Il ne faut pas désespérer Saint-Denis. Paraphraser la célèbre citation apocryphe de Jean-Paul Sartre, écrite en 1955, n'est pas une simple feinte de passe dans le seul but de dérider l'incipit : vaincre l'Angleterre à la dernière seconde, et surtout trois minutes au-delà, reste un délice de fin gourmet. Quant à terminer à la première place du Tournoi des Six Nations, rien n'est plus apprécié à un peu moins de deux ans de la prochaine Coupe du monde. Ce n'est certes pas l'indicateur le plus fiable en matière de pronostic et les bookmakers ne s'y tromperont pas, mais c'est après tout - et surtout la déconfiture de Murrayfield - un titre honorifique à savourer.
Pendant quelques minutes, j'ai cru qu'après un forfait tricolore l'USAP avait été appelée au dernier moment pour disputer ce Crunch. Pas vous ? Et pourquoi pas demander tant qu'on y était aux Anglais de jouer en rouge ? Ce qu'ils firent parfois. Mais pas là. Alors je ne sais quel génie du marketing a eu la glorieuse idée de fêter le cent vingtième anniversaire des France-Angleterre en tricotant ce maillot bleu pâle, mais si pour vendre du tissu le procédé est sans doute lumineux, pour distinguer les adversaires - même shorts blancs qui plus est - on trouvera facilement plus indiqué.
De nombreux sportifs - surtout les pratiquants - assurent que seule la victoire est belle. Dans certains cas, on leur donnera raison. Et sans doute que ce Crunch dominé par le XV de la Rose émarge à la rubrique des hold-up jubilatoires et irrésistibles. Effectivement, d'un coup de pied au culte Thomas Ramos, qui n'est pas pour rien devenu le meilleur réalisateur tricolore de tous les temps devant quelques fameux prédécesseurs - Frédéric Michalak, Christophe Lamaison, Dimitri Yachvili -, a vengé des générations de glorieux perdants qui prirent des "Sorry, good game" dans les dents en serrant la mâchoire. Voilà bien le genre de but de pénalité qu'il faut garder au chaud pour, qu'un soir de finale de Coupe du monde, le trophée Webb Ellis trouve enfin sa place sur une étagère, à Marcoussis.
Reste que les Anglais nous ont planté sept essais. Fabien Galthié, qui aime tant évoquer les Expected Goals afin de nous faire passer les défaites pour des vessies, ne trouvera pas grand chose à redire après ce succès tendu à la photo-finish. On pourra néanmoins lui faire remarquer que son équipe s'est inclinée sur un gros score de Champions League, à savoir 6-7. Et c'est sans doute là où la Rose blesse. 48-46 au tableau d'affichage, c'est aussi la faillite du buteur anglais Finn Smith, l'oubli de Chessum de se rapprocher des poteaux pour faciliter le travail de son ouvreur au moment de transformer son essai, ainsi qu'un essai de pénalité très généreusement accordé aux Tricolores par l'arbitre géorgien.
Bien sûr, faire la fine bouche après ce Crunch remporté et cette première place décrochée est un privilège de chroniqueur un peu trop exigeant, j'en conviens, mais je ne suis pas là pour suivre la procession la main dans la corbeille de roses mais pour porter le fer dans la plaie (après Sartre, Albert Londres). Mis à par le génie offensif et l'opportunisme vivace de Louis Bielle-Biarrey salué par un record d'essai marqué dans un Tournoi, et la régularité de Thomas Ramos dans l'exercice des tirs au but, qu'avons-nous vu ? Une mêlée française en difficulté et une défense aux abonnés absents. Pas de quoi trop se réjouir.
Fin diplomate, Rassie Erasmus, interrogé au sujet le Tournoi des Six Nations en conférence de presse après les trois premières journées, précisa qu'il ne pouvait pas vraiment s'exprimer et dire ce qu'il pensait, mais nous avions bien compris entre les lignes qu'il trouvait les résultats de l'édition 2026 pour le moins surprenants - un euphémisme. Il est vrai que vu depuis l'Afrique du Sud, la plus vieille compétition rugbystique semble manquer de consistance : l'Ecosse s'incline en Italie avant de battre la France qui a surclassé l'Irlande, laquelle humilie l'Angleterre à Twickenham avant que ces mêmes Anglais soient à deux doigts et trois minutes de s'imposer à Saint-Denis !
