dimanche 10 juin 2018

Les pistes et le sillage

Trente points. Chaque adversaire des All Blacks doit se préparer à payer ce tarif. Il est constitué, pour mieux vous éclairer, de quatre essais, deux transformations et deux buts de pénalité. Trente points au tableau d'affichage, voici ce qui différencie une nation qui a fait du rugby sa religion et celles, dont la France, qui l'abordent comme une économie domestique, avec tout ce que cela comporte de satellites, qu'ils soient médiatiques, financiers, démographiques, politiques ou entrepreneuriaux.

Cette différence peut être chiffrée autrement : elle s'élève à 65 %. Si vous la rapportez à la durée d'un match, c'est le temps (environ 53 minutes) durant lequel une sélection nationale qui affronte la Nouvelle-Zélande - en pensant que le rugby n'est qu'une discipline sportive - peut se prendre à rêver. 65 %, c'est aussi le temps qu'elle passera dans son camp à tenter d'arrêter une marée noire. C'est enfin le pourcentage de fois où les All Blacks disposeront du ballon.

Le rugby, en Nouvelle-Zélande, est davantage qu'un sport : c'est une éducation insufflée dès le plus jeune à âge à l'école, garçons et filles mélangés, et pratiquée dans la rue de façon naturelle. C'est un choix, le premier, dans un pays du bout du monde, isolé, colonisé, qui ne doit sa reconnaissance qu'aux exploits de ses rugbymen et rugbywomen (victorieuses dimanche du Paris Sevens) dont on sait qu'ils et elles portent, maillot noir et fougère argentée, le deuil de l'adversaire. C'est surtout un  formidable levier d'intégration au sein d'une nation devenue depuis trente ans l'Eldorado du Pacifique pour les Tongiens, les Samoans et les Fidjiens.

Alors oui, passer dans ces conditions de 11-11 à 52-11 entre la cinquante-troisième minute et le coup de sifflet final, n'est pas d'une rare violence car elle s'explique. Et pas seulement par les ballons conquis en touche et ceux contrés dans l'alignement, les taux de réussite au pied, les plaquages manqués et les turnovers. Elle s'explique par une sorte d'engagement national, un authentique contrat social, de riches investissements pour l'avenir. Affronter les All Blacks chez eux, c'est se confronter au sport dans ce qu'il a de plus sociétal.

Certes, l'arbitrage inconsistant d'un Anglais a laissé le XV de France à quatorze avant l'heure de jeu, précipitant une rupture. Mais elle n'aurait de toute façon pas tardé tant, à quinze contre quinze, le poids du talent collectif néo-zélandais commençait à faire pencher la balance. Et même si les All Blacks auraient dû se retrouver à treize - sport qu'ils pratiquent aussi plutôt pas mal - si M. Pearce avait infligé un carton jaune à Cane à la 59e minute pour plaquage «ceinture de sécurité» et à Tu'ungafasi pour percussion à l'épaule dans la zone du visage de l'infortuné Rémy Grosso, la victoire néo-zélandaise ne faisait pas vraiment de doute.

Samedi matin à l'heure du petit déjeuner, il sera question de revanche, un ressort dont on espère toujours qu'il fonctionne ; réaction d'orgueil qui nous ramène au 14 juillet 1979 derrière le panache blond de Jean-Pierre Rives. Autre temps. Part de notre histoire associée au chevalier du Guesclin et au général Bonaparte. Mais Wellington n'est pas Marignan, ni Arcole. Faire du bruit pour créer l'illusion n'amènera le XV de France qu'aux portes de l'exploit. Pour les pousser, il faudra autre chose que serrer la défense : créer, franchir et concrétiser.

Nous n'avons pas encore préparé la Coupe du monde 2019, c'est-à-dire mis en place un style qui nous ressemble et dans lequel les joueurs se réaliseraient, que la Nouvelle-Zélande, en ordre de marche, se projette déjà sur l'édition 2023 en France. Pour les doubles champions du monde, réagir n'est plus d'actualité : ils anticipent. Les All Blacks savent quel jeu l'emportera au Japon et imaginent à l'heure actuelle celui qui pourrait être pratiqué dans trois ou quatre ans. Ils ouvrent des pistes quand le reste de la planète ovale se place dans un sillage en croyant s'éviter les vagues.

Jeudi 14 juin sort en librairie le «Dictionnaire des penseurs», que j'ai eu le bonheur de coécrire avec Christophe Schaeffer. Aux éditions Honoré-Champion. 22 euros, 260 pages. Cent penseurs de tous les continents et de toutes les époques dont l'œuvre et les concepts influencent notre monde et ce que nous sommes.

103 commentaires:

  1. Merci pour cet article, je partage dans la foulée.
    Anticiper VS réagir, une belle conclusion pour ouvrir le débat quant à l'écart toujours abyssale qui sépare ces deux nations et ces deux conceptions du jeu.
    Il paraît que le temps est un cercle plat... Les néo-zélandais ont déjà trois tours d'avance et nous dicte la musique.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un cercle plat, j'ai lu quelque chose comme ça. Développe, ça m'intéresse...

      Supprimer
    2. https://www.youtube.com/watch?v=0mhZBLUyybo ... un des leitmotiv du detective Cohle dans True detective, mais bon ... paraît qu'un certain Nietzsche avait écrit sur l'éternel retour, appelé aussi l'éternel retour du même . Mais qui est donc le seul spécialiste de Nietsche ici ? hein ?
      Il est donc écrit que les AB flanqueront une branlée aux Bleus, encore et encore et encore et encore ... J'aime bien aussi ceci d'Albert : "If you always do what you always did, you'll always get what you always got " .

      Supprimer
    3. Ce qui m'intéresse, c'est que Vincent développe l'idée qu'il se fait du temps comme cercle plat. Sinon, je reprends Interstellar ;-)

      Supprimer
    4. Sans m'aventurer sur le terrain miné de possible contre-sens de la pensée de Nietzsche, je dirais que "les mêmes causes produisent les mêmes conséquences".
      Comme tu l'expliques dans ton article, plus que deux styles de jeu, c'est deux conceptions voire deux philosophie qui s'affrontent.
      Notre modèle est à bout de souffle tout comme nos joueurs. Si nous ne commençons pas à nous inspirer (et non copier) du modèle Néo-Z qui fait quand même référence depuis plusieurs années, nous serons condamnés à assister encore et encore aux mêmes défaites : on rivalise presque, puis on s'écroule.
      L'illusion d'une victoire comme en 2007 et 2009 ne tient plus. Si nous croyons encore en cette victoire autant miraculeuse que rarissime, espérons qu'elle intervienne la prochaine fois en phase finale de Coupe du Monde... Difficile à croire tant le modèle Néo-Zélandais semble parfaitement rodé et les joueurs sûrs d'eux-mêmes (et avec l'égo de côté). Les Néo-Zélandais anticipent, je suis d'accord avec ton propos. Mais ils savent aussi réagir... Comme depuis la défaite de 2007... Depuis cette date... 2 victoires en Coupe du Monde.
      Moins de matchs au calendrier, équipe nationale considérée comme un accomplissement, formation a priori exemplaire, rugby dans les écoles, Histoire du rugby plus largement connu et partagé... Autant de points où ce petit pays construit sa grande histoire.

      Supprimer
  2. Toujours autant de plaisir à prendre un peu de hauteur et de recul à lire cette chronique hebdomadaire... Voire bi-hebdomadaire quand le maître de ces lieux lâche les chevaux.
    Réflexion et question un brin perfides d'un adorateur des blacks.
    Je suis un peu inquiet pour eux pour le court terme (rugby championship). J'ai l'impression que les australiens et sud afs et même les argentins se préparent avec des sparring-partners qui leur donnent du fil à retordre (notez au passage le parcours des gallois). J'ai peur que les blacks arrivent trop en roue-libre sans avoir éprouvé la moindre difficulté qui pourrait les faire douter et progresser encore.
    Enfin serait-il possible contractuellement que la Nouvelle Zélande présente lors d'un des deux derniers tests une équipe composée uniquement de "doublures" afin de les tester et/ou leur donner du temps de jeu avant des joutes importantes, sans prendre un risque démesuré de défaite (Et quand bien même...)?
    Quand je parle de doublures, je ne parle pas du banc de samedi... mais de joueurs qu'on ne connaît pas...sauf si on s'intéresse quelque peu au jeu des quatre grosses franchises NZ.
    Même si en l'état actuel des choses je me demande si la 5ème franchise, les blues ne donnerait pas tout autant le blues à notre edf et ses supporters.
    Mais en termes de blues je laisse les spécialistes ès rugby et ès musique de ce blog donner leur avis éclairé.
    Mais sérieux, au delà du camouflet et de l'humiliation ce serait possible ? Ou bien la FFR s'en offusquerait, voire plus?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. une selection dans l'équipe de SON pays ne souffre, en principe, d'aucune ambiguïté! Donc pas de "doublure" . Autrement ce n'est plus un match international, et donc pas de cape!

