mardi 20 février 2024

Calcio, régime florentin

La dette contractée par le jeu de rugby auprès des Italiens est immense. A commencer, comme l'écrivit l'historien Henri Garcia, par l'Haspartum exporté en Gaule et chez les grands bretons par les légions romaines, activité physique avec ballon structurée comme une guerre en temps de paix pour aguerrir la soldatesque aux joutes viriles, au contact frontal et à l'organisation collective. Que dans le sillage des conquêtes romaines la Soule et le hurling over country aient été pratiqués en Bretagne et au Royaume-Uni n'étonnera personne.
Bien avant William Webb Ellis, courant balle en mains sur le Bigside de l'université de la ville de Rugby, la grande affaire du jeu trouva sa première acmé à Florence, en Italie. Après plusieurs décennies de pratique libre furent rédigées en 1580 les règles du Calcio, soit trois siècles avant que ne soit organisé le premier match international entre l'Ecosse et l'Angleterre à Raeburn Place dont le Tournoi assure un remake tous les ans.
Place Santa Croce, se disputait le tournoi des quatre quartiers entre bleus, blancs, rouges et verts représentant les zones historiques de la cité alors déclarée République florentine, au grand dam du Pape. Aujourd'hui encore, en période de carnaval, la tradition est maintenue : elle commémore depuis le 17 février 1930 le siège de la ville, mené quatre siècles plus tôt par l'armée de l'Empereur Charles Quint pour rétablir un Médicis à la tête du gouvernement ducal.
Tout sauf un hasard, une huile représentant le Calcio trône à l'entrée du musée de Twickenham. Bien avant de pousser une balle ronde au pied, les Transalpins avaient choisi de la déplacer vigoureusement à la main et, symbole qui reste à déchiffrer, trois Papes - Clément VII, Léon XI et Urbain VII - pratiquèrent à Florence cette activité brutale avant de choisir des voies plus impénétrables et coiffer la mitre à Rome. 
1930, c'est aussi le moment où la France se rapprocha rugbystiquement de l'Italie. Trois ans plus tard, à Turin, les représentants de neuf nations européennes préparèrent les statuts de la fédération internationale du rugby amateur qui vit le jour le 24 janvier 1934. Et c'est à Rome, le 22 avril de l'année suivante, que fut donné le coup d'envoi du premier tournoi FIRA. La finale vit la France pulvériser la Nazionale (44-6). Entraînée entre 1934 et 1936 par un des meilleurs techniciens français, le trop méconnu Julien Saby, l'Italie profita ensuite des conseils du Clermontois Michel Boucheron.
La part française dans la construction et l'avènement du rugby transalpin est colossale : entre 1978 et 2016, Pierre Villepreux, Bertrand Fourcade, George Coste, Pierre Berbizier et Jacques Brunel s'appliquèrent à hisser la Nazionale parmi les meilleures nations mondiales, en témoignent la première victoire italienne (32-40) face au XV de France le 22 mars 1997 et, trois ans plus tard, l'entrée solennelle dans les Six Nations. En 2007 et surtout en 2013, les Transalpins accrochèrent une quatrième place dans le Tournoi, devant l'Irlande et la France, "bonne" dernière. 
Sans une tentative de drop-goal clownesque signée du troisième-ligne centre Sergio Parisse - "l'homme de tous les records" - piquant l'idée à son ouvreur pourtant mieux placé que lui, l'Italie aurait sans doute battu la France à Saint-Denis en 2016, exploit après lequel elle court toujours. Mais la balle, mal frappée, s'écarta des poteaux. Comme elle s'éloigna un soir de match de poule en Coupe du monde à Saint-Etienne. Ce 29 septembre 2007, l'arrière David Bortolucci manqua en fin de rencontre un but de pénalité, laissant l'Ecosse l'emporter de justesse, 18-16, et disputer un quart de finale...
Battue in extremis par l'Angleterre en ouverture de la présente édition, surclassée à Dublin par l'Irlande sans pouvoir inscrire le moindre point, l'Italie de Gonzalo Quesada se situe néanmoins aujourd'hui à des années-lumière de la triste équipe humiliée durant la Coupe du monde. Un Ange, fut-il aussi véloce que le Toulousain Capuozzo, ne sera pas de trop pour vaincre les démons transalpins - défense perméable, conquête aléatoire, attaque latérale, maladresses rédhibitoires - à l'heure où le XV de France en quête de rédemption fait cap sur Lille. 