Remporter le Tournoi dans ces conditions - l'Ecosse et l'Irlande pouvaient elles aussi envisager cette issue favorable au coup d'envoi de la dernière levée - incite à l'humilité. Une page se referme sans qu'elle nous apporte de certitudes, et s'ouvre maintenant les luttes finales d'un Top 14 qui n'a jamais été aussi serré et incertain derrière la première place au classement. Puis, sans que nous puissions reprendre notre souffle, il sera question d'un championnat des nations, bidule ajusté pour nous faire croire qu'il existe maintenant un grand rendez-vous international annuel dilué entre juillet et novembre, tranche de jambon qui ne trompe personne et ne sert qu'à alimenter sponsors et diffuseurs entre deux Coupes du monde. A condition qu'on ne manque pas de pétrole.

Tu as tout dit , du hold up réussi en passant par l'anglais qui ne vas pas au milieu des poteaux , peut être as tu oublié Pollock qui mange la feuille a la dernière minute du match en se débarrassant du ballon le long de la touche; LBB l'arbre qui cache la forêt etc etc....
RépondreSupprimerJe ne vois pas comment ces équipes du nord inconstantes puissent battre le sud ; virer Galthié serait peut être une solution mais alors maintenant afin que son successeur ait le temps de mettre en place quelque chose de plus consistant avec cette génération magnifique ....mais il est sur que si Mr melon reste nous n'irons pas chercher le graal , déjà qu'une partie de son vestiaire ne le supporte plus ...Pour gagner c'est simple , il faut te battre pour ton pays , te battre pour le maillot , te battre pour les copains et te battre pour l’entraineur, l'entraineur qui est l'huile qui fait monter la mayonnaise .
J'avoue et ce n'est pas bien que si hier nous avions perdu , cela ne m'aurait rien fait car quand on prends 7 essais , que l'on en marque 5 , un de pénalité ( surement une montre acheté à l'arbitre , j’exagère Grill n'est pas Tapie) et 4 par le même extraterrestre , on ne peut pavoiser...Je suis un vieil exigeant , c'est le privilège de l'âge; car il ne me reste pas tant d'années pour me contenter de l'a peu près et pas du meilleur.
Allez, St Denis outragé ! St Denis brisé ! St Denis martyrisé ! Mais St Denis libéré !...
RépondreSupprimer" cela va se jouer sur des détails" comme le veut le cliché, qui comme tous les clichés renferme sa part de vérité. L'Anglais Chessum, alors qu'il a crucifié notre défense par son interception, aplatit euphorique et oublie de faciliter la tâche de son buteur en allant vers les poteaux... Transformation manquée comme d'autres plus tôt dans la partie. Les Bleus avaient eu la lucidité, même balayés dans l'enfer de Murrayfleld, de marquer à tout prix en fin de match pour assurer goal-average et bonus défensif. Lucides à la dernière minute, après un renvoi court, ils ont joué à quatorze devant les défenseurs pour obtenir ce qu'ils cherchaient : la pénalité salvatrice.
RépondreSupprimerCes maillots qui se ressemblaient trop ont brouillé les pistes et égalisé les équipes. Mais gagner ce match et le Tournoi, fallait quand même le faire. Crunch pour crunch, ce n'est un trophée en chocolat..
ce n'est PAS un trophée en chocolat (sorry,, and good game indeed! )
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RépondreSupprimerUne victoire à la dernière seconde contre l’anglais est un genre rugbystique destiné à jouer sur la confusion du spectateur qui, malgré 7 petits trous dans la surface joliment peinte, est trompé sur les moyens d’obtenir cette illusion.
Erasmus : « Je me marre! »
Kolbe: «Si, ça sert de courir, en partant BIEN à point!»
Van der Westhuizen: «M’aurait-on trompé sur les moyens de l’illusion? »
La gagne pas la maîtrise ça fait 2/3 matchs ou le coq se sort de sables mouvants, la peau de l'ours s'enfonçant.
RépondreSupprimerEt l'anglois se mit à jouer à son véritable niveau un good game le temps d'un crunche, plus compliqué d'effeuiller la rose.
Entre mêlée et défense les points trop souvent faibles français, bien alimentés par un manque de conquête plus constant.