      Supprimer
  3. Merci Richard de ce développement du système politique qu'est le rugby néozélandais. Système d'excellence dont peu de gens ont idée mais que j'ai pris plaisir à tenter de comprendre. Le sport permet d'éduquer et les NZ l'ont hchevillé au corps. Les enfants ne jouent pas qu'au rugby. Ils pratiquent tous les sports de base. C'est le peuple qui s'identifie aux AB. Pour porter la fougére argentée c'est un effort et une patience considérables. L'argent n'est pas leur moteur. Pas de probléme pour suivre tous les jours l'entraînement des Hurricanes. Impissible de suivre celui de de lyon pour comparer. Les 30 points c'est aussi cela un peu d'humilité et de lucidité.Irlandais et anglais ont aussi pris l'eau. Le rugby du sud est en avance parce que les equipes travaillent plus sereinement que nous en Europe avec pour objectif la qualite de leur identité sur la durée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu nous a tellement bien parlé des NZL et du pays du long nuage blanc que rien n'a de secret désormais pour les Quinconces, même pour les plus critiques et circonspects.

      Supprimer
  4. Viens de voir Bocks Rosbeefs ...du très haut niveau ou le physique, la vitesse, la jeunesse et le mental ont eu raison de Sa Majesté ... autant dire à la vue des 3 tests matchs que l'hémisphère Nord n'est que partiellement représentative d'un rugby d'action. Quand je vois Vermeulen, résuscité, que ces bocks jouent constamment en avançant on peut dire que notre EDF ressemble a la ligne Maginot. Nous sommes dans le mensonge pur et dur, dans l'argenterie roturière et ce n'est pas les moins de 20 qui vont faire pencher la balance dans l'autre sens. Oui, notre culture s'est appauvrie insensiblement au profit de la cupidite ambiante. Le temps est devenu de l'argent, cercle plat financier réservé à une élite qui n'a cure de l'avenir du rugby français à contrario de l'hémisphère sud qui sait compter au sens propre et figuré.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. oui pour moi le meilleur des 3 matches pas tant pour la qualité du jeu présenté - et encore ... - mais pour les promesses que ce match contenait ...

      Supprimer
    2. Au fait j'ai adoré ton histoire de tente... métaphore tellement bien préparée....tellement de cordes à ton arc Gariguette...😁

      Supprimer
    3. Au fait j'ai adoré ton histoire de tente... métaphore tellement bien préparée....tellement de cordes à ton arc Gariguette...😁

      Supprimer
  5. On en sort pas de la réaction plutôt que dans l’anticipation ... «  créer , franchir , concrétiser «  quand la majeure partie de l’annee c’est « ralentir , fermer , foncer tête baisser « 
    Sam Cane mérite un carton , le pilier beaucoup moins sur .... les deux essais que l’on prend à 14 ne sont pas lié à l’absence de PG mais à une accélération des AB et des fautes en 1 contre 1
    Bref on se demande toujours ce qu’il faut pour changer notre façon de faire ... passer dans le second tier effectivement comme le suggère Lethiope
    «  rectifier le tir «  ne sera pas assez , c’est une reconstruction dont nous avons besoin mais au risque de me répéter si l’on reste sur la production du Top 14 on peut oublier , «  faire déjouer «  peut marcher à ce niveau là , pas à l’etage supérieur sur le long terme ...

    RépondreSupprimer
  6. Le temps est un cercle plat !!!!! M'enfin ........ Avec tout ça comment voulez-vous que nos coqs déplumés, qui trempent toute l'année dans le marigot du FLOP.14, qui se posent déjà tellement de questions à consulter via-michelin pour trouver le plus court chemin qui mène à l'en-but des adversaires, qui pratiquent ce jeu du rugby sans en connaitre l'histoire, la légende, les valeurs, qui sont contaminés par le petit jeu d'épiciers de chez nous, jeu de dupes, jeu de cons, jeu de petit périmètre et de petits tas, comment voulez-vous qu'ils arrivent un jour, sur ce cercle plat ou les NZ s'amusent, comme on s'y amusait aussi -avant- chez nous, à trouver le sens du jeu, la diagonale du fou, la percée rectiligne, l'extérieur galopant, AH oui vraiment ce cercle plat qui image si bien notre sport, bondissant rebondissant, comme l'ovale ballon à rebond toujours aléatoire, inattendu, surprenant, improbable, bref ce cercle plat me laisse tout espanté, ivre de platiner en rond et tourner à plat, si on m'avait dit un jour que le rugby m'amènerait à tant de réflexions, tiens vous laisse là m'en vais me renseigner un peu sur ce Nietzsche, voir dans quel club il a joué et à quel poste, à mon avis l'a du être talon et subir quelques commotions sans protocole, allez à tout bientôt …………… La vie est un cercle plat, le rugby chez nous est à plat et pris dans un cercle vicieux, la vie !!!! cercle plat !!!! Au secours, suis perdu, comme le pioupious de notre EDF ……………………….

    RépondreSupprimer
  7. Je serai plus sur la théorie des cordes ou de plusieurs mondes . Il y a plusieurs futurs ils ont choisi la bonne corde le bon espace temps nous pas .
    Nous faisons que taper dans un mur mais nous nous entêtons toujours et encore et eux ils sautent de corde en corde de monde parallèle en monde parallèle.
    Non le temps n’est pas cercle ⭕️ plat mais bien un ensemble d’anneaux. Et les blacks sautent d’anneaux en anneaux et nous comme un disque rayée on ne change pas de musique et on perd la face.
    C’est étonnant comme nous remettons pas en question en dépit des raclées.
    Les anneaux les blacks jonglent avec nous ils nous entourent le corps et l’esprit.
    Bon comme vous le remarquerez que je me prépare à lire le livre des penseurs que je recevrai le 14 juin vive alors le 14 juin.
    Le Gé

    RépondreSupprimer
  8. Ceux qui me connaissent (mes fils, mon chat) ne seront pas étonnés si j'ajoute une feuille à la couronne de lauriers tressée aux Blacks : la liberté. Certes, de la gestation à l'ultime haka, les joueurs néo-zélandais de rugby sont suivis, entourés, conseillés, enduits de respect pour les anciens et les futurs anciens, mais à aucun moment leur personnalité profonde n'est molestée. Les 'formateurs', mot intraduisible en anglais ou en maori, ne commettront jamais l'erreur blasphématoire d'empêcher le petit Daniel de devenir Carter, le petit Ben de devenir Smith ou le petit Beauden de devenir Barrett.
    Or, j'ai l'impression, croissante semaine après semaine, qu'ici c'est tout le contraire. On veut formater 'professionnel' des gamins qui ne savent toujours pas faire une passe et, pour ce faire, on leur inculque une version obsolète du rugby. Comment s'étonner que les AB puissent anticiper, puisque ce sont eux qui s'en donnent les moyens ?
    Juste un exemple : je trouve que nous n'avons jamais eu autant de trois-quarts centre potentiellement bons. Qu'en fait-on ? Comment permet-on à certains d'entre eux de devenir des très bons...
    Oui Richard, là-bas le rugby est une éducation. Ici, ça se fait dans une maison de redressement.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il suffit de voir la liberté que prennent les U 20 et de les voir ces mêmes jeunes " engoncés " quand il se produise en Top 14 , pétrifiés de sortir des consignes ....

      Supprimer
  9. Ces rencontres contre les blacks ressemblent efffectivement à 1 spirale qui diffère peu son mouvement en règle générale. Tu prends 30 pts, ils ont 65 % de possession épicétou. De temps à autre, tu casses le cercle pour 1 victoire. Mais le cercle reprend vite sa forme initiale et le
    plat quotidien de la défaite pour les autres nations.
    Et le ressort de la revanche reste très souvent en rupture de stocks pour celles ci.
    Sinon, à noter quand même que, que ce soit les Rosbeefs, les irlandais, les gallois, ils produisent et arrivent à partager davantage de temps de jeu que les français, contre les grandes nations de l'hémisphère sud. Les blacks vont encore monter en puissance. Et vu qu'on est déjà loin d'être à l'heure en terme de style de jeu, de renouveau ou d'efficience, on prendra 2 autres branlées, puisqu'on est resté en cale sèche dans le cercle des poètes disparus. C'est tout ce qu'on a de sociétal !
    Juste des ronds dans l'eau, après avoir coulé...