70 commentaires:

  1. "Il faut rendre à César ce qui est à César..." Jésus ? Non, Richard 😉
    Merci pour ce balayage historique.
    Moins pessimiste que toi, je crains juste qu'après un match avec bonus offensif, l'entraîneur fonde en larmes à la conférence de presse en expliquant que ce sera probablement son meilleur souvenir d'entraîneur.
    N'oublions pas qu'il a mis la barre haute, il y a 15 jours.

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  2. Ignorant complètement l'existence de ce sport, je suis allé chercher des images pour voir.
    https://youtu.be/8cVGAyz1Kjg?si=AKLVFpUuF9tdvogl

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  3. Intéressant d'apprendre la pratique de ce sport florentin qui m'étais encore inconnu. De mon jeune avis je trouve que cette équipe italienne s'améliore peu à peu de jour en jour. Dans un XV de france qui semble en ce moment quelque peu déstabiliser et bien que cette réplique fût utilisé à chaque rencontre, je pense que l'Italie a cette fois une chance. Il sera exaltant de voir un jeu rugueux qui, si aucun trous quart ne réagit, pourrais commencer à nous inquiéter.

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    1. C'est aussi mon avis, Adrien. La performance face à l'Angleterre était intéressante. Les Irlandais ont mis la barre au bon endroit : bonus offensif et zéro essai encaissé. Le XV de France ne peut pas faire moins, dimanche. A priori, je ne vois pas l'Italie l'emporter à Villeneuve d'Asq mais sûrement nous contrer à la première occasion. Comme d'habitude, le premier quart temps se jouera dans les rucks, où les pénalités risquent de s'additionner, surtout si l'arbitre se montre tatillon dans ce domaine, ce qui arrive parfois.

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  4. Certains exégètes du "Sacré français", scoliastes de leur temps, brodent sur l'actuel Aspartame du jeu, cet édulcorant, "de beaux fragments d'histoires en dérive, sur ses pâles délices, dans le ciel plein d'erreurs et d'errantes prémisses" virant enfin au viril Haspartum...

    Letiophus Proditor s'inquiète que nos p'tits gars, Pépin de la bulle immobilière, aient le pouvoir magique de faire voyager le momentum de Fabien, cette expérience collective....une hallucination ayant réveillé, tremblant d'effroi, le gentleman d'Escot, chef de blog renommé dans le milieu pour les tuyaux -cet actif mobilier- qu'il distribue à ses quinconces:
    "Holà! Fabien, tu nous oublies, c'est l'heure!", Fabien caresse alors doucement le bec de Guilhem G. avec son index, puis Wenceslas L. lui demande "Fais-nous prendre l'air de "Clé en Sol", tu veux bien?" et Sébastien V. termine par "Oh oui! Fabien, la bulle! la bulle!". Fabien prononce alors la formule magique "Bulle, envole-toi!"

    Il est 5 heures, Richard, transi, s'éveille.
    Se remémorant soudainement soulagé qu'en 87, la Mitre ayant sponsorisé la première coupe de la World Company, "alors peut-être", des fois que le cap au nord vire à Lille aux enfants, d'expexted coups de pied de m(b)ul(l)e papale dans le gravissimum Fabienus momentum fourniront -ils au jeu de l'EDF, un bel exemple de rancoeur ecclésiastique.
    Subito!

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  5. C'est le match idéal pour noyer le poisson.
    Une Italie diminuée, chez nous, face à une équipe discutée et des joueurs sur la sellette alors que la relève piaffe dans les starting-blocks.
    Après une large victoire sans discussion, on fera comme si on était rassurés (commentaire-type: "J'ai toujours eu confiance dans ce groupe").
    Les 2 matchs suivants seront bien plus propices à tirer des enseignements. Qui ne vaudront d'ailleurs que pour l'heure.
    Le rugby est un éternel recommencement.