Heureusement Ramos vamos passe les trois points manquants bel et bien au décompte.
Le compte y est au bout du compte, satisfecit du moment mais la fine bouche reste écornée.
L'impression qu'il y avait que de la bière sur la table et peu de vin grand cru.
Il reste que si on veut porter la plume dans la plaie il y a quand même de quoi triturer avant de tout pansementer. Et qu'il va bien falloir investigamenter un peu plus avant de passer à autre chose côté coaching pour assoir un french rugby restant toujours plus dans l'étincelle qu'un incendie incontrôlable.
J'dis ça pour l'année prochaine, allez au pire sur un malentendu. Ainsi va l'ovale français, c'est comme la politique, on promet, on promet😂
Allez FG aux prochaines municipales...
De chaque côté, ouvert aux quatre vents...
RépondreSupprimerPrenons le temps de goûter au plaisir non démodé de renvoyer les Englishmen au fond du classement de ce Six Nations.
Car la suite ne manquera pas de nourrir une foultitude d'interrogation sur ce XV de France très inquiétant. On nous parle d'une future génération encore meilleure que l'actuelle. Gageons qu'il y ait un soupçon de vérité, car j'ai le sentiment que le train risque de passer pour nos bleus d'aujourd'hui.
Bonjour Frédéric
SupprimerBienvenue dans ce club-house qui est désormais le tien.
Il est de tradition, la premiere fois, de se presenter. D'où nous ecris-tu ?
Ayant assisté au match au Stade de France avec ma fille atteinte de syndrome rare, elle qui a peur de tout a fini par adorer l'ambiance, bien aidée par la fin de match en notre faveur.
RépondreSupprimerCela suffit à mon bonheur.
Pourquoi il semblerait que l'on ait eu moins d'impact avec nos avants lors des deux derniers matchs, je ne sais pas dire et je laisse cela aux spécialistes, peut être un Top 14 trop dense?
Les seuls qui gagnent tous leurs matchs sont les sud Africains, et cela est bien lassant pour ne pas dire bizarre.
Guillaume,
SupprimerTon enfant devait effectivement ressentir de la joie, cette joie de partage qui habite les supporteurs de rugby. Et dans l'enceinte du SdF, ca devait résonner fort.
Tout d'abord, Guillaume, bienvenue ici sur Cote Ouvert, qui fonctionne davantage comme un clubhouse que comme un forum.
SupprimerGuillaume comment ? Ici tout le monde écrit à visage découvert. Pas de pseudo.
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SupprimerMerci pour vos mots de Bienvenue et vos commentaires éclairés.
Supprimer;-)
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RépondreSupprimer"Voilà bien le genre de but de pénalité qu'il faut garder au chaud pour, qu'un soir de finale de Coupe du monde, le trophée Webb Ellis trouve enfin sa place sur une étagère, à Marcoussis."
RépondreSupprimerSérieux, tu imagines un instant que Ramos aura ce plaisir, puisque cela semble être de cet ordre pour lui?
Arrêtons de parler de génération dorée qui devrait tout remporter, c'est faire injure à bien d'autres belles équipes.
Ce tournoi où aucune équipe n'a réellement roulé sur les autres, où chacune a connu un ou plusieurs trous d'air, m'a bizarrement plus intéressé que d'habitude.
Alors certes je vois aucune équipe en capacité de ramener la coupe en Europe. Mais bon on s'en fout désormais.
L'équipementier se fait un pognon de dingue. Toute la panoplie s'arrache dans les boutiques en ligne.
Ce qui était bien hier, c'est que toutes les jeunes générations ont pu vivre devant leur écran ou en direct, ce que beaucoup d'entre nous avons connu il y a fort longtemps devant une TV en noir et blanc.
On peut convenir que cette équipe est bien moins sûre de ses forces et de son rugby que celle de 2022.
Pour les fans absolus de la CdM, je rappelle que désormais pour la remporter, c'est 4 matchs à élimination directe qu'il faut enchaîner contre des équipes de plus en plus coriaces. Et sans une semaine de repos.
Depuis quand l'EdF n'a pas enchaîné 4 matchs sans défaite? CQFD
Pour la génération dorée tu as raison, Lethiophe. D'autant qu'on a une première ligne pas terrible, surtout a droite et une troisième ligne costaude mais pas flamboyante...