    RépondreSupprimer
  10. En attendant de trouver le goût et l'énergie -en pure perte, j'en suis bien conscient- de développer mes idées vieilles et rebattues depuis que j'ai découvert le jeu de rugby, je signale juste que cette image lancée -un concept?- de "cercle plat" me plait beaucoup et me fait immédiatement penser à la notion de "logique floue".
    Cercle plat et logique floue, les deux mamelles du rugby français!
    Par ailleurs, ce cercle plat pourrait faire penser aux roues de la Vie -sorte de spirale- symbolisant la totalité des existences chez les bouddhistes...Être et Non-Être....Le rugby français semblant tendre vers le second cas...Tendance que j'essaierais de développer si....Voir ci-dessus.

    RépondreSupprimer
  11. Saint André, la fine bouche ou fine claire, lui qui fut un modèle en tout genre de looser avec l'EDF, se permet de faire un moratoire sur notre rugby! Parfois, vaut mieux la fermer pour ne pas gaspiller le peu de crédit en cours. Rien de nouveau dans ses propos que ceux débattus aux "Quinconces" 😂🏈

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. http://www.blog-rct.com/furieux-philippe-saint-andre-remet-en-cause-tout-le-systeme-du-rugby-francais/

      Supprimer
  12. Le rugby aurait besoin d'un ZZ plutôt qu'un JB pour une autre dimension non ? Un cercle ovale à construire 😂😂🏈🏈🏈

    RépondreSupprimer
  13. En clair nous sommes en seconde division internationale. La prochaine tournée pourrait aller en Roumanie pour se réhabituer a gagner.
    Curieux de retrouver l'expert Fabien Galthie à l'analyse de la cuisante défaite. Travaille t il bénévolement à l'Equipe?

    RépondreSupprimer
  14. Grâce à mes fils, que vous connaissez bien maintenant, j'ai passionnément regardé les pitchouns du SBUC et leurs alter ego colorisés différemment. J'ai aussi beaucoup regardé le chat, mais lui il était trop fort. Je ne vous apprendrai rien en disant qu'il y avait déjà des poussinets bourrins comme papa, des appliqués adorés de l'entraîneur et quelques doués détestés parce qu'ils se foutaient éperdument des conseils. Les dirigeants du Stade bordelais, gens de qualité, avaient beau leur parler de spirales et autres figures, s'en foutaient les petits salopards ! L'année suivante, les bourrins étaient toujours là, les appliqués majoritairement aussi, quant aux doués ils s'étaient éparpillés. J'exagère pas, 583.928 parents vous le confirmeront.
    A l'époque, nul ne songeait que le professionnalisme officiel aie une chance d'arriver, les petites enveloppes suffisaient à combler les ambitions des jeunes (pas avant d'être junior, non mais) et surtout des pères, aussi diserts sur la carrière du rejeton que taiseux sur la leur.
    Et pendant ce temps, les doués surfaient.

    RépondreSupprimer
  15. decidement JACQUES BRUMMEL a rate la presentation de sa nouvelle collection
    il n a plus sa place dans la creation
    l emploi de nouveaux tissus lui est inconnu
    rien dans son defile suscite l envie
    il ne peut pretrendre qu au PRET A JETER
    quittons la passerela pour le terrain
    l illusion dura peu BASTAREAU plus fort pour haranguer que faire preuve de vitesse
    pitoyable les courants d air qu il a prit
    que dire de l invisible defense de Plisson
    l ami Medard un saint bole de l avenir
    il le savait tout ca et malgre tout il les selectionne
    Brunel perdu dans les brumes n ayant aucun cap
    ne peut compter que sur son armateur
    le silencieux de GAILLAC
    et le celebre docteur st Simon specialiste des cous tordus
    combien faut il de cuisantes et humiliantes defaites
    pour avouer nos faiblesses
    Galthie et Le memorable ST andre pointent leurs crocs financiers
    le salut ne passera pas par ces 2 pantins
    le mal est profond
    il nous faut des donneurs de sang AB australiens sud africains
    engageons AMSTRONG pour les procedures de transfusions
    le rugby francais monument en peril
    donnez donnez pour sa reabilitation
    LAPORTE saura gerer les dons


    RépondreSupprimer
  16. En lisant l’interview de Belleau , je suis rassuré ! Les AB sont prenables cf «  notre première mi temps «  il était sur le terrain lui donc il sait mieux que nous devant nos écrans ! C’est fou ce que l’on voit les choses différemment ! Un essai casquette de Grosso , peu de ballons , des AB qui des qu’ils accélèrent un peu montrait que ça pouvait passer , toujours ces AB qui snobent les points à prendre au pied ou qui les ratent mais non lui sentait qu’ils étaient prenables , tellement d’ailleurs «  qu’on est pas sorti des vestiaires et qu’eux on les avait vexés et qu’ils ont réagi «  conclusion ne pas mener en première mi temps pour ne pas les vexer , bien sortir des vestiaires et profiter qu’ils ne sont pas vexés pour les prendre par surprise , voilà c’est simple quand même non !
    Ça commencerait la peut être , le sens des réalités , savoir où on en est , la fermer et bosser , bosser bosser et si c’est pas trop demander sortir des vestiaires et faire du mieux que l’on peut avec dignité
    Prenables probablement pas , faire beaucoup mieux que 41 points d’écarts sûrement !
    Jacques Brunel malgré ces énervantes remarques je compatie pour lui , il fait avec ce qu’il a sa disposition et ç est bien maigre , sauf qu’a revoir des joueurs qu’on a déjà vu et qui n’ont plus rien à faire la en vue de la prochaine coupe du monde est sûrement une erreur

    RépondreSupprimer
  17. En clair nous sommes en seconde division internationale. La prochaine tournée pourrait aller en Roumanie pour se réhabituer a gagner.
    Curieux de retrouver l'expert Fabien Galthie à l'analyse de la cuisante défaite. Travaille t il bénévolement à l'Equipe?

    RépondreSupprimer
  18. Vu uniquement les essais ,je suggère à JB de mettre une caméra si c'est possible sur Bastareau on verra bien les actions filmées de derriere ...à ce niveau ,un déficit de vitesse pareil c'est incroyable ,c'est bien beau de gratter des ballons mais si c'est pour escorter les blacks jusqu'à l'en but .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 👍👍👍 Basta esco(r)t boy 😂

      Supprimer
  19. Vu le match hier soir seulement pour cause de tournoi vétérans.
    La confrontation de deux mondes du rugby différents est implacable (comme les joueurs néo-zélandais, quoi...).
    Saint-André a une phrase qui résume bien cela, même si je ne suis pas sûr qu'il l'entende dans ce sens-là: "Nous, on gère une économie". Et de pointer le nombre de matchs du Top 14 par rapport à ceux joués par les Blacks dans l'année.

    Je suis quand même dubitatif. Pour cause de blessures et d'absents, on avait une équipe rajeunie, censée avoir les crocs et dont nombre de joueurs n'avaient pas joué depuis un certain temps. J'ai donc du mal à comprendre comment on a pu être à ce point physiquement dominés pour craquer ainsi, et ce dès l'entame de la 2ème mi-temps.

    Si la supériorité physico-technique des Blacks est incontestable depuis plusieurs années, avec les multiples explications à cela, et l'écart avec notre rugby grandissant, honnêtement j'ai des doutes. Et je ne voudrais pas apprendre dans quelques années qu'au-delà de leur rugby scolairement et sociétalement "intégré", au-delà de cette identité nationale ovale, au-delà de l'intelligence avec laquelle ils accèdent, se maintiennent au plus haut niveau et en fixent les standards, en mettant tous les atouts de leur côté il n'y aie pas dans cet ensemble une partie pharmacopée plus ou moins licite, sur laquelle on mettrait un beau mouchoir d'honnêteté et de probité rugbystique au nom de l'unité nationale.
    Le 52-11 de samedi matin m'a par moments furieusement rappelé le 52-10 encaissé en 1997 contre une équipe sud-africaine survitaminée.
    Autres temps, autre rugby, autres raisons sans doute, mais en creusant un peu, finalement pas si éloignées que ça en termes d'enjeu et d'impératif "nationaux".


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pharmacopée, effectivement, pour ne pas dire sûrement. Adaptabilité dans ce monde. Idem dans tout l'hémisphère sud et le Four 16. Même si je pense, la pratique existe. A 1 éhelon inférieur ? Dans ce domaine, ça me fait penser un peu comme le cyclisme d'Armstrong, et la Sky...

