dimanche 11 février 2024

Miracle à Murrayfield

Pour le retour en 1947 de la France - exclue en 1931 pour faits de professionnalisme - dans le Tournoi des Cinq Nations, les Ecossais se déplaçaient à Colombes début janvier. A la course avec l'arrière calédonien derrière le ballon qui roulait, l'ailier toulousain Jules Lassègue plongea dans l'en-but en même temps que son adversaire. Placé très loin, trop loin, l'arbitre mit du temps à arriver sur l'action. Dans le doute, il s'apprêtait à ordonner un renvoi aux vingt-deux mètres quand l'arrière et capitaine écossais Keith Geddes lui dit : " Vous pouvez accorder l'essai, monsieur l'arbitre. Il est valable !" La France l'emporta, 8-3.
Moins d'un siècle plus tard, le rugby est devenu spectacle mais notons que l'origine du mot "sport" vient du vieux François "desport", qui signifie décalage et raconte bien le pas de côté, ce recul, ce supplément à la vie qu'est le sport dans son expression la plus noble et la plus désintéressée. Pour la beauté du geste, en quelque sorte. Geddes donna donc une leçon aux bouillants tricolores dont on sait aujourd'hui qu'ils n'en tirèrent pas grand profit par la suite puisqu'ils furent à deux doigts d'être de nouveau expulsés du Tournoi, en 1952.
Cherchez, vous ne trouverez personne aujourd'hui en France pour reprocher à Nic Berry et son gang du bunker d'avoir fait pencher à la dernière seconde le sort de cet Ecosse-France en faveur des hommes de Fabien Galthié et - j'ai l'ironie douce - on aimerait bien savoir ce qu'en pensait Antoine Dupont devant son téléviseur : le fringant australien, ancien demi de mêlée du Racing Métro, a-t-il été à la hauteur de l'événement ? Parce que, franchement, Sam Skinner semble avoir inscrit son essai en posant le ballon dans l'en-but français malgré un bouquet de pieds et de mains. Lui accorder n'aurait pas été injustice flagrante. A quoi tient cette victoire ? A la chaussure de Yoram Moefana, à la paume de Posolo Tuilagi...
Malmené au-delà du temps réglementaire, empêtré dans un jeu qui ne ressemblait à rien, handicapé par de trop nombreuses approximations, maladroit au point de concéder un faisceau de pénalités, la plupart du temps inefficace sur ses temps forts, fragiles sous les ballons hauts et terrifiant de naïveté pour se trouver en situation de perdre cette rencontre, ce XV de France l'a emporté d'un fil d'Ecosse grâce à l'entrée du banc des remplaçants très tôt en seconde période, et en particulier celle d'Alexandre Roumat, dix-septième "fils de" à suivre les pas du paternel. Cette victoire inespérée permet de mettre en veilleuse ce qui s'annonçait comme une troisième défaite d'affilée, le genre de spirale négative qui fut naguère fatale à Guy Novès. Surtout, elle sauve joueurs et staff d'une remise en question plus profonde que celle initiée à Marcoussis après le fiasco majuscule de Marseille. 
En attendant d'affronter l'Italie à Lille dans quinze jours, pas question de cracher dans le haggis. Adepte de l'intensité sémantique et du floutage rhétorique aux heures de grande écoute, Fabien Galthié se déclarait devant les caméras "satisfait" de la première période, avant de qualifier en conférence de presse ce match d'une "des plus belles victoires" de son équipe... Admettons que pour toutes les fois où, dans son histoire, le XV de France s'est trouvé piégé à Murrayfield, il n'y avait sans doute pas lieu d'offrir cet essai à l'adversaire. Mais c'est dire à quoi s'accroche aujourd'hui cette équipe tricolore que l'on présentait il y a quatre mois comme la favorite au titre mondial... A croire qu'il n'y a que l'épaisseur d'un crampon ou de la paume d'une main entre le succès et la défaite, l'Olympe ou l'oraison.
Certains jeux sont fête, c'est le cas du Super Bowl, rendez-vous ovale lui aussi que je n'ai jamais raté depuis 1986. Cette 58e édition opposait à La Vegas les Kansas City Chiefs aux San Francisco 49ers, apothéose conclue trois secondes avant la fin d'un affrontement de quatre heures par une passe lumineuse de Patrick Mahomes, prophète des Citizens lesquels, sur une période de cinq ans, soulèvent leur troisième trophée Lombardi. En effet, guère flamboyant cette saison, Kansas a misé sur le génie de son quater-back pour faire dérailler la machine californienne dans la nuit de dimanche à lundi au terme de la prolongation.
En terme de stratégie appliquée, le football américain est une référence absolue, calibrée au millimètre, pensée en amont, délivrée par des athlètes hors-normes dans une ambiance de feu. Dans ce package d'une densité herculéenne, place est laissée à l'improvisation, à l'inspiration, à l'initiative personnelle. Celle de Patrick Mahomes, sorte de Finn Russell texan, maillot numéro 15, capable de tous les exploits, feinte, course, cadrage-débordement, zébulon sortant de sa boîte - zone protégée derrière la défense où sont censés rester les quater-backs -  pour dérégler la machine adverse. Maître du temps et de l'espace, il sut donner aux trois dernières secondes de ce duel dantesque toute leur majesté. 

104 commentaires:

  1. l indigeance du non jeu francais tient il a la dictature de consignes ou a un manque d iniative des joueurs et dire que dans l equipe de cette semaine Ramos declarait qu il attaquerait plus
    seul Bielle baray a ose de part son culot et sur de sa vitesse il a illumine ces tenebres
    que dire de plus en lisant FG declarer que ce match est une de ses plus belles satisfaction il faut vite qu il abandonne ses lunettes de soudeur et qu Afflelou lui octroie des verres de realisme
    seule satisfaction l apport de la jeunesse a quand la revolution au centre terre de misere

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    1. Tout est dit : vivement Gailleton, Depoortere, Reus, Le Garrec, Roumat et Tuilagi en titulaires... Et il faut garder Cros.

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    2. Après la déroute face a l’Irlande, les Bleus ont rendu une bien pâle copie à Murrayfield, où ils ont gagné par miracle.
      Tout était plus que médiocre, seuls l'engagement et la solidarité collective ont permis d'éviter la débâcle.
      Mais pour l'entraîneur du XV de France, "tout était parfait" !!
      Pourquoi cette équipe, performante et attrayante dans un passé pas si lointain, s’est-elle mise à bégayer ainsi son rugby ?
      Plusieurs raisons ont été avancées, une certaine usure physique, l'absence de joueurs clés (particulièrement la charnière Dupont- N’Tamack), le flou stratégique entre possession et dépossession...
      Mais aucune des précédentes ne vient expliquer la multiplication des approximations et des erreurs, des pénalités concédées, et l'absence frappante de prise d'initiatives !
      Ce manque de confiance individuel et collectif ressort clairement du domaine du mental.
      La communication lunaire de Fabien Galthié dans les médias, loin de protéger les joueurs (on espère que c'est son intention) risque plutôt d'aggraver le problème.
      Elle traduit un manque de respect des médias et du public, un manque de respect des joueurs et au final un manque de respect de l'esprit rugby.
      Rien de solide ne pourra se construire sur un tel déni de réalité.
      Il va falloir corriger le tir, sinon « la flèche du temps » chère au manager du XV de France va se transformer pour les quatre ans à venir en « flèche du flan » !

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    3. toulousain toujours ne tardera pas à s'identifier.

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  2. Chez mes pragmatiques hôtes du jour ( j'ai inventé la série " j'irais regarder le match chez vous "), on professe que seule la victoire est belle.
    Pour peu qu'elle soit honnête je suis plutôt d'accord, et puis un p'tit coup de main de Saint Baraka,pour une fois,n'y voyons pas malice.
    Vu que pour la Lager ils avaient prevu large nous enchainâmes a Twiquenâme.
    Et bien ces braves gens ne reconnaissent pas nos équipes , m'interrogent sur un virus, la haut, au Nord.
    Bon, sinon,un peu plus d'envie en troisième ligne, un peu, de bons finisseurs,pis c'est tout.
    La cage encore molasse ,Mauvaka au lancer de Calzones,c'est nouveau, forcément cą aide pas.
    Allez un victoire quand-même.

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    1. Les vrais supporteurs du XV de France, ou alors s'agit-il d'amoureux, ne peuvent se satisfaire de la seule victoire.