SupprimerIl y a déjà un joli bout de temps que je suis les réflexions éclairées de Richard sur ce blog (ou ailleurs auparavant...). On ne se connaît pas, mais je sais qu'il a partagé quelques aventures épiques , pour ne pas dire "PORC" épiques, avec mon plus jeune frère à la fac de Poitiers.Cà créée des liens!
RépondreSupprimerRevenons à nos moutons: "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", nous rabâche-ton depuis des siècles. Question péril, on peut dire que ce match n'en manquait pas , et c'est là un doux euphémisme; à maintes reprises , l'affaire nous a tous semblé bien mal engagée. Mais alors, une question me turlupine: puisque péril majeur il y avait, que ne célèbre-ton la gloire de l'équipe de France? Qui sont ces grincheux qui trouvent que d'encaisser 46 points après les 50 de la semaine passée, çà n'est pas très glorieux? N'est-ce pas une sacrée performance que d'avoir réussi à enchaîner deux victoires consécutives dans ce tournoi d'obstination, pardon des 6 Nations?
Ou alors il faut bien admettre que cette victoire au finish, c'est quelque part l'arbre qui cache la forêt, et qu'on pourrait être à un tournant? Un récent meilleur joueur du monde qui n'a plus vraiment le niveau olympique, un enthousiasme sérieusement réfréné par des staffs aux consignes castratrices pour des joueurs d'exception, sont probablement des composantes de ces matches en demi-teinte. Et même si des "êtres étranges venus d'ailleurs", comme un certain "Elle-Bébé" pour marquer des essais ou un Ramos pour enquiller des points comme d'autres enfilent des perles, sont apparus comme des bons génies sortant de la lampe d'Aladin, j'ai bien peur qu'il faille s'inquiéter pour la suite.
L'histoire nous le dira.
Ah ah, hello Sapon... bien sûr quand s'est croisé à Poitiers. Pas longtemps et pas souvent... pour ceux qui te découvrent ici sûr le blog, ton frère et toi etes les dignes rejetons d'un papa qui fut une figure du rugby français. Grand dirigeant, grand arbitre, écrivain, érudit et homme de convictions. Je vois que tu as hérité de ses traits de plume. Ton commentaire est une belle chronique. Heureux de te compter parmi les nouvsaux contributeurd
SupprimerLe doublé sur l'étagère de Marcoussis pour rappeler que cette équipe ne lâche rien, même si le le sort, souvent cruel nous a grave souri sur ce coup là .
RépondreSupprimerDéjà pas compris comment nos Bleus bleu avaient pu perdre contre les Bocks en quarts, encore moins pourquoi ces Bleus pâle ont gagné hier, c'est tant mieux, le Rugby déteste être mis en équations.
Ce Tournoi compact et invraisemblable ne pouvait pas finir comme une pièce de boulevard, il fallut un scénario Hitchcockien pour désespérer Twickenham et Dublin d'un seul coup d'un seul.
Il n'empêche, nos pilards n'avaient pas la grosse côte avant la première journée, c'est maintenant tout le pack qui inquiète.
Sur l'ensemble du Tournoi seuls Jegou et Flament, voir Cros au métier et Gros au courage semblaient ne pas subir, ça fait peu.
Allez, affaire à suivre.
Hébin moi j'ai bien aimé ce match.
RépondreSupprimerBon, on a battu les Anglais, et ça fait toujours plaisir; ce qui permet de balayer par avance tout commentaire sur l'arbitrage et cet essai de pénalité généreux nous permettant de rester au contact à la mi-temps: pendant des décennies, on a perdu tellement de matchs contre les Godons et autres anglo-saxons pour cause d'oeil arbitral axé par nature sur nos travers et pas ceux des autres pour pouvoir dire que lorsque ça nous arrive à nous, il faut fermer son clapet et ne pas battre des ailes à chaque regroupement comme ce jeune coq de Pollock (qui n'a pas le look de Pocock).
Ensuite, et surtout, ce qui ne m'a pas fait bouder mon plaisir, c'est que les Anglais, enfin, ont joué; et comme ils savent aussi le faire (depuis pas mal de matchs, avec cette litanie de jeu au pied et de chandelles appliquées, on finissait par en douter...), eh bien ils ont fait mouche.
