En bon maquignon, Fabien Galthié n'a pas manqué de signaler au coup de sifflet final de la deuxième journée que cette Coupe des Nations était en partie déséquilibrée, certaines nations disputant à l'extérieur leurs rencontres supposées se dérouler à domicile. Du bricolage à l'anglo-saxonne, qui ne tient absolument pas compte de l'équité, qu'une nation latine serait en droit de demander. Et d'obtenir. Cela dit, vous n'êtes pas naïf au point de vous interroger sur la toute-puissance d'une institution qui n'a que faire de ces détails et s'en soucie comme de son premier drop-goal.
Rassemblant les tests-matches de l'été et ceux de l'automne pour construire une nouvelle compétition internationale entre deux Coupes du monde, World Rugby songe d'abord à remplir son tiroir-caisse, et quoi de mieux que cette Coupe des Nations pour attirer les sponsors et les diffuseurs télé à défaut du chaland. Et tant pis si un calendrier mal fagoté jette le discrédit sur ce miroir aux alouettes médiatiques qui oblige les internationaux à rajouter un match de haut niveau au cul d'une saison déjà bien assez énergivore. Il sera temps pour eux, de retour du Japon, d'envisager les vacances sous la canicule. En revanche, gouverner c'est prévoir et je m'étonne que ce sujet - rencontres dispatchées au bon vouloir des organisateurs - ne soit abordé que maintenant et que personne, au sein de la FFR, ne se soit préoccupé de ce déséquilibre.
On a déjà dit que la Coupe des champions, construite de guingois avec des Sud-Africains sur les cendres de la Heineken Cup qui réunissait de façon disparate des provinces irlandaises, des franchises écossaises et galloises ainsi des clubs français, italiens et anglais, est la preuve que le rugby ne sera jamais mondial tant il demande une adaptation aux règlements et aux règles édictés par les gros pardessus anglo-saxons qui ambitionnent de diriger, seuls, ce sport, et acceptent du bout des lèvres la présence de nations latines et exotiques dans le seul souci de faire nombre et d'éviter la consanguinité.
Ce bric-à-brac ne parviendra pas à nous gâcher une deuxième période de rêve, samedi à Brisbane, offerte par une équipe de France bis où seuls Mauvaka, Meafou, Ntamack, Moefana et Brau-Boirie disposaient du statut de titulaires à part entière. On savait les Australiens en difficulté, ils le furent davantage face à la maestria offensive de Tricolores qui sortent d'une saison éprouvante et passent leurs temps dans les halls d'aéroports. Une fois les repères trouvés et les réglages effectués sous la conduite d'un capitaine de combat en la personne de Maxime Lucu, dont l'humilité le dispute à la pugnacité, la justesse à l'énergie, ce XV de France modelé en fonction d'impératifs qui prennent en compte les temps de repos, les blessures et les polyvalences, donna le meilleur d'un jeu qui nous colle à la peau une fois évanouie la lubie de la dépossession.
C'est vrai, les Tricolores n'ont jamais su ni pu, jusqu'à présent, remporter consécutivement trois rencontres de haut niveau, et la défaite face aux All Blacks, certes de faible écart, nous le rappelle cruellement. Et c'est pour cela, entre autres choses, que la France n'a jamais soulevé le trophée Webb Ellis. Et quel que soit le résultat du prochain test, à Tokyo, face au Japon - on l'imagine favorable -, ce voyage ovale monté à la hâte nous démontre, s'il en était besoin, que la formation française est la meilleure du monde, ce qui est à la fois une consolation mais aussi une frustration.
On suit donc le Onze de France se diriger vers une nouvelle étoile. Quand ils ne sont pas irrésistibles collectivement, les Bleus savent disposer leurs joueurs hors-normes - Mbappé, Olisé, Doué, Dembelé - face au but adverse pour forcer le destin. Et quand les flèches ne trouvent pas la cible, un lien invisible relie alors leurs coéquipiers moins médiatisés et densifie la défense et le milieu de terrain en attendant de meilleures minutes qui, invariablement, finissent par arriver. Je ne sais pas si cette martingale footballistique, où le beau geste a toute sa place, peut inspirer les cousins d'Ovalie mais en attendant l'année prochaine, l'aventure américaine d'une bande de copains qui jouent au football comme lorsqu'ils étaient sur le terrain de leurs enfances, en liberté, nous offre de belles soirées et de quoi méditer.

