' Agen.

    RépondreSupprimer
  78. Ambiance parfaitement bicolore hier à Deflandre;du jaune (beaucoup)et du rouge(un peu)dans les tribunes et du jaune et du rouge également sur le terrain.Un regret;l’arbitre qui doit favoriser le jeu et non se l'approprier: je ne parle ici que des seules mises en mêlées (et non du reste) interminables et ce des la première alors qu'elles furent très globalement propres .Quel pensum !quelle perte de temps! D'une semaine
    à l'autre (Nigel Owens),comme la qualité du sifflet change! Idem pour le jeu :certains déplorent le niveau du top 14 mais que nous ont proposé les derniers visiteurs ? Destruction pour le Racing et combat exclusif autour des rucks pour le St au lieu de jouer leur rugby .Ces deux équipes sont venues non pour gagner mais pour faire déjouer et donc perdre La Rochelle.Rien à voir avec l'Ulster qui venait pour gagner: la principale différence est la .
    Bernard Landais

    RépondreSupprimer
  79. Je reviens à l’harmonie grâce à Paul Fournel et son livre "Besoin de vélo";
    Dans le second chapitre, "Envie de vélo", un petit sous chapitre s'appelle "La classe". Il dit:
    -..."Anquetil en est le modèle. Même lorsqu'il roulait à fond, il était comme à la parade: complice du vent, félin et illisible.
    Car c'est bien là le mensonge de la classe: on ne peut y lire que l'harmonie; l'effort n'y marque pas sa trace."
    On pense à Dauger, Martine, Bouquet, Boniface, Maso, Codorniou, Charvet, Sella, Jauzion encore peut-être, et tous les autres....Sharp, Edwards, John, Gibson, ...Carter...
    Et, aujourd'hui, chez nous, qui?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison, Georges, limiter cette liste aux seuls arrières est un oubli coupable...
      Domenech, Prat, Baulon, Crauste, Dauga, Spanghero (les 2), Skrela, Magne, etc... La liste est longue aussi. Ca s'appelle le talent, la classe, effectivement.

      Supprimer
  80. A la réflexion, il me semble que l'harmonie ne doit plus être une notion du monde actuel. Inutile donc de s'échiner à la rechercher.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Wilkinson, Carter,.... Il y a toujours de l'harmonie dans ce monde et de plus en plus.
      Tu devrais lire "The Better Angels of Our Nature: The Decline of Violence in History and Its Causes (2011)" de Steven Pinker.
      Je crois que le monde va de mieux en mieux et qu'il y a de l'harmonie de plus en plus mais nos "C'était mieux avant" ne doivent pas nous montrer la face cachée. Il y a quelques soubresauts mais nous allons dans la bonne direction.
      Le TOP 14 va changer ou les spectateurs vont disparaitre. Donc le jeu et rien que le jeu et l'harmonie entre joueurs ne peuvent être que le renouveau de notre sport en France. Les rugbymen du Sud l'ont compris et peut être certainement nos amis anglais.
      Faisons disparaitre le gras et nous aurons que du muscle dans ton le corps et le cerveau ne s'en portera que mieux.
      LE gé l'optimiste

      Supprimer
  81. Oui le Gé pas gourmand, faut arrêter les marbrés au chocolat ou à la crème de marrons à 5 h. et garder le cerveau de marbre.

    RépondreSupprimer
  82. Je ne pense pas avoir, ni dit ni même laisser entendre que c'était "mieux avant". Ce n'était en tout cas absolument pas mon propos. Simplement, et au contraire, que le monde d'aujourd'hui ne correspondait plus du tout à certaines valeurs du passé. Et que, donc, il fallait précisément voir les choses autrement.
    Quant aux "belles et bonnes" pensées sur le monde d'aujourd'hui et, d'ailleurs, sur le monde en général, elles ne font pas réellement parties de mon univers.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quelles sont ses valeurs du passé André qui ne correspondent plus au Monde d'aujourd'hui ou inversement ? Ca m'intéresse sincèrement de le savoir
      Approchant de Thanks Giving , oui je sais ça a l'air trivial , mais cette fête qui trouve son origine dans les remerciements des premiers " colons " aux Indiens pour leur avoir appris à chasser et se protéger de la famine et du froid qui avaient causés de nombreux morts , n'est pas fête par les seconds puisque quelques temps après les colons ont massacré les Indiens en bonne et due forme comme nous le savons . Effectivement restons très très très vigilants sur les " belles et les bonnes choses " de la vie ......