Je sais bien qu'il y a 2 écoles; ceux qui disent que si on a pris autant de points c'est parce que notre défense est une passoire. Mais pour ce qui est de ce match, je suis plutôt de l'autre école: si on marque autant de points , c'est parce qu'on joue un rugby offensif qui est fait pour. Et hier ce fut valable pour les deux équipes.
Comme me le disait un copain, ce qui est embêtant c'est qu'une fois de plus Galthié va se réfugier derrière cette victoire et la comm' qui va avec pour éviter les questions éventuelles qui fâchent; je sais bien que c'est le propre de tout entraîneur, mais il faut bien reconnaître que Galthié excelle depuis quelques années pour se cacher derrière le résultat ou tout ce qui peut être retenu de positif pour esquiver les points noirs.
Le plus gros étant que cette équipe de France, à l'image de (quasiment) toutes ses devancières, ne réussit pas à construire sur la durée un rugby qui gagne en gardant sa fraîcheur et son esprit offensif. Mais peut-être que cette inconstance fait partie de sa nature-même.
Pour ce qui est des hommes, je suis admiratif du mental de Ramos, content du match offensif (et défensif) de Jalibert, et triste pour Serin et Gailleton de les voir rester assis sur le banc.
Certainement que c'est dans nos gènes de manquer de constance et rester plus dans l'étincelle.
RépondreSupprimerDepuis pratiquement tjrs à part le pack fourouxien mais où on voyait peu de jeu, il y a eu ce manque de consistance et de pénétration dans l'axe ainsi que dans la conquête, poussant trop sur la défensive jusqu'à craquer. A part quand il y a du rythme mais compliqué à maintenir tout le match.
Ça vient de se produire également pour les U20 qui s'en sortent in extremis pour un grand chelem qui reste globalement mérité mais sur chaque match, compliqué.
Alors offensif oui, avec une capacité de rythme extrême mais pas évident sur 80 mn. Jalibert confirme son rôle d'animateur pour faire briller Liltle Baby Boom entre autres. ldem pour Ramos restant globalement plus serein que celui astiquant le banc, comme Gailleton qui aurait pu apporter un peu de fraicheur aux 2 centres quand même en difficulté.
Et surtout quel regard et quel travail pour griser ces points noirs et pour que l'EDF soit vraiment jouable gagnante aux paris sportifs
Parce que tout est politique : Serge Blanco en tête au 1er tour à Biarritz...
RépondreSupprimerIl a la stature pour jouer devant maintenant, non ?
SupprimerAllez, on avait dit pas le fisik.
Si Galthié se réfugie souvent derrière la victoire, ça nous va bien.
RépondreSupprimerIl faudrait être difficile pour ne pas avoir adoré ce match, ses essais, ses retournements de situation incessants, cette maudite interception qui nous a levé du siège, et l'improbable final, la délivrance.
Nous ne sommes pas prêts de l'oublier celui là.
Nos gènes, Sergio, je crois que c'est notre championnat.
Il a formidablement évolué depuis 7/8 ans, nous donne un réservoir de joueurs jamais vu, la qualité en plus, et comme les Bleus il remplit les stades.
Pour autant il est chronophage, énergivore,ses intérêts sont souvent incompatibles avec ceux de l'EDF.
Nous avons le beurre, l'argent du beurre, il manque le sourire de la crémière.
Alors peu de rythme,des collisions subies, une conquête famélique et des séquences défensive interminables, infernal enchaînement.
Notre charnière, nos arrières, ont écopé comme des dingues pour sauver le navire,le staff s'adapte, louvoie au gré des blessures, des pics de forme aléatoires, s'en tire pour l'instant mais l'élastique se tends comme un ischio -jambier et va bien nous péter au nez un de ces jours.
Allez Anne ( private joke électoral, merci de m'en excuser)
Excellent commentaire, enlevé moment une charge de brigade légère
SupprimerAnne, c'est la crémière?
SupprimerL'archétype galthiénne...
RépondreSupprimer« Peur, est-ce que c'est le mot peur qui convient ? Je ne sais pas. Ca a été âpre, difficile, complexe. Mais est-ce qu'on a le temps d'avoir peur ? Je ne suis pas certain. Ca a été difficile toute la partie, et on a gagné à la fin. »...