Bonsoir Richard
RépondreSupprimerJe n'a regardé ce match que par intermittence car cette compétition ne m'intéresse pas plus que ça ...marre de ces compétitions a répétition , a part faire rentrer de l'argent , je n'en vois pas l’intérêt car trop de matchs tuent les matchs...la seule chose positive fut que Jalibert a été encore bon sur un autre poste , que Lucu démontre sa maitrise ...
Quand au foot , je ne sais si on sera champions mais en tous les cas on en a les capacités car entre une attaque de feu , un milieu solide et des arrières costauds , je ne vois aucune équipe aussi bonne , mais un match reste un match et sur un coup de malchance on peut perdre...Mais même si M'bappé n'est pas ma tasse de thé , il est vraiment très bon dans cette CDM;
Pour le tour de France , je regarde car j'aime voir ces coureurs du premier au dernier faire des efforts que peu pourraient faire ...et tu as raison, aujourd’hui on parie sur le 2 et 3 à l'arrivée et puis Franck Ferrand nous fais découvrir ou redécouvrir notre si beau pays ...
Si on gagne la CDM de foot , Deschamps sera libre et auréolé , il serait bon qu'il prenne la place de Galthié pour que l'EDF rugby soit championne du monde ; et ne pas oublier qu'il est de Bayonne ( il me semble) .....cela aurait de la gueule..... ahahaa
Bonjour Marc
Supprimerles deux rencontres de ce XV de France ont été agréables à suivre, on a re trouvé du flair et de l'envie. La compétition, elle, c'est autre chose. Un Canadra Dry. Concernant les footeux, pour avoir suivi presque toutes les rencontres, il n'y a aucun nation capable de rivaliser avec les Bleus. Peut-être l'Espagne, à condition de Olmo et Yamal montent leur niveau de deux crans. Quant au Tour, c'est syhmpa quand Pogacar ne lance pas sa machine électromagnétique. Est-il humain de ne pas transpirer pendant et après l'effort sous une canicule ? Il y a un côté "martien" qui me fait perdre le goût du vélo. Quant à placer Deschamps en équipe de France de rugby pour préparer le Mondial australien, why not. Pour quelques conseils éclairés. Quand tu gères autant d'égos dans une équipe de onze, tu en retires forcément de l'expérience. Je vois plutôt Onesta au chevet des Tricolores. Son long entretien dans le Midol Mag est une mine de renseignements. On y trouve aussi l'explication de la défaite contre les Springboks en quart de finale 2023...
Un post pas du tout visionnaire mais lucide de ce quotidien sportif pas encore lunaire mais très solaire caniculairement parlant et qu'on peut considérer comme on veut, moi le premier, car il faut vraiment en avoir envie en cette météo ambiante. La coupe n'est pas encore pleine mais ça rime pas trop mal pour les Français afin de la remplir.
RépondreSupprimerOù on voit un Lucu plus rassembleur et pragmatique sur lequel on peut compter, face à la fusée concurrente Dupont finalement plus aléatoire et "techniquement" plus compliquée à gérer.
Clin d'oeil à Marc et sa Corsica Bella où s'est déroulée entre autres le trail la Restonica trail by
UTMB, 69 km 6000m de dénivelé positif, du moins la catégorie dans laquelle a couru le fils d'un pote, de 2 h du mat 20h40 son arrivée.
Bref des trucs de ouf par ces chaleurs où les pratiquants ne ménage vraiment pas leur organisme, mais chacun fait ce qu'il lui plaît dans la palette toujours plus large des activités proposées.
Voilà, maquignonage, bricolage de ces espèces de marchés d'été pour attirer les touristes que nous sommes dans nos canapés pendant que d'autres s'usent la sueur, finalement rien de bien nouveau.
Quant à la consanguinité de ces par-dessus de notre temps dans ces châteaux féodaux, juste une inféodisation par l'argent.
Belle relance, Sergio.
SupprimerSergio , ces trials ne sont pas humain et je me demande comment font ces sportifs pour aller au bout de l'exploit ...et de plus avec cette canicule qui ne doit pas arranger la mécanique ...je ne sais s'il y a eu de la casse , j'espère que non ! Je me souviens il y a pas mal d'années d'une course qui faisait le tour des lacs de montagne au dessus de corte , gagné par un népalais qui à l'arrivée est remonté pour aller chercher le second et l'accompagner jusqu'à l'arrivée ....geste sportif incroyable
SupprimerMerci Richard, commentaires toujours pertinents, voire... Percutants !