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    1. Au moins tu restes sur ta position déjà énoncée. L'Italie n'est pas un sujet et ce sont les matchs à suivre qui donneront une indication sur le rafistolage de la flèche ou sur son remplacement.
      Le rugby est un éternel recommencement en effet.
      Même une magnifique victoire contre l'Italie ne garantirait pas une victoire le match suivant, c'est ça que tu veux dire? 🤣

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    2. Exactement.
      (y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !)
      Le match suivant, c'est les Gallois à Cardiff; pour peu qu'ils reviennent de Dublin avec les valises pleines, seront pas disposés à se faire humilier une seconde fois chez eux. Autant dire qu'on sera reçus avec les honneurs.
      Et après c'est France-Angleterre; toujours un match particulier, mais autant pour nous que pour eux. Et quand tu en as pris 50 chez toi l'année précédente, tu gardes toujours ça en mémoire...
      On verra donc après: chez les bestiaux, c'est toujours à la fin de la foire qu'on compte les bouses.

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    3. Ce tournoi n'est plus gagnable malgré les discours de circonstance aussi ridicules qu'irrespectueux vis à vis de cette grande équipe d'Irlande qui domine le rugby mondial mais qui a des statistiques en coupe du monde ridicules.
      Par contre finir seuls sur la deuxième marche serait un joli lot de consolation qui nécessite de gagner tous les matchs à suivre. Une seule défaite supplémentaire et on serait plutôt 4 ème. Aucun point bonus pris pour le moment.

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    4. Chevreuse /Pantin, ou Tarbes /Lavelanet, dans les années...pfou...dans ce temps la quoi, la motivation particulière d'accord!
      Mais a l'heure des pros, et a ce niveau de compétition je ne suis pas sur que les joueurs en aient besoin.
      Ou alors ils n'ont rien a faire la!
      C'est un peu des robots les mecs, programmés pour prendre les matchs les uns après les autres.
      Et ça rejoint un peu, même pas mal, les nombreux commentaires concernant les consignes , les joueurs prisonniers de la doctrine générale, de la tactique particulière du match.
      Une préparation des rencontres aujourd'hui inévitable, une application du plan nécessaire pour poser les bases d'un match.
      Et certainement la meilleure approche pour trouver la faille, créer le désordre, le surnombre, opposer le fort au faible ou le rapide au lent.
      Et puis voir arriver le bon coup , l'exploiter au mieux sans plus tenir compte de rien sauf de l'en-but.
      Du travail et du talent, quoi, dans le bon ordre, pas le plus facile à appréhender.
      Je reste persuadé que les bleus souffrent actuellement d'un gros coup de mou , plus physique que tactique ,et que si les Bielle-Biarrey , Penaud ou autre N'Tamack ....touchent un peu plus de bons ballons on parlera bientôt beaucoup moins de matchs particuliers ou de revanches.
      Allez Pantin, tiens, y avait des poètes aussi!

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    5. Gagner n'est plus de mise.
      Je pense qu'Olivier Magne a raison: avant la Coupe du Monde, on a tellement mis dans la tête des joueurs que c'était la nôtre et qu'on allait donc la gagner qu'au soir du 15 octobre dernier, la question a été "Comment a-t-on fait pour perdre ?" en se perdant dans le déni et de fausses raisons (l'arbitrage, Dupont et sa commotion) pour éviter de se poser les bonnes questions. Il a fallu attendre la rouste marseillaise pour se rendre enfin à l'évidence (enfin, pas tout le monde...): maintenant la question c'est: "Comment retrouver le jeu pour gagner ?". Avec un horizon à moyen-terme.
      C'est pour ça que gagner le Tournoi 2024 ou même bien y figurer est accessoire; les Irlandais, qui ont pris eux-aussi un gros coup derrière la nuque en octobre, ont su éviter les mauvaises raisons et ne pas trop se poser de questions: ils n'ont quasiment rien changé. Pour eux c'était peut-être la bonne solution, pour nous c'était peut-être la mauvaise (traduction: pour Farrell ne rien changer c'était d'abord assumer la défaite et se remettre au boulot, pour Galthié c'était d'abord affirmer qu'il ne s'est pas trompé; le match de Marseille a montré qui était dans le vrai...).

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    6. C'est limpide, comme toujours, sans agressivité mais fermeté.