      Supprimer
  83. En parlant de gros ,il en faut quand même qqs uns ,j'imagine que les passager "échoués" dans les Andes ,dans les années 70,auraient étés heureux d'avoir Atonio dans l'avion ....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. la sélection s'est faite naturellement, gros ou pas, c'est surtout l'instinct de survie qui a prévalu

      Supprimer
    2. En plus pour peu qu'il fasse du diabète ils auraient pu le garder pour le dessert !
      Allez, pas envie de parler top 14, Contepomi et O'Connell le font tellement mieux !

      Supprimer
    3. Jan-Lou ,O'Connell fait référence à l’équipe du ST du début des années 2000 "Une vraie équipe française"...Certes mais replaçons dans son contexte :a l époque Le St recrutait tous les meilleurs français de l hexagone. Boudjellal puis d autres après lui n'ont eu d autres choix-pour satisfaire leurs ambitions- que de prendre des étrangers.
      Bernard Landais

      Supprimer
  84. Que de blessés ...., le dernier à l'ASM, le 1/2 de mêlée Cassan LCA,et Ouedraogo serait ressuscité (PRP ou autres excipients !!!) .... trop de déchets entre les commotions, les ruptures ligamentaires et les fractures c'est plus qu'inquiétant cela devient anormalement pathologique ... la cause ou les causes restent à définir et très vite sous peine que la médecine soit pointée du doigt ... il faudra surement dans un avenir proche établir des ratio acceptables entre masse osseuse et masse musculaire par des études scientifiques colligées par des universitaires compétents en physiologie du sport et arrêter de faire de l'empirisme vitaminé avec des préparateurs physiques surement compétents dans la préparation physique mais pas en physiologie musculaire. A chacun son domaine pour plus de clarté et les joueurs ne s'en porteront que mieux.

    RépondreSupprimer
  85. Quand Collazo scude GN en disant que Uini paye la préparation physique estivale mise en place par le staff du XV de France je trouve cela un peu facile de le dénoncer maintenant. Il est certain qu'il existe un parallélisme obscurantiel certain entre la FFR, la Ligue et les clubs ou chacun joue au plus hypocrite et se couvre pour mieux dénoncer son voisin. Le dindon dans l'affaire c'est le joueur. Et, à la vue des résultats statistiques plus mauvais que du temps de Saint André ou de Lièvremont (beaucoup ont déjà oubliés) nous fonçons tête baissée dans le mur avec le consentement éclairé de BL et de SS qui n'ont jamais pratiqué ou presque le haut niveau international. Quelle misère.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est un fait que tous les joueurs soumis a cette préparation sont en retard -logique- par rapport aux autres.
      Ce que Collazo stigmatise est l'absence totale de communication de Noves et son staff envers le sien ce qui est pour le moins étonnant .
      Landais

      Supprimer
  86. Que ce soit chez le boulanger, le boucher, le garagiste ou lors des visites du plombier, j'ai la même impression que dans les tribunes. j'entends les gonzes se dirent 'n'en faisons pas trop, ce sera bien assez bon pour ces cons'. Ils se contentent d'en faire juste assez pour éviter le procès. Atonio a pêché non seulement par gourmandise, mais aussi par dédain trop affirmé. Même Collazo a fini par s'en apercevoir. Et il a sévi juste avant de se faire engueuler lui-même. Le 'suffisant' débouche sur la suffisance.
    A contrario, la liste d'André Boeuf (manquent quelques avants) est constituée de grands insatisfaits, toujours en quête d'un mieux. Quant à Anquetil, le plus 'moderne' des coureurs cyclistes, le N° 1 des N° 1, il ringardiserait les champions actuels.
    Comme quoi, la qualité suprême est forcément esthétique.
    Mais Gérard Sainson a raison de réhabiliter notre temps. Si le nombre des gars qui ont tout faux augmente, le nombre de ceux qui ont tout juste augmente aussi. Immense et passionnant débat qui exige beaucoup de discernement, sans pour autant tuer la nostalgie... Exemple (toujours le même) : en 1963, les Blacks nous font découvrir les frères Meads, Gray, Tremain, Strachan, Lochore and co, des mecs sans graisse apparente, tout en muscles et en os, qui vous annoncent clairement qui va gagner tout-à-l'heure. Une élite débarque, une page est tournée. Cinquante-cinq ans après, on en cause encore le long des talenquères et dans les blogs.
    Autre débat, pas très éloigné du précédent : la comparaison Stade Rochelais - UBB. A mon avis elle en dit long sur nos préoccupations du moment.

    RépondreSupprimer