...« C'est différent. Gagner deux fois en deux ans, ça veut dire qu'il y a parfois des joueurs qui étaient là, et qui ne le sont plus. On se rappelle aussi de la blessure d'Antoine en Irlande... C'est une équipe qui a bougé, qui a changé. Sur la composition, sur la compétition, elle a changé. On commence en faisant trois victoires en trois matches, puis il a fallu se battre. Pour ramener un point, pour marquer la pénalité de la gagne. Sur ce Tournoi, les histoires de chaque semaine sont différentes, comme le montrent les résultats du jour. C'est un Tournoi qui a une énorme valeur sportive. C'est monstrueux. »...
...« Je l'appellerais victoire, victoire finale. Et je ne vais pas bouder mon plaisir de le répéter, parce qu'on a gagné deux fois d'affilée. Quand on voit la complexité des rencontres, je ne vais pas bouder mon plaisir. »...
...« On s'est rendu compte que ça n'a pas été facile pour nous. On a commencé idéalement le Tournoi, et on a peut-être cru que cela serait plus simple. On a été vite rappelé à l'ordre. (Sur les deux derniers matches, on a quand même ramené 6 points au classement, avec ce jeu des bonus). Depuis 2020, on a appris qu'un bonus, ça compte. Dans la difficulté, l'équipe a su être juste ! [Contre les Anglais], il y a eu des décisions très justes de la part des joueurs avant la pause : on marque un essai, un essai, un essai. Et puis sur notre momentum, il y a des états qui s'inversent sur des faits de jeu [l'interception de Chessum sur une passe mal maîtrisée de Matthieu Jalibert, NDLR]... Enfin [sur la dernière action], être capable de faire du jeu devant la défense anglaise pendant un certain temps, à 14, puis d'aller chercher la pénalité... Ces deux matches sont le fruit de l'apprentissage des sept dernières saisons ".
Tout va donc bien devant les carreaux, derrière on sait pas, il a dû aussi pécho la crémière, Jlou...
un peu plus qu'une impression, à savoir que le jeu de ligne des U20 retrouve un peu le temps du passé, on y voit des 3/4 lancés à la prise de la balle suite à la passe de son partenaire, alors que pour l'équipe "A" on ne le voit quasiment jamais, comprenne qui pourra
RépondreSupprimerUne chose qu'Antoine Dupont même pas très bon , on ne pourra lui enlever c'est Iris Mittenaere; là il est champion du monde avec Miss Univers ahahhahahah
RépondreSupprimerHello
RépondreSupprimerDernier jour au petit paradis
Réflexion matinale apres un café a l'ombre des bananiers : se méfier des beaux Crunchs. 1991 ? 2015 ? 2023 ? Ça na rien donné de tres bons derrière. Serait-ce du trompe l'œil ? De l'amuse gogo ? Et 1995 a Pretoria ? Pour du beurre.
Alors oui ce Crunch 2026 aete sympa, emballant, ouvert. Du spectacle. Mais côté francais trop de trous dans le gruyère pour etre vraiment rassurant. Quant a LBB, j'espère qu'il sera aussi determinant en 2027 en Australie. Quand ca va compter. Tout comme Ramos.
SupprimerD'ici là, Oscar nous dit qu'il faudra prendre "Une bataille apres l'autre"
Supprimer96 points en 2 matches ! shawn Edwards a du pain sur la planche...
RépondreSupprimerIl y a plein de choses que je ne comprends pas mais mon QI n'a jamais suscité ni envie ni jalousie mais comment peut-on garder Moefana au centre avec Barassi alors que l'on a renvoyé à l'écurie ou presque Gailleton et Brau Boirie qui ont livré des copies propres lors de leurs prestations.
c'est bien beau d'avoir un réservoir bien rempli mais si on conduit une Rosalie, quelle utilité ?
d'ailleurs, faible défense et l'attaque est- tellement fiable qu'on balance le ballon devant et Bip-Bip plante la petite graine qui nous fait vibrer.
mais Rassie Erasmus, il a tout vu ! il a vu qu'on laisse Alldritt au patûrage (est-il vraiment hors de forme ? a-t-il des soucis extra sportifs ?). Contre l'Ecosse, on met en jachère Meafou et Flament alors que le monde nous les envie, Dupont est la cible de stratégies les plus élaborées anti-lui, donc il est moins bien, c'est à peine si on ne va pas faire un procès à Iris comme étant la meilleure stratégie
Alors, mettons Fabien Galthié devant ses responsabilités et cherchons nous aussi des stratégies pour contrer les équipes qui ont compris qu'il fallait nous étouffer pour éviter le déploiement de la cavalerie. on a des jeunes qui vont percer, sans doute rapatrier en pilier droit Bouboule Tuilagi (et lui interdire les rouscailles) en digne successeur d'Atonio, Gros étant aussi très bon depuis quelques matches (Ecosse).