      Supprimer
    2. La pratique existe... en Europe

      Supprimer
    3. sans aller jusqu'à la pharmacie, le jeu pratiqué n'est pas le même et donc le physique requis n'est pas le même.
      relire les témoignage de poitreneaud et michalak sur leur passage dans le sud et les croiser avec ceux des AB venus en France : on joue lourd et fort, ils jouent vite et vite.
      pendant "longtemps" on tapait régulièrement les boks à ce petit jeu : on les faisait courir et il finissaient capot ouvert.

      je ne dis pas que les blacks sont tous blancs mais qu'on a le physique "à coté". on s'est trompé de conbat il me semble.

      Supprimer
  20. A la création de ce sport, en université anglaise, 2 pistes se sont finalisées. L'une en Europe du point de vue enseignemental, qui s'est démocratisée et popularisée. L'autre en hémisphère sud et plus particulièrement en NZ dans le cadre d'une gestion plus politico-socialo-sportive, donnant à ce pays l'image dont il était en quête. Pour cela des structures et une adaptabilité au fil de l'eau du temps, et au travers l'évolution globale du monde. C'est donc 1 rugby géré au millimètre près, afin de conserver la suprématie. Et celui des autres nations, dont la gestion uniquement sportive reste aléatoire en terme de résultat. Différent qu'en foot et au Brésil en particulier, où ce sport est roi et fait partie entre autres de l'image du pays. Mais dont la gestion n'a rien à voir avec celle de la NZ.
    Finalement, ne faut il pas accepter cette force, ce consensus qu'aucune autre nation n'est capable d'adapter comme la NZ ? Un peu comme le lion, roi de la savane. On peut venir défier, mais attention aux moyens. Avoir les bons du moment (les c....... pleines bien évidemment) qui pourrait faire qu'ils s'inclinent et rentrent à la niche c....... basses. Ça reste tjrs 1 exploit de les affoler sur 1 terrain.
    Alors, France/NZ, à quand la raison du plus faible, hein Bernie, Simon,?
    Haka, yaka...!

    RépondreSupprimer
  21. Ce n'est pas une tournée, c'est le choc des cultures.
    Rien n'est comparable entre nos 2 pays en matière de rugby et plus largement de sport.
    on paye sans doutes notre "esprit des lumières" qui voit dans le sport une perte de temps voire un avilissement des masses. en témoigne l'absence de totale de politique publique du sport dans notre pays : les terrains de sports sont réservés aux "quartiers" comme on jetterait un os en plastique à des chiots trop remuants.
    Rien de commun avec la culture anglo-saxonne dans laquelle le sport, notamment le rugby mais pas que, est un vecteur d'éducation et d'élévation.

    Une fois qu'on a ça, on a tout le reste et il est vain de lutter sur ce terrain là.
    Je rajouterais aussi que les pays neufs (comme les sudistes) on un avantage sur nous : ils ne se complaisent pas dans la contemplation de leur glorieux passé faute d'en avoir un, et vont de l'avant sans se poser trop question, n'hésitant pas à s'ouvrir aux idées neuves etc...

    Et encore, on n'a pas abordé la différence des organisations propres au rugby, qui accroissent encore plus les différences, et les résultats.
    Je me demande ainsi quel est l'intérêt de se taper 5 fois les AB dans une même saison ? Qu'on arrête avec les conneries "ils faut affronter les meilleurs, c'est comme ça qu'on progresse, blablabla".
    Pour progresser vraiment, encore faudrait-il avoir un plan pour tirer toutes les leçons des ces branlées à répétition. et pour avoir un plan, il faut quelqu'un qui décide du plan. Or nous n'avons rien, que des bouts de ficelles et du vieux sparadrap apposés à tour de rôle par des gens qui ont des intérêts divergents.
    on est ainsi incapable d'aligner la même équipe type sur une même saison tellement notre championnat domestique casse les joueurs. Alors qu'entre novembre et mars, il y a que 6 mois, on change la moitié du groupe par attrition !!

    Depuis 1995, on a professionnalisé l'amateurisme : filer du pognon à des amateurs ça n'en a jamais fait des professionnels.
    Quel contraste avec la tournée de 1994 et la CDM qui a suivi. C'est peut être la seule fois où on a pu se présenter sans rougir comme des favoris crédible au titre.

    Je suis bien pessimiste sur l'avenir de notre EDF parce que personne, mais alors personne, n'a un intérêt économique (what else ? ne soyons pas naïfs) suffisant pour qu'elle soit performante : la fédé étant inféodée aux clubs encore plus que par le passé par l'appât du gain qui caractérise les décideurs actuels, je ne vois pas ce qui pourra mettre en frein au FLOP14 qui détruit tout sur son passage, y compris des équipes de moins de 20 ans comme celle d'aujourd'hui qui donne le tournis à ses adversaires.

    Je reçois tous les mois la Pravda sur papier glacé et dans le numéro d'avril ou mai il y avait tout un truc sur la réforme de la formation, comment former des joueurs au rugby moderne, etc... Quand on voit ce qu'en font les employeurs potentiels de ces futurs joueurs, on peut se demander à quoi ça va servir de former des gamins orientés sur le jeu, la recherche d'espace et la passe sans aucun modèle "national" crédible à leur proposer.



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Complètement d'accord sur l'ensemble de ce que tu viens de dire. J'essaierais cependant de développer le tableau sous un angle peut-être un peu différent. Mais juste pour éclairer deux ou trois points qui me paraissent éclairants. Si j'y arrive....!

      Supprimer
  22. Tournoi challenge F. Vié arrêté par la sous préfecture devant une hécatombe de blessés dont certains hospitalisés. Est ce que le Comité ou la Ligue ont sous dimensionné le dispositif médical pour 1300 jeunes ? 11 hospitalisés c'est toujours trop à cet âge là. 50 blessés soit 4% c'est anormal pour des bambins.

    https://www.20minutes.fr/sport/rugby/2287263-20180611-alsace-apres-50-blessures-enfants-6-12-ans-tournoi-rugby-jeunes-arrete-force

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. article à voir surtout pour les commentaires

      Supprimer
  23. Mais finalement nous debatons sur un sport qui ne présente un interêt majeur que dans quelques pays du monde, disons, 5 sur plus de 200; Même en Australie il est loin d'y être majeur

    RépondreSupprimer
  24. C'est vrai, mais idem pour le baseball, le foot américain etc. La passion ne nait pas du nombre, pas plus que la foi.

    RépondreSupprimer
  25. L’annee dernière nous avons une très belle opposition Lions NZ , des Lions qui ont rivalisé , la pharmacopée était ou pour le moins égale ou déficiente cette fois la chez les AB
    Nous avons largement couvert les raisons qui font que nous ne rivalisons plus avec eux et que nous avons fini 4’eme du tournoi avec une défense héroïque et qu’aujourd’hui nous arrivons avec des deuxièmes voire troisième choix manquant de rythme ou exténué par une interminable saison
    L’ecart n’est pas aussi important que les 41 points affichés , l’ecart n’est pas dans le score mais dans une philosophie , une approche globale du jeu comme évoqué par Lulu ou Barto quand il dit que Bastareaud regardait mc Kenzie filer dans l’en but ... à lui tout seul Bastareaud résume notre vision du Rugby ( rien contre le mec )
    Allez on se régaler Mardi a voir jouer les U20

    RépondreSupprimer
  26. RELIGION
    En N.Z., peut-être et même certainement, pour toutes les raisons décrites dans l'article de Richard, dans les écrits précédents de Michel lors de "sa tournée" là-bas, et un peu partout ailleurs depuis des lustres....Et ici et maintenant, sur ce site, en particulier.
    Par ailleurs, religion puissante, quoique différente, chez les Sud-Africains du temps ou ils étaient exclusivement des Afrikaners. La fin de l'apartheid a bouleversé la conception de leur monde rugbystique et ils en souffrent pour le moment. Leur style, du coup, évolue. Réussiront-ils à intégrer ces modifications profondes et à recréer "un style qui leur ressemble" comme le souligne parfaitement Richard. C'est la clé de son texte, me semble-t-il.
    En France, le rugby, importé par les Britanniques, du Havre à Bordeaux via Paris s'est développé comme une trainée de poudre dans le Sud-Ouest -essentiellement- grâce à une magie proche de la diablerie, avec, là aussi une sorte de foi païenne liée à des variantes de la Soule et à des points de conjonction puissants entre ce jeu rigoureux et quelque chose de profond entre l'esprit formateur initial et l'esprit joueur et vigoureux du Sud-Ouest. Là et pas réellement ailleurs. C'est comme çà! C'est inné, naturel, instinctif. Pas réellement un sport, non...Un style de vie, une passion sinon une religion, quelque chose d'irrationnel, de passionnel, de l'ordre, là aussi, de la foi. Et tout le reste n'est que littérature...!
    Alors, oui, comme en N.Z., comme en A.d.S.,....un style correspondant parfaitement au monde, disons "occitan", s'est mis en place. Des styles, d'ailleurs et plus exactement, en fonction des caractéristiques régionales bien marquées, sont nés. Identifiables immédiatement, cohérents et cependant respectueux des règles communes et fondamentales.
    Styles représentatifs d'une façon d'appréhender, le monde, de penser la vie:
    ..."c'est ce confronter au sport dans ce qu'il a de plus sociétal"...comme le dit Richard. C'était absolument le cas du rugby "d'avant", d'avant qu'il se professionnalise et devienne un sport commun, comme les autres, réglementé, "scientifisé", payé et, pourtant, fonctionnarisé.
    De l'immanence à la transcendance, tout est là.
    Pour ce qui est du style, j'y reviendrais, si vous le voulez bien, un peu plus tard car j'ai, subitement, faim et soif.