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    2. Il faut y ajouter du panache, du flair, de la vista. Il faudrait quinze Bielle-Biarrey... ;-)

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  3. Nos carences sont maintenant très bien identifiées par les adversaires : manque de maîtrise sur les ballons hauts, deux ou trois joueurs faibles au plaquage de face, lancers en touche insuffisamment précis ou lisibles... Mais c'est notre tactique qui pèche aussi maintenant, et trop peu d'imprévisibilité (ce qu'apportait aussi Dupont). Quelques satisfactions de joueurs à leur niveau (Cros toujours très bon) ou prometteurs (Le Garrec, Tuilagi...); cette victoire est bonne pour le moral du groupe mais ne doit pas servir à occulter les axes d'amélioration. C'ets urgent maintenant, aucun adversaire ne nous redoute plus... Amitiés à tous.

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    1. Ah oui, ça vous avez raison, Jean. Le XV de France n'est plus considéré comme un adversaire dangereux. La preuve, les Ecossais voulaient nous planter un essai en fin de première période, au lieu de virer à 16-10. Je ne dis pas qu'ils perdent là la rencontre mais c'est assez significatif de ce que nous sommes devenus : des dépossédés.

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  4. Et le French flair s'appelait hier Finn Russell.

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    1. Un pack rugueux et une défense intraitable, voilà ce que redoutaient d'abord nos adversaires, car après tout devient plus facile, pour les attaquants surtout.
      Si la défense s'est un peu reprise ça reste très court des pattes de devant, non ?
      Allez le Finn Flair

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  5. Où se trouve la place entre les consignes et le jeu?
    Où se trouve le supplément d'âme entre l'envie et la zone de confort?
    Où se trouve la qualité de la formation: de la technique individuelle, puis collective?
    Mais qui à les clefs du camion?
    Sommes-nous définitivement des romantiques?
    Où se trouve l'incertitude? Celle qui fait douter le vis à vis, qui lui donne le petit temps de retard?
    Ou, dans tout cela se trouve le plaisir de jouer? Celui qui donne envie encore plus, celui qui fait que l'on ose et que l'on réussisse.
    Si l'enjeu est trop grand, où se trouve la préparation mentale?
    Qui est fier de sa prestation individuelle? et de celle de l'équipe?

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    1. Bienvenue Xavier.
      Pour les connaisseurs, Xavier est entre autres choses, auteur d'un livre de référence sur l'éducation et le rugby. Intitulé "L'art de la guerre"

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    2. Ton approche maïeutique, Xavier, me donne le vertige. Il y a effectivement beaucoup de questions. Pas sur qu'en deux semaines les réponses soient faciles à apporter

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    3. Perso, je sens un gros cafouillage et un manque de ligne directrice dans le staff

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    4. Merci Richard . L'Art de la guerre du Rugby pour être exact ... L'Art de la guerre, c'est Sun TZU ;-)
      Au plaisir d'échanger avec vous tous.

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    5. Des questions qui doivent peut-être trouver des réponses bien en amont du XV de France... la première qui me vient est : quel sont les réels différences entre les U20 Et l'équipe A? et je ne parle pas de l'âge des joueurs ;-)

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    6. Xavier, les consignes ont été respectées : tout au pied. Le jeu, lui, arrive après. C'est comme le pilonnage de l'artillerie avant l'assaut de l'infanterie. Incontournable.
      Le supplément d'âme, lui, est visible sur la ligne de défense devant l'en-but en fin de match. C'est un peu court, je l'avoue.
      Concernant la technique individuelle, elle n'existe pas sous les ballons hauts, c'est indéniable; Il y a là un gros chantier à ouvrir d'urgence. Quant à identifier le chauffeur du camion bleu, j'avoue mon embarras. Gregory Alldritt est un capitaine de combat. Pour l'instant rien de plus.
      Et oui, nous sommes des romantiques. Perso, je le revendique. J'aime la vista, le talent, l'intuition, l'élan collectif initié par un crochet et qui, relayé par tous sur le terrain, amène les essais qui nous font nous lever de notre siège et saluer le French Flair. Les essais de bourrins têtes baissées en percussions consécutives devant l'en-but me gonflent. J'avoue. C'est d'ailleurs le moment où, si je n'étais pas professionnellement à la tâche, j'irais me soulager la vessie.
      Visiblement, au sein du groupe France, le plaisir est dans la victoire. Logique. Elle leur appartient. The bunker likes it.
      Si l'enjeu est trop grand, où se trouve la préparation mentale?
      Qui est fier de sa prestation individuelle? et de celle de l'équipe?

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  6. Et si "l'indigence du non jeu français" pour reprendre Allan Marcel, tenait plus à la dictature des statistiques ? En effet, j'avais entendu une présentation de l'analyse du jeu français par un responsable technique national, qui affirmait, que chaque fois que EDF avait battu Scotland, elle avait joué plus au pied que Scotland. Data glaçant en plein hiver mais condition préalable à la victoire, car assurant l'ennui d'une rencontre nécessitant de répliquer sans cesse au jeu au pied de l'adversaire, pour le coiffer d'un coup de pied de plus. Bref, hier, je n'ai pas compté le nombre coup de pied, car pour prendre mon pied, j'attendais plus de jeu à la main, bien que même à la main, il eût fallu un pied de biche pour arracher le ballon du coffre fort de quelques joueurs, plus armés pour des assauts percutants que pour distribuer au bon timing, ce saint graal de ballon glissant. Fatalité prévisible pour les stats, c'est un petit coup de pied à suivre et enchanteur, de notre ailier Louis BB, qui remit EDF en état de victoire. Et ultime pied de nez aux Ecossais, c'est le géni de Paeto M... qui osa opposer son bout de pied à la tentative du sceau assassin d'un Ecossais insolite, dans notre en but !!! De quoi faire pavoiser les statisticiens rassurés de leur trouvaille, renforçant la croyance de croire aux probabilités, jusqu'au bout des ongles de leurs pieds. What else ?

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    1. Ah André, ton lyrisme éclaire ce blog. Alors oui, ce jeu se nomme football-rugby. Barry John, grand ouvreur gallois des années 60-70 qui vient de dépasser l'en-but, l'assurait : "Une bonne attaque se prépare au pied". Les essais de Gaël Fickou - sur une merveille de passe - et de Louis Bielle-Biarrey, là aussi sur une merveille de passe (un peu en-avant, mais qu'importe le flacon) de Nolann Le Garrec, ne le prouvent pas vraiment mais il faut ici signaler que nous avons eu droit, dans cette rencontre parfois indigeste, à un coup de pied par minute disputée. C'est beaucoup. Trop, je ne sais pas, mais ça donnait parfois envie, comme le précisait sans ambages Olivier Magne sur son compte X, d'éteindre son téléviseur.

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  7. La semaine dernière, je me moquais des commentateurs: "on a perdu, et c'est une catastrophe".
    8 jours après, je pourrais écrire: "On a gagné, mais c'est une catastrophe".
    Ce qui m'a dégoûté, c'est de voir les réactions en fin de match; les joueurs, passe encore, ils ont couru, plaqué, cogné pendant 80 mn, eux. Mais voir le staff sauter comme des cabris et se congratuler après un match d'une telle pauvreté, gagné aussi clairement qu'il aurait été perdu, c'est à pleurer.
    Il y a encore 20 ans, on aurait perdu; l'arbitre aurait accordé l'essai écossais comme ça se faisait à cette époque, personne n'y aurait trouvé à redire et on se serait -peut-être- posé les bonnes questions après 2 défaites de suite.
    Là, on va chercher des motifs d'espérer, un regain de motivation, un sursaut.
    Alain Gaillard nous dit (et donc il faut l'écouter) qu'il y a eu du mieux dans l'engagement; mais bon, les intentions, c'est une chose, mais dans l'action, à part les 5 petites minutes aboutissant à l'essai de Fickou où on a conservé le ballonet gardé une continuité collective, il n'y a pas grand chose à sauver. La mêlée n'a fait que jeu égal avec celle des Ecossais, la touche a été défaillante jusqu'à l'entrée de Roumat, les ballons tombés légion, les approximations nombreuses, la défense attentiste, l'attaque muette (quelle prise d'initiative, quelle volonté d'initiative ? Un copain disait à un moment devant le ping pong au pied: "Mais qui est devant au score ? Les Ecossais ou les Français ? On sait plus..."). Bref à certains moments, une bouillie de jeu alimentée par les 2 équipes, et avec donc un arbitrage quelquefois erratique par mimétisme, ce qui n'a pas arrangé la clarté des débats.
    On a l'impression que l'équipe revient 6 ou 7 ans en arrière, quand elle était pétrifiée par l'enjeu, la critique, son absolu manque de confiance, la peur tout simplement. Le talent n'est pas en cause, mais c'est tout ce que les 4 années précédentes qui semblent s'être dilué (et il faut aussi arrêter de se lamenter sur l'absence de Dupont le Sauveur, les éclairs, ce n'est pas la lumière en continu).
    Quand le bateau tangue dans ce petit temps, c'est que le capitaine est absent. Ou aveugle. Dire que le contenu est "parfait", "formidable", que "ça lui va", c'est du déni. A match égal, mais l'arbitre accordant l'essai à l'Ecosse, ça aurait été aussi "parfait" et "formidable" ? A match égal, la semaine dernière on en aurait pris 50 ou 60.