Et puis mention à Jalibert qui nous sort un tournoi de belle facture avec des qualités dignes des grands demis d'ouverture.
Finalement, on commence le tournoi en cueillant l'Irlande à froid (mais ils n'avaient pas tous leurs titulaires (mais on s'en fout, fallait être prêt à temps)), on déroule avec les Gallois et on commence à voir les prémices du sable dans les rouages contre l'Italie qui annoncent en fait la branlée écossaise et le coup de bol final contre les Anglais.
on n''est donc pas une grande équipe, de celle favorite pour le Webb Ellis.
Mention spéciale aux Gallois qui mettent fin à une série noire de 15 défaites et se refont la cerise contre l'Italie et je suis heureux pour ce peuple courageux qui compte dans ses rangs Catherine Zeta Jones
Bravo à Didier Codorniou pour sa réelection à Gruissan
Que peux-tu on ajouter à cela ? Tout est bien dit. Excellente synthèse.
SupprimerLe petit prince : 79 % taux participation, 63 % votes favorables. Il est vraiment le prince de Gruissan.
SupprimerPour Tuilagi, c'est les rousquilles, Philippe (encore un truc catalan délicieux mais plein de sucre).
SupprimerSur le site de l'Equipe, très intéressant debriefing du Tournoi et du jeu de l'EDF par JB Ellissalde et A.Bardot.
Notamment sur les raisons pouvant expliquer le contraste entre les 3 premiers matchs et les 2 derniers, et d'abord sur le plan défensif.
En synthèse, ca donne quoi ?
SupprimerQue défensivement les Anglais ont bien noté que contre l'Ecosse on avait des absences d de replacement
SupprimerJe reprends...
SupprimerQue défensivement les Anglais ont bien noté que contre l'Ecosse on avait des absences dans le replacement, avec illustration sur le premier renversement anglais au bout d'à peine une minute; difficile d'invoquer la fatigue physique, comme pour Moefana un peu à la rue contre l'Ecosse. Manque de communication entre joueurs (notamment des expérimentés), schémas de défense déjoués par les Anglais (notamment sur le renversement amenant l'essai de Joe Coles), Matiu dépassé pour sa première cape, etc... Elissalde n'accable pas les joueurs, mais dit très clairement (et c'est pas le seul) qu'on ne peut pas prétendre gagner une Coupe du Monde en en prenant autant, même si offensivement on marque beaucoup. Il détaille bien les progrès sur les ballons hauts, à la fois par le choix de joueurs (Attissogbe) et le placement autour de celui qui monte au ballon, pas nécessairement pour le capter mais avec une organisation au point de chute pour le récupérer. Que la défense a été très bonne et rugueuse sur l'homme, mais pas sur le mouvement ensuite (différence entre intensité courue et intensité chéplusquoi, on a voulu aller encore plus vite que les Ecossais là où il s'agissait de les ralentir (parfaite illustration dans le match Irlande-Ecosse où les Irlandais sont redevenus les pénibles qu'ils ont toujours été, souvent à la limite et même au-delà pour ralentir les ballons écossais, avec une grande indulgence de l'arbitre Mr Pearce -que j'adore pourtant-). Tout ça après avoir longuement discuté (Elissalde) avec Sempéré.
Bref un constat pas forcément alarmant de sa part -ce sont des axes de travail à ajuster pour que tout fonctionne bien en même temps-, mais à travailler impérativement quand il s'agira d'arriver dans les phases finales d'une Coupe du Monde contre du lourd, faute de quoi on passera une nouvelle fois à la trappe...