SupprimerAh Bob, bienvenue sur le blog, dans le club-house qui sera désormais le tien... Le Tour passe a Treignac, hait lieu de nos réunions annuelles entre bloggueurs
SupprimerDawa Sherpa, le premier vainqueur du TMB. Je l'ai connu....extrêmement sympa effectivement.
SupprimerOu Sangé Sherpa, tout aussi adorable.
SupprimerLe seul coureur que j'ai vu sortir son pipo traditionnel du sac a chaque ravito pour jouer un morceau en hommage aux bénévoles!
Allez, tout ça en négociant un top 5, quand même!
Hello Richard, tu as voulu me rendre triste ou relancer le débat ici?
RépondreSupprimerQuand tu écris "seuls Mauvaka, Meafou, Ntamack, Moefana et Brau-Boirie disposaient du statut de titulaires à part entière." Tu parles je suppose du XV de départ ?
Donc tu mets Lucu sur le banc ou pas si Dupont est titulaire?
Jalibert effectivement n'est pas un titulaire en 15. S'il avait joué 10 comme il a joué une semaine plus tôt, aurais-tu interverti Ntamack et Jalibert dans cette liste ?
Moi en tout cas j'ai aimé l'embrassade entre ces deux, elle ne semblait pas feinte. Peut-être qu'un jour on saura expliquer pourquoi l'un convient mieux que l'autre et dans quelles situations exactement.
Je craignais fortement que ce positionnement en 15 soit le baiser de la mort et il s'en est bien tiré alors même qu'on n'a pas la polyvalente d'un Hsstoy et surtout bien entendu d'un Ramos.
Romain revient super bien et j'espère que tout le monde s'en réjouit. Et j'espère que Thomas Ramos va bien se régénérer pour cette année 2027 qui arrive.
J'espère enfin que la France se classera deuxième et non première des équipes du nord à la fin des 6 matchs. Ou du moins qu'elle choisira si elle doit faire le match de l'année ou pas selon le classement, en vue de préparer au mieux cette CdM.
Ce qui est étrange est que ce championnat des nations (ne pas confondre avec la coupe des nations, échelon inférieur) aura lieu l'année qui précède la CdM et l'année qui suit. Il n'y aura donc qu'une année "off des volontés de World Rugby" pour protéger la tournée des Lions britanniques et espérer des tournées de tests matchs à l'ancienne où des pays se choisissent(?) pour se visiter et se confronter.
Je n'ai pas plus compris si la traditionnelle compétition entre nations du sud (Le Rugby Championship) équivalent du 6 nations, aura lieu et quelles années. Puisque dans cette compétition actuelle les nations du sud ne se rencontrent pas entre elles.
Donc par exemple pas de Australie Argentine en aller retour cette année ?
Le XV de France des titulaires semble être le suivant : Ramos - Penaud, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey - (o) Ntamack, (m) Dupont (cap.) - Ollivon, Guillard, Cros - Meafou, Flament - Aldegheri, Marchand, Gros.
SupprimerAvec une équipe bis ainsi constituée, il y a de quoi avoir le sourire et regarder l'avenir avec confiance : Spring - Attissogbe, Depoortere, Brau-Boirie, Grandidier - (o) Jalibert, (m) Lucu (cap) - Nouchi, Gazzotti, Jegou - Auradou, Verhaege - Bamba, Mauvaka, M. Alo-Emile.
Tu sais quoi ?
SupprimerAu train où vont les choses, ton XV des titulaires semble déjà dépassé, et la hiérarchie bousculée ou du moins remise en question. Je suis d'accord sur l'inintérêt sportif de ce Championnat des Nations, mais il a au moins le mérite de permettre à certains joueurs de marquer des points. Abondance de biens ne nuit pas...
Compétition sponsorisée par Leroy-Merlin et Bricorama
RépondreSupprimer🤣
SupprimerAller Brive, mon cher NINI.
RépondreSupprimerBen voilà, on trouve tout chez Leroy Merlin Des Bleus intéressants, des Blacks renaissants, des Bocks écœurants, des Australiens désolants, des Irlandais plan-plan, des...oui ça va , on a compris.