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  6. Richard petite suggestion:
    J'aurais bien écrit
    "Bien avant le tournoi des 5 nations, se disputait le tournoi des quatre quartiers, place Santa Croce, entre bleus, blancs, rouges et verts représentant les zones historiques"
    Ceci est une private joke 🤣🤣🤣

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  7. Ah la Toscane !!! son vin, sa gastronomie, ses paysages semblables à ceux du Gers, aucune différence si ce n'est quelques détails : les taureaux de Vic Fezensac contre les chevaux du Palio de Sienne, le calcio contre la terre de rugby que l'on connaît
    ah ! si on avait mis ce match au stade Jacques Fouroux d'Auch au lieu de s'exporter dans le septentrion, les recettes auraient été moindres mais la symbolique respectée.
    Sans compter le souffle du petit Caporal dans les rangs des bleux, encore faut-il savoir de quel bleu on parle, l'azur ou le roi.
    FG joue les maîtres florentins de la communication. Mais le trait est trop gros pour rivaliser avec les Boticcelli et consorts. Bref, allons passer de la dépossession à la possession. Pour marquer des essais, il faut avoir le ballon, c'est ce qu'on m'a appris quand j'étais gamin et que l'on ne comptait pas sur une interception ou une étincelle pour remporter une victoire basée sur une interprétation de l'arbitre et de l'arbitre TMO, après délibération du jury et les circonstances atténuantes permettant de commuer la peine en acquittement des français et en déboutement des calédoniens, faisant d'une fin de match, une comedia del arte. Cette phrase illustre la bouillie de jeu auquel on a eu droit.
    Alors, après une ribollita, un bistecca fiorentina et une schiacciata en dessert, le tout arrosé d'un chianti pour admirer la nouvelle stratégie de FG et ne pas être planté par les toscans

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    1. Ah ah excellent Philippe... racé comme le trois-quarts centre que tu étais. Mais centre un jour, centre toujours

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  8. Nos deux centres actuels font partie des meilleurs....du moins dans le livre dont il était question dans
    ce commentaire
    Donc certains joueurs actuels font partie de ces listes des 10 légendes à leur poste.
    Dupont bien sûr numéro 2 derrière son entraîneur d'EdF, deux numéros 3 (Fickou, Aldritt), un numéro 4 (Penaud), un numéro 6 (Marchand), un numéro 9 (Romain Ntamack), trois numéros 10 (Baille, Olivon, Mauvaka).
    Sans surprise aucun deuxième ligne donc...
    Ramos, Danty, Atonio sont sur le banc de touche.

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    1. Question : qui a rédigé cet ouvrage, celui dont tu parles, et que je n'ai pas eu la chan ce de lire, ni même de découvrir ? Paul Périé ?

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    2. Réponse pour Paul:
      Un jeune journaliste multosports qui a écrit des livres sur le stade rochelais et Johnny Hallyday
      J'ai fait une page spéciale ici:
      https://sites.google.com/view/durugby/livrethibautgeffrotin

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  9. Entre calcio florentin et soule française, l'idée oblongue pointait du nez. Mais l'histoire en dés si da autrement à Rugby.
    l'Italie viendra encore une fois pour bousculer l'histoire et les français pour sauver la leur. La Nazionale se cherche toujours, quand la France cherche toujours la bonne révolution.
    Et faire peau neuve à Villeneuve-d'Ascq that is the question, après les dés illusions du mondial et un démarrage timoré dans l'ex 5 nations devenu 6 après incorporation de Toute l'Italie.
    A quel régime les français vont ils tourner,
    foie gras ou purée de patates ?
    FG semble encore aller dans le flottement tâtonnant pour ne pas dire erratique. Pas de vrai 8, des centres qui n'en sont plus, un 9 pas très neuf, un 10 qui se cherche, un équilibre en 2e ligne déséquilibrant la touche.
    Pas de quoi fouetter du spaghetti qui devrait être al denté. A s'entêter de prêcher le toujours vrai pour du faux semblant, ça donne aux consommateurs que nous sommes un goût de revenez-y pas. FG ne doit pas être un bon cuistot. Plutôt cuisses de grenouilles que cuisses de poulet.
    Donc on laisse les Gailleton, Depoortere, Gazzotti, Reus & co à l'écurie pour les manèges à enfants et on garde les gros gnards pour une convalescence affichée et se figurer la bonne solution.
    Les bandages devraient suffire mais c'est de l'épandage dont il y aurait besoin...