    Je me demande finalement si perdre hier n'aurait pas été un mal pour un bien; enfin se poser les bonnes questions. Enfin se remettre en question (chose que le "capitaine" semble incapable de faire).
    Alors on va noyer le poisson. Recevoir dans 15 jours des Italiens laminés cette après-midi par des Irlandais sans états d'âme, et en les battant chez nous s'imaginer avoir résolu les problèmes, d'autant plus qu'on aura fait tourner les effectifs. Alors qu'on aura provisoirement mis la poussière sous le tapis.

    Allez, je préfère encore revoir les courses ondoyantes de Barry John ou Gareth Edwards dans les défenses mystifiées de leur époque. Une époque heureuse, où les arbitres n'avaient pas besoin de vérifier s'il y avait des chaussures ou des mains sous les ballons pour avoir l'esprit de décision.
    Pour paraphraser Saint Exupéry: ce rugby-là n'eut qu'une heure de ferveur, et ce sont eux qui l'ont vécue.

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    1. Whaou, Pipiou... tu nous mènes sur des cimes

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    2. A Murrayfield, lors d’un match dont la deuxième mi-temps fut, au niveau du jeu produit, d’une grande médiocrité pour le niveau international, nous avons pu constater combien la réflexion et l’action créatrice des acteurs directs -les joueurs- et indirects -les techniciens- peuvent conduire à des effets contraires aux objectifs recherchés par le législateur.
      Parmi les 3 principaux critères pronés par World Rugby, SAFETY SPACE SPEED, ce dernier fut quelque peu malmené (comme à l’accoutumée, y compris sur les terrains de France).
      Samedi, le temps et le jeu furent longuement suspendus à l’occasion d’interminables et insupportables séances de ping-pong rugby initiées par Finn Russel et Thomas Ramos.
      Ils utilisèrent « la loi Dupont », restant immobiles à la réception du jeu au pied adverse afin de ne pas remettre l’adversaire en jeu et de permettre le repositionnement de leurs coéquipiers.
      Russel l’avait déjà utilisée contre les Gallois et Ramos se mit au diapason.
      il est urgent que les instances de World Rugby se penchent sur les symptômes du « ralentissement du jeu », volontaire ou non, que ce soit l’exécrable train de joueurs ou « chenille » construit(e) pour protéger le botteur, l’organisation des pré-mêlées, les mêlées à refaire, les conciliabules précédant les touches etc…

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    3. Des pistes de réflexion, effectivement. J'ai même l'impression qu'il faudrait aller plus loin et revenir à la règle du tenu. Tu es pris avec le ballon, tu dois le lâcher, point barre. J'ai eu cette discussions ce matin avec Pierre Villepreux. Le jeu de rugby, devenu conservateur, est en train de perdre son cap. Il faut privilégier la vie du ballon, le mouvement, remettre la balle introduite au centre de la mêlée. Donne la possibilité de re-conquérir la balle.

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    4. En effet, je partage ce point de vue. L'un des piliers essentiels du noyau des règles est bien l'égalité des chances. Ce principe vaut tout autant pour les utilisateurs que pour les opposants et concerne bien donc la "re-conquête" du ballon. L'introduction du ballon en mêlée telle qu'elle a été dernièrement aménagée n'est qu'une disposition pour satisfaire les tenants de l'édulcoration de la mêlée...
      Quand tu parles de "perdre son cap", et s'ajoutant aux exemples que nous avons cités précédemment, l'aménagement intégré pour limiter le fameux plaquage/chaise d'origine irish me paraît être un véritable non-sens. Ainsi, lors du blocage du porteur du ballon debout, permettre à ce porteur de poser un genou au sol pour transformer cette situation en plaquage et obliger les défenseurs à le lâcher est contraire à l'esprit du jeu. Le porteur est responsable du ballon et doit en assurer la continuité en passant ou en libérant le ballon ! Il est anormal, alors qu'il est en situation défavorable, résultant d'un mauvais(e) choix/décision/réalisation ou d'une action positive de l'opposant, de le récompenser dès lors qu'il met un genou au sol.
      Le législateur demande à l'arbitre de communiquer par le mot "plaquage" : il considère donc que le plaquage est initié par le porteur et non par le plaqueur !
      Les instances de World Rugby et les penseurs de l'arbitrage ont manifestement du pain sur la planche pour retrouver "le cap" !

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    5. Oui, Alain, c'est un chantier immensément vaste. On sait que les règles du rugby ont changé régulièrement depuis 1823 et les premières. L'ADN de ce jeu de balle ovale - appelé "football-rugby", ne l'oublions jamais - est évolutif. Au début, la passe n'existait pas. La progression s'effectuait au pied par récupération de la défense ou de l'attaque, ponctuée par un "marque". On a connu la mêlée à trois, le pack à sept, le flanker qui suivait la progression du ballon en mêlée, la ligne de défense dans l'axe de l'alignement, les coups de pied direct hors du terrain (111 touches dans un match international dans les années 50).
      Puis avec l'événement du professionnalisme (ou plutôt l'ère open) et du poids financiers des diffuseurs télévisuels, les troisième-lignes collées à la mêlée, l'ascenseur en touche et tous les changements et interprétations autour du ruck, du plaquage et du grattage. Sans oublier l'apport disruptif en 2000 de l'arbitrage vidéo.
      Franchement, Webb Ellis ne s'y retrouverait pas. Et nous, parfois, avons du mal à séparer le mauvais grain de l'ivresse...
      Alors, oui, tel Sisyphe, il va bien falloir que quelqu'un remonte le rocher. Afin qu'on retrouve du mouvement, de la liberté d'entreprendre, de l'incertitude (elle ouvre mieux que personne les défenses), de la justesse et du bon sens.
      Sinon, des Ecosse-France comme celui-là vont se multiplier. Et nous lasser.

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  8. Ce soir, cette nuit plutôt, je vais essayer de vous faire vivre le Super Bowl en direct. A la façon rugby.

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  9. -Voilà, sans tradition, Rugby.
    Le responsable du blog Côté Ouvert estime que les joueurs sont responsables du jeu et qu'on ne peut pas gagner à son insu.
    -Mais qu'est-ce qu'il y connaît, lui?
    Moi, j'dis qu'on est des gens qui s'entraînons et que si on gagne, c'est à l'insu de notre plein gré.
    -Ohh, Fabien, ne soyez pas naïf...certaines performances ne peuvent pas être obtenues naturellement.
    -Pourquoi?!
    Moi, j'ai des data de haut niveau depuis ma nomination. Depuis que Baruch a déposé ses petites flammes dans mon grand feu...Flêche du temps, expected points, requêtes en Python, quoi.
    -Comment?!
    -Ben oui, ma nomination, le momentum, tout ça.
    Non Fabien, ce n'est pas comme ça que naissent les victoires.
    -Quoi?!!!
    -Ben oui, l'entraîneur, le joueur forgent une belle tactique et après, c'est une histoire de passes et de flair!
    -Quoi?! On m'aurait menti alors?!
    Ohlalalala, si ça se trouve je ne me suis absolument pas trompé à l'insu de mon plein gré!

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    1. Quelle intensité ! ;-) On dirait du Rachida Data...

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    2. ...un poil trop, d'ailleurs! Comme Anne, la copine à Rachida, la Transition s'est pris les pieds dans la Tradition :-)

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  10. On peut avoir un plan de jeu précis, un jeu "clinique" et faire vivre le ballon en faisant aussi vibrer le public : l'Irlande, pas aussi stéréotypée qu'on le dit; ça joue , avec rythme et raison.

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  11. EN FAIRE DES CAISSES
    Attention j'ai écrit ce texte après avoir lu ce qui s'est écrit avant 12h30, mais pas ce qui s'est écrit ensuite. Je considère aussi cet espace comme un lieu participatif d'échanges, de débats, de confrontations mais aussi une sorte "d'atelier d'écritures".