    RépondreSupprimer
  27. autor, challenge Vié, oui ça interpelle, hein !!!!
    Alors faut savoir que c'est la Sous-Préfète qui a décidé d'interrompre ce tournoi, tournoi qui rassemble chaque saison 1300 gosses de 6 à 12 ans, représentant tous les clubs de l'Est de La France.
    Pourquoi la Sous-Préfète, et pas les organisateurs ??? That is THE question !!!!!
    En effet, la plupart des blessures se sont produites après le déjeuner, mais avec un tel enchaînement que rapidement croix rouge et pompiers ont été débordés devant le nombre, plus de 5O, avec au palmarès genoux et épaules en pole position, et la difficulté de prise en charge simultanée par les services de secours de l'hécatombe !!!! Ce qui explique la décision prise.
    Ce qui est intéressant, c'est que le président du club organisateur ne cachait pas sa déception, claironnant à l'assemblée que " … bon peut-être un peu plus de blessés que la normale (SIC !!!!) … Mais le rugby est un sport de contact aux traumatismes nombreux (re-SIC !!!) ».
    « Nous sommes en fin de saison, les organismes sont fatigués, et la chaleur lourde a certainement intensifié cela » , estimait hier un joueur de rugby. Chaque année on a parfois des compétitions où il n’y a aucun problème, et d’autres où les blessures sont nombreuses. »
    D'aucuns même, parait-il, disaient en fin de journée que la Sous-Préfète s'était un peu précipitée !!!!! C'est vrai, quoi, 50 gamins au tas, on pouvait pas attendre la centaine ?????

    Vu le retour le soir des minots de mon club, quelques boîtant bas et d'autres un peu secoués, le discours général c'était surtout on joue on mange et on joue, c'était les cadences infernales au stade, plus surprenant côté encadrants ("éducateurs" ??) réflexions qui vont de "ça va les formater, c'est ça le rrrrrugby !!!!" à "quelle connerie, 30 degrés et des rencontres sans arrêt, on aurait du moduler le tournoi selon les circonstances", mais aussi des parents-accompagnateurs un tantinet désabusés, des gamins désillusionnés, c'est la fin de saison, curieux de voir en septembre combien auront pris le chemin d'autres stades, d'autres salles !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. assez interpellé aussi par ce constat : des genoux (passe encore quoique) et des épaules ?? sur des U8/U10/U12 maximum ???? mais ils jouent comment ???? manifestement, on est assez loin de la recherche d'intervalle ....
      Pour en avoir fait quelques uns, des rassemblements généraux, je n'ai que rarement croisé ce type de blessures, même après manger !
      c'est pourtant assez simple, les temps de jeu par journée sont donnés par la fédé : c'est 60 minutes pour 1/2 journée ou 80 pour journée entière, avec des temps de pause entre chaque match, etc...
      on semble avoir à faire à une gestion "à l'ancienne" du tournoi, sentiment corroboré a priori par les témoignages cités..
      triste

      Supprimer
  28. Bien sûr Tautor est autor mais quand-même voici le T manquant.

    RépondreSupprimer
  29. Je lis toujours avec beaucoup de curiosité et d'intérêt tous les commentaires de ce blog, à la suite de ce que publie régulièrement avec talent et justesse Richard !
    Je comprends bien qu'on puisse aller chercher ailleurs que sur le terrain les raisons et les causes de la défaite, pour aider à expliquer le pourquoi du comment. Moi perso, je ne veux regarder la performance des équipes qu'à travers la production du jeu, offensif et défensif.
    Mais encore une défaite (prévisible), ce n'est pas nouveau face aux AB ,leur domination repose toujours sur les mêmes bases (aptitudes techniques et physiques, capacité à lire le jeu et faire les bons choix tactiques, respect des principes fondamentaux d'efficacité,force mentale, ...)... ce qui amène à une culture du jeu commune et une identité pour tous les NZ !
    Et si par le passé, l'EDF a rivalisé, s'est même imposée quelque fois, elle le devait plus au talent offensif de ses joueurs qu'à une identité et un jeu référencé nationalement.
    On peut regretter ce temps là, mais pour avoir un jeu offensif (et défensif aussi ) efficace, fait de mouvement et donc de déplacements, il faut avoir une qualité primordiale, encore plus aujourd'hui qu'hier, c'est la vitesse, la vitesse de course.
    Bien sûr que sans intelligence de jeu, la vitesse ne suffit pas, mais pour autant, si on peut progresser dans la compréhension, la vitesse de course, c'est génétique (fibres musculaires), c'est un facteur limitant, avec très peu de marge de progression.
    Alors, je veux croire qu'on a certainement des joueurs qui comprennent le jeu, mais le manque de vitesse est un frein pour déplacer les défenses ou battre un adversaire direct en duel, pour imposer suffisamment la pression offensive (ou défensive).
    Je pense qu'en dehors de toutes les autres analyses qu'on peut faire et justifier, la première évidence de ce premier match c'est la différence de vitesse entre les AB et les Français, et presque à tous les postes (sauf Thomas, Fickou, Serin, derrière ..et ?...Chat, Priso, devant...?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais sur la vitesse individuelle, on a du répondant dans le Top 14. Et dans toutes les lignes.
      Là où on est largués complet, c'est dans la vitesse de jeu. Non seulement les Blacks vont vite, mais en plus ils jouent collectivement vite. Quand ça enclenche, 3-4 temps de jeu suffisent pour nous mettre sur le reculoir, 6-7 pour nous percer. Et quand un gars transperce ou prend l'avantage, il a toujours un collègue lancé au soutien, et souvent deux plutôt qu'un, et de chaque côté.
      Encore une fois, c'est pas normal que juste après la mi-temps, avec 10 minutes pour récupérer, on soit à ce point dépassés par le rythme et l'intensité.
      Alors dans un sens, oui: c'est pas la faute des joueurs si le Top 14 ne les a jamais formés et habitués à ça; ils font ce qu'ils peuvent avec les moyens qui sont les leurs.
      Et c'est cette sclérose qui menacera d'ici peu nos p'tits jeunes des U20, quel que soient leur talent et leur volonté offensive, si le championnat dans lequel ils sont censés éclore développe un "rugby à l'économie" où la puissance individuelle compte plus que la vitesse du jeu collectif.

      Supprimer
    2. ... ben alors?... s'ils existent ces joueurs Pipiou, il faut les sélectionner non?... je ne regarde plus le Top 14, j'ai vu les demis, la finale, et l'EDF... mais pour jouer vite comme tu le dis, faut des "pattes", savoir "lire le jeu" et faire les choix justes !
      les meilleurs voient plus vite (anticipent, jeu en pré-action), décident plus vite (que faire?) ... et jouent effectivement plus vite (réalisation technique).
      La mise en place d'un jeu de mouvement (dans lequel la vitesse est une qualité essentielle) demande du temps comme nous l'a dit Pierre Villepreux à Treignac, pour mettre en place les repères communs, c'est une formation qu'il faut savoir mener avec un collectif et les résultats ne sont pas immédiats. Ce qui explique en partie, que les entraîneurs préfèrent un jeu plus stéréotypé, moins risqué, et surtout plus rassurant (pour les joueurs aussi) et dont les contrats dépendent également des résultats.

      Supprimer
    3. Mais ils sont sélectionnés, Christian.
      Chat, Thomas, Priso, Serin, Fofana, comme auraient pu l'être des Macalou, Dupont, Couilloud, Jalibert, Huget, Bruni, et j'en oublie certainement. Des joueurs qui vont vite naturellement, mais que leur (dé)formation par le jeu développé par le Top 14 empêche d'exploiter cette qualité, et ne leur permet pas de l'exprimer comme elle le devrait au service du collectif, comme tu le dis.