RépondreSupprimerAllez, ok boomers.
Une Ecosse fidèle à elle-même, des Fidjiens fatigués si peu volants, des Japonais nippons ni mauvais...
Supprimer"On a trop souvent reproché à World Rugby son immobilisme pour ne pas souligner quand, pour une fois, l’organe mondial se veut proactif et prend des décisions à même de faire évoluer son sport vers la modernité. Depuis l’été dernier, les séries de tests "à l’ancienne" dans un seul pays ont donc vécu, afin de laisser place au flambant neuf Championnat des Nations, afin d’offrir un nouveau souffle à cette fenêtre du rugby international."
RépondreSupprimerToute modestie mise a part ça aurait pu être du Zan Lou, non ?
Allez, le reste dans Midol.
Bof. La modernité, à ce compte-là, c'est de l'amateurisme. Du neuf avec du vieux. Une compétition miroir aux alouettes construite sur le sable des tournées, qui sont devenues des jet-tests en fuseaux horaires. Un classement alambiqué d'où l'équité est absente, des compositions d'équipes bis. Bref, tout ce que je déteste. Ca ressemble au circus pro que voulait mettre en place un dénommé David Lord en 1984 et qui obligea l'International Rugby Board à accepter le projet ferrassien d'une Coupe du monde, que Bébert 1er proposait chaque année depuis 1979. Ô, Lord !
SupprimerQuestion souffle, il n'est pas question non plus d'assistance respiratoire pour quelque chose qui risquait d'en prendre le chemin.
RépondreSupprimerD'ailleurs les décideurs s'arrangent comme ils veulent puisque d'après ce que je comprends la tournée l'année prochaine des Lions se trouve protégée. Et pas de championnat des nations.
Donc le nouveau souffle ça reste du bizz.
Les décideurs décident, les joueurs jouent et nous on regarde et donc on consomme, une coupe après l'autre, et les investisseurs sous les palmiers si tout marche bien
On consomme ou pas , moi je ne consomme pas ces compétitions de seconde zone a fric ....et de plus en pleine CDM de foot , je ne peux pas tout faire aahahhahh
SupprimerDans l'ordre des priorité, il y a le Tour de France et la CM de foot. Et là, j'avoue que l'étape du Cantal était vraiment bien. Mais France-Espagne puis Argentine-Angleterre, ça a de la gueule.
SupprimerLes organisateurs-inventeurs du trophée Webb Ellis avaient pris soin de trouver un créneau hors des JO et des CM de foot. World Rugby 2.0 prend ce qui reste pour remplir sa money-machine. Comme écrivit un jour Tautor, "Juice Compagny"...
SupprimerMais là, les gouttes sont maigres...
SupprimerIl faut reconnaître aux dirigeants de WR une qualité : ils savent détecter les espaces libres. Non pas ceux laissés par une défense montée trop vite, mais ceux du calendrier. Aussitôt un week-end apparaît-il qu'il devient une case à monétiser. Les sponsors jubilent, les diffuseurs applaudissent, les comptables débouchent le champagne. Les joueurs ? Ils ajouteront simplement un match de très haut niveau à une saison déjà assez longue pour transformer un troisième ligne en pensionnaire permanent de l'infirmerie. Après tout, les tendons sont renouvelables ; les droits télé, eux, ne se négocient qu'une fois.
RépondreSupprimerCette passion pour les constructions audacieuses ne date pas d'hier. La Coupe des champions ressemble parfois à un meuble acheté en kit : à la fin, ça tient debout, mais personne ne sait vraiment comment on en est arrivé là. On y ajoute des équipes, on en déplace d'autres, et l'on finit par appeler cela une grande vision stratégique.
Car le rugby mondial continue de fonctionner comme un club privé dont les clefs restent jalousement accrochées à la ceinture des mêmes dirigeants anglo-saxons. Les autres nations sont les bienvenues, bien sûr, à condition de ne pas déplacer les meubles. On les invite avec le sourire pour garnir la photo de famille, mais lorsqu'il s'agit de décider de l'avenir du jeu, les portes se referment discrètement. Le rugby se prétend universel ; sa gouvernance, elle, continue de parler avec un accent très particulier...Bon courage à Abdel Benazzi
En attendant, on continue d'empiler les compétitions avec l'enthousiasme d'un enfant qui construit une tour en Kapla. Tout le monde admire l'ouvrage... jusqu'au moment où quelqu'un éternue.