    "L'italie à Lille", je ne sais pas vous, mais je trouve que ça fait joli à entendre.
    Mais c'est plus que ça à mes yeux. C'est comme un résumé de ce que devrait faire Galthié. Je reviendrai probablement encore une fois sur l'historique des qualités de Galthié qui en deviennent des sources de crispations, d'agacement ou de détestation.
    Ah s'il avait juste choisi d'être prof de sport...😉
    Car quand j'ai souligné l'erreur du boss hier soir, il n'a pas eu besoin d'en faire des caisses, d'arriver, pourquoi pas, à expliquer pourquoi il avait envie de recevoir les Italiens à Saint Denis et qu'il ne s'était donc pas trompé.
    Il rectifie, point barre, on passe à autre chose.
    Hier ça aurait été juste honnête d'être dignes dans la victoire. Donc de ne pas en faire des caisses de cette "détoire".
    "Dé" de défaite et de dépossession. "Oire" de victoire et déboire.
    A aucun moment je n'ai senti quelque chose qui aurait pu ressembler de manière inversée de la part des joueurs et du staff à cet épisode de 1947. Merci Richard c'est précieux que tu puisses commencer par nous raconter ça. Il me semble qu'il en restait quelque chose dans le stade hier soir chez les Écossais. Leur conférence de presse d'après match était-elle aussi vindicative que celle d'après match du quart perdu?
    Manifestement il n'y a pas non plus à douter puisque l'Equipe nous rapporte les propos de Posolo Tuilagi
    "C'était stressant, mais je savais que j'avais ma main sous le ballon", dont acte.
    Question stress, j'ai en tout cas la preuve que Finn Russel utilise autant le sourire pour manifester sa satisfaction que pour lutter contre le stress ou une cruelle déception.
    Lire ici
    Pourquoi sourire quand on est malheureux ?

    L'EdF est donc bien loin de ce qu'elle peut produire et c'est finalement ce qui est le plus encourageant dans cette histoire.
    Qu'on puisse exprimer du soulagement avec cette drôle de victoire, soit. Mais pas plus, de grâce...
    On sent que tout est en reconstruction.
    Le reportage diffusé juste avant le match (cf lien à la suite) nous éclaire un peu sur les problématiques de la touche (entre 10min30 jusqu'à 16min45) qui ne sont pas sans me rappeler les problèmes du grand Sam Whitelock qui a eu tout à réapprendre.
    J'ai l'impression que l'équipe en est là avec deux membres nouveaux dans le staff (touche et attaque).
    la touche, chantier en rénovation

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  12. Quand à Magne qui s'endort, puisqu'il est question ici de "... vrais supporteurs du XV de France..." ça me donne envie d'écrire que seul le rugby à 7 a un avenir pour être visible et compris par une personne ordinaire.
    Car j'aimerais bien savoir combien de personnes ici, à commencer par les spécialistes de ce jeu, ont compris ce qui se tramait quand Finn puis Thomas décidèrent de s'immobiliser ballon en main.
    Ce jeu est si complexe dans ses règles, que parfois les solutions pour les respecter, s'y adapter ou les contourner deviennent si complexes, qu'on finit par ne plus rien y comprendre, du béotien total au spécialiste.
    Quand Dupont n'est pas là, il n'est jamais donc bien loin.
    Cf lien ci-dessous
    pourquoi la "loi Dupont" change le jeu
    En tout cas ce match a eu un grand intérêt pour moi.
    Hier en fin d'après midi j'ai dit à ma femme "je te demande de venir voir les 15 dernières (+4) minutes du match. Tu vas comprendre le stress des téléspectateur, des spectateurs, des joueurs et des entraineurs."
    Et à cette occasion lui faire découvrir en un minimum de temps tout ce qui se passe sur un terrain de rugby, du plus ennuyeux au plus "lumineux" en passant par le rôle de l'arbitre et de la vidéo, soit disant là pour l'aider à prendre une décision dans un moment clé du match.

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  13. belles images d Irlande le president de la republique serrant la main de tous les joueurs arbitres et celles des petits supporters une bienveillance de tous les spectateurs un moment inimaginable en france
    encore une une fois ces fameux irish nous regalant d e phases rapides faisant honneur au jeu les Italiens sans aucune occasion ne purent qu offrir que leurs vaillances ils ont luttes eux

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  14. En définitive le miracle, clé du match pour L'EDF, et pour que les néons s'éclairent derrière les lunettes noires galtochiennes.
    Et pourtant le mi a bien raclé en fond de gorge...
    Où on apprend aussi en définitive, puisque seul lui le sait et que ca n'est pas visible à la vide hé ho, que c'est la main de dieu via celle de Tuilagi qui sauva les français.
    Puis que les datas utilisés même s'ils datent, sont toujours là pour assurer la victoire contre l'Ecosse et conscientiser l'effet. Et les faits sont là, à l'avantage France.
    Une histoire de clics qui ne fait pas encore clac, en attendant le déclic.
    En attendant, une belle histoire d'un autre temps relatée par Richard sur l'attitude de ce capitaine écossais de l'époque.
    Au fait, la sportivité peut elle être considérée comme une data, hein Christophe ?
    Sinon, l'important sera donc de ne pas rester alité face à l'Italie à Lille.

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    1. Lier l'alternance ludique à la lutte légale là-bas à Lille face à l'Italie en limite d'allégorie sur une litote de Lully.

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  15. Bon allez, petit point à la mi-temps du Super Bowl. Comme prévu. Entre hamburgers et houmous, côte du Rhône et Budweiser. 0-0 pendant le premier quart temps, les défenses gomment les attaques. L'affaire est dans le sack : Patrick Mahomes n'a toujours pas déployé ses coups de génie.
    Côté Kansas, Kelse a secoué son entraîneur en chef au motif qu'il n'avait pas touché la gonfle et le petit lisse Purdy a envoyé le ballon en arrière façon rugby pour feinter la défense des 49ers. Résultat : un essai, pardon un touchdown de toute beauté. A la pause, 10-0 pour San Francisco. Rien n'est joué.
    Je vais vous épargner ma critique musicale - Usher et Alicia Keys - à l'issue du show à la pause.

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    1. Miracle à Las Vegas ? Neuf secondes à jouer. 19-16 pour San Francisco, balle pour Mahomes ? Dernière action à jouer... Suspense à son comble. Pas de bunker, c'est une chance ! Touchdown ou pénalité ? Tentative de TD mais mauvaise passe. 6 secondes à jouer. Money money time. Maintenant, tentative de pénalité, vingt mètres face. 19-19 : prolongation ! C'est la deuxième fois qu'il y a prolongation en Super Bowl... A suivre...

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    2. On continue... Field-goal pour San Francisco - et non touch-down. Ball in play pour les Citizens, le prophète Mahomes doit faire parler son génie. Trois points pour prolonger, soit touchdown pour l'emporter. Quelle tension...

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    3. Le génie de Mahomes fait la différence sur l'organisation de San Francisco. 25-22. Quel bonheur de match...

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    4. Deuxième succès d'affilée des Kansas City Chiefs, exploit d'importance en NFL. A méditer : les San Francisco 49ers perdent cette finale sur une transformation manquée car contrée. Elle leur aurait permis de finir à 20-19 sans aller en prolongation. Ca ne vous rappelle rien ? Une transformation contrée...

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    5. Merci de ce compte rendu... même si des choses restent obscures. Tu regardes des matchs de la saison régulière ou uniquement la finale?
      Comment les clubs recrutent leurs joueurs, salariés cap? Etc?

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    6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    7. Un article accessible à tous Les Kansas City Chiefs remportent le Super Bowl après prolongation contre les San Francisco 49ers
      https://www.lequipe.fr/Football-americain/Actualites/Les-kansas-city-chiefs-remportent-le-super-bowl-apres-prolongation-contre-les-san-francisco-49ers/1448372

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  16. Ah dommage... j'aimais bien les For tea nine years, tant pis.
    Vu en vitesse "Pour l'honneur" de P. Guillard. Pas gaillard ni majeure comme oeuvre mais pour le fun, quoi. Et le fait que le tournage s'est déroulé en Corrèze à Meymac, Brive et aussi Uzerche. Souvenir...
    Bon comme on dit, l'honneur est sauf, enfin momentanément.
    Carence, indigence, évidence,
    mais sentence comme une clémence...
    Con descendance😉
    Lie ta lie, peut être qu'ils feront l'épate la prochaine fois...