      Supprimer
    4. ...ben alors, faut plus sélectionner les joueurs lents (Atonio, Maestri, Bastareaud, et cie ... et j'en oublie aussi...) ....et mettre en place (en EDF) un jeu dynamique pour espérer au moins rivaliser,..... ou le mouvement des hommes et du ballon doit être prioritaire (choix de la passe avant la percussion)...... et donc avec les joueurs qui pourront jouer ce jeu la.
      Bon, c'est pas gagné, certes, .. mais on peut au moins avoir cette ambition pour l'EDF, les clubs font ce qu'ils veulent chez eux, rien d'anormal, ...mais rejeter la faute sur le Top 14, ce n'est pas, pour moi, la cause première .

      Supprimer
    5. Pour moi si.
      On a loué plus haut les qualités offensives des U20 après leur match contre les jeunes Sud-Afs. Ce sont des p'tits jeunes qui n'ont pas encore (trop) joué en Top 14 et qui ont fait preuve, des piliers aux 3ème lignes jusqu'aux arrières, des qualités de vitesse et de mouvement que tu prônes.
      Retrouve-les en EDF après quelques années de Top 14, et tu retrouveras les mêmes problèmes actuels: des joueurs qui auront perdu à ce point leurs qualités individuelles qu'ils seront devenus incapables de développer le jeu offensif ambitieux que tu décris plus haut. Si tant est qu'on leur propose un tel jeu.
      Ceci dit, je suis d'accord: si on veut de la vitesse, il faut les joueurs pour ça, et travailler sur la durée avec eux. Quitte à se séparer des joueurs que tu cites au-dessus (je dis ça et pourtant j'ai apprécié les progrès qu'a fait Bastareaud cette année dans le jeu; mais ça n'est significatif que dans le Top 14, et au meilleur niveau international, il restera toujours un joueur lent. Novès l'avait délibérément écarté de son projet de jeu, et puis il l'a pourtant rappelé ensuite... va comprendre...)

      Supprimer
    6. .... mais on est d'accord Pipiou, on ne le dit pas de la même façon !
      Le Top 14 n'est responsable de rien, si ce n'est de se faire rencontrer 14 clubs, qui jouent comme ils veulent !
      S'ils veulent "copier" les uns sur les autres pour présenter un jeu aussi "indigeste" d'un WE à l'autre, en espérant la faute adverse et la réussite de leur buteur, c'est je pense la limite de leurs ambitions en terme de production de jeu, voir peut-être de la compétence des staff pour mettre en place des principes de jeu qui nous rapprocherons du très haut niveau international.
      Mais pour espérer atteindre cet objectif ambitieux, il faut l'aval et la caution des présidents (du club ou de la Fédé) car la durée de vie du manager dépend trop des résultats immédiats. Dès qu'un entraîneur (ou manager) "bouscule" les choses en place qui marche un temps soit peu, veut sortir les joueurs de leur confort dans ce qu'ils savent faire pour aller vers plus d'excellence, et donc plus de risques de voir leurs limites (des joueurs),...
      et donc peut-être que leur contrat ne sera pas renouvelé, qu'ils risquent de perdre leur place dans le groupe,... ben les joueurs (le vestiaire)"lachent" l'entraîneur et le président le vire !!! voilà pourquoi ... Tu veux des noms?
      Et si Novès à rappelé Bastareaud, c'est que Bernard lui a soufflé, ... de la même façon que Bru ne voulait plus Parra, que Brunel a rappelé....merci Bernard !!! .... " t'as compris le trrrrruc" ?..comme disait Woualter !!!

      Supprimer
  30. Bon ben copains et copines, pour tout vous dire je suis assez loin du ballon ovale en ce début de semaine. Plutôt, comment dire, à la fois motivé, ému et intéressé de savoir comment va être accueilli notre dictionnaire des penseurs. Il faut partie des cinq ou six ouvrages qui comptent pour moi. Mais il dépasse le rugby. Comme si j'avais fait le tour de cette histoire ovale. Et quand je vois comme le rugby se délite en France, année après année, je me demande pourquoi je ne quitte pas tout ça pour aller voir ailleurs... Quelques valeurs, quelques vertus, encore, un Afrique du Sud - Angleterre de toute beauté, par exemple. Les Quinconces aussi, belles rencontres.
    Alors le Dico des penseurs... Après "le désir de lire" coécrit avec Benoit (Jeantet, pour ceux qui ne savent pas. Ancien ailier de longue course et de souffle épistolaire), un deuxième dico hors-sol, avec un ex-demi de mêlée cette fois. Normal pour l'ouvreur que j'ai été. Livre charnière, donc.
    A suivre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dis donc, Ritchie, tu vas pas nous faire un post-natal blues avant l'accouchement !
      bon, ceci dit, je comprends aussi que tu satures un peu devant l'évolution de ce sport -et pas seulement dans ses aspects technico-tactiques- Moi aussi, comme beaucoup d'entre nous parfois...
      Mais parfois un clin d'oeil suffit, comme celui, rigolard, d'un Pierre Villepreux croisé dimanche au bord d'un match de 2° serie pour lequel il n'avait pas hésité à faire près de 400 km, malgré un temps de chien!

      Supprimer
    2. C'est juste que j'ai plutôt mon livre en tête que les affres tricolores dans le Long Nuage Blanc. Ca peut se comprendre.

      Supprimer
  31. Exactement les U20 me semble bien plus rapide notamment en 3’eme ligne tout en étant fort à l´impact

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et le jeune Carbonnel mettre l’acceleration dans l’intervalle le buste bien droit ! Longtemps que je n’avais pas vu cette belle attitude

      Supprimer
  32. Rôle central du joueur, rôle central de la vitesse. Il fallait que ce soit Christian Badin pour, avec tact et élégance, rappeler le B-A BA !
    N'ayant ni son tact ni son élégance, j'ajoute que la presse de référence évalue la performance d'abord en comptant le nombre de plaquages. Du n° 1 au n° 15. Or, quand on plaque, c'est qu'on n'a pas le ballon, qu'on en a pris son parti et qu'on préfère la ligne Maginot aux charges de Murat. C'est préparer une défaite honorable qui servira de leçon et permettra de se remobiliser avant la prochaine branlée. A noter qu'une mêlée et une touche défaillantes sont d'excellents prémisses aux placages. A noter que le peu de goût apparent de Teddy Thomas pour le jeu sans ballon est infiniment plus décortiqué que son aptitude à jouer avec. D'où la tendance à lui préférer des centres recyclés, Fickou ou Fofana, aux stats de plaqueurs supérieures.
    Pour en arriver à la sempiternelle comparaison avec les Néo-Zélandais, on pourrait dire, dans la continuité de Christian, que les Antipodiens, eux, veulent le ballon pour jouer avec. Et jouer vite comme l'illustre tellement bien Beauden Barrett ou Ben Smith. Ces cracks - et des centaines de compatriotes plus ou moins célèbres - progressent parce qu'ils sont en possession du graal, le 'cuir', et sont bien obligés d'apprendre quoi en faire. Progressivement s'estompent les hésitations et les lenteurs. Tout le reste en découle. Un gars à l'arrêt à cinq mètres de l'adversaire et qui attend que son demi de mêlée veuille bien extraire le ballon d'un petit tas est foncièrement un mec qui ne sait pas quoi en faire. Alors, un petit tas de plus, un petit tas de moins, ça mange pas de pain. J'aurai toujours dans les oreilles les hurlements des Boni, des Maso ou des Trillo : 'balle ! balle ! balle !' Cela suffisait à mon bonheur. Dis, quand reviendras-tu ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. magnifique contribution.
      mais pour entrer, maintenant dans ce type de jeu, il y faut un demi de melé du genre Iribaren.
      J'avoue ici que j'en veux un peu à Richard de ne pas me suivre dans cette optique

      Supprimer
    2. "Balle, balle, balle". le premier à gueuler comme ça, c'était Jean Dauger. Anecdote racontée par Jean Petriacq, ancien ailier de l'Aviron puis journaliste. Ce que fut Manech une fois les campons rangés. On lui doit l'expression "les gros pardessus". Pour mémoire.

      Supprimer
  33. Gachassin raconte, qu'il a joué un match type barbarians, avec G Edwards à la melée, lequel lui demande où il veut recevoir la balle, lancé bien sur, et Gachassin de lui demander, "à hauteur du coeur", conclusion de Gachassin: je les ai toutes reçues ainsi....