Ils ont cru certainement qu'ils les prendraient plus vite, mais encore une fois, ils vont très vite pour prendre à leur cpte des turn over entre autres, mais moins construit que les Écossais, moins forts dans la pénétration, les fondamentaux, des secteurs où ils se mettent assez régulièrement en difficulté où Ils ont du mal à s'appliquer.
SupprimerComme dit un certain, la France possède l’attaque des Fidjis, la mêlée de l’Australie et la défense de la Namibie.
C'est 4 matchs éliminatoires où il faut être bon en CDM. Des remarques répétées régulièrement.
On ne peut pas être bons sur tout mais faut essayer d'être mauvais sur pas grand chose.
Et pis (pour le soudeur d'Allan) souder par temps de pluie ça ne donne jamais rien de bon...
"Bouboule "tout est dit , rajoutons qu'il ne joue pas au poste disponible, son avenir est loin d'être tracé en EDF.
RépondreSupprimerPour la défense dont à laquelle qu'on cause beaucoup, il conviendra de préciser que les équipes en souffrance de ballons défendent beaucoup moins bien que celles qui dominent.
Étonnant non ?
Allez , avec l'aimable participation de M.De La Palice.
"Bouboule", c'était l'ami d'enfance de Coluche...
RépondreSupprimerJuste pour alimenter le débat, quelques commentaires de l'excellent Zanardi :
RépondreSupprimer"Comment expliquer ces sept essais concédés et cette nouvelle faillite de la défense du XV de France ?
D’abord par des raisons pragmatiques, à commencer par l’incapacité de la conquête bleue, qu’il s’agisse de la mêlée comme de la touche, à priver son adversaire de ballon ou ne serait-ce qu’à les "pourrir" un petit peu. Un postulat duquel découle un effet domino imparable puisque, forts de ballons de qualité, Écossais comme Anglais ont pu lancer leur jeu dans des conditions idoines"
CQFD.
Allez, la meilleure des défenses serait celle dont on a pas besoin ?
Ben c'était l'attaque, mais visiblement ça suffa pas... du moins dans l'ovale
SupprimerBonsoir,
RépondreSupprimerTrès bon résumé de la soirée de samedi.
Je suis dans l'interrogation de la 1ère ligne inchangée depuis le forfait malheureux d'Atonio. On se fait manger dans chaque combat. Et combien de pénalités en mêlée fermé ? A chaque fois, l'arbitre a raison. Et on ne change pas!!!! Ca donne des munitions dans notre camps (touche ou pénalités transformés). On n'a pas de piliers vaillants dans cette génération doré ?
Les commentaires des autres copains de ton club house vont aussi sur la défense et notre chance d'avoir un ailier aussi décisif.
Soyons heureux d'avoir gagné le tournoi (on ne se rappelera plus des 2 derniers matchs) et de faire aussi comprendre aux anglais que perdre sur le continent avec un arbitre non Anglo Saxons est frustrant.
Mes mots sont maladroits et ton talent si stimulant que je me suis quand même lancé dans un commentaire comme je te l'avais promis ce midi!
Merci et amitiés
Philippe
Donc stimulé, c'est déjà mieux que FG ...😉👍
SupprimerBonjour Philippe
SupprimerBienvenue au club house
Bref une gestion galthiénne restant erratique, évasive certainement jusqu'aux yeux des joueurs, ne trouvant pas chaussure à son pied, Ben parce que le gars n'est pas cordonnier.
RépondreSupprimerEt t'as beau essayer de la chaussure de marque si elle n'est pas adaptée à la forme du pied
Ben c'est pas le pied bien sur.
Et encore heureux, la chance qu'il n'y ait pas de piedbot non plus dans l'équipe (pas le journal)😁
Je sais pas si j'ai bien compris :
RépondreSupprimerSergio maire de Biarritz ?
Allez, cachottier 😇
Ben ouais, enfin l'autre...
RépondreSupprimerY connait du monde mais bon le gars a un style de gestion assez conservateur, je pense.
A part les parigots sur la plage, situation tendue quand même à Biarritz
Pour parler d'autre chose que du Top14, vendredi soir j'ai pu voir Bath-Saracens (un gars a acheté les droits et diffuse ça sur Youtube façon réseaux sociaux). Avec Finn Russell à la manoeuvre, sacrée belle équipe, à Bath; n'en déplaise à C+, y'a du très très beau rugby ailleurs qu'en France...
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