Dans le Midol rouge de ce lundi une p'tit article sur "Les hommes de l'ombre" agents sportifs intermédiaires entre les clubs ovales et les joueurs (dont notre plumiste du blog) pas inintéressant pour mieux connaître la profession...
RépondreSupprimer😉
SupprimerOn ne rapportera pas la coupe à la maison , Espagne forte , France faible donc ça fait 2 à 0 ...je me demande quand même que peut il se passer dans la tête des joueurs pour passer totalement à coté d'une demi finale ...ils sont quand même bons , alors pourquoi sont ils devenus mauvais ? c'est incompréhensible à mes yeux , tu perds après une bataille épique , c'est le sport , mais quand tu perds sans ta battre , je ne sais pas ce que c'est ? Si Fouroux avait entrainé cette équipe , il aurait mit le 14 juillet , la bastille , la révolution, le drapeau au centre du discours pour motiver les joueurs , mais n'est qui fouroux qui veut et peut être que notre DD est un peu cuit après toutes ces années et n'a pas su trouver les bons mots et la bonne tactique ...dommage
RépondreSupprimerPerdre contre plus fort, c'est le sport. Perdre sans combattre, c'est déjà du tourisme.
SupprimerDes touristes qui mettent le feu et partent en courant, laissant le soin aux pompiers de service d'éteindre ces fausses bonnes ni arrivées
SupprimerLors du 14 juillet 1979, Fouroux n'était pas l'entraîneur du XV de France. C'était Elie Pebeyre, le manager, et Toto Desclaux l'homme de terrain. Fouroux est arrivé en 1981. Juste pour info.
SupprimerVous avez aimé le Galtoche bashing, vous allez adorer le Didier désamour....
RépondreSupprimerAllez, et je vous cause pas du Kiki .
je n'en veux pas a DD car ce sont les joueurs qui sont sur le terrain et hier il y avait 9 absents en dehors de Rabiot et Maignan ; mais peut être qu'il n'a pas su trouver les mots pensant qu'ils n'avaient pas besoin d'être motivés, car quand tu joue une demi de CDM tu dois être motivé
SupprimerC'est surtout un plan stratégique peu pertinent (pressing haut) qui a plombé les Bleus en bas rouge. Pas assez de présence et d'activité en milieu de terrain. Une équipe coupée en deux et puis des passes molles, imprécises, une rareté chez cette équipe réputée technique. Mbappé n'est pas un capitaine stratège. Il fallait passer au plan B (recul de la ligne de pression pour attirer les Espagnols et jouer la contre-attaque), mais personne n'y a pensé. L'Espagne, pour sa part, avait tout juste : le système et les passes, le mental et les inspirations. "Dégonflés" : voilà que ce L'Equipe aurait pu titrer. Dégonflés les têtes, dégonflés pour n'avoir pas voulu tenter leurs chances crânement. Sauf dans les 10 dernières minutes.
SupprimerToutes proportions gardées, cette demi-finale me rappelle le quart contre l'Af-Sud: on a été battus parce que De La Fuente a été tactiquement meilleur que Deschamps, en quadrillant très bien le terrain au milieu et devant la défense pour couper les lignes de passe dans la défense et boucher les espaces. Si on ajoute l'habituelle absence de prise de risque individuelle (un contre un, débordements), et l'absence de plan B, le résultat est logique et foin d'arbitrage ou de sortie sur blessure ou pour cause de carton jaune: on a été battus par plus forts que nous et point-barre.
SupprimerPeut pas résister à celle-là, Dembelé, ballon dort
RépondreSupprimerEt celle-là aussi de l'immense JL Murat "Je vénère Deschamps. Il faut toujours un Sardou en équipe de France"
Du même aussi, "Platini était le vestige unique de la Renaissance italienne"
Marco Pantani "Un guitar héros fauché par une overdose en pleine tournée"
A propos des grands sportifs "il se passe tellement de choses dans leur tête. Ils sont un point de rencontre entre l'homme et Dieu»
Voualà voualà....
Excellent : Dembélé, ballon dort ! Sacré Sergio. Tu es champion du monde, toi.
SupprimerPas mal.