    RépondreSupprimer
  34. Bien aimé quand même les actions de T. Thomas qui on semé un peu le trouble dans la défense NZ. Sauf qu'il faut du soutien (pas vu) et qu'il soit capable de jouer avec. Quant à la sienne de défense...
    Sinon, effectivement on pêche dans la vitesse, car manque de joueurs capable de faire des différences àce niveau. Dupont, blessé par exemple (plutôt qu'Irribaren. Médard à perdu ses cannes. Pas d'ouvreur capable aussi de ces mêmes différences (Belleau transparent et parlons pas de Plisson). FTD dans ces grands jours peu nombreux, était le seul capable.
    Depuis le temps qu'on constate toujours le même fossé qui ne diminue pas, Quid d'actions de changement ?
    Ben samedi,ça sera défense, défendu de passer (trop vite) pendant 80 et pas 50 mn, seul plat du jour. La conquête, le jeu, pas au menu, donc, car en rupture de stock. Bref, rien qui me donne faim, à part la curiosité.

    RépondreSupprimer
  35. Georges 164 (m'en veux pas, j'en suis toujours à la récré), je ne suis pas convaincu que l'identité du demi de mêlée soit la clé. Pour n'en citer qu'un, Parra, mille fois accusé de lenteur, je suis prêt à parier ta chemise qu'il est parfaitement capable d'éjecter sur le meilleur tempo. Le problème est plus vaste. De même, Aaron Smith ou Perenara, englués dans notre système, finiraient par être taxés de lenteur. Iribaren Serin, Dupont, Couyoulx (la vraie orthographe) ou qui tu voudras, sont bons mais pourraient être meilleurs. Comme tant d'autres à tous les postes, hélas. Il y a peu, j'aurais juré que Flanquart-Jedreziak allaient former une deuxième ligne de référence. Aujourd'hui, tout ce que je peux dire est qu'il faut souhaiter qu'ils prennent encore un peu de plaisir sur un terrain. Dans l'esprit quinconces (p.....g, faut que je fasse gaffe avec cette expression) je pense qu'il faut être sinon indulgent du mois compréhensif avec les gars qu'on habille en bleu. D'autant qu'aucun absent n'a fait la démonstration qu'il s'imposait. Un Lamerat, un Dumoulin, un Mermoz, un Chavancy, etc. sans oublier Bastareaud, ont peut-être très envie de gueuler 'balle, balle, balle !' une fois avant d'aller pointer au chômage. Aujourd'hui, ils ont tous 52 points dans les poches et, à tort ou à raison, se préparent vaille que vaille à en encaisser bientôt autant. Respectons le deuil et suivons le convoi.

    RépondreSupprimer
  36. Pipiou à raison, c'est la vitesse du ballon qui compte.
    Mais la vitesse du joueur, son endurance et la capacité à prendre les bonnes décisions quand tout les voyants sont au rouge, ça peut aider et ça se travaille.
    Le secret, c'est à puissance égale de modifier le ratio force /vitesse au profit du second, toutes substances égales par ailleurs ils le font et pas nous.
    Et puis de travailler en situation, vite et souvent.
    Nous on fait de la muscu et des lancements de jeu programmés sur cinq temps de jeu, tout faux !
    Déjà on règle ça puis après on causera du temps qui fait des ronds et de la dimension sociétale du sport qui se délite un peu plus vite ici que la bas.
    Allez Chevreuse.

    RépondreSupprimer
  37. Viens d'avoir amis du Gers qui sont les pieds dans l'eau, la Gimone ayant pris des libertés avec son cours par ces temps d'intempéries. Comme plus bas cette Gimone passe à Beaumont de Lomagne, ami Tautor et autres Quinconces parsemés le long des cours d'eau de notre belle France, les papattes dans l'eau aussi ????

    RépondreSupprimer
  38. Jean Lou, un certain Roger Martine avait très bien maîtrisé puis expliqué la relation vitesse du ballon - vitesse du joueur. Tous ont opiné mais peu avaient compris. En tout cas et pour rester en ces temps légendaires, quand Barthe a rattrapé Engelbrecht, je n'aurais pas eu le courage de lui dire que seule la vitesse du ballon comptait.
    Nini, nous n'en avons pas fini avec les inondations... Ici, mon papa a choisi un terrain tout près de la Dordogne. Mais 27 mètres au-dessus. Donc, en attendant la fonte des pôles, je surveille davantage l'étanchéité du toit que celle de la cave. En toiture, Gimone !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En très grande forme !!! 👏👏👏

      Supprimer
    2. Oui, Charles, on peut préciser que les hommes véloces font les ballons rapides, les joueurs inspirés des situations gagnantes.
      Véloces, inspirés, entraînés quoi !
      Allez, un oeil sur la cave, quand même, par principe.

      Supprimer
    3. ...oui oui Jan Lou , faut sauver le pinard d'abord, ... et là aussi, faut faire vite !!!!

      Supprimer
  39. Aussi vite qu'elle monte, la Gimone, déborde et innonde sans coup férir tout sur son passage, elle laisse derrière elle son empreinte dévastatrice comme les AB, rien que ça Messieurs ! Merci de votre vision de la vitesse, éloquente. Si je fais le parallele avec les voitures pensez vous que d'être à 160 km/h est pareil selon que vous avez une Twingo ou une Porsche ? Essayez et vous comprendrez très vite ... Sans foncier, vous ne serez jamais capable d'aller vite surtout la bouche ouverte comme les carpes! Aller vite et bien, négocier la courbe pied dedans sans freiner, glisser sans perdre l'adherence et remettre la sauce en pleine courbe ne s'invente pas croyez moi, expérience faite sur safety car en formule I. Que vous ayez des facilités et des aptitudes à conduire vite, voir très vite, rien n'est la résultante du hasard mais celle du fruit du travail!
    En rugby, il en est de même, Barrett n'est pas le meilleur mondial à son poste parce ce que c'est Barrett c'est tout ce qu'il a acquis pendant des années ... Pour avoir suivi les U16 U17 dont certains vont jouer la 1/2 finale contre les Blacks demain, ils ne seront jamais dans le top niveau mondial sauf exception pour 2 raisons: l'une est simple ils récitent bêtement des schémas de jeu indigestes qui anéantissent leur spontanéité et leurs qualités naturelles, l'autre est plus simple, ils n'ont pas faim. Aujourd'hui, personne n'a faim car se sortir les doigts du stroumpft a l'ère du papier cul est un pléonasme. Arrêtons de se mentir à tout bout de champ car la Gimone est là pour vous rappeler ce que c'est le naturel ! De l'eau mais pas du vent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voulu foncer à 160 en Twingue. Seule solution : être largué d'un C 130.

      Supprimer
    2. J'ai déjà affiché dans une descente, un 170 au compteur d'une R12, et valait mieux pas tenter un cadrage débordement.
      Ce que je constate, c'est qu'un Black avec le ballon court plus vite qu'un français sans ballon.
      Comme nous l'a dit Pierre Villepreux à Treignac, également, l'important c'est de faire croire à l'adverse qu'on est à fond, et de placer une nouvelle accélération.
      Si l'on interprète le temps est un cercle plat par "«Ce qu’on fait et fera, on le fera encore et encore», alors l'avenir du rugby français est bien sombre.

      Supprimer
    3. 240 km/h en F3 à Croix en Ternois. Fallait freiner fort car la fin de la ligne droite en descente était un droit serré. Avec un mur en face à 150 m. Oups... J'ai fait (un peu) fumer les pneus avants.

      Supprimer
  40. Un peu comme à vélo...
    Pour ma part, mon record, en descendant le Ventoux vers Malaucène, 90 km/h. Et encore, j'ai freiné quelques centaines de mètres avant le virage avant la station du Mont Serein. Le 90 m'avait suffit.

    RépondreSupprimer
  41. 90 km/h à vélo ! André, t'es soit un héros soit un dingue (non incompatibles) ; en 1957 - de mémoire - Gay descend un col du Tour à 90, passant Anquetil en trombe. Commentaire du Normand : 'si c'est ça le cyclisme, j'arrête'. Arrête, André !

    RépondreSupprimer
  42. Ni héros, ni dingue...
    Juste les deux mains en bas du guidon et laisser couler, sans un coup de pédale, dans les grandes lignes droites à 12% entre sommet du Ventoux et la station du Mont Serein. Et encore, avec une sorte de K Way flottant et prenant l'air (c'était en Mars et il faisait froid...Il y avait de la neige en haut), dans un bruit assourdissant, un œil sur la route (montagne à gauche, ravin à droite, donc peu de risque de rencontrer quelqu'un), l'autre sur le compteur en évitant de penser à quoi que ce soit, ni de regarder la finesse du pneu de 23! A 90, donc, j'ai commencé à appuyer sur les freins. J'avais de la marge...