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  10. "Nous n’avons pas su répondre à l’intensité physique de l'lrlande sur le premier match. C’était la première fois depuis quatre ans qu’on ne répondait pas au niveau de l’adversaire. Je me suis questionné sur les raisons de cette incapacité. C’est vraiment ce qui nous a empêchés de trouver des solutions défensives et offensives"
    Signé Jeanjean Nicolas.
    "Pas mieux"
    Signé Zan Lou.
    Allez lire la suite dans Rugbyrama

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    1. Le physique suit le mental. Et non l'inverse. Lire L'Equipe du jour. Et l'intervention claire et nette d'Éric Blondeau.

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    2. Tiens , l'ami Blondeau , il prêche un peu pour sa paroisse aussi, ce n'est pas péché !
      Vieux débat j'ai convoqué Hypocrate ("l'homme doit harmoniser l'esprit et le corps. » et Juvenal (« Mens sana in corpore sano »), mais aussi Hinault ("quand t'as pas les canes tu revois les mecs a la douche").
      Tout ça pour dire que l'homme , le sportif plus encore ,doit marcher sur ses deux jambes, il faut un gros mental pour devenir champion, ca se travaille , mais si t'as pas les canes....
      Allez Chevreuse

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    3. Là on parle du Top des joueurs français. Les cannes ils les ont. La question c'est de savoir au service de quel jeu le mettre...

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    4. Ce XV de France oscille entre plusieurs formes sans vraiment proposer d'identité remarquable si ce n'est filer le ballon à l'adversaire pour essayer de lui récupérer.. Oups

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    5. Heureusement l'Italie arrive pour nous permettre de voir si la vie est plus belle à l'aile et permettre au fils Penaud de dépasser Blanco

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    6. Ils ne les ont tellement pas les cannes que je n'avais pas jugé utile de leur attribuer deux "n", c'est dire !
      Allez fils Penaud.

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  11. FG un consul qui se voulut empereur reclamant les pleins pouvoirs faisant de l EDF un club
    et non une selection son Waterloo fut cette coupe qu il s etait attribue avant son commencement ses prochains 100 jours se conclueront par son exil
    a trop se foutre du jeu oubliant que c est un spectacle et qu il doit nous en offrir il se meut en homme fat
    Rien a attendre de ce match face aux legions romaines
    GALTIER a franchi le rugby con

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  12. Un petit point sur le week-end de rugby à 7 qui s'annonce et l'espoir de pouvoir peut être découvrir un match en entier, et l'EdF aller en quarts et au delà... Pour les filles c'est le minimum et pour les garçons, c'est espéré.
    Du nouveau sur les médias pour le rubgy à 7

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  13. Ce vendredi 23 février 2024, on peut constater l'effet Dupont sur le 7.
    Midi Olympique fait une annonce en bas de page une (Les premiers pas de Dupont à Vancouver) et consacre deux pleines pages au rugby à 7 (les 26 et 27).
    Sur L’Équipe l'annonce est haut de page une (Dupont entre en scène) et c'est aussi deux pleines pages réservées au rugby à 7 (les 16 et 17).

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  14. A part Le Garrec, obligé, seul Moefana à l'aile ou au centre. Ramos à l'ouverture et BB à l'arrière en inter changements, sur le banc pour les lignes arrières. C'est dire le niveau. Voit pas où ça peut fuser dans tous les sens. Aahhh la polyvalence...
    Allez, BB pour pas rentrer Penaud... Et encore, pas couler une bielle non plus.
    Ça donne même pas envie de vérifier les niveaux avant le voyage...

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  15. Attends le retour de Ntamack et le casse tête sera encore plus compliqué si Jalibert reste une option en finisseur.

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  16. Des bleuets en manque de cadres et de capitaine exemplaire écornés par le p'tit calcio qui avait failli croquer les pousses de trèfle il y a 15 j.
    Quant aux coqs et leurre révolution au Capitol romain...
    Pour le 7, on attend que Dupont s'en mêle (j'ai pas dit s'emmêle), et la suite en évitant un carré d'as adverse...