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  17. je n'arrive pas à me départager : qu'est-ce qui est le plus mauvais ? le jeu déployé par l'équipe de France ou l'attitude + communication du staff français après le match ?
    quand ton équipe sort un tel contenu, tu ne peux pas décemment affirmer que tout a été parfait. A part les deux éclairs de génie amenant les 2 essais, rien à se mettre sous la dent. je finis par me demander si Galthier ne va pas chercher son message à l'attention des médias sur Chatgpt, tellement c'est plat.
    Après, quand on regarde les autres équipes hormis l'Irlande, aucune d'entre elles n'a la dimension mondiale, c'est exaspérant. les Gallois ne sont pas fichus de tuer le match alors que les Anglais indigents sont réduits à 13 et ces derniers finissent par une victoire à l'arrache.
    l'EDF a donc une chance de finir 2ème du tournoi et le staff pourra caracoler en parlant d'un tournoi réussi avec des victoires construites selon les plans de jeu chopés aussi sur Chatgpt, avec des datas dignes d'un consultant diplômé d'un doctorat en économétrie de Yale, comme dans le film "le stratège", source des datas.
    Pour conclure, je me demande si la cohésion et l'engagement de l'EDF ne sont pas partis avec Raphael IBANEZ, juste comme ça

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    1. Pour ma part je vais te répondre, car mon intérêt certain pour Galthié (et non Galthier celui du foot) démontre s'il en était besoin, qu'effectivement ses centres d'intérêt et de compétences sont plus tournés, et bien plus que je le pensais vers l'Intelligence alArtificielle et les datas qui vont avec que sur la manière de développer la formation sportive des élèves dans le secondaire.
      Du coup tout ce que tu annonces est proche de la vérité. Il est possible que son cerveau, de par sa formation et ses habitudes soit une machine à produire le discours qu'il souhaite. Il le faisait déjà parfaitement en tant que consultant France 2 ou avec Mathieu Lartot, il arrivait à faire croire aux téléspectateurs des choses auxquelles il ne croyait pas du tout.
      Dimitri Yachvili est radicalement différent, Vincent Clerc aussi, car ils disent ce qu'il pensent. Dimitri indique bien en direct ce qui va et ne va pas et c'est précieux pour tenter de comprendre et de se faire une opinion.

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    2. Cher Philippe, à mon avis, c'est justement parce que le match est médiocre que Fabien Galthié a besoin d'éléments de langage pour en tirer une perspective qui s'éloigne du contenu pour ne souligner que le résultat et l'importance d'un succès pour remettre un groupe France d'aplomb après deux défaites plombantes et anxiogènes.
      Adepte du néolangage des consultants en team building, il n'a besoin de personne pour tisser ses messages. S'ils sont appréciés en entreprise où les néologismes fleurissent, il a perdu une grande partie du monde du rugby qui n'est pas dupe de ce vernis.
      Mais lui s'en fout : il s'adresse au grand public de la télévision publique, lequel a besoin de moments d'optimisme. Dans un monde devenu fou, une victoire à Murrayfield acquise sur un coup de roulette reste une victoire. Il n'y a que les connaisseurs qui vont au fond des choses. Mais pour Fabien Galthié, ils ne représentent qu'une infime part, ce n'est pas pour eux qu'il parle en maquillant la réalité pour la rendre plus acceptable ; ces connaisseurs, il les connaît pour les avoir pratiqués, anciens partenaires et internationaux, consultants, journalistes, entraîneurs... Il ne cherche pas à les convaincre : à ses yeux, c'est peine perdue car il est le premier à savoir ce que vaut cette victoire au bunker en Ecosse.
      Mais il a des joueurs à préserver, un staff à cajoler, un Tournoi à finir et quatre ans à tenir... ;-)

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    3. Quant à Rafa, ça fait longtemps qu'il n'est plus impliqué et déterminant, relégué à la périphérie du gorupe France depuis plusieurs mois déjà.

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    4. merci Richard pour tes explications très claires de la situation, voir la situation sous ton oeil éclairé permet de mieux comprendre les éléments de langage. Maintenant, est-ce que le béotien peut être satisfait du spectacle de samedi, j'en parlerai à l'un de mes amis, grand admirateur de FG, qui reste tout de même un grand technicien de ce sport.

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    5. merci aussi Christophe pour ton éclairage sur l'homme Galthié. Je ne le connais pas mais compte tenu des casseroles qu'il a accumulées partout où il est passé, il ne doit pas être facile à suivre. Lors de son passage à Stade 2 sur sa vie, son oeuvre, on sent très vite le personnage public qu'il s'est composé. Quelqu'un qui cache sa personnalité fait illusion mais ça ne dure qu'un temps, quatre ans ? à voir

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    6. https://sites.google.com/view/durugby/galthie

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    7. Richard
      Ta réponse à Philippe est très explicative et explicite. J'apporte justement ci-dessous de la documentation pour étayer tes propos, car on ignore bien souvent que FG ne s'est pas intéressé qu'au rugby. On en découvre donc aujourd'hui toutes ses "compétences" qui plaisent ou irritent mais qui ne peuvent à elles seules régler toutes les problématiques du rugby français qui s'avèrent nombreuses.
      Il faut bien que les journalistes les plus courageux mettent dans la tête des Français que nous avons vécu une parenthèse enchantée pendant 4 ans où bien des sujets ont été mis sous le tapis pour l'objectif suprême : gagner notre coupe à la maison.
      Désormais ça va changer, et je ne vois pas comment "des gens qui savent de quoi ils causent" vont éternellement être balayés d'un revers de main.
      Ça ne veut pas dire qu'ils ont toujours raison, hein?
      Je ne veux pas relancer ici le débat de la deuxième ligne pour ne pas irriter Richard encore sous l'effet euphorisant de sa nuit américaine.🤣

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  18. Côté fermé,
    c'était le titre d'un papier sur Fabien Galthié en 2001.
    J'ai tenté de comprendre d'où nous vient la méthode Galthié.
    J'ai finalement plus insisté sur ses attraits pour l'IA (et les stats) que sur sa formation en marketing et communication qui lui permet de vendre à l'amateur non éclairé de rugby, un match comme un grand match.
    C'est dans le lien ci-dessous.
    Spécialement pour Allan et Philippe

    Les compétences de Galthié

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  19. Sérieux Richard, ta photo c'est pas par hasard qu'elle est là hein?
    Tu veux qu'on parle un peu du top 14? Des doublons, des clubs et de leurs joueurs, de la manière dont on les recrute ou bien "tu viens dans mon club et dans 2 à 4 ans tu es en EdF"
    Bref si peux répondre à ma question sur la manière dont les clubs constituent leur équipe dans le NFL , contraintes, mode opératoire etc...

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    1. Pourquoi ai-je choisi les 7 Toulousains ? Ah ah... pour le jeu. Je pensais que quelqu'un relèverait l'ineptie

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    2. Quand un tiers de tes joueurs sur la feuille de match provient d'un même club, tu peux imaginer que les faire jouer "à la Toulousaine" serait rentable. Pourquoi les sélectionner pour les faire jouer contre nature, en dépossession ?

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    3. C'est idiot car contre-productif

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  20. Les éléments de langage (en politique, en grandes entreprises) sont là pour construire une autre réalité. FG par sa formation extra-rugbystique a appris cela. Le rugby s'est professionnalisé et cela va avec. La réalité compte assez peu par rapport à la représentation qu'on cherche à installer dans les esprits (en effet au delà des connaisseurs, de même que les politologues décryptent les discours). Sauf en cas de revers très clair (élimination en quarts de finale), cela fonctionne assez bien. FG reste un excellent technicien du rugby et on peut penser aussi qu'il assure son assise sur son groupe en les protégeant de la critique par son discours emphatique ("c'est merveilleux") ou para-scientifique.

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    1. Cher Jean
      visiblement, Fabien Galthié s'est davantage rapproché de ses joueurs, me dit-on. Oui, il les protège mais c'est une réciprocité. A ce niveau, coach et joueurs sont liés dans le même bateau: si l'un tombe à l'eau, les autres plongent. Il y a aussi la règle du silence radio, rien ne doit filtrer. La presse est ennemie. Aucune information ne soit sortir, tout est communication.
      Mais dire "intensité courue" au lieu de vitesse de déplacement, franchement, c'est se moquer du monde. Idem avec "intensité combattue" : on parle plus simplement de combat. Et puis aujourd'hui, séparer course et combat, c'est rétrograde. Le jeu contemporain est un grand Tout. Les Irlandais nous l'ont montré à Marseille, puis à Dublin, dimanche. Face à nos prochains adversaires, incapables d'inscrire le moindre point.
      Il est difficile, quand on a vécu l'époque Fouroux, puis celles où Dubroca-Trillo, Berbizier, Skrela-Villepreux, Laporte, Lièvremont, Saint-André et Novès entraînaient le XV de France, d'entendre Galthié se foutre du monde en assénant des propos déconnectés de la réalité. Nous ne sommes que quelques uns à ne pas accepter cet enfumage, mais ce n'est pas assez. Il semble que son emprise couvre aussi une partie des médias.
      Perso, j'ai bien aimé le titre du Figaro : "une victoire décourageante".

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    2. Il y a 4 ans Éric Bayle ne disait pas autre chose.
      Réécoutez c'est très très court
      une victoire décourageante

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    3. Alors c'est pas étrange d'entendre ça ? On pourrait croire que c'est un plateau de canal+ ce dimanche soir... Seul le "on mène de 17 points" nous fait prendre conscience qu'il ne parle pas du match de samedi.