    RépondreSupprimer
  43. https://twitter.com/Ph_Kallenbrunn/status/1006497965823942656?s=20 quand la DNAGC n'est pas un long fleuve tranquille ou les conflits d'intérêts sont une manette pour certains

    RépondreSupprimer
  44. AH la vitesse !!!! NINI BEPC en poche, un beau vélo demi-course comme cadeau du parrain, fabriqué à Objat, terre du CAB. NI une NI deux, après quelques courses avec les copains et parade avec le beau vélo devant les copines, m'en vais faire le tour des routes autour du village de Brignac-la-Plaine, belle côte du côté d'Yssandon et hénaurme descente de Belmont, le NINI à fond les manettes, fesses en arrière couché sur la machine comme mon idole Anquetil. Au milieu de la descente un P..... de tournant en S, abordé comme un sapajou, la roue arrière s'en va je freine ça s'en va de plus en plus, la trouille me fait serrer les deux manettes de frein ………. NINI chevalier du ciel s'envole, fracasse quelques branches au passage et tombe dans les ….. Acacias qui comme chacun sait sont remplis d'épines.
    Contusions, plaies et assommé grave, bon rien de cassé tout est mâché, la bécane surtout la roue avant ressemble à un grand huit, retour clopinant traversée du village en passant par les routes de derrière, grand-mère épouvantée m'a retirée une flopée d'épines d'acacias en les comptant à haute voix, ce fut ma première et dernière expérience de vitesse en vélo, après adaptation situationnelle plus rien ne m'est arrivé sur ces fiers destriers.
    Quand je lis vos vitesses, ça me fout la trouille !!!!!!!!!

    RépondreSupprimer
  45. Voir ces jeunes me fait penser au R92 devant la ligne sans marquer au lieu d'ouvrir au large ... Bon les commentaires c'est pas glamour

    RépondreSupprimer
  46. Beaucoup de vitesse chez les U20 , un peu de déchet sur 2/3 occasions , dommage mais quel enthousiasme !

    RépondreSupprimer
  47. Le mal français est irracible, quel gâchis de puissance, de domination pour un piètre 3 a 0 ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Trop de précipitation .... faut que le petit Coville reprenne les choses en main

      Supprimer
  48. Réponses
    1. Allez encore un effort hein ! Pas encore le break définitif

      Supprimer
  49. Ben celle-là fait bien plaisir. Quelle belle performance. Je leur souhaite d'être champions du monde et une belle carrière dans un futur championnat des provinces où le jeu sera premier. Rêvons, rêvons...

    RépondreSupprimer
  50. Je crois que nous avons la réponse à nos questions.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Notre formation tant décriée n'est pas si mauvaise, la preuve les jeunes internationaux français battent les Baby Blacks en catégorie moins de 20 ans. Nous avons les talents, la technique, le physique, le mental.
      C'est entre 20 et 24 ans que ça se gâte. "Le trou noir", comme dit Didier Retière. Les jeunes talents n'ont pas de temps de jeu en Top 14 alors que leurs homologues vont jouer en Super Rugby ou, pour les moins bons ou chanceux, en championnat de clubs.
      20-24 c'est la période de plein développement. Et nos jeunes français, eux, ils auront quelques minutes de temps de jeu de temps en temps en Top 14 ou en Challenge Cup. Une misère. Et ils vont s'étioler.
      Il en sait quelque chose, mon copain Didier : il a été entraîneur des champion du monde moins de vingt et un avec Emile Ntamack.
      La génération Guirado, Chouly, Mermoz, Médard, Tillous-Borde, Ouedraogo, Jacquet, Domingo, Beauxis est parvenue à se hisser en finale de la Coupe du monde en 2011, cinq ans après son titre juniors.
      Il faudrait juste parvenir à trouver une formule vertueuse pour que nos jeunes jouent en Top 14 et en Champions Cup.

      Supprimer
    2. Comme par exemple laisser les plus de 24 ans s’empiffrer de billets et de produits bizarre dans la franchise T14 ou T12 ou T10 et permettre aux U25 de jouer dans un championnat fédéral à réinventer avec sélection de ceux qui le méritent en Edf .
      Bon je sais, je radote ...

      Supprimer
    3. Je suis un peu moins enthousiaste que vous sur la performance des Bleuets, c'était quand même laborieux ! Cette 1ère MT ( 3/0 !) sans davantage concrétiser alors qu'ils surpassaient visiblement leurs adversaires me laisse perplexe . Des qualités il y en a à la pelle, un beau collectif déjà - faudrait juste que les commentateurs se calment sur le jeune N'Tamack pas si tranchant que ça - il y a aussi des individualités étonnantes -Joseph, Bamba , Coville, Geraci - Mais ça manque encore de liant, de fluidité ... bref de travail ! Je me permets ces quelques remarques car ces jeunes jouent ensemble depuis un bon moment déjà je crois ( moins de 15 a déclaré le talonneur blessé ) donc pas l'excuse de la découverte gnagnagna ...Toutes ces crampes aussi à leur âge, ça fait un peu désordre . A trop bader les gamins on leur fait gonfler rapidos le melon, après faut pas s'étonner de la débandade . Toujours viser un cran plus haut, avoir plus d'exigence(s) et après on verra . Oui je sais je suis casse bonbons mais délirer sur une jolie victoire c'est un peu court . Cela dit je n'ai pas pu voir les jeunes Rosbeefs ... ont-ils vraiment des chances contre eux nos Bleuets ?

      Supprimer
    4. ... un peu dure la Gariguette cette année non?....pas de délire, juste une satisfaction !
      ... pour une fois qu'on ne va pas ressortir le dossier de la formation !!!
      ....bien sûr qu'il y a des manques.... mais STP, pas encore "du travail" comme disent les pros après chaque défaite. De l'exigence oui, de l'ambition oui, de l'investissement oui,... éviter "le melon" d'accord, .... mais surtout trouver un encadrement à la hauteur pour faire éclore les talents potentiels !... avec peut-être une nouvelle formule de compétition pour les faire franchir la dernière étape de leur formation ! (à voir)

      Supprimer
    5. Je suis sans doute plus habituée aux jeunes 15- 20 ans que vous Messieurs et de ce que j'en sais c'est qu'ils ont une forte tendance à tenir pour acquis et définitif ce qui n'est peut être qu'une belle éclaircie ( bien sûr j'espère que non !) . Là en plus ils bénéficient de l'effet repoussoir de leurs (pas très) glorieux aînés du XV de France .
      Tout est donc en place pour qu'ils se construisent de beaux châteaux en Espagne ou ailleurs ; gare au boomerang ça pourrait bien être cuisant . Quant à leur trouver un encadrement à la hauteur, c'est pas gagné non plus vu les moeurs de la Fédé . Bref pour tout te dire cette année rugbystique a apporté son lot de déboires et déceptions, peut être trop ?
      En tout cas moi je n'y crois plus .

      Supprimer
  51. André, si j'disais qu't'étais soit dingue soit héroïque, c'est parce que j'avais la trouille dès 50 km/h (brièvement derrière une Mobylette) et que mon guidon tremblait dans les descentes.
    Nini, André et certainement beaucoup d'autres : si on sort nos souvenirs de bécane, on va louper la finale des U 20. On se consolera avec le U 47. Comme un salopard, j'ai laissé rouiller le demi course Tendil vert d'eau à filets dorés, alors que j'aurais du le bichonner et le suspendre au plafond de ma chambre. On réalise trop tard, quand on commence à prendre conscience qu'on n'a pas tout réussi. Le biclou est un merveilleux révélateur et, si j'étais multi milliardaire en zeuros, j'en offrirai un à Carbonnel.

    RépondreSupprimer
  52. il faut envoyer les bleuets par DHL jouer les prochains tests

    RépondreSupprimer
  53. D'après ce que j'en sais, deux ou trois Bleuets seraient très proches du XV de France et pourraient intégrer rapidement le groupe pour le Mondial 2019.

    RépondreSupprimer
  54. Ne boudons pas notre plaisir devant ce parcours exemplaire de générosité, d'envie, de jeu, de gamins promus à un brillant avenir professionnel. Moi qui disait qu'ils n'avaient pas faim je me suis généreusement trompé ... Chapeau bas Messieurs. Que cette victoire, voir ce titre soit un électrochoc aux nantis du top 14, de la LNR et de la FFR. La remontada est en marche ... sans jeu de mot ni allusion.

    RépondreSupprimer
  55. Non, ne boudons pas en effet , c'est pas si souvent que notre plaisir ovale est bleu.
    On à tous peu ou prou le même avis sur le top 14, et on aimerait que ces garçons y échappent, mais leur avenir la, tout de suite, c'est les Rosbifs et ça suffit bien.
    Allez France.

    RépondreSupprimer