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  17. Ah la France !!! son vin, sa gastronomie, son rugby, si semblable et à la fois si différent du pourtant même jeu pratiqué par ailleurs.
    ah ! La nostalgie cultivée à l'extrême, à l'excès, et pourquoi que le match l'aurait pas lieu à Castelnau-Magnoac, nouveau haut lieu où un nouveau Messie aurait arpenté sans vergogne les en-but adverses.
    On vilipende, pas loin de dresser l'échafaud, au bûcher le Général du moment, et l'on appelle les mannes du Caporal légendaire, un peu fort de tabac, non ????
    On débat dans ce nouveau prétoire, on en appelle aux Maîtres florentins, on fourre tout dans le terme communication, tellement aléatoire que l'on pourrait ergoter ici jusqu'à l'éternité, visiblement on aime pas, non pas le jeu, mais le chef de la troupe, à croire qu'il suffirait de changer l'impétrant pour retrouver le jeu.
    Un peu raccourci, non ???
    On est d'accord sur ce débat qui va de la dépossession à la possession, d'accord aussi pour constater, béatement, qu'il vaut mieux posséder le ballon pour marquer des essais, mais quand-même pas ignorer non plus que l'on ne parle pas là du rugby de grand-papa ni même celui de papa, et les gamins de nos EDR apprennent les mêmes leçons de nos aïeux, la passe le plaquage le soutien la course et tout au bout on marque des essais.
    Mais faut quand-même pas se focaliser sur ce que l'on idéalise et ce que l'on observe, AH petite nouvelle : le rugby en-haut est devenu pro, ils en ont fait un métier, bon, on a assez causé là-dessus, y rester bloqué et bien ça ne fait pas avancer. Donc un métier, et donc des salaires des intéressements des sociétés et, inévitablement une gestion mercantile et affairiste, carriériste, de ce qui n'est plus notre sport dans lequel nous avons trempé et été éduqués, et comme dans toute compétition, qu'elle soit économique sportive ou autre, bin les amis faut des résultats, des débouchés, des bénéfices, ça ne me plait pas plus qu'à vous, mais si veut on encore voir du rugby là-haut avec notre EDF, ou pas .....
    Aux plats exotiques je préférerais toujours les effluves d'un bon cassoulet costaud à servir chaud d'entrée, une bonne Mique derrière pour faire passer le tout, sans hésiter à relancer le rythme par de larges rasades, passes courses, intervalles et trous -Normands ou autres pourvu que l'on ait l'ivresse-.
    Allez, demain j'ai théâtre vous laisse avec les bleus à l'âme, me raconterez.
    Le CAB, brouillon et laborieux hier soir, heureusement les Dromois encore pire, le contenu côté rugby comme vous en causez et le plaisir éventuel que l'on pourrait en tirer et bien ça approche ZERO, je ne vois pas vraiment, vraiment pas, ce que le jeu pratiqué en Pro.D2 peut apporter à des amoureux du rugby si vous n'êtes pas supporters mordus de celui-ci ou celui-là.
    Allez les Coujous

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    1. Allez de la con descendance drômoise pour le CAB tjrs dans ses travers que PHB n'arrive pas encore à éradiquer.
      Mais bientôt in Love, hein Courtney ?

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  18. Défaite historique des Bleuets face aux U20 italiens.. oups

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  19. Pour avoir un premier regard sur le rugby à 7, tranquille et sans pression, comprendre les principales actions et phases du rugby à 7 rien de mieux que de regarder
    Ce match
    Où les Samoans se sont complètement loupés alors qu'ils ont réussi le match parfait contre l'Australie.
    On découvre aussi combien l'aura médiatique de Dupont est impressionnante, alors même qu'il reste en phase d'apprentissage (peu en vue).
    France Australie, 22h49 France TV
    C'est utile d'écouter les commentaires. On comprend alors qu'au 7 tout est possible, le meilleur comme le pire. Les Samoans l'ont démontré dans la première journée du tournoi.

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    1. C'est sur qu'à 7 sur un terrain à 15, t'as vite fait de faire la différence dès que tu déstabilises la ligne de défense. Et de passer d'une situation avantageuse à l'inverse, ne pas se louper dans les duels,...

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  20. Qu'avez-vous pensé de Irlande-Galles et Ecosse-Angleterre ? Perso, je n'ai jeté qu'un œil distant dessus, étant pris professionnellement par le Top 14... Votre avis m'intéresse

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    1. Ne nous voilons pas la face,l'Angleterre fait peur !
      Gence, Marler, Chessum , la nuit dans une ruelle sombre de Beaumont,en pleine Lomagne , ils mettraient en déroute une promenade de nonnes, assurément !
      Pour le reste pas de nouvelles du front, la routine quoi.
      Ah si, sur le pré ou en tribunes, Sexton a toujours une tête de nœud.
      Allez, veuillez m'excuser, c'est les retrouvailles du Bambou Bar.