RépondreSupprimerJe dois manger le bord de mon chapeau. Naïf, j'imaginais déjà DD donner quelques conseils à Fabien Galthié et lui prêter sa chatte le temps du Mondial. J'imaginais l'élite du football français - une génération dorée d'attaquants - à savoir Dembélé ballon d'or, Mbappé capitaine flamme, Doué (comme son nom l'indique), Barcolla l'acrobate sprinteur et "Champ" Olisé, sortir des gestes et des choix dignes des Galactiques qu'ils sont tous les cinq. Tirer l'équipe vers le haut au point que la défense française n'aurait presque rien à faire si ce n'est envoyer les ballon devant.
RépondreSupprimerMais patatras. Dembélé ballon dort (merci à Sergio), Mbappé capitaine flemme, Doué pas tant que ça, Barcolla les pinceaux pris dans les filets et Olisé enlisé... Adieu rêves, buts et gloire. Ca ne Rimet plus à rien. Suffisance ? Je ne crois pas. Mais c'est une piste. Faible culture tactique ? Plus sûrement. Deschamps n'avait pas la clé, comme il y a quatre ans. Bouffé par meilleur, plus malin, mieux organisé, plus confiant. Comme Galthié en quart face aux Springboks.
Leçon d'humilité, de cohésion, de technique, de stratégie, de mental. C'est beau le sport. Et quand il est collectif, il renvoie à la notion d'équipe. Qui elle-même est un petit concentré de société. Ca nous parle, forcément. Au talent individuel, l'Espagne a répliqué par le talent collectif. A l'exploit par la maîtrise. Au destin par le devenir. Et nous voilà à regarder un France-Angleterre ! Qui alignera ses remplaçants ? Qui voudra terminer en beauté, finalement ? Qui aura assez de coeur, d'énergie, de ressource et de fierté, pour boucler l'aventure sur une bonne note, positive ? Là aussi, un test de caractère dont l'issue n'est pas sans nous indiquer quelques pistes de réflexion pour dans quatre ans.
SupprimerEt pour les passeurs d'ovale, un Japon-France bien moite à l'heure du café matinal à l'ombre des platanes et des cyprès, en pleines vacances caniculaires, au son nasillard des grillons. Pour ma part, dans une chambre d'hôpital, avec une hanche droit toute neuve. En attendant la gauche.
SupprimerBienvenue au club...
SupprimerJapon/France ça pourrait être bridé question appétence reste à voir ce que les cigales vont faire à l'arrière pour débrider la moiteur, façon spa.
Comme l'a dit De la Fuente, match des meilleurs joueurs mondiaux contre la meilleure équipe nationale.
Un collectif, une humilité, une abnégation, un coaching tous avec une grande lettre majuscule aurait peut être davantage mis dans l'embarras une Espagne qui se serait retrouvée davantage avec des Don qui shootent quedal.
Reste un France Angleterre sans faim en attendant les transats sous les palmiers ou ailleurs qu'ils enchaînent direct derrière.
Allez bon rétablissement et bonne rééducation, à Cap Breton ?...
Bonjour au club également et bonne récupération.
RépondreSupprimer;-)
SupprimerOh ben dis donc, vas revenir tout neuf notre boss !
RépondreSupprimerBon courage, et a bientôt sur les deux jambes.
Allez Richie
Yep
SupprimerJ y suis (re) passé le 9 juin dernier.Tu vas bientot pouvoir lever la jambe !
RépondreSupprimerAh ah ah... coquin
SupprimerYa une section spéciale au sein du blog 🤔
RépondreSupprimerFaut croire que oui ;-)
SupprimerJe propose la section Salvadoré Adamo.
SupprimerPoses tes mains sur mes hanches.
Allez, ne prends pas cet air furibon.
J’me marre parce qu’à défaut de hanches, moi, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime, j’aime mes genoux, le reste je m’en fous.
SupprimerEt sinon, toujours rien à dire sur les différents matchs, demis, finale top14, tournée…j’ai réussi l’exploit de tous les rater. Je rêve souvent d’avoir enfin, les fesses à terre.
A l'heure où c'est la norme de dire et écrire qu'un match pour la troisième place est une farce sans intérêt, je viens ici apporter ma singularité.