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  21. Christophe, impressionnant archiviste !!! Une remarque : outre le "on mène de 17 points", le fait que la deuxième mi-temps fut "DEcourageante" ne peut se référer au match de Samedi où elle fut tout de même plus ENcourageante que la première.
    Indépendamment de la communication de FG (quand on connaît bien le personnage, elle ne peut surprendre...), il faut laisser du temps - celui du Tournoi - à cette équipe pour reprendre confiance et par conséquent retrouver ses marques, si tant est qu'elle les retrouve... Et que FG et ses joueurs décident de réduire la voilure me semble des plus pragmatiques, après les déconvenues du quart de finale et de la balade marseillaise.
    Il sera alors temps (le "momentum" ?) de faire le bilan de l'après Coupe du Monde.
    Ce qui m'ennuie le plus et ne cesse de m'étonner, c'est le choix effectué - et même quand ça gagnait ! - de la dépossession qui me paraît à contre-courant de l'ADN du rugby français.
    Je rejoins Richard lorsqu'il soulève la problématique de la sélection de nombre de joueurs toulousains pour un rugby qu'ils ne pratiquent pas en club. Certes, ils nous ont prouvé que lorsqu'on excelle, on peut s'adapter à d'autres formes de jeu et continuer à gagner.
    Mais pourquoi FG, à sa prise de fonction, n'a-t-il pas fait le choix de la construction d'un projet de jeu où la possession serait le principe premier, et de son effet, la recherche de formes de jeu produites efficaces pour gagner et plaire tout à la fois, du moment où il s'appuyait sur un groupe de joueurs résolument acquis à cette cause. Et ceci indépendamment de l'arbitrage dont on connaît les aléas.
    Adoubé par Bernard Laporte, il avait le temps et les joueurs pour les mettre en place, et même si nous savons tous qu'il s'agit du chemin le plus difficile et le plus long avant de parvenir à performer.
    .En cela j'ai le plus grand respect pour les Irlandais et les All Blacks qui ne se sont jamais reniés. Les Ecossais ont emprunté jusqu'à présent cette voie, avec quelques succès parfois. Espérons que leur indigente 2ième mi-temps contre la France où ils s'arrêtèrent de jouer les poussera à persévérer dans cette voie.

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  22. Il n'est pas question de faire de Galthié un bouc-émissaire.
    Il est plus responsable, avec son anciens staff et grâce aux moyens qui lui ont été donnés, du relèvement du niveau de l'EDF que de la défaite en CDM qui a suivi et de ce début de Tournoi poussif.
    Mais son rôle c'est de construire, et donc de prévoir l'avenir.
    Or il est dans le déni; on s'est planté en CDM alors que tout avait été fait pour qu'on la gagne, on joue mal en ce moment avec une ossature conservée qui ne montre pas d'envie et ne propose rien, et on n'entend que "si c'était à refaire je ne changerais rien" alors qu'on a perdu, le contenu des matchs est "parfait" ou "formidable" alors que tout sur le terrain nous montre le contraire, bref on est bien dans l'air du temps: la communication fait office de contenu (comme pour d'autres de politique), McLuhan joue maintenant au rugby.
    Bon, ça tient au poste: n'importe quel manager sportif, et de sport populaire, doit maintenant être au moins aussi bon communicant que bon technicien. Et plus on monte dans le niveau, plus l'exigence est grande.
    Mais il n'y a pas que ça.
    Galthié a un côté écorché vif qui le met dans une longue lignée de 9 "incompris" et un temps (plus ou moins long) boudés par les instances du rugby, et qui ont donc comme une forme de revanche à prendre. Le modèle en est Pierre Berbizier, mais il y a une différence, et peut-être d'abord de génération: dans l'affirmation de la différence, quand l'un s'est toujours refermé sur lui-même et ses convictions, l'autre s'aime beaucoup et ne cesse d'affirmer haut et fort que les siennes sont les bonnes (et donc a contrario que si on n'est pas d'accord c'est qu'on n'a rien compris).
    La remarque de Richard que la presse, dans son ensemble, accepte ça plutôt que mettre le doigt sur les contradictions parce que c'est son intérêt est plus qu'intéressante et mériterait amplement d'être creusée (voire généralisée...).

    En attendant, ce n'est manifestement pas dans l'immédiat que les lignes bougeront, à moins, et c'est tout le mal qu'on lui souhaite, que le nouveau staff autour de Galthié ne mette en scène de nouvelles choses et qu'elles fonctionnent (mais avec les mêmes acteurs) ? Sans faire injure aux Italiens, c'est le contenu des 2 matchs de l'EDF (et quelle EDF ?) contre l'Angleterre et le Pays de Galles qui sera plus riche d'enseignements sur la suite.

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    1. "tout avait été fait pour qu'on la gagne"
      Quelqu'un peut-il m'expliquer clairement en quoi nous étions en capacité de la gagner forcément plus que les Irlandais (grands favoris), les Néo-Zélandais, les SudAfs.
      Je n'arrive pas à comprendre.
      C'est pas comme si aujourd'hui on disait l'Irlande ne peut pas trouver sur le sol européen d'adversaire capable de la pousser dans ses retranchements comme a su le faire sur un match la Nouvelle-Zélande dans un match parfait et d'anthologie.
      Mais oui, il faut absolument reconnaître toute la réussite du rugby français dans son ensemble sur cette période où tout le monde donnait l'impression de pousser dans la même direction, pour un objectif hélas trop incertain et surtout à trop court terme.

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    2. Si, il me semble que le match contre les Italiens sera riche d'enseignements.
      Saura-t-on faire aussi bien que les Irlandais, c'est à dire bien moins bien que ce qu'on a réussi à faire lors d'un faux 1/8ème en coupe du monde?
      Etc.

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    3. Tout a été fait pour qu'on gagne la CDM ne veut pas dire qu'on était "au-dessus" des autres ou qu'on a eu plus de moyens.
      Mais pour une fois, et sur une durée un peu longue, le staff de l'EDF a eu à disposition un groupe de 40 joueurs pour travailler en profondeur à l'entraînement. Avec de réelles concessions des clubs pros, des moyens financiers en rapport (un staff étoffé, des allers-retours de joueurs, etc..., tout ça se paye), du temps à disposition.
      Et le but affiché était clair: gagner la CDM qui allait avoir lieu chez nous.
      Bien sûr avec des arrière-pensées à peine masquées: après avoir obtenu l'organisation, la victoire finale devait sceller le triomphe de Laporte. Sauf que...

      Tout ça ne nous a pas donné plus que ce que n'avaient les autres grandes nations, mais au moins autant, si tant est que l'organisation de leur équipe et de leur rugby, depuis des années, protège certains joueurs, limite leur nombre de matchs, est entièrement tournée vers la performance de l'équipe nationale (c'est depuis longtemps vrai pour les NZ, l'Irlande, etc...).
      Mais pour le rugby français, c'était un réel effort à faire, depuis longtemps demandé, et ce n'est pas étonnant si une bonne partie de cet effort incombant aux clubs pros, la défaite (et l'absence assumée de sa responsabilité) ait été très mal vécue par ces mêmes clubs qui ont tout de suite demandé et obtenu la renégociation des accords passés, et à la baisse.

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    4. Nous sommes donc d'accord. Donc ça va être difficile d'avoir plus. Il va falloir faire mieux avec moins.
      Mais l'AfdS a démontré que c'est faisable vu les conditions qu'ils ont subi durant la longue période Covid pour eux.

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  23. "Mais pourquoi FG, à sa prise de fonction, n'a-t-il pas fait le choix de la construction d'un projet de jeu où la possession serait le principe premier?" Alain Gaillard
    Parce que tous les datas qu'il a analysés démontraient que c'est la dépossession qui faisait gagner, et le début de son mandat lui a donné raison jusqu'au match à Rome de 2023.
    J'ai parfois eu l'impression que Ramos samedi était en mode "rebelle" par rapport au système mis en place...
    Le pire c'est que FG a fini par convaincre le staff écossais que c'était le bon chemin. Je ne les ai pas reconnus ceux là samedi et je finis par m'émerveiller désormais soit d'une remontée fantastique des Gallois contre ces mêmes Écossais décevants, soit surtout du jeu Irlandais qui finit par devenir la référence du jeu complet, varié et intelligent.
    Au fait Alain, puisqu'on en revient au top 14 ce week-end, qu'as-tu pensé de ce match à zéro international français manquant, Pau Castres... où Castres était rapidement mené 0 à 14?