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    2. Les Irlandais ont toujours la même maîtrise de ce qu'ils font. Surtout devant. Chacun à sa place, qui sait ce qu'il a à faire et le fait parfaitement. Rarement vu -sauf chez les Blacks- une telle maîtrise technique du ballon chez les avants.
      Gros contraste avec le match suivant où on a eu un festival de cagades et de ballons tombés. 2 équipes pas assurées de leur jeu qui tient beaucoup au rendement de leur 10; Ford toujours aussi clinique, Russell toujours aussi inspiré. Alors-même que leurs demis de mêlée ne les aident pas trop (d'ailleurs Danny Care a été sorti dès la mi-temps, et pas parce qu'il était blessé). Défenses pas trop en place (notamment les trois-quarts anglais, cf le 2ème essai écossais) et Van der Merwe toujours aussi perforant et efficace.

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  21. Pas vu l'Irlande qui semble d'après les images n'avoir pas joué à 150 % pour venir à bout du poireau. Quant aux anglais, un peu courts dans le jeu pas encore au point dans la continuité et la fluidité malgré un gros 1er quart d'heure, pour battre des écossais plus efficaces sur leur gestion après la 60e, ayant su rebondir et valider leurs temps forts, et assez au point collectivement, pour 2 faiblesses en défense et 2 d'essais encaissés.

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  22. comme toujours les Irlandais ont fourni une superbe prestation des enchainements tres rapides aucun coup de pied de l ouvreur ils enchantent le jeu eux ont un style et progressent sans cesse les Gallois ont bien resiste metant a mal parfois les verts ayant un coeur enorme avec un effectif tres jeune ils ont demontre qu ils sont difficiles a battre enfin du rugby que jaime de l engagement du rytme pas le jeu famelique deFG

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  23. Je n'ai toujours pas vu les deux matches entre celtes et entre anglo-saxons. De ce que je lis et entend, les Anglais ont de belles organisations offensives mais trop sporadiques, et un pack qui prend petit à petit de l'envergure mais sans peser dans l'issue d'un match. Les Gallois disposent d'une belle génération de jeunes joueurs de 20 à 23 ans, sans complexe et très technique. Les Ecossais ont ajouté l'efficacité à leur panoplie déjà bien garnie et toujours aussi agréable à jouer. Quant aux Irlandais, considérant ce qui vient d'être écrit, rien ni personne ne pourra les empêcher d'inscrire un doublé Grand Chelem à leur palmarès, ce qui les installerait au sommet du rugby européen, place qu'ils occupent déjà - provinces et équipe nationale confondues, depuis 2012. Non ?

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  24. 2006, pardon... On a fini par s’y habituer. L'Irlande a dominé la Coupe d’Europe entre 2006 et 2012 via ses provinces du Munster et du Leinster, constituant l’ossature puis le socle qui a permis à son équipe nationale de régner depuis 2014 sur le rugby de l’hémisphère nord, en témoignent quatre succès dans le Tournoi des Six Nations, dont deux Grands Chelems (2018, 2023), série en cours, donc...

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  25. Belle organisation offensive anglaise, peut-être, mais hier, beaucoup trop de jeu en profondeur devant la défense, mis à part leur premier essai où ils négocient bien le surnombre.
    Il faut attendre la rentrée en fin de match d'un petit centre prometteur qui rappelle Jason Robinson pour mettre de la vitesse (avec un joli essai personnel à la clé).
    L'Irlande oui, en théorie vu leur Tournoi ils devraient enchaîner un 2ème grand Chelem; mais dans l'histoire du Tournoi il y a souvent eu des surprises.

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  26. Oui, les verts même avec les mains aux cocottes ont plié le match des le début, organisation et habileté sans faille.
    C'est facile de les commenter, déjà moins d'être original !
    Et les rouges ,jeunes et fougueux, vifs et un peu foutraques sont sur la bonne voie.
    Prendre les points pour revenir à-10 vers la cinquantième eût été judicieux p'têt, pour retarder l'inéluctable, juste respecter le jeu.
    Tout le contraire des blancs,un pack expérimenté certes, on dira comme ça, mais pour quel rendement ?
    Ford mérite mieux mais ses Mustangs ne sont pas de dernière génération.
    Reste les bleus foncé, eux aussi fidèles à leur image, un potentiel bien exploité,l'opportunisme en bandoulière, du plaisir !
    Allez, à Lille...