RépondreSupprimerLa troisième place est pour moi une place que j'affectionne particulièrement. Elle démontre qu'il n'y avait aucun regret puisqu'on n'a pas été en capacité d'atteindre la finale (parfois pour des enjeux politiques qui nous dépassent) mais elle permet de démontrer certaines "valeurs".
Je ne développerai pas, mais ne pas avoir envie de jouer ce genre de match en dit plus long sur cette absence de valeurs que sur un ego ou une ambition légitimement mis à mal.
Enfin, c'est une manière de terminer une compétition par une victoire.
Donc à choisir, je préférerai toujours une troisième place si elle était tait assurée, que le risque de se retrouver perdant d'une finale. Ce qui est la pire des désillusions, bien plus que de perdre en quart ou en demie.
C'est pour cela que la CdM de 1995 est la coupe du monde la plus réussie et de loin. N'en déplaise à Pierre Berbizier.
Au delà du fait qu'on peut s'enorgueillir d'avoir contribué aux desseins de Nelson Mandela, au prix "d'arrangements" de tous ordres, c'est la seule compétition qu'on termine sur une victoire...Contre les Anglais, quel pied.
Avec une équipe quasiment inchangée avec juste 2 changements. Poste de pilier.
Et surtout au poste de troisième ligne.
Un peu comme si les dieux du rugby avaient perçu que ce match là, symbolique (pour moi😊), il fallait qu' Albert Cigagna en fasse partie.
Et qu'à l'inverse, à cause de ce qui se passerait plus tard, bien plus grave qu'une défaite en demie, Marc Cecillon ne soit pas sur la feuille de match.
A noter qu'il reste à ce jour toujours risqué de croiser sa route au sens propre comme au sens figuré.
https://www.midilibre.fr/2018/09/11/lex-rugbyman-marc-cecillon-condamne-une-nouvelle-fois,4694353.php
Je n'entrerai pas dans ces considérations.
RépondreSupprimerSinon l'EDF se place pour la suite de ce championnat des nations. Score maitrisé, le jeu moins bien même s'ils marquent 6 fois, cette fois c'était moins abouti, des hauts et des bas... eicherien plutôt qu'aérien.
Et B O' K assez laxiste sur le jeu défensif au sol des japs dans les 20 dernières mn qui fait relativement déjouer l'EDF, plutôt déhanchée, restant costaude en défense, pour un final au RDV.
Je trouve que devant l'impact physique français souvent pas assez puissant. Des japs par contre toniques. Seul Lamothe s'en est bien sorti niveau percussions. Allez retour pour récupération, maintenant
Oui le job est fait, mais ça sentait un peu l'écurie, quand même pagayous.
RépondreSupprimerSinon le cercle des "premiums" s'agrandit , c'est bien.
Et notre gros soucis sur les ballons haut semble en recul.
J'ai aimé ce triangle d'attaque ,plus encore les permutations 10/15 qui ont mis Jalibert en lévitation.
Quant a nôtre ami O Kiki,attendu au tournant ,il ne transpirait pas la sérénité.
Il semblait long a siffler parfois, donnant l'impression d'attendre l'avis de son oreillette.
Allez, vivement Novembre.
Le messie était côté espagnol après ce final où l'Argentine fut tout sauf céleste.
RépondreSupprimerÉtait-ce la meilleure attaque contre la meilleure défense, certainement pas, mais la plus plus acerbe, malveillante et anti-sportive, c'est sûr.
Sportivement on ne peut pas cautionner une attitude comme celle adoptée par les Argentins comme celle du Paraguay aussi. Il s'agit plus d'agression caractérisée que de véritable grinta.
Pas de hold up donc, juste la meilleure équipe ayant su se dépêtrer de ces attentats.
Pas certain du tout que l'EDF formatée à l'étranger plutôt qu'un véritable collectif national aurait fait aussi bien.
Avec encore un laxisme arbitral plus qu'un choix délibéré de laisser jouer pour ne pas hacher le jeu, entre autres.
Tout ça sous la houlette d'une marionnette perruquée d'autosuffisance, de supériorité et de vanité d'un président organisateur de ses profits au premier degré.
Sinon des images de beaux gestes sportifs quand même ayant du mal à trouver sa place dans ce décorum pastiché vendu pour la plus grande coupe du monde de foot, sport de plus en plus dans le dérapage médiatico financier.
Et un M'Bpé restant sous la fontaine du meilleur buteur.
leur place...
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