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    1. J'approuve, ! Ce fut bien un choix "dicté" par les datas, ce que la plupart des techniciens nationaux et internationaux avaient adopté en ce temps.
      Quant à Ramos, je ne vois pas en quoi il eut un comportement "rebelle" ... Il s'est évertué par son jeu au pied à occuper le terrain et à maintenir les écossais dans leur camp et surtout à ne pas contrattaquer afin de ne pas s'exposer, ce qu'il s'autorisait parfois par le passé. Le plan de jeu "dépossession" m'a plus que jamais semblé à l'ordre du jour.
      Quant au match de Top 14 auquel tu fais référence, il m'a scotché ! J'ai vu le CO, mal en point depuis quelques semaines, encaisser 2essais en 7mns je crois. J'ai pensé qu'ils allaient s'effondrer mais tel le Phénix ils égalisèrent en 5 minutes.
      Et la suite fut à l'avenant. Des castrais fragiles mais joueurs car enhardis par une défense paloise étonnamment inorganisée pour ne pas dire absente par moments.
      Match dont je ne saurais dire s'il s'est agi d'un relâchement coupable palois ( ils en étaient coutumiers les années passées) ou d'une vraie révolte castraise avec comme socle un changement de projet de jeu, de la dépossession à la mise en place d'un jeu en continuité, ce qui me surprendrait j'en conviens !
      L'avenir nous éclairera, et dès ce WE (CO/RCT - UBBG/SP)

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    2. C'est fou car en effet tellement habitué à le voir réciter? un plan de jeu, que j'ai eu l'impression que par deux fois au moins il a tenté de remonter le ballon à la main depuis ses 22 et j'ai attribué ça à tort sans doute, à une "rébellion". Car je ne suis pas assez expert pour comprendre à quel moment (et pourquoi) on tape au pied depuis ses 22 ou bien on remonte le ballon "à la toulousaine".

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  24. Hello la cour des Miracles ou des Oracles,
    Vite il vous faut intégrer le staff de Mr Fafa Gaga tellement vous êtes bouillonnants d'idées pétillantes comme la Badoit ! Ici c'est l'aurore, le silence profond et respectueux de la mer ! Rien de plus beau pour méditer mais à quoi avec ce rugby de travestis ? Des toulousains qui galopent comme des gazelles en championnat et deux semaines plus tard, ils deviennent des paresseux en gestation ! On comprend pourquoi Dupont, taiseux, est parti vers l'Olympisme chercher un titre plus à sa portée que dans ce pré de vers de terre ! Probablement, NTK fera de même et attendra le retour de sa moitié. Comme le mastic en mains, on peut le tourner dans tous les sens ça reste du mastic. Nous en sommes là, des bulots, des transgenres avec des lunettes de hiboux, plutôt prêts pour une Gay Pride ou le carnaval comme en NFL. Ici ça rigole grave au Fidji vous pouvez pas savoir ! Et les U 20, chapeau bas, un régal une fois de plus ! Heureusement, BB avec son OVNI d'essai nous a sorti de la mouise. Pas de tableau noir, la vista, le culot, la vitesse du grenoblois comme signature. 9, 10, 12, 13 immersions immédiates en ehpad, Willemse à la légion, etc... vite un conclave pour une fumée blanche ! Il faut repenser notre rugby depuis l'enfance, refaçonner les profîls de poste, faire une filière de la pensée boréale celle ou le matin on est est peut être plus intelligent qu'au crépuscule de la connerie ! Vous en avez sous la semelle mais bon un peu d'oxygéne ne nuit pas à l'ivresse des profondeurs nous en sommes certains et cela fait notre bonheur. L'ovale est devenu d'une tristesse maladive. Bientôt 8h, le carré n'attend pas, tout est aligné pour un casse dalle frugal et parfumé. A la vôtre les écrivains ! Et saluer Caius Proditor pour nous !

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    1. Plutôt bien tourné, Philippe, joli coup de poignet. Ah ah Fafa Gaga ! Bon carré et à la tienne.

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  25. D'accord avec Richard. Les pseudo-concepts sont un peu ridicules, visant à diluer la dure réalité dans un océan de mots. Même chose en politique. Il sonnent creux quand des résultats tangibles ne sont pas au rendez-vous. D'où l'euphorie surjouée de FG à la fin du match contre l'Ecosse. Sa stratégie sur le terrain et dans la communication contrevient à l'identité profonde du rugby français, ( qui s'est voulu différent par son implantation régionale et sociologique). Ce hiatus nous gêne tous. Les joueurs de talent ont besoin de liberté, de sentir les situations, plus que d'appliquer un plan qui confine à l'absurde (se débarrasser du ballon durement conquis). A suivre...

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  26. Je m'insurge, tu t'insurges, il s'insurge, mais eux?
    À nos grandes désespérances, nos joueurs (?) appliqués appliquent, à la lettre -grammaticale près- les consignes.
    L'intensité combattue?
    Ben, participe passé sans auxiliaire fonctionnant syntaxiquement comme un adjectif: l'intensité EST combattue; une intensité que l'on combat!
    Un truc à démolir d'ennui, Drogo que nous sommes, les châteaux les plus Gaillard d'entre-nous.
    Mais là néanmoins, fait rare, nous saisissons que nos joueurs furent bien plus attentifs en cours de grammaire qu'à l'école de rugby où un éducateur qui n'aurait pas encore "été porté au-delà de son rôle" aurait évoqué l'intensité corrosive DU combat, le destronchage en somme, plus subtilement Dark Destroyer qu'Haouas ou Willemse, des bons p'tis gars qu'auraient substitué, un poil trop intensément, la nécessaire lecture du Fils des âges farouches (que Poche et Pif sait ne pas être un gadget) au silence de l'amer...
    Bon, on causera plus tard des absences présentielles, de l'agressivité ludique et des en-avant premium; on est comme nos joueurs, on en garde un bon peu sous la semelle.

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    1. Haouas hiatus montpelliérain...
      Clermont, Biarritz et retour Montpelliérain échafaudé, la porte ouverte à nouveau, Collazzo show assuré, Labit ne fait pas le moine...

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  27. "Pim, Pam, Poum" et "Pom Pom Pidou" décidément impayables et excellents, On dirait les Monty Python!

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  28. J'adore ce blog... ça relance de partout, ça pèse dans les rocks, ça déblaye, ça étaye

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    1. Avec une belle qualité de technique individuelle dans l'écrit

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  29. 6 Nations : Irlande - France, les clefs du match ! 

    Cet article qui date un peu semble pourtant résumer assez bien les forces et faiblesses de notre XV de France.
    Et si on continue à chercher des responsables sur l'échec en Coupe du Monde, pourquoi ne pas pointer aussi le poids ridicule de la France dans les instances mondiales, incapable de faire différer l'application de certaines règles qui allaient de fait mettre un coup d'arrêt à une stratégie mise en place par FG depuis trois ans.

    "la différence se fera peut-être sur les ballons moins programmés. La solution née parfois du chaos. Les ballons de récupération, ou turn-over, permettent aux talents individuels et aux esprits créatifs de débloquer des situations. "

    Les dirigeants de l'époque n'avaient pas vu venir "ce mauvais coup"?
    Il était déjà question des joueurs toulousains et leur ADN et de quelques autres correctement utilisés pour leurs qualités.
    Depuis on peut rajouter Bielle Barrey à la liste.

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  30. Et on creuse jusqu'où pour pointer du doigt et chercher des solutions qui résident quand-même essentiellement dans la motivation, les choix de jeu, le niveau du collectif,... 😄
    Faut recentrer et suivre comme BB🤣


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  31. Cher Sergio, je te prépare une réponse sous forme de lettre ouverte (ou droit de réponse) qui devient à la mode: François Ruffin, Raphaël Glucksmann, Florian Grill, Mourad Boudjelall 🤣
    J'ai peur hélas qu'en cette année 2024 d'élections en Europe, USA et donc FFR ça creuse sévère...J'espère juste que ce ne sera pas la tombe du rugby français car ça va chauffer dans les mêlées et rucks et les contre attaques s'annoncent piquantes 🤔
    Que vient faire le petit prince là dedans, surprise, lui le grand attaquant devenu désormais homme politique influent en Occitanie ?

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    1. Un p'tit Prince influent qui affluerait mais pas dans la mellifluence, alors🤔

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  32. Initiales BB. Oui P'tit Louis a sauvé le coup contre l'Ecosse. Il s'est "dépossédé" du ballon mais intelligemment, dans le but de le récupérer lui-même, dans son glissando dans l'en-but. Bien vu, bien exécuté; J.P.R (initiales glorieuses) aurait apprécié.