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  27. Entre le 60-7 qui fut, pour le XV de France, le résultat du match de poule du dernier Mondial, et le 36-0 encaissé par les Italiens à Dublin dans ce Tournoi, l'issue de cette rencontre ne doit pas faire l'ombre d'un doute.

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    1. On a vraiment perdu le French-Flair : Jalibert sort magnifiquement d'un intervalle. Mais il hésite à passer son ballon : il a un partenaire à l'intérieur, trois à l'extérieur. Mais il garde le ballon et du coup, un trois vs 1 à droit se transforme en 3 vs 3, et Fickou est plaqué sans pouvoir donner son ballon... J'hallucine.

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    2. Je suis sans doute exigeant, mais le haut niveau, c'est ça. Quand tu as vu jouer les plus grands (Blanco, Sella, Lagisquet, Jauzion, Clerc, Heymans et consorts), je ne peux pas me satisfaire de ça. C'est la négation du rugby d'attaque. Mais bon, ce n'est qu'une action. Espérons que les attaquants français vont nous régaler face à cet adversaire qui ressemble vraiment à un faire-valoir.

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    3. Aujourd'hui, nos centres sont bons au grattage, dans les rucks, comme des flankers. Mais pas très fluides dans le jeu, ni très inspirés.

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    4. Le niveau de jeu, entre la 12e (percée de Jalibert mal terminée) et la 29e, est affligeant

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    5. Déjà que cette ligne d'attaque tricolore n'était pas terrible, alors avec Ramos en 10, Moefana en 11 et Lebel à l'arrière, on va voir ? ;-)

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    6. Première période tricolore complétement naze, mis à part une petite série de percussions pour l'essai d'Ollivon (7e)... 10-0, l'Italie fait son match... en défense.

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    7. Et carton jaune pour Danty, qui ne sait pas se baisser pour plaquer : on touche le fond ! 10-3 à la pause.

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    8. Rouge pour Danty. Le fond est encore plus bas.

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    9. Bon allez, je vous laisse pendant une heure. J'attaque mon compte-rendu web. Rendez-vous vers 20 h pour la prochaine chronique, que j'annonce "acide"

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    10. On touche pas complètement le fond, et tu me l'as enlevé du clavier, il y a des frenchs mais pas du flair. Lignes arrières timorées en attaque, des renversements d'attaque pas tjrs de bon aloi. Et encore 1 rouge qui doit être évité. Peut-être que Gailleton ou Depoortere la prochaine fois...

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  28. FG VA SANS DOUTE DECLARER QUE C EST LE PLUS BEAU NUL DE SA CARRIERE

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  29. Ce XV de France a été naze. Heureusement, Garbisi...

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  30. Quand je repense au commentateur avisé qui voyait venir une "large victoire sans discussion", pas inventé la lune, çui-là...

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    1. Et l'autre disant à la fin match, quand ça veut pas, ça veut pas...

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  31. "Le ressort semblait cassé" ai-je écrit après France - Irlande.
    Christophe a cru bon d'ajouter "Mais il est cassé !". Visionnaire Christophe !
    Pendant 4 ans ce groupe (stafs / joueurs) a consacré toute sa réflexion, son énergie, son savoir-faire à un seul objectif, gagner la Coupe du Monde.
    Depuis cette défaite contre l'AfSud, force est de constater qu'il n'a pas su rebondir et qu'il rumine, inconsciemment ou pas, cet échec et que nombre de questions semblent obscurcir le rugby des Bleus.
    Entre déni, recherche d'excuses, nombreux changements dans le staff, absences de joueurs majeurs notamment au niveau de la colonne vertébrale, hésitations et aller-retour entre possession et dépossession, l'EdF a manifestement égaré son rugby, sa défense, son efficacité clinique et en conséquence sa confiance et sa tranquille assurance.
    Le chemin, même ponctué de réactions s'appuyant sur les valeurs ancestrales de ce sport comme ce fut le cas en Ecosse, sera long pour retrouver l'enthousiasme et le niveau pré-Coupe du Monde.

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