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  33. Hello Amis Blablateurs de l'Ovale !
    Avec notre longue vue, on voit le Mont Saint Michel et la Mère Poulard, incroyable vision surement due aux vapeurs du Malt et de l'ivresse des Profondeurs ! Annette grâce à son Omelette est devenue Mère, Abbesse des Abbesses du Mont. On ne peut pas en dire autant du côté du Mont Marcoussis. Soeur Marie Pierre déchire grave en communication, défroquée qu'elle est depuis l'arrivée de Floflo ! On en revient à ce que nous pensions dans le carré l'autre jour ! Drogo va t-il tuer l'Infante pour mieux régner ? 4 familles pour une gouvernance politique sur un trône de Fer ? Game of Thrones renait de ces cendres waouh ! Va falloir de bons crampons, les trois autres doivent les affûter ! Du Sang et des Larmes donc en perspective ou le Taliban va vendre chèrement sa peau. Rahan va jouer à la Pom perdu dans ses pensées. Attila disait " derrière moi rien ne repousse", il est temps de désherber grave avec du glyphosate tant que la loi le permet ! Heureusement, nous sommes absouts de vivre ces bêtises continuant notre périple avec Nemo et Doris ! Allez une entrecôte saignante mieux que de casser des oeufs !

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  34. Alain G. , tu les motivais comment tes élèves pour qu'ils écrivent de la poésie? 🤔😉
    Cf:
    les All Blacks de Castres, bande annonce

    C'est dimanche dans le canal rugby club et en extrait dans la fin de l'émission Soir de rugby de vendredi soir.

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  35. Les datas, cette science algorithmée ne pouvant gérer le french flair 100 % bio. Un truc inné qui ne se mesure pas ou du moins que par l'adversaire médusé.
    Et l'année des méduses n'a pas eu lieu pour cause de surchauffe climatique dans les esprits concernés.
    Sinon une science qu'on pourrait considérer collaboratrice à l'effort de recherche de préparation aux évènements sportifs du moment, pour peu qu'on évite une glyphosatisation excessive aboutissant à une distrophysation du résultat final. Bref un peu trop de mousse publicitaire.
    Et comme il est dit plus haut dans le lien fourni par le Tophe, "elle ne donne pas la capacité à prédire ce qui va se produire...
    utile quand il est question de constituer des équipes avec des compositions plus équilibrées et complémentaires... à condition évidemment d'avoir les bons raisonnements". Mais elle n'intègre pas le fait que le coq aime toujours marcher sur son tas de fumier. Les fondamentaux restant les fondamentaux.
    Pas foncièrement du blabla, du blé à moudre c'est sur, pour du pain béni... à voir, du pain noir plutôt en attendant le pain blanc.
    Pas non plus foncièrement maitrisée par FG et son équipe de scoatchs reconstituée, ou alors il n'en fait qu'à sa tête... Peut -être faudrait-il l'utiliser pour savoir ce qu'il a réellement dans la tête et mesurer s'il a réellement la capacité à influer la gagne aux joueurs.
    Sinon pour le coup, qui coûte cher au chardon, la photo pro toulousaine (too lose, men, pour les scottichs !) pas de la plus grande humilité.
    Et concernant le vieux François "desports" signifiant décalage et racontant bien le pas de côté, le french rugby marche effectivement en crabe. S'il y en a qui s'en sortent, du coup ça n'en fait pas pour autant une nation championne du monde.

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  36. Dans
    ce commentaire
    Richard écrit beaucoup de choses qui mériteraient qu'on en discute pour savoir si elles sont toujours vraies, en particulier à l'heure de ces fichus data et compagnie.

    Par exemple il écrit :
    "il faut partir du principe que les quinze meilleurs joueurs du pays à leurs postes ne constituent pas la meilleure équipe.
    Une équipe nationale, c'est autre chose que l'addition de quinze joueurs.
    Pour la constituer, il faut des joueurs qui apprécient d'être ensemble.
    ......
    Un entraîneur en chef avec une vision sportive et un style efficace de management
    - Un staff choisi par lui en fonction des compétences requises pour le style de jeu pratiqué
    - Un panel de joueurs sélectionnés en fonction de leurs qualités techniques et physiques liées au système de jeu, mais aussi de leur force mentale et de leur capacité à se sublimer dans les moments importants."
    Fort de ces affirmations, je me pose une question.
    Est ce qu'on pourrait imaginer aujourd'hui une équipe qui se monte rapidement avec ces critères, en mode Barbarians en l'espace de 3 semaines et deux de préparation?
    Avec la technicité des touches, des stratégies d'attaque, de défense, d'occupation, de possession ou de dépossession, peut-ont malgré tout imaginer que cette équipe puisse rivaliser voire battre les Gallois, Écossais, Italiens, Anglais, Français ?

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  37. Autre question. Quelqu'un peut-il me rappeler quels joueurs ont fini par être relégués, oubliés, abandonnés suite à l'apparition du jeune Gaël Fickou?
    Le 6 mars 2013, 10 jours avant son 19ème anniversaire, il joue son premier match en équipe de France contre l'Ecosse. L'année suivante, il joue les 5 matchs du tournoi.

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    1. En rentrant à la 74ème à chaque fois ou à peu près.
      Fickou n'a été inamovible en second centre qu'à partir de... 2021.
      Les joueurs "relégués, oubliés, abandonnés" (je te laisse la responsabilité des termes) ne l'ont été que petit à petit (Fofana, Mermoz, Lamerat, Doumayrou, Bastareaud), et pas nécessairement par l'arrivée de Fickou (qui lui-même a longtemps navigué entre centre -12 ou 13- et ailier avant de se fixer second centre).

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    2. Merci Jacques de ces précisions. Donc j'avais oublié que ce n'est que depuis 2021 que j'ai l'impression de voir Fickou tout le temps.
      J'aurais dû fouiller un peu. En effet consulter les capes de Fickou en 2014 sur sa fiche Wikipedia ne veut rien dire.
      Il faut donc décortiquer les feuilles de match du tournoi 2014 pour trouver des réponses à mes questions
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tournoi_des_Six_Nations_2014
      Pour info il suffit de changer l'année dans le lien pour tomber sur le tournoi de son choix (à compter de 2000)
      De la même manière pour ce type de lien
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quipe_de_France_de_rugby_%C3%A0_XV_en_2020
      Là on voit que Arthur Vincent pouvait être placé au centre et Fickou à l'aile.
      Idem à compter de 2018 ce type de fiche récapitulative existe.

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  38. La confrérie des ailiers.
    LBB ne peut-il pas finir par retomber dans l'anonymat du top 14 comme Villière ou Dumortier?
    Qu'est ce qui fait qu'un joueur est vraiment brillant et va devenir incontournable et "durable"?
    Comment on s'en rend compte?
    Dans un podcast consacré à Daniel Herrero il est question de la confrérie des Légendes et je suis surpris de l'entendre dire après avoir parlé de Blanco:
    "Il y en a un maintenant qui va rentrer dans le champ des classieux et qui est peut-être celui qui va faire gagner l'équipe de France à la coupe du monde à venir, il s'appelle Damien Penaud et pas Antoine Dupont. Ce sont à la fois des chevaux fous, des gambadeurs uniques, ils peuvent courir en cercle, en reculant, .... ils font les impensables et les impensés, ça marche souvent, très souvent ils se plantent, mais alors quand ça marche, c'est éblouissant"

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    1. Autant tu peux prévoir qu'un petit jeune dont le talent éclabousse les matchs sera nécessairement international, autant il est hasardeux de lui prédire une longue carrière. Les blessures, les faits de matchs, les circonstances du Top 14, les convictions des sélectionneurs, etc, etc...
      Rappelle-toi ce pauvre Gabriel Lacroix, étoile filante de La Rochelle, promis à un bel avenir en EDF, blessé sérieusement après sa 1ère et unique cape, et qui ne reviendra jamais au meilleur niveau en étant même obligé d'arrêter le rugby définitivement.
      Un sacré ailier, pourtant.

      (d'ailleurs il avait exactement les mêmes mensurations que moi à sa grande époque !
      -la sienne, hein, moi j'en ai jamais eu, de grande époque-).

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    2. Que veux tu, nous avons plusieurs millions de sélectionneurs, qui veulent du beau jeu (?), du rêve, du panache....
      Mais à l'ancienne hein, les datas, caca, c'est bon pour les Irlandais.
      Tout au stylo 4 couleurs, carnet à spirales, coups de tronche dans les portes.....
      Ça va pas être facile, non ?
      Sinon, les mensurations c'est pas le problème moi j'avais les mêmes que Boseline Rachelot , et j'ai fait une plus belle carrière !
      Allez Chevreuse

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    3. Ah oui, un vrai miracle
      mais tant qu'il y a la Bonne Espérance...😉

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  39. Merci pour ta réponse Jacques. On oublie vite... Bielle Barrey et Cappuzo c'est un peu le même style non?

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  40. Allez, la prochaine chronique est presque prête. D'ici quelques heures, le temps de peaufiner et de trouver un titre. Pour l'instant, je n'en ai